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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Vous ne voyez pas la différence entre le fait d'avoir une personne... qui commet un acte qui est un acte problématique, et donc à partir de ce moment-là, il y a une sanction qui s'applique à cette personne, et une personne qui n'a aucune responsabilité, et qu'on pointe du doigt parce que l'un ou l'une de ses collaborateurs ou collaboratrices a commis un acte délu. Vous ne voyez pas la différence, sincèrement. Vous ne comprenez pas la différence entre les deux. Moi, je crois qu'on la comprend, elle est très très claire.
Les propos contre Jean-Luc Mélenchon sont plus graves que l'affaire Condoranque. Mais qu'est-ce que vous racontez ? Non, pour justifier ou non le maintien ou non d'un député à l'intérieur du groupe parlementaire à la
France Insoumise. Ce que vous dites est absolument... moment est complètement faux, puisque aucun des députés qui ont critiqué Jean-Luc Mélenchon si c'est à ça que vous faites référence n'ont été exclus pour cela. Ils n'ont pas été réinvestis à la suite. Ils n'ont pas été réinvestis à la suite. Ils n'ont pas été réinvestis à la suite. Ils n'ont pas été réinvestis à la suite. Ils n'ont pas été réinvestis de notre groupe parlementaire. Ils n'ont pas été réinvestis de notre groupe parlementaire. Donc votre question est une question évidemment mal adaptée. En l'occurrence, on parlait de faits dont il était lui-même responsable, pas des faits qui auraient été imputés à son collaborateur. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'absurdité de la discussion qu'on est en train d'avoir. C'est-à-dire que vous êtes en train de m'expliquer qu'il faut que je vous explique la différence entre... des faits qui sont commis par une personne lui-même et des faits qui sont commis par le collaborateur ou la collaboratrice d'une personne. Et vous me demandez quelle est la différence entre les deux ? C'est dans les faits eux-mêmes. Il suffit de, je crois, réfléchir un petit peu.
Manuel Bompard, si on se projette un tout petit peu à l'avenir, est-ce que demain, si le passé d'un collaborateur est passé au crible, est-ce que demain, un collaborateur qui est... qui est sanctionné, qui est rendu coupable de violence, pourrait être collaborateur de la France insoumise demain.
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Est
-ce que ce serait possible ? Mais ça
veut dire quoi être coupable de violence ? Si c'est une personne qui frappe quelqu'un dans la rue, évidemment non, je considère qu'il ne peut pas être collaborateur ou collaboratrice de la France insoumise. Vous voulez que je vous dise de plus ? Ça me paraît évident, ça me paraît très clair. Et si c'est quelqu'un qui tient des propos, qui sont des propos racistes, homophobes, qui sont donc une violation avec la loi, ou des appels au meurtre, eh bien oui, je considère qu'il ne peut plus être collaborateur de la France insoumise. C'est-à-dire que par exemple ? Mais par exemple, quand un collaborateur dimanche dernier... d'un député du Rassemblement national a appelé à la mort Rima Hassan, de Sofia Chikirou, peut-être que vous pourriez leur poser la question de savoir pourquoi cette personne est toujours membre et collaborateur. Moi, s'il avait été parmi les collaborateurs de mon groupe parlementaire, j'aurais demandé son exclusion immédiate. Donc, si un
collaborateur du Rassemblement national avait été... engagé également dans une bagarre, comme ça a été le cas, une bagarre mortelle, vous auriez demandé, vous, en tant que leader politique, l'exclusion de ce collaborateur. Il
me semble évident qu'un collaborateur, de quelques groupes politiques qu'il soit, ne peut pas avoir une implication dans des faits aussi dramatiques que ceux qui se sont déroulés à Lyon jeudi dernier. J'imagine que toutes les formations politiques auraient dit la même chose. Vous comprenez
aujourd'hui qu'on demande des comptes, aujourd'hui les collaborateurs sont embauchés. avec de l'argent du contribuable, avec une enveloppe payée par le contribuable, qui permet d'embaucher. C'est normal que nous demandions des comptes, et que nous demandions des comptes à l'employeur, donc à Raphaël Arnaud. C'est
tout à fait légitime, c'est la raison pour laquelle Raphaël Arnaud a dit immédiatement, si mon collaborateur doit avoir quelque implication que ce soit dans ce drame, il ne peut plus être collaborateur.
Manuel Bompard, les 7 personnes mises en examen sont ici toutes considérées par les enquêteurs comme membres ou proches de la jeune garde. Est-ce qu'aujourd'hui, vous contestez toujours la dissolution de ce groupe, la jeune garde anti-femme ?
Je vous ai répondu sur ce sujet, c'est-à-dire que je vous ai dit qu'à ma connaissance, la jeune garde ayant été dissoute il y a plusieurs mois, la dissolution étant effective, j'ai lu le communiqué... Vous avez contesté cette dissolution un jour avant le drame de Lyon. Vous avez raison, mais elle était effective, vous en êtes d'accord. Donc à partir du moment où elle a été effective, je ne vois pas trop comment on peut considérer que cette organisation en tant que telle soit responsable du drame qui a eu lieu à Lyon jeudi dernier. Ensuite que certains membres qui ont participé de cette organisation et ou pas... l'enquête qui le dira, des responsabilités dans ce drame, c'est une chose. Le fait que vous considériez que c'est une organisation en tant que telle qu'on soit responsable, c'est une autre chose. — Mais si vous contestez toujours
cette
dissolution, ce que vous faisiez... — En tout cas, les raisons qui ont précisé le décret de dissolution qui a été publié par le ministre de l'Intérieur, imputé... à la jeune garde des faits dans lesquels la jeune garde n'avait aucune responsabilité. C'est ce qui a plaidé l'avocate de la jeune garde. Mais aujourd'hui, ce groupe devrait être dissous. Mais pourquoi il devrait être dissous ? Enfin, je veux dire, soit si à l'issue de l'enquête, moi je suis très clair, si à l'issue de l'enquête vous êtes capable de déterminer que la jeune garde en tant qu'organisation politique a une responsabilité dans ce drame, alors la question peut se poser, mais en l'occurrence on n'en est pas là pour l'instant. Si ensuite c'est des individus parce qu'ils ont participé de tel ou tel groupe. qui ensuite ont une responsabilité dans ce drame, c'est une autre chose. Vous attendez d'éventuellement ? Ça
fait beaucoup de hasard. Mais ce n'est pas du hasard, monsieur. Pourquoi
vous parlez de hasard ? Ce n'est pas
du hasard. Si ces sept personnes sont effectivement condamnées pour les faits qui leur sont reprochées. Ces sept personnes-là sont toutes affiliées ou proches au groupe La Jeune Garde.
Je ne sais pas ce que ça veut dire proche, moi. Je ne sais pas pourquoi vous dites ça. J'ai lu que parmi les sept personnes qui étaient mises en cause, il y en avait trois qui avaient été membres. Alors peut-être que je n'ai pas les bonnes informations. peut-être que vous avez d'autres informations vous mais moi j'ai lu ça J'ai lu 3 sur les 7 personnes qui étaient mises en cause. On est d'accord avec les informations que vous avez donné ? Juste ce
qu'on retient, Manuel Lompar, c'est bon. Vous dites que les Insoumis ne sont pas impliqués. Ça vous l'aviez déjà dit cette semaine. Et là, vous nous dites que la jeune garde n'est pas non plus impliquée. Je n'en sais rien. Voilà. Non, mais c'est comme l'information ce matin. Non, ce n'est pas une information personnellement. Non seulement les Insoumis ne sont pas impliqués, mais en plus, je ne sais pas s'ils sont impliqués dans cette histoire.
Je dis qu'ayant été dissoute comme organisation, je vois difficilement comment l'organisation peut avoir une responsabilité dans ce drame. Maintenant, si l'enquête... une démonstration inverse. Je tiendrai compte des conclusions de l'enquête. Mais vous savez, j'ai bien compris que cette semaine, vous avez décidé de bazarder à peu près tous les principes qui sont les principes de l'État de droit. Mais moi, j'y suis attaché. J'y suis attaché. Donc comme j'y suis attaché, pardonnez-moi d'être prudent et d'attendre que l'enquête permette de déterminer les circonstances et les responsabilités. C'est comme ça qu'on devrait tous et toutes faire normalement, plutôt que d'essayer de surfer sur un drame pour essayer de s'en prendre à une formation politique, la France insoumise, comme c'est pas nouveau. Comme par exemple ça s'est passé aux Etats-Unis après la mort de Charlie Kirk, où M. Trump a pointé du doigt sans aucune preuve le Parti démocrate pour essayer d'en faire une forme de récupération politique. Je vais vous dire franchement, personne n'est dupe dans le pays du fait que c'est une opération d'instrumentalisation politique absolument honteuse.
Personne n'en est dupe. Manuel Bompard, tout est politique justement. Quelles seront les conséquences de ce drame sur les prochains scrutins ? En un mot d'abord, vous avez demandé pour les élections municipales que le ministre de l'Intérieur revienne sur sa classification de parti d'extrême gauche pour la France insoumise. Est-ce qu'on peut soutenir des modes d'action comme ceux de la jeune garde sans être soi
-même d'extrême gauche ? Mais ça n'a strictement rien à voir. L'extrême gauche, tout ça est assez largement documenté dans ce pays. C'est une stratégie politique qui consiste à... en particulier, à ne pas considérer que les élections sont le moyen opportun pour accéder au pouvoir. Bon, ce qui n'est évidemment pas le cas de la France insoumise. Ce n'est pas une infamie, ce n'est pas infamant d'être d'extrême gauche, c'est juste que ça ne correspond pas à ce qu'on est. Monsieur, si je vous dis que vous êtes boulanger, vous n'êtes pas boulanger, vous êtes journaliste. Bon, ce n'est pas infamant d'être boulanger. Bon, moi, ce n'est pas infamant d'être d'extrême gauche, mais en fait, on n'est pas d'extrême gauche. Notre programme n'est pas d'extrême gauche, notre stratégie politique n'est pas d'extrême gauche. Vous soutenez des groupes d'extrême gauche ? Non, mais on nous soutenons. On peut avoir parfois des rapports, des relations, des liens avec des groupes qui, eux, sont positionnés à l'extrême-gauche. Comme je vous l'ai dit, ce n'est pas une infamie d'être d'extrême-gauche. Mais en l'occurrence, ce n'est pas le cas de la France insoumise. Et que le ministre de l'Intérieur essaye d'utiliser cette étiquette comme en quelque sorte un moyen de stigmatisation politique pour essayer de nous cantonner à l'extrémité du spectre politique, tout le monde l'a compris. Mais franchement, ça ne marchera pas. Et je vais même vous dire qu'il devrait faire attention à ce qu'il fait, M. Nunez, parce que ce sera peut-être la première fois dans l'histoire que l'extrême-gauche... gagne l'élection présidentielle s'il continue comme ça.
On va en parler justement, Loris Boichot. Manuel Lompar, est-ce que vous considérez que ce qui s'est passé cette semaine va entraîner des conséquences sur vous empêcher de faire alliance, par exemple de nouvelles alliances avec la gauche ? On a entendu cette semaine de nombreuses déclarations. Yannick Jadot, ancien candidat écologiste, vous appelle aujourd'hui dans la tribune dimanche à apporter des clarifications. François Hollande a pointé une double responsabilité de LFI, une brutalité dans l'expression d'avoir accepté d'avoir des liens avec la jeune garde. Avec la France assoumise avant, vous avez remarqué. C'était des partenaires encore lors des élections législatives de 2024, derrière la bannière du nouveau Front populaire. Est-ce qu'après cette semaine, vous craignez d'être marginalisé de la vie politique et de ne plus pouvoir nouer à nouveau ces alliances ?
Alors là, vous avez cité des individus qui se sont matérialisés, exprimés depuis des mois et des mois par leur volonté de s'allier avec la France assoumise. Vous avez remarqué ? Non, M. Jadot, M. Hollande, à chaque semaine, ils expliquent qu'il y a une nouvelle raison pour laquelle... Il ne faut pas travailler avec la France insoumise. Donc franchement, je ne prends évidemment pas ça au sérieux. Moi, je vais vous dire, ce moment est un moment de clarification politique. Et dans ce moment de clarification politique, il y a ceux qui sont capables de tenir bon face à une offensive et à une instrumentalisation absolument ignoble de l'extrême droite. Il y a ceux qui sont capables de tenir bon et puis il y a ceux... qui part à l'HT, part au port. Je vais aller au bout de ma démonstration et après je vous laisse poser votre deuxième question. Dans ce moment de clarification politique, moi ce que j'observe, c'est des milliers de gens partout dans le pays qui viennent nous voir. et qui se tourne vers nous depuis ces derniers jours pour nous dire « bon, on a compris, c'est vous qui tenez bon dans cette lutte contre l'extrême droite ». Donc je ne me sens pas du tout marginalisé, vous voyez. Et je pense que ceux qui à gauche
ont
fait… Non, ce n'est pas ce drame, c'est la manière avec laquelle il est instrumentalisé et la manière avec laquelle vous essayez de faire haro sur la France insoumise. Et ça, c'est ressenti par des millions de nos concitoyens comme étant une injustice absolue. Et ceux qui à gauche n'ont pas compris ça. Ceux qui à gauche… ont fait des déclarations pour mettre sur le même plan le fascisme et l'antifascisme, eux, à mon avis, ils portent une très lourde responsabilité devant l'histoire. Parce qu'à gauche, on n'a jamais considéré que le fascisme et l'antifascisme, c'était la même chose. Vous dites, par exemple, ceux qu'on a
énumérés, Yannick Jadot, François Hollande, ils soutiennent le fascisme aujourd'hui, c'est ça ? Est-ce que c'est ce que j'ai dit ? Non, parce que vous faites la distinction
entre fasciste et antifasciste. Non, monsieur, je n'ai pas dit ça, s'il vous plaît. J'ai dit que ceux qui mettaient sur le même plan... Le fascisme et l'antifascisme font une erreur historique et qui est la négation absolue de ce qu'a toujours été l'engagement de la gauche. D'ailleurs, dans l'histoire, même de la SFIO, même dans l'histoire de la SFIO, après la démonstration des ligues fascistes en 1934, il y avait des groupes. qui faisait ce qu'on appelle de l'autodéfense populaire, vous voyez. Et à l'époque, personne ne demandait aux dirigeants du Parti Socialiste de rompre avec ces groupes-là. – Manuel
Montpart, sur l'autodéfense, expliquez-nous pour vous qu'est-ce que c'est que l'autodéfense et dans quelle mesure la violence politique peut être légitime dans certains cas en République.
– Moi, je n'ai jamais dit que la violence politique était légitime. J'ai dit que quand vous êtes dans une ville comme Lyon, dans laquelle vous ne pouvez plus organiser, par exemple, de marches LGBT, de conférences pour dénoncer le génocide en Palestine, que ne vous pouvez plus avoir... d'initiative antiraciste, que vous ne pouvez plus avoir d'initiative féministe parce que dès que vous en tenez une, vous avez des groupes d'extrême droite qui vous attaquent avec des barres de fer. Dans ces cas-là, la force est un recours. Ah non, je ne dis pas que la force est un recours, mais dans ce cas-là... Comme les autorités ne font rien, vous ne pouvez pas reprocher à des militantes et à des militants de s'organiser pour essayer de garantir la possibilité de tenir ces événements et de garantir le fait que vous n'êtes pas agressés dans la rue. Voilà, c'est ça qu'on appelle l'autodéfense. Et la distinction entre l'autodéfense et ce qui s'est passé à Lyon jeudi soir, c'est que l'autodéfense, c'est précisément de la défense. C'est non violent. Alors que quand on frappe un homme à terre, c'est pas de l'autodéfense. Voilà la distinction. Et donc si certains ont besoin de clarifier... Avec des condamnations, Raphaël Arnaud avait été
condamné en 2022 pour violences volontaires en réunion. Donc cette autodéfense peut conduire à des condamnations injustes. Mais
en l'occurrence, dans la condamnation dont vous parlez, il n'y avait aucun coût qui avait été donné. Donc la différence, elle est évidemment là. Vous me demandez la clarification. Moi, je n'ai pas besoin de clarifier quoi que ce soit. J'ai toujours été clair. Ça, je suis d'accord avec le fait qu'on s'organise pour pouvoir tenir des événements. Par contre, je ne suis pas des milices. Vous ne parlez pas de milices politiques. Pas du tout. Par contre, je suis absolument en désaccord avec le fait qu'on frappe un homme à terre. Voilà, c'est simple la distinction. Et dans ce contexte, Jean-Luc
Mélenchon doit maintenir son meeting jeudi à Lyon. Il doit venir apporter son soutien à la candidature. C'est un meeting
qui était prévu de longue date. dans une série de quasiment 300 réunions publiques qu'on organise, nous, les Insoumis, partout en France, dans le cadre des élections municipales. Il faut qu'on puisse aller jusqu'au bout de cette campagne électorale. Bien sûr, il faut que la France Insoumise, comme toutes les formations politiques, puisse faire campagne aux élections municipales, à Lyon, comme dans tout le pays. Enfin, j'ai bien compris que certains ont décidé dorénavant, sous le coup de la responsabilité absolument infamante qui est portée contre la France Insoumise, de s'attaquer à nos permanences, de s'attaquer à nos militants, de s'attaquer à nos têtes de liste. Je veux juste dire que ces gens-là ne nous intimident pas, ne nous feront pas peur et ne nous empêcheront pas de continuer à faire campagne. On parlera des élections municipales dans la deuxième partie.
Merci beaucoup Manuel Bocard, on se retrouve dans quelques minutes. Et toujours avec nous dans ce grand jury, Manuel Bompard, coordinateur national de la France Insoumise, député des Bouches du Rhône. Avec moi également autour de ce plateau, Steve Jourdain de Public Sénat et Loris Boachot du Figaro. Dans un instant, nous parlerons des élections municipales. C'est dans trois semaines et de la campagne présidentielle. Le grand jury, questions express. Mais d'abord, Manuel Bompard, nos questions express, vous connaissez le principe des questions courtes et on essaye des réponses courtes également.
Laurice Boichaud. Manuel Bompard, pour ou contre, voir un président se faire payer au SMIC, c'est une proposition de l'un de vos anciens compagnons de route, le député François Ruffin. Je trouve que c'est une
proposition démagogique. C'est le dernier qui a parlé de ça, c'était Donald Trump, vous voyez. Donc plutôt contre, même si après, évidemment, la question de limiter les rémunérations des élus, ça c'est quelque chose sur lequel je pense qu'il faut travailler. Vous payez le prochain
président au SMIC, donc vous plutôt contre. Steve Jourdan. Pour vous contre, faire du projet de loi autorisant l'euthanasie, une priorité pour qu'il soit adopté avant la présidentielle.
Moi, je suis favorable à ce projet de loi depuis des années et des années. D'ailleurs, c'était dans les différents programmes présidentiels de Jean-Luc Mélenchon. Donc, pour. Maintenant, je pense que c'est important que tout le monde comprenne, parce que je peux comprendre qu'on y soit opposé d'un point de vue personnel. Mais il faut que tout le monde comprenne qu'il s'agit d'accorder un droit, de ne pas instaurer une obligation. Si ça bloque, il faut passer par un référendum. Mais je ne vois pas pourquoi ça bloquerait. Il y a eu une majorité à l'Assemblée nationale pour le voter. Il y aura un vote en deuxième lecture. Il y aura un vote en deuxième lecture. Je pense que l'Assemblée l'adoptera. Et si le Sénat s'y oppose, c'est dans nos institutions, l'Assemblée nationale, qui a le dernier mot. Et vraiment, j'insiste là-dessus. C'est important pour les gens qui nous écoutent. Vous avez le droit d'être opposé à titre personnel à ce droit-là. Les opposants au Parlement parlent d'un droit à tuer. Mais non, mais précisément, personne ne va vous obliger le fait d'y avoir recours par vous-même. C'est juste qu'une personne qui considère que les souffrances qu'elle subit sont tellement insupportables qu'elle veut avoir recours à ce droit, il faut qu'elle ait la possibilité de le faire. Donc on n'instaure pas une obligation, on ouvre un droit. C'est très
simple qu'il y aura une liberté de vote de la part des députés insoumis à l'Assemblée ?
Sur ces questions-là, il y a toujours plutôt une liberté de vote, parce que ce sont des questions qui renvoient parfois à des convictions intimes et personnelles. Mais en première lecture, il n'y a pas eu de mémoire d'opposition au sein du groupe insoumis, parce que c'était une mesure qui était dans notre programme et que nous défendons depuis plusieurs années maintenant. Manuel Bompard, pour
ou contre-autoriser le groupe Dassault, propriétaire du Figaro, à fabriquer des rafales en Inde ? On parle du contrat du siècle, mais avec le risque... devoir filer notre savoir-faire à l'étranger
? Moi, je fais partie de ceux qui considèrent qu'il vaut mieux produire en France. Qui t'a renoncé à ce très gros contrat ? Peut-être qu'après, il peut y avoir des clauses. Moi, je ne suis pas négociateur du contrat pour Dassault. Mais je pense qu'on a une capacité et des capacités de production en France. Et c'est sur les capacités de production en France qu'il faut s'appuyer.
Pour ou contre l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver en France en 2030 ? Le comité d'organisation est dans la tourmente à la suite de plusieurs tensions internes.
Nous, nous n'y sommes opposés. Les députés de la France soumise, d'ailleurs, des régions concernées, c'est-à-dire la région PACA et la région Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons engagé un certain nombre de procédures et notamment saisi des instances internationales parce que les procédures de concertation qui sont normalement nécessaires... pour pouvoir décider de l'organisation d'un tel événement, n'ont pas été respectées par la France. Et d'ailleurs, il y a eu une décision, une condamnation de la France, parce qu'elle n'a pas mis en place ces procédures de concertation.
Est-ce que vous demandez même, dans ce cas-là, qu'on échange avec les États-Unis, qui organiseront les JO d'hiver quatre ans après, qu'on prenne un peu plus de temps ? Non, moi,
je ne demande pas d'échange. Je dis que l'organisation... Vous renoncez. Je pense que, de manière générale, au vu des enjeux environnementaux et écologiques aujourd'hui, on devrait avoir une réflexion internationale sur l'organisation. de ces gros événements sportifs. Il ne s'agit pas de dire qu'on ne va plus organiser de gros événements sportifs, mais est-ce que tous les 4 ans pour certains Jeux Olympiques, tous les 4 ans pour les autres, c'est-à-dire donc tous les 2 ans, il faut avoir des développements d'infrastructures gigantesques qui se font au détriment de l'environnement et qui après sont souvent des infrastructures qu'on n'utilise plus. Je pense qu'on peut avoir une question, je ne sais pas, une rotation, un site unique. On pourrait quand même ouvrir cette réflexion parce que je pense que ces infrastructures-là, elles seront bientôt plus tenables, tout simplement.
Grand Jury, 2027, c'est demain. 2027, c'est l'élection présidentielle, Manuel Bompard. Mais avant cela, il y a les élections municipales. Dans trois semaines, et non pas dans trois mois pour ceux qui étaient avec nous dans la première partie, il y a eu une petite coquille. Dans trois semaines, les élections municipales. Jusqu'à présent, la France Insoumise avait plutôt fait l'impasse sur ces élections. Qu'est-ce qui a changé cette année ? On parle de Roubaix, de Paris, de Marseille, de Toulouse.
D'abord, la France Insoumise a fêté ses dix ans il y a deux semaines. Donc c'est un jeune mouvement politique. Et donc vous avez raison de dire que ce n'est pas un mouvement qui avait une implantation en termes d'élus locaux qui soit extrêmement importante. Donc à la dernière élection municipale, la France Assoumise, elle était encore très jeune. Elle ne s'était pas encore développée suffisamment pour pouvoir aborder cette échéance électorale. Là, ce n'est pas le cas. C'est la raison pour laquelle nous présentons quasiment autour de 500 listes partout en France avec l'objectif partout de faire des propositions. Mais non, quand on se présente, on se présente pour gagner. Attendez, je vais répondre à vos questions un peu politiciennes. Politique, simplement. Non, mais ce n'est pas grave, ce n'est pas méchant. Mais ce que je veux vous dire par là, c'est que depuis des mois et des mois, on parle des élections municipales. On n'a jamais l'opportunité de parler programme. Donc je trouve que c'est quand même bien qu'on puisse parler programme. Donc voter pour une liste insoumise aux élections municipales, c'est voter pour la gratuité de la cantine scolaire. C'est voter pour que la cantine soit bio. Il y a le Mercosur, il y a les pesticides, le gouvernement veut réintroduire des pesticides. Eh bien, bien manger à la cotine, ça ne doit pas être réservé à quelques familles. Combien de conseils municipaux vous vous ambitionnez de faire élire sur ce programme ? Promis, je réponds ensuite à vos questions, mais laissez-moi juste dérouler une deuxième proposition programmatique. Donc les cotines, c'est très important. Lutter contre le logement indigne et le logement insalubre. Partout, on a des difficultés, des gens qui vivent dans des logements absolument, dans un état absolument catastrophique. Donc là, les villes, elles doivent avoir des brigades du logement, les villes... elles doivent investir sur ce sujet, des régies publiques, des ascenseurs pour faire en sorte que les ascenseurs ne soient pas en panne. La tranquillité publique, il faut tourner le dos aux positions qui sont celles qui sont développées aujourd'hui par les mairies qui sont à l'œuvre, qui sont en place. Des mesures qui sont des mesures de communication, des maires qui se prennent pour des shérifs, qui pensent que parce qu'on va mettre des caméras partout... Votre programme
est quand même assez proche d'autres partis de gauche, je pense aux partis socialistes notamment. le critère aujourd'hui ? Vous dites, en cas de second tour où le Parti Socialiste est devant, on se retire pour ne pas permettre
le RN d'arriver au pouvoir ? Le critère, c'est qu'on est candidat aux élections municipales avec l'objectif de l'emporter. Donc il y a un programme et je vous ai donné quelques-unes de ces mesures, j'aurais pu en donner d'autres. Ensuite, comme toujours, dans les élections municipales, il y a deux tours. Donc nous, notre objectif, c'est d'être en tête à gauche. Au soir du premier coup. Dans l'essentiel des villes. Oui, mais permettez qu'on puisse aussi examiner l'hypothèse où nous le sommes.
On sait bien, Manuel Montport. Pardonnez-moi
de vous répondre ça. Donc partout où on sera en tête, et après je répondrai si on ne l'est pas. Parce que moi je réponds à toutes les questions. Partout où nous serons en tête, nous proposerons le rassemblement. à toutes les autres listes de gauche pour battre la droite et l'extrême droite.
Dans
l'hypothèse où nous ne sommes pas en tête, il faudra poser la question à ceux qui sont en tête puisque c'est eux qui ont le pouvoir de proposer ou de ne pas proposer le rassemblement. Vous serez ouvert à tout
rassemblement au second tour si vous n'êtes pas en tête avec la gauche ?
Il faut être d'accord sur un contenu programmatique. Il faut qu'il y ait des conditions. Vous
ne dites pas qu'on se désiste peu importe les conditions. On ne se désiste jamais,
monsieur. Pourquoi on se désisterait ? Pour pas que le RN arrive au pouvoir. Il n'y aura pas de désistement gratuit. Mais certainement pas. Mais enfin, écoutez, la tradition politique à gauche, c'est pas qu'au deuxième tour, les listes de gauche se désistent les unes par rapport aux autres. La tradition politique à gauche, c'est que les listes se rassemblent. C
'est deux
choses différentes. C'est que les listes se rassemblent, pas qu'elles se désistent. Ça n'a jamais existé à gauche, le désistement comme étant position réciproque. Moi, si on est en tête dans une ville, je cite pas de ville pour pas avoir de problème pour le temps de parole, mais si nous sommes en tête sur une ville, ben moi je propose le rassemblement aux autres listes de gauche. Pourquoi ? Pour des raisons démocratiques, parce que les... Les électrices et les électeurs qui ont voté pour l'autre liste de gauche, ils doivent être représentés au conseil municipal. Et donc tout le monde doit appliquer cette même règle. Il y en a des gratuits, des conditions. En tout état de cause, nos électrices et nos électeurs, ils doivent être représentés au second tour.
On va prendre un exemple, Manuel Bompard. Il y a une ville où la gauche est particulièrement divisée. C'est à Marseille. Vous êtes député de Marseille. Vous soutenez Sébastien... C'est pas particulièrement divisé, monsieur. Il y a deux listes à gauche, comme l'année dernière
fois.
Vous soutenez Sébastien Delogu, insoumis. C'est l'un de vos collègues à l'Assemblée. Marseille, fort risque de victoire. R.N. avec Franck Alizio. Pourquoi maintenir votre candidature alors que le maire sortant, Benoît Payan, perd à quelques centaines de voix ?
On pourrait quasiment plus se présenter aux élections aussi. Je vous ai pas dit qu'au second tour, on allait maintenir notre candidature. C'est parce que je vous ai dit. Je pense que j'ai été assez clair. Moi, mon objectif à Marseille, comme partout ailleurs... et permettez qu'on fasse d'abord cette campagne dans cet objectif-là, c'est d'arriver en tête à gauche parce qu'on pense, nous, que le programme qu'on porte et que les électrices et les électeurs qu'on est capable de mettre en mouvement dans cette élection municipale, c'est la meilleure garantie d'empêcher l'extrême droite de s'emparer de la vie. Pour le moment, dans les sondages, il n'est pas en tête à gauche. Dans les sondages, comme vous l'avez dit, c'est ça. Pour le moment, dans les sondages. Il y a pour le moment et dans les sondages, dans votre phrase. Et bon, l'élection, c'est pas demain. C'est dans trois semaines, vous l'avez dit tout à l'heure. Et les sondages, ce n'est pas une élection. Je vous laisse terminer ma phrase, Manuel Bompard. Je vous en prie. Mais Marseille ne basculera pas à l'extrême droite parce que les électrices et les électeurs vont se mobiliser massivement. Et nous, nous ferons tout ce qu'il est nécessaire de faire pour empêcher Marseille, comme quelque autre ville que ce soit, de basculer à l'extrême droite. On va parler d'une autre ville. Moi, je suis très clair sur ce sujet. Et donc ensuite, il appartiendra à la responsabilité des listes arrivées en tête à gauche d'organiser le rassemblement pour empêcher une ville de passer à l'extrême droite.
Donc vous dites à Benoît Payan, le maire de Marseille, s'il veut avoir la paix... entre guillemets au second tour, s'il ne veut pas avoir Sébastien Delogu candidat qui se maintienne, c'est à lui de créer les conditions pour l'accueillir sur sa liste.
Non, je dis aux électrices et aux électeurs, moi je ne m'adresse pas à Benoît Payan, je dis aux électrices et aux électeurs à Marseille. Nous, nous avons dit les choses très clairement. Si nous sommes en tête, nous organiserons le rassemblement pour battre la droite et l'extrême droite. M. Payan ne dit pas ça. Donc si vous voulez avoir une garantie que la gauche soit rassemblée au second tour des élections municipales à Marseille, vous avez une chose simple à faire. C'est voter pour Sébastien Delogui au premier tour, mettez-le en tête à gauche, et alors le rassemblement s'organisera
au second tour. Vous parlez des conditions du rassemblement à Nuel Bompard. Le Parti Socialiste dit qu'on peut faire des rassemblements au second tour au cas par cas, mais à condition que la France Insoumise condamne les violences. Qu'est-ce que vous répondez à Olivier Faure ? il dit
ça ? Rien, parce que c'est évidemment une infamie, puisqu'il me semble assez clair, vous en êtes témoin, je crois, puisque ça fait une bonne demi-heure qu'on discute de ce sujet, que la France assoumise condamne les violences. Vous dites non, ça, Olivier Faure... Non, mais je dis qu'Olivier Faure devrait avoir un petit peu de courage. Soit il est pour que... Il faut un moment prendre des décisions fortes. Il ne prend pas des décisions fortes, Olivier Faure ? Non, je crois qu'il est sous pression, il oscille en fonction de ce que les uns et les autres disent. positions, elles sont des positions claires. Et quand Olivier Faure a fait, ce qui est de mon point de vue une erreur historique, de mettre sur le même plan dans une note de blog des groupes fascistes et des groupes antifascistes, là je pense que s'il doit y avoir un malaise quelque part, à mon avis il est au sein du Parti Socialiste, en tout cas il n'est pas au sein de la France Socialiste. C'est une faute historique.
Ça le disqualifie pour discuter avec vous plus
tard ? C'est une faute historique extrêmement grave, monsieur, et je sais d'ailleurs qu'il l'a lui-même reconnu puisqu'il a modifié sa note de blog depuis. Est-ce que vous-même vous pourriez continuer de discuter avec le Parti Socialiste à l'avenir ? Vous aimeriez tellement... que je vous prenne des positions sur des sujets, vous dire on ne discutera plus jamais avec personne. Mais moi, face à l'extrême droite, monsieur, face à la droite, je suis capable de dire que les électrices et les électeurs de gauche, ils doivent se rassembler. Et donc je leur propose de nous mettre en tête au premier tour parce que nous, on ne fera pas semblant. Si on est en tête au premier tour dans une ville, on organisera le rassemblement. Et avec l'objectif de faire entrer combien d'insoumis
dans les conseils
municipaux ? Un maximum. Plusieurs centaines, plusieurs milliers ? Un maximum, oui. Plusieurs centaines, plusieurs milliers. et des villes. Après, c'est les électrices et les électeurs qui le décideront, mais je crois faire la démonstration à travers de la gestion municipale que le programme politique qu'on porte, y compris au niveau national, on peut le mettre en œuvre. — Alors, le scrutin
majeur après ces élections municipales, ce sera l'élection présidentielle. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon sera candidat à ce scrutin ?
— Ah ben ça, on vous le dira en temps voulu, au moment opportun. — Vous le souhaitez ? Mais moi, j'ai toujours dit la même chose. J'ai toujours dit que, un, il y aura évidemment un candidat insoumis à l'élection présidentielle pour porter un programme. qui est le programme L'Avenir en commun. Comment il sera désigné ? Deuxièmement, attendez. Deuxièmement, moi je souhaite que cette candidature soit une candidature commune à d'autres formations politiques. Je souhaite que ce soit un candidat qui puisse être soutenu par d'autres formations politiques et de créer les conditions pour que ce soit le cas.
un contexte politique particulièrement tendu, Manuel Bompard se retrouve face à une question centrale. Jusqu'où va la responsabilité d'un mouvement politique lorsque des personnes de son entourage sont impliquées dans une affaire aussi grave ? Face aux journalistes, le coordinateur de la France Insoumise défend une ligne claire. Ne pas confondre responsabilité individuelle et responsabilité collective. Selon lui, seule l'enquête judiciaire peut établir les faits et déterminer les responsabilités. Mais cette défense soulève une autre interrogation. Un responsable politique peut-il se limiter à la responsabilité juridique sans examiner sa responsabilité morale et politique ? Le philosophe Hannah Arendt rappelait que la responsabilité ne disparaît pas simplement derrière les actes individuels. Une réflexion qui prend ici tout son sens. Bompard dénonce également une instrumentalisation politique du drame et refuse de mettre sur le même plan antifascisme et fascisme. Au-delà de cette confrontation, une question demeure. Comment défendre l'état de droit, condamner toutes les violences et préserver la crédibilité de son engagement politique ? C'est tout l'enjeu de ce débat.
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