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va parler des réactions en France, celle de Raphaël Glucksmann et Jordan Bardella, je vous propose de les écouter.
respecter le verdict des urnes et de ces mid-terms, qui sont d'ailleurs très généralement défavorables au président en exercice. Ce qui est certain, c'est que le second mandat de Donald Trump est quand même très nettement différent dans sa philosophie, dans sa politique étrangère, que le premier mandat du président Trump, dont l'ambition politique était de retirer les États-Unis des grands conflits mondiaux. Il se trouve que l'intervention américaine en Iran a des conséquences très lourdes. économie américaine, je pense, mais aussi pour l'économie européenne et notamment pour le pouvoir d'achat de nos compatriotes.
Voilà, donc on sent un petit côté alambiqué. Alors Raphaël Glucksmann, ces élections américaines marquent la victoire de la démocratie et de la décence. Il n'y a aucune fatalité en politique et ce source démocrate est un message d'espoir pour tous. Donc ces deux réactions, je voudrais qu'on en parle Dominique. En France à gauche, on voit bien que la victoire des démocrates est dans le fond présentée comme la preuve que la résistance à Trump peut payer et que le trumpisme n'est pas une dynamique. Il n'y a pas une
fatalité. On s'en réjouit. On n'avait même pas besoin, si je puis me permettre, de Raphaël Glucksmann pour faire ce constat nous-mêmes. Nous tous, les électeurs américains, aujourd'hui français, européens, etc. Oui, mais tout s'ouvre. Tout s'ouvre là. Parce que Trump, battu et quelque part politiquement blessé... Oui, ce que disait Pablo. Oui, je repense ce que disait Pablo. Je partage tout à fait ça. Il peut être dangereux, peut tenter des revanches. C'est pas sûr, mais c'est possible. Mais d'autre part, ce qui m'intéresse moi, c'est les démocrates. Et les démocrates, il faut quand même qu'ils sortent du bourbier dans lequel ils sont. Et ça veut dire deux choses. Trouver, et je le mets dans l'ordre inverse de ce qu'il faudrait, trouver un leader qui canalise un Barack Obama de... Non mais là je peux parler de
la France, mais vous repartez sur les Etats-Unis, mais... Oui,
mais... Non mais... Non mais... Parce que je suis... Je pense que c'est plus important aux Etats-Unis, mais... Non mais bien sûr, mais non
mais...
Et avoir... Non mais alors attendez, deuxième point, Roselyne, dont acte. Deuxième point, avoir... quelque chose à vendre au peuple américain, quelque chose qui fasse, non pas l'unanimité, mais qui permette de dégager une majorité. Alors, je veux dire, Glucksmann, il applaudit dès demain. Vous dites Glucksmann,
vous.
Glucksmann, qu'est-ce qu'il faut dire ? Mais vous avez raison de me reprendre aujourd'hui, je sais pas, je suis... Mais je sais ce que je veux dire, mais... vous êtes
très bien, Dominique,
je vous assure. Bon, merci, Roselyne.
Non, mais je veux
dire... Le leader de la gauche non-mélenchoniste, il se réjouit, on le comprend, on le comprend, on espère qu'il franchira d'autres étapes assez rapidement, c'est-à-dire... être capable lui-même aussi de proposer quelque chose qui fédère, qui soit demain ou après-demain majoritaire. Il y a du boulot, il y a du boulot.
Pablo, pas de réaction de Marine Le Pen, mais plutôt de Jordan Bardella. Alors, le Rassemblement National qui visiblement prend ses distances avec Donald Trump, parce qu'on se souvient qu'en 2017, Marine Le Pen était allée un peu rôder dans la Torum Tower en espérant... Il était resté en bas. Oui, voire... voir si elle pouvait rencontrer Donald Trump. Aujourd'hui, on sent vraiment une distance avec... Alors, pourtant, la distance, elle n'est pas idéologique. Elle est, peut-être, on prend ses distances parce qu'il est sulfureux et radioactif. Mais dans le fond, idéologiquement, il y a quand même, entre deux, des choses qui se rejoignent.
Il y a tout à fait des choses qui se rejoignent. La question de l'international réactionnaire, pour reprendre le terme, qui avait été utilisé par le président de la République pour qualifier toutes ces extrêmes droites mondiales. dont Donald Trump était une clé de voûte, mais dans lequel vous retrouviez Javier Mileï, Bolsonaro, qui a subi une défaite il n'y a pas longtemps, Netanyahou en Israël, presque une défaite aussi en Israël, Vucic en Serbie, qui lui aussi a subi une défaite. C'est-à-dire que là, cette internationale réactionnaire, elle prend beaucoup de coups d'arrêt un peu partout dans le monde. Donc il est normal que l'extrême droite française se dise « nous on n'a pas envie ». d'être dans le camp des losers. Donc on va un peu s'en éloigner. D'autant plus que cet éloignement, il avait commencé il y a longtemps. Parce qu'effectivement, le caractère sulfureux, la spécificité de l'extrême droite française, c'est qu'elle avance masquée depuis maintenant au moins une quinzaine d'années. Depuis que Jean-Marie Le Pen a donné la main à Marine Le Pen. Tu lui as retiré le masque depuis longtemps, Pablo. Moi, je ne regarde pas leur masque. Je regarde ce qu'il y a derrière et je sais ce qu'il y a derrière. C'est-à-dire de l'antisémitisme et du racisme. Et ça a été rappelé d'ailleurs par Mediapart il y a peu. Mais c'est ça la proposition. Leur proposition politique, c'est une proposition de nous on est dédiabolisés, donc on ne veut rien avoir à voir avec les néo-nazis de l'Alternative for Deutschland. On ne veut rien avoir à voir avec les folies de Trump et sa façon de péter le jeu international. Sauf que, sauf que... De fait, ils appartiennent à cet international réactionnaire. Et donc, c'est pour ça qu'on voit, on commentait Jordan Bardella qui parlait sur RTL, on voit qu'il est gêné aux entournures. Il ne sait pas trop comment prendre le truc. Alors, il fait une description, un espèce de constat froid de ce qui s'est passé en disant, oui, c'est une fête pour Donald Trump, c'est une victoire des démocrates. Super, merci Jordan Bardella, on n'avait pas besoin qu'un président de parti nous raconte ces choses-là. Après, ce que raconte Glucksmann... Je le comprends aussi. Lui, il veut s'inscrire dans le vent inverse. Il va falloir maintenant qu'il fasse la preuve qu'il peut faire une proposition qui soit susceptible de remporter une majorité dans le peuple français. Un projet
qui peut. Un projet. Susceptible de plaire à une majorité de Français, dans le cas précis.
Est-ce que Donald Trump, dans le fond, est devenu un boulet pour les droites populistes en Europe et dans le monde ? – Bolsonaro, qui d'ailleurs a fui aux États-Unis. – Ça devient pour ces
droites-là. que Pablo, l'international réactionnaire, ça devient effectivement compliqué. Dans la phase actuelle, prudence, trois pas en arrière ou deux pas de côté. Et on essaie de ne pas se montrer trop avec lui. Mais on va dire deux choses. N'oublions pas qu'il n'y a pas si longtemps, c'était une référence très positive. On ne peut pas changer brusquement à toute vitesse comme ça. Et puis, ce n'est pas joué. Ou bien... C'est pas joué l'avenir. Ou bien Trump et les trumpistes s'enferrent dans une impasse et achèvent de perdre la fois suivante ce qui leur reste encore de pouvoir aujourd'hui. Ou bien sait-on jamais... D'accord ou pas ? Oui, je suis
d 'accord. Je ne cherche pas ton aval, mais quand même, ce n'est pas joué. Il a toujours le levier de la puissance américaine et de la puissance notamment financière américaine. On n'oublie pas qu'il y a encore quelques mois, il a donné des millions aux Argentins pour les sauver de la banqueroute, qu'il avait promis aussi des millions à Orban en Hongrie s'il remportait les élections. Fort heureusement, il a été battu. Mais ils ont ce pouvoir. là en fait de dire et il l'a fait dans plusieurs pays Si c'est celui que j'ai décidé qui allait gagner, celui que j'aime qui gagne, je vais investir dans votre pays et la vie ira mieux. Ça, est-ce qu'il va continuer à le faire dans les deux années à venir ou pas ? Est-ce qu'il va essayer d'interférer par exemple dans nos élections, dans les élections en France, en soutenant Marine Le Pen ou pas ? Vous avez derrière aussi Elon Musk qui a dépensé près d'un demi-milliard, 500 millions il a dépensé pour aider les candidats républicains. Mais est-ce qu'il va faire la même chose en France ? Il peut, je rappelle qu'il a Twitter, donc il peut interférer via des algorithmes, il peut interférer en changeant les algorithmes pour essayer de faire monter le rassemblement national, s'il se tentait que ça soit le... Non mais je me dis
que le sujet des... J'entends ça, il y a des questions et elles sont graves. Mais je dis simplement, c'est réjouissant que la démocratie, pour moi, que la démocratie américaine vienne de faire à nouveau la preuve qu'elle existait et qu'il y avait des rotations, des opposants, des majorités. Voilà, ça me réjouit.
Merci à tous les deux. Je vous laisse donc réjouir. A très vite. Merci.
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