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à la séance lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, le 3 novembre. Voici un extrait de plusieurs minutes, sans coupure ni commentaire, pour suivre le débat de bout en bout. Voici l'extrait. Écoute.
Merci beaucoup Monsieur le Ministre. Monsieur le Député.
Monsieur le Ministre, si le décès-serre avait été fait, on n'aurait pas assisté à cette situation-là.
Merci Monsieur le Député. La parole est à présent à Monsieur Benjamin-Luc Alandi pour le groupe écologiste et social.
Madame la Présidente. Il est des moments qui dépassent l'écume de l'actualité et la vacuité des postures. Le rassemblement de Trappes, vendredi dernier, est un de ces moments. Vous l'avez pourtant lâchement esquivé. Le maire, Ali Rabé, nous y a exhortés à choisir la République contre le racisme et à ouvrir les yeux. Alors, monsieur le Premier ministre, allez-vous ouvrir les yeux sur la réalité systémique du racisme qui gangrène toutes les sphères de la société, des contrôles de police aux offres d'emploi ? Allez-vous ouvrir les yeux sur le rôle criminel des médias du groupe Bolloré qui servent à coups de milliards ? Allez-vous ouvrir les yeux sur l'islamophobie propagée jusqu'au coeur de la classe politique et qui plonge dans la peur des millions de nos compatriotes ? Allez-vous surtout ouvrir les yeux sur vos propres responsabilités ? Après dix ans au pouvoir, octroyé par les Français au président Macron pour faire barrage à l'extrême droite, comment ne pas voir une trahison de ce serment conclu avec le pays quand vous faites entrer dans tant de lois des pans entiers du programme des Le Pen? Comment tolérer que la porte-parole de ce gouvernement défend le droit pour Edouard Philippe de dire tout haut ce que quelques racistes pensent tout bas? Comment justifier le maintien d'Aurore Berger, ministre chargée de la lutte contre les discriminations, incapable de reconnaître le caractère raciste de l'abjecte théorie du grand remplacement qui a armé le cerveau du terroriste de Trappes ? Comment ne pas vous confondre en excuses après avoir assimilé l'assassinat raciste de Pengo Bossio Wangui à la mort tragique d'un militant fasciste? Comment ne pas comprendre à quelques mois d'un rendez-vous démocratique décisif pour la République que mettre un signe égal entre une partie de la gauche et l'extrême droite, c'est se rendre complice de cette dernière?
La parole est à Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, je vais vous répondre extrêmement calmement. Le racisme est une grande cause nationale. Ce gouvernement met tout en œuvre pour lutter contre le racisme sous toutes ses formes, sous toutes ses formes, y compris lorsqu'il s'agit de propos racistes qui sont tenus sur les réseaux sociaux. Nous saisissons la justice, il y a des poursuites et ça va évidemment jusqu'à la lutte contre la dérive du racisme vers une forme de... Et ce sont les personnes qui tiennent ces propos-là, sont suivies et nous y veillons. Monsieur le député, je vais vous dire une chose. Ce gouvernement, c'est celui qui a interdit le rassemblement 'objectifs remigration ce week-end. Ce gouvernement, c'est celui qui a interdit le colloque d'objectifs remigration. Nous n'avons pas de leçons à recevoir sur la lutte contre le racisme. Le racisme est une cause nationale qui doit nous unir et pas nous diviser, comme vous le faites systématiquement.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député.
comprends, monsieur le ministre, à votre réponse médiocre et bassement politicienne, votre absence attrape vendredi dernier. Vous savez, les poubelles de l'histoire de la République ne seront pas assez vastes pour contenir l'ensemble des renoncements de ce gouvernement et la responsabilité historique du macronisme dans la montée de l'extrême droite et la diffusion des idées racistes est considérable. Merci,
monsieur le député. La parole est à présent madame Hélène Laporte pour le Rassemblement national.
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre. Depuis des semaines, vous présentez votre budget pour 2027 comme un budget de responsabilité. Mais de quelle responsabilité parlez-vous ? Après bientôt dix années de macronisme, la France croule sous la dette, nos services publics sont à bout de souffle, nos entreprises perdent en compétitivité, les Français s'appauvrissent. Le pouvoir d'achat s'érode mois après mois, les salaires stagnent, le diesel dépasse les 2,20 euros le litre, 34% des ménages peinent à payer leur facture d'énergie et 12 millions de Français sont en précarité énergétique. Les courses alimentaires pourraient bondir de 8 à 10% en 2027. Elle est là, la réalité. Et quelle réponse vous apportez ? Toujours la même. Faire payer les Français, les retraités, les familles, les automobilistes, les entrepreneurs, les agriculteurs, tous ceux qui travaillent et font vivre nos territoires. Pendant ce temps, vous épargnez les véritables gisements d'économie, les 11,5 milliards d'aides publiques au développement, les 10 milliards de notre contribution nette au budget européen, les 60 milliards de la politique migratoire, dont 1,5 milliard pour l'aide médicale d'Etat, que vous refusez de réformer pour ménager aux alliés socialistes, alors que 40% des Français ont récemment renoncé à un acte médical faute de moyens, ou bien les 8 milliards de trop versés aux agences inutiles. Vos économies, vous les recherchez toujours dans le portefeuille des Français. En lot égarant, dans ma circonscription comme ailleurs, je rencontre chaque semaine des Français qui ont travaillé... toute leur vie et doivent désormais compter chaque euro. eux se serrent la ceinture quand l'Etat continue de dépenser toujours plus sans se réformer. Pourtant, une autre voie existe, celle d'une économie nette de 71,5 milliards d'euros qui intégrerait 140 milliards d'euros de baisse de mauvaise dépense et des mesures concrètes pour le pouvoir d'achat. Une TVA à 5,5 sur l'énergie, la suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité, la part fiscale pleine pour le second enfant, l'exonération d'impôt sur le revenu pour les actifs de moins de 30 ans en dessous de 4 SMIC, nous les défendons par nos amendements tandis que vos députés, eux, désertent l'hémicycle. Monsieur le Premier ministre... Le problème de la France n'est pas que les Français ne paient pas assez, mais que depuis dix ans, votre politique leur coûte toujours plus cher et leur apporte toujours moins. A quel moment votre priorité sera-t-elle d'agir pour la vie des Français et non de ménager la gauche de cet hémicycle en vue de vous éviter une censure ? Merci beaucoup Madame la
députée. La parole est à Monsieur Serge Papin, ministre en charge des petites et moyennes entreprises du commerce et de l'artisanat.
Merci, Madame la Présidente. Mesdames, Messieurs les députés, Madame la Présidente Laporte, à chaque fois, vous parlez de la baisse de la TVA, c'est-à-dire ce que vous voulez donner aux consommateurs. Vous le faites payer aux contribuables, donc je vous laisserai leur présenter l'addition. Écoutez, au-delà des grands slogans de campagne, qu'est-ce que l'on fait ? Qu'est-ce que l'on fait pour le pouvoir d'achat ? Il y a eu la libération des stocks stratégiques, donc c'est une mesure qui est efficace. À l'heure où on se parle, Madame la Présidente, Il y a 6000 stations qui ont baissé le prix des carburants de plus de 12 centimes, dont 3000 ont baissé le prix de plus de 20 centimes. D'autre part, on a aussi le chèque grand rouleur qui est ouvert. à 5,5 millions de personnes. À l'heure où on se parle, il y a 2,5 millions de personnes qui en bénéficient, qui se sont inscrites et qui peuvent bénéficier de 100 euros. Et puis, il va y avoir, et tout ça est cumulable, il va y avoir le versement au 1er janvier du chèque énergie. Donc vous voyez qu'on n'est pas sans solution. Il y a aussi des mesures de liberté. On a voté, l'Assemblée a voté la continuité du ticket restaurant. pour qu'il soit ouvert à l'ensemble des salariés et qui souhaitent le dépenser dans les commerces de bouche. On a fait la donation aussi intergénérationnelle qui permet de porter à 50 000 euros sans taxe d'une génération à une autre et plus de 100 000 euros avec simplement une taxe de 6%. Voilà des mesures et puis vous aurez l'occasion aussi de le débattre ici. Nous proposons de libérer l'épargne salariale jusqu'à 5 000 euros, sans charge sociale, sans fiscalité. Ça a été voté au Sénat et vous pourrez prendre position, vous ici à l'Assemblée. Je vais vous dire, ce qu'il faudrait aussi, ça serait une vraie mesure de pouvoir d'achat, c'est que ce pays se dote d'un budget, ça favorisera le pouvoir d'achat. Merci beaucoup, monsieur
le ministre. La parole est à
présent à madame Colette Capdeviel pour le groupe socialiste. Merci, madame la présidente. Ma question... S'adresse à monsieur le Premier ministre, nous lançons un avis de recherche. Le 20 novembre, nous allons célébrer la journée internationale des droits de l'enfant. 100 défenseurs des enfants, puisque cela fait des mois que ce poste est vacant. 54 éminentes personnalités vous ont interpellé publiquement afin de procéder enfin à cette nomination. Toujours rien. Cette vacance, elle intervient dans un moment particulièrement grave. Votre gouvernement érige la protection de l'enfance. Comme une priorité nationale, le Parlement examine un projet de loi et les alertes se multiplient de toutes parts sur les défaillances de notre système de protection de l'enfance. Encore un paradoxe, véritable marque de fabrique du macronisme, clamer la priorité de l'intérêt supérieur de l'enfant tout en laissant vacant un poste spécifiquement chargé de les défendre. Ce n'est pas comme si la jeunesse n'était pas dans la rue, ce n'est pas comme si la jeunesse n'était pas angoissée par son avenir. Le défenseur des enfants aurait tant et tant à dire sur les conditions des gardes à vue massives de nos lycéens mineurs. Quand François Sureau nous alerte sur les atteintes aux libertés et sur la criminalisation des manifestants... François Noël Buffet reste muet, singulièrement muet. Les enfants, eux, ont besoin d'une autorité opérationnelle pour les défendre et nous alerter sur le respect de leurs droits. Monsieur le Premier ministre, les atteintes sont immenses. Quand les enfants vont-ils enfin avoir leurs défenseurs et quelle suite votre gouvernement entend-ils donner au projet de loi Protection de l'enfance ?
beaucoup, madame la députée. La parole est à madame Stéphanie Riste, ministre de la
Santé. Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée. Merci de l'attention particulière que vous portez aux défenseurs des droits des enfants et notamment le prochain défenseur. Vous avez raison, les enfants ont besoin d'une voix indépendante et cette voix doit avoir un visage. Vous le savez, le défenseur des enfants est proposé par le défenseur des droits puis nommé par le Premier ministre. C'est la garantie de son indépendance. Je vous confirme qu'à l'issue d'échanges avec François-Noël Buffet, le Premier ministre signera le décret de nomination du défenseur cette semaine. Je ne laisserai pas dire que cette attente traduit un désintérêt pour mémoire. Nous sommes dans le même calendrier qu'en 2020. Éric Delmar avait été nommé le 10 novembre 2020, alors que Claire Hédon avait été le 22 juillet précédent. Surtout, Madame la députée, les droits des enfants n'ont jamais été mis entre parenthèses. Les équipes du défenseur des droits continuent d'instruire chaque jour les réclamations des enfants et de leurs familles. Et le gouvernement, vous le savez, n'est pas sans agir. Il soutient la proposition de loi intégrale. Je pense aussi au projet de loi de la protection des enfants, sur lequel en ce moment même, au Sénat, il va y avoir le vote solennel. Ce texte qui prévoit un contrôle des antécédents judiciaires. pour tous ceux qui oeuvrent auprès des enfants, professionnels comme bénévoles, et la mise à l'abri immédiate d'un enfant en danger. Madame la députée, les enfants auront bien leurs défenseurs. Ils ont déjà un gouvernement mobilisé pour les protéger, avec le Parlement, texte après texte. Je vous remercie. Merci, madame la ministre. Madame la députée.
En résumé, vous n'avez pas répondu à mes deux questions. Et je retiens, comme souvent avec vous et avec votre gouvernement, que quand on n'a besoin de rien, on est merveilleusement bien servi avec vous.
Merci Madame la députée. La parole est à présent à Monsieur Christophe Neiglen, président du groupe Liotte.
Monsieur le Premier ministre, notre groupe parlementaire a présenté une proposition d'emprunt national à destination des résidents, particuliers ou professionnels français, sous forme d'émissions d'obligations afin de financer de grands investissements, de relancer notre économie et d'être surtout moins dépendants des investisseurs étrangers qui spéculent sur notre dette. Alors même que cela fonctionne pour l'Italie, le Portugal, la Hongrie ou encore l'Irlande, jusqu'à présent, votre gouvernement s'y est toujours refusé. Et il est important de rappeler que notre pays est l'un de ceux dont la part de la dette détenue par des investisseurs étrangers... est la plus importante. Notre proposition est pourtant très simple et présente de réels avantages. Un taux d'intérêt moins important que celui des OAT actuelles, faisant ainsi économiser 750 millions d'euros par an sur les 50 milliards souscrits, un placement financier intéressant pour nos concitoyens, avec un rendement de 3,5% contre 1,7% pour le Livret A et 2,5% pour le PEL, et une réduction de la dépendance aux investisseurs internationaux dont la France est aujourd'hui trop dépendante, tout en laissant la possibilité aux Français de participer directement au financement des services publics dont ils bénéficient. Monsieur le Premier ministre, cette demande serait triplement bénéfique. Notre amendement a été adopté, mais c'est vous qui avez la main sur le sujet. Vous répétez régulièrement que vous allez écouter le Parlement. Allez-vous le faire concernant cet emprunt national que nous portons ?
Merci beaucoup, monsieur le président de groupe. La parole est à monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup,
madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Neigelaine. C'est un beau sujet, c'est un beau sujet financier, c'est un beau sujet de mobilisation de l'épargne, je vais y revenir. C'est aussi un beau sujet citoyen, parce que, par définition, ça convoque aussi le citoyen. contribuables, épargnants dans l'ensemble de la mobilisation des fonds disponibles pour les besoins de la nation. Juste, vous avez dit, pour vous répondre très précisément, sur un sujet sur lequel nous souhaitons avancer. Relocaliser la dette française, notre problème n'est pas prioritairement celui-ci. Globalement, 70% de la dette française est détenue par des actifs ou des individus. 40% de cette dette est détenue par des Français. Notre problème, c'est davantage, vous l'avez dit dans votre question, le coût de cette dette. Et d'ailleurs, Roland Lescure le dit désormais à de nombreuses reprises. En plus, nous n'avons pas de problème d'émission. Nous arrivons évidemment à emprunter sur les marchés financiers. Le vrai sujet, le premier vrai sujet, c'est le coût de cette dette. Première chose. Deuxième sujet, comment effectivement les Françaises et les Français sont appelés à être intéressés à celle-ci. soit politiquement, soit par une logique de placement. Alors c'est déjà le cas. Il y a déjà un accès des Françaises et des Français aux OAT, y compris par des véhicules qui sont bien connus et assez populaires, en tout cas dont les Français se sont emparés. Évidemment, Assurance Vie, les fonds euros, en fonction évidemment des besoins et des capitales.
pour cet échange à l'Assemblée nationale, le 3 novembre. Les images proviennent du site officiel de l'Assemblée nationale, sans coupure ni commentaire. Chacun peut juger les arguments sur pièce. Et vous, de quel côté penchez-vous dans ce débat ? Abonnez-vous à Politique Décodée pour ne rien rater des débats.
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