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Sandrine Rousseau, je résume la situation du monde dans la rue aujourd'hui. Le gouvernement qui dit aux syndicats et aux patronats « Venez lundi à Matignon, on discute » et on comprend, il y a un intersyndical en cours, que si la réponse n'est pas à la hauteur, il y aura d'autres journées de mobilisation. Que doit répondre le gouvernement à ceux qui ont manifesté aujourd'hui
Déjà, il doit vraiment répondre. C'est-à-dire que là, pour l'instant, la conférence sociale, c'est la première fois qu'ils proposent de réunir les syndicats, alors que ça fait des semaines maintenant que les manifestations se multiplient et que le mouvement des lycéens a même commencé avant les manifestations des salariés. Donc en fait, il est temps. C'est quand même incroyable qu'on attende autant. Et donc, là, compte tenu, 1,6 million de personnes, il faut se rendre compte de ce que c'est. C'est-à-dire que pendant les retraites, il y avait 1,1 million de personnes au début du mouvement des retraites. Là, on est dès cette manière. à 1,6 million. Cifre de la CGT, le
gouvernement dit 575.
Oui, d'accord. Mais bon, là, à Paris, il y avait un monde absolument incroyable. Donc là, nous, on va évidemment censurer le gouvernement. Il n'y a pas de doute.
quelque
Sébastien Lecornu devrait déjà présenter sa démission avant.
Vous dites que dès maintenant, Sébastien Lecornu doit démissionner. Mais il a été
incapable de gérer cette crise. Incapable. Il a commencé en donnant de la matraque et du gaz lacrymogène contre les étudiants et les lycéens. Et en fait, il se révèle tout à fait incapable de faire la moindre annonce. Là, on vient de terminer l'étude du budget à l'Assemblée nationale. Il n'y a pas eu un centime. Mais quand je vous dis un centime, il n'y a pas eu un centime suite à cette crise-là, suite aux demandes des lycéens. Pas un. De même qu'il n'y a pas un centime sur la PPL intégrale, sur les violences sexistes et sexuelles. En fait, ils font des annonces, ils font des trucs. Mais il n'y a rien. Il n
'y a rien. Le président de la République va le renommer ou va renommer un autre Premier ministre qui pourrait être de son clan, de son camp
? Là, à l'issue de la dissolution que... Et donc en fait, il a refusé de faire ça.
C'est probablement une des ses erreurs originelles.
Il a continué bille en tête sa politique en nous vendant des data centers de l'intelligence artificielle et des start-up là où on demandait de la dignité des services publics et de la capacité à vivre.
Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe si M. Lecornu... Eh bien, il nomme un
gouvernement transitoire. Et voilà, jusqu'à l'élection présidentielle. À mon avis, il devrait le faire du NFP, rapidement. Parce qu'en fait, nous avons gagné ces satanées élections. Et c'est ça qui se passe dans la rue. C'est qu'en fait, tous ces gens-là... Moi, je voudrais faire un sondage pour savoir combien avaient soutenu, s'étaient mobilisés, etc. Mais moi, je voudrais juste dire une chose, parce que là, les Français sont bien gentils, je vais vous dire. Ils ont essayé les manifestations déjà avec les retraites, avant avec les gilets jaunes. Ils ont essayé les manifestations massives. Ça n'a strictement rien donné. Ensuite, ils ont essayé les pétitions, l'avis sur la loi Duplomb, etc. Ça n'a strictement rien donné. Au contraire, on se retrouve avec une loi Duplomb 2. On a essayé les élections avec le NFP. Le NFP est arrivé en tête et ça n'a rien donné. En fait, ils sont bien gentils d'être en compassion et dans la rue, je vais vous dire. Ils sont encore bien gentils.
Il n'existe plus le NFP. Regardez M. Gluckspann qui s'est joint à la manifestation aujourd'hui. Et M. Griezmann
à ma connaissance n'a jamais fait partie du NFP.
Le parti socialiste qui l'a désigné aussi, on faisait partie. Monsieur Lussmann,
il était de Place Publique. Place Publique a toujours refusé cette alliance. Il a dit que c'était une erreur, etc. C'est sa ligne politique. Je ne suis pas d'accord avec ça, mais c'est sa ligne, il l'assume. Maintenant, là, on est dans une situation de crise, mais de crise de régime. Moi, j'ai envie de dire, le macronisme, c'est très long, surtout sur la fin. Parce que là, je ne sais pas comment ils vont tenir pendant les six mois qui nous séparent de la présidence.
Donc pour revenir aux revendications des salariés, des fonctionnaires qui étaient dans la rue, que doit dire, que doit annoncer pour vous ? Il doit
annoncer des mesures budgétaires. À part sa
démission, les mesures budgétaires sur quoi
? Sur le SMIC, sur le pouvoir d'achat, sur la capacité à vivre, sur les lycées, sur l'indice des fonctionnaires, mais aussi des enseignants. qui sont évidemment des fonctionnaires, mais aussi le renforcement de l'ondame. Alors c'est un peu technique, mais de l'argent sur l'hôpital. Les dépenses de la sécurité
sociale.
Oui, mais d'une manière générale, l'ensemble des services publics, il faut bien se rendre compte. Et vous le prouvez
où cet argent, madame ? Ça
fait un mois qu'on débat, et je vais même vous dire que ça fait 5 ans pour ce qui me concerne qu'on débat de ça chaque année. On propose toutes les sources possibles de financement, donc d'augmentation des refus. Il les refuse obstinés. La moindre augmentation de la moindre recette, il refuse obstinément. Une taxe sur les surprofits, c'est pas possible. Une taxe sur les dividendes, c'est pas possible. Une taxe sur les rachats d'actions, c'est pas possible. Une taxe sur les plus riches à la Zucman, c'est pas possible. Rien n'est jamais possible. Évidemment, dans ces cas-là, il n'y a pas de recette supplémentaire, donc il faut diminuer les dépenses. Mais sauf qu'on est à l'os, là. On est à l'os. Et en fait, les gens n'en peuvent plus. Et c'est bien beau d'avoir des discours sur les plateaux télé en disant on va réduire le nombre de fonctionnaires, on va réduire... Mais à un moment, on ne réduit pas le nombre de fonctionnaires sans réduire le service public qu'il y a derrière. Et là, sur les lycées, on voit bien le sujet. J'entends bien ce que vous
dites. Prenons, laissons de côté la part de la fonction publique, ça c'est la part de l'État. Mais pour ce qui est de l'augmentation du SMIC, ce sont les entreprises principalement qui sont concernées, qui sont des entreprises qui ne dépendent pas de l'État pour beaucoup d'entre elles. Et ces entreprises, alors que l'activité est ralentie, et qu'on a vu qu'on est quasiment à une croissance zéro aujourd'hui, comment elles font pour augmenter et suivre la musique ?
Mais précisément, dans ce que vous dites, on voit bien le sujet qui est d'ailleurs le même. le gouvernement, c'est qu'on dit les entreprises. Je parle des entreprises, pas le CAC 40.
Oui,
mais justement, c'est qu'en fait, quand on dit les entreprises, ça renvoie à des situations extrêmement différentes selon les entreprises. Mais ça n'est pas vrai que des grandes entreprises qui sont cotées au CAC 40... ont besoin des exonérations fiscales et des aides de l'État, comme le boulanger, l'artisan, le commerçant de quartier. Et en fait, c'est toute cette politique-là qu'il faut revoir. C'est-à-dire qu'il faut un fonds d'aide aux petites et moyennes entreprises pour qu'elles puissent augmenter leurs salariés. en même temps que le SMIC augmente. Mais par contre, je suis désolée, les grandes entreprises aujourd'hui ont des taux d'imposition qui sont de deux fois inférieurs aux petites et moyennes entreprises. Cela n'est pas normal. Mais Sandrine Rousseau, je m'arrête sur ce que
vous venez de dire. Vous venez de le dire. Il faut tout revoir de fond en comble. Vous venez de le dire. Il
faut de la justice.
Ok, très bien. Il n'y a pas de majorité claire à l'Assemblée. Il y a une élection présidentielle qui arrive dans 6 mois. Tout ça, on ne peut pas le faire maintenant. Même si Vincent Lecornu venait à démissionner comme vous le réclamez ce soir sur BFM TV. Tout ça, on ne peut pas le faire aujourd'hui et
maintenant. C'est pour ça que ça dépend du camp central. C'est pour ça qu'ils ont été défaillants. C'est pour ça qu'ils ont failli dans la période. C'est qu'après des élections qui ont encore une fois mis le NFP en tête, ils n'ont fait que continuer leur... qui avait été dénoncée par les Français puisqu'ils n'avaient pas voté pour eux. Et c'est la responsabilité du Bloc central que de donner une majorité au NFP pour pouvoir aller du côté gauche. Or, ils n'ont regardé qu'à droite. Ils n'ont regardé qu'à droite. Ils n'ont regardé qu'à
droite. Voilà,
c'est ça le sujet. Pardon ?
Non, mais nous sommes d'accord que Emmanuel Macron, le président de la République, aurait pu nommer un gouvernement du Nouveau Front Populaire. qui existait à l'époque, on rappelle qu'il n'existe plus aujourd'hui, mais il ne peut pas lui donner une majorité. Cette majorité, elle ne peut pas se décréter, elle n'existe pas. Ça reste un tiers de l'Assemblée.
Oui, mais... Ce qu'on avait dit, on ne va pas refaire le match, mais ce qu'on avait dit à l'époque, c'est qu'on proposait des lois issues du programme du Nouveau Front Populaire et qu'après, il y avait un travail parlementaire, d'amendements, etc. Moi, j'avais même proposé que nous nous engagions à ne pas faire de 49-3 pour être sûr que le travail parlementaire... Donc ça viendrait au même que la situation actuelle ? Non, parce qu'en fait, la question, c'est le bloc central... a-t-il une capacité à entendre ce qui se passe dans le pays ? En fait, c'est toujours la même chose. Non, ça n'est pas symbolique. C'est que si le Bloc central accepte de monter un peu des recettes et de faire de la justice sociale, alors ça passe. Si le Bloc central accepte de soutenir les services publics, alors ça passe. Mais vous demandez à un Bloc politique d'appliquer
votre politique à vous et pas la sienne. Mais
je ne lui demande pas d'appliquer de tout. Je lui dis juste, là, il y a quand même quelque chose qui s'est passé, qui s'appelle à la fois un résultat électoral, des manifestations extérieures. Vous demandez à
des députés qui ont été élus. sur un programme de centre, d'appliquer une politique de gauche. Ils n'ont pas été élus pour porter ce programme-là. Je ne dis pas de le
faire sur tous les sujets, forcément, mais de le faire de manière ponctuelle. On peut
demander à des députés du centre... Non, mais en fait, on ne peut pas se jouer d
'un peuple. Et là, c'est ce qui s'est passé. Il s'est joué du peuple pour continuer à nous vendre des data centers, dans lesquels, d'ailleurs, il n'y a pas d'emploi. Est-ce qu'il ne peut pas y avoir,
justement, une situation intermédiaire ? Est-ce que vous, la gauche... du nouveau Front populaire tel que vous en revendiquez, est-ce que vous ne pouvez pas dire qu'il faut des élections législatives anticipées, qu'il faut une dissolution de l'Assemblée nationale ? Est-ce que vous êtes pour ?
Je vais vous dire, je suis absolument prête. S'il y a une dissolution, je suis absolument prête à faire. Et ce n'est
pas une porte de sortie, ça, justement ? Puisque l'autre hypothèse, à mon avis, moi, je n'y crois pas du tout, que des centristes viennent à votre secours à l'Assemblée nationale, ça, ça n'existe pas.
Mais ça n'existe pas, ce n'est pas vrai sur certaines choses. Il y a eu des votes, par exemple, du modem, etc. Une dissolution. Non mais, s'il y a une dissolution, ce n'est pas à nous de la décider. Cette année, Emmanuel Macron, mais nous sommes prêts à repartir. Il n'y a zéro sujet. Maintenant, il y a quand même un instrument politique de l'Assemblée nationale qui s'appelle la censure. Alors je sais, c'est un peu compliqué de voir les différences, mais la censure, c'est une majorité de députés qui votent la censure du gouvernement et donc qui font tomber le gouvernement. En tous les cas, là, nous allons travailler à cela dans l'Assemblée parce que ce qui s'est passé là est quand même une défiance. forme de motion de défiance au gouvernement. S'il ne démissionne pas,
il finira par tomber lors du vote de la censure. De toute façon, c'est une question de temps. Le temps est compté pour Sébastien Lecornu, il ne durera pas soin.
Sauf que s'il tombe ce gouvernement, il n'y a pas d'élection nouvelle. C'est-à-dire que le président de la République peut renomber un Premier ministre à sa main. – Attendez, juste une remarque ici, c'est que vous
-même, hier soir, vous disiez, ça m'a marqué, vous disiez évidemment, il n'y a aucun problème de l'égalité, Emmanuel Macron est président de la République, pas de problème, mais vous dites, au vu de la crise, il y a un problème aujourd'hui
de légitimité. – Certainement, on ne peut pas le nier, il y a un problème effectivement, puisqu'il est contesté comme il n'a jamais été, on le voit d'ailleurs. Dans la rue, mais il y a les études d'opinion qui le disent. Et c'est vrai que la légitimité, elle est contestable. Aujourd'hui, c'est évident. Il n'a pas la majorité avec lui.
Les chiffres qui sont tombés aujourd'hui... Il n'a même pas l
'opinion avec lui.
Alors précisément, l'opinion élabe. Aujourd'hui, notre partenaire, l'institut de sondage avec lequel on travaille, mesure que Emmanuel Macron a une cote de popularité la plus basse jamais atteinte. Par lui-même en tout cas, il est à 14 points, il est en dessous de François Hollande. En dessous de François Hollande à la fin de son caquillard. On
pouvait décréter pour tous les présidents précédents qu'ils étaient aussi les plus bas à leur époque et qu'ils auraient dû démissionner parce que l'opinion populaire est désavouée.
C'est combien ? C'est 13% c'est ça ? Oui on est à 13%. C'est très bas je suis d'accord mais la légitimité d'un président
de la République émane de son élection au suffrage universel direct à un instant donné. Oui mais aussi
de sa capacité, en fait il n'est pas pré... n'est pas PDG d'une entreprise du CAC 40 qu'il doit emmener sur des marchés. Il est président d'un peuple. Et en fait, c'est ça qu'il ne comprend pas, qu'il n'a jamais compris. Et d'ailleurs, je pense qu'il ne l'a jamais compris de ses deux mandats. C'est-à-dire qu'en fait, un pays ne se dirige pas comme on dirigerait une entreprise en donnant des ordres, en faisant des allocutions et en allant chercher des parts de marché à l'international. En fait, ça n'existe pas. Ce n'est
pas la démission de Sébastien Lecornu que vous attendez, c'est celle du président de la République. Non, mais moi j'attends
la fin du macronisme. Donc une démission du président de la République, ça
accélérerait les choses.
En tous les cas, il y a un sujet du gouvernement, puisque là, on vient de sortir des débats budgétaires. Les budgets qui nous ont été présentés ont été des budgets 100% macronistes, sans aucune espèce de capacité à faire le moindre compromis avec nous, de sorte qu'aucun des budgets n'est passé. On a fait le travail d'amendement, je vais vous dire. Tout le monde a rejeté le budget. Parce qu'ils n'ont pas été capables de faire la moindre... Est-ce que dans ces
conditions, puisque le président de la République est le seul à pouvoir décider, soit de la dissolution, soit de son départ, son départ, ça paraît assez... Peu évident. Est-ce qu'en marge de la conférence sociale qui va être convoquée lundi, est-ce que vous demandez à ce qu'il y ait une conférence des partis politiques, format Saint-Denis, puisque c'est comme ça qu'on l'appelle, c'est-à-dire que le président de la République convoque tous les représentants de partis politiques pour essayer de trouver une solution de sortie
Il peut faire ça, il l'a déjà fait trois ou quatre fois de mémoire. a changé quoi ? Il faut bien comprendre ce qui est en train de se passer. Là, on est dans une situation qui est à la fois immensément joyeuse. Mais c'était incroyable, cette manifestation, comme à peu près toutes ses précédentes. C'était d'une joie. Il n'y a pas eu que de la joie ces dernières
semaines. Sauf que l'avenir est bien sombre.
Il y a eu, évidemment, les épisodes qu'on connaît. Mais là, dans les cortèges et de tous ceux que j'ai faits, il y avait beaucoup de joie, il y avait beaucoup d'enthousiasme, il y avait beaucoup de solidarité. On riait, on dansait, on chantait. Sauf que l'avenir est très sombre. C'est quelque chose qui est en train de se passer, qui est en fait une réappropriation par le peuple français de sa propre... prédestinés. Et c'est pour ça que moi, je crois pas... Je pense que c'est inarrêtable. Je pense que c'est aussi les prémices d'une lutte contre le fascisme, en fait. C'est-à-dire que là, c'est aussi un peuple qui dit qu'il se met en résistance face au Rassemblement National. C'est
peut-être là où est un peu la limite de la chose. Parce qu'il y a beaucoup de Français qui tirent la langue, qui sont pour plus de pouvoir d'achat, tout ça. Mais quand on mêle à tout ça, effectivement, les histoires de fascisme comme vous venez de le faire, eux, ils sont plus d'accord. C'est-à-dire qu'il y a une majorité de Français, ils ne croient pas deux secondes qu'on est dans un État fasciste, vous voyez. Mais je ne dis pas qu'on l'ait. Ils ne veulent pas être associés à ça. Alors je ne
vous dis pas qu'on l'ait. Je ne vous ai pas dit qu'on laissait, non. Je vous ai parlé du Rassemblement national. Je vous ai dit qu'en fait, c'était un peuple qui commençait à se lever contre la montée du Rassemblement national. Mais vous savez très bien que non. C'est un peuple qui
se lève pour la plupart d'entre eux parce qu'ils n'ont pas de quoi manger, parce qu'ils ne sont pas satisfaits des conditions de travail dans les lycées. Je vous invite
vraiment à venir dans les manifestations parce que vous verrez que c'est du siamostoti antifascistique à peu près de partout.
Attendez, chandonne-nous juste là-dessus. C'est une partie du peuple français. C'est une partie. Regardez les derniers sondages. Marine Le Pen, selon les scénarios, elle est entre 35-37%. Donc au premier tour, c'est une partie du peuple français. Oui,
mais c'est le début. C'est le début de quelque chose. Là, il se passe évidemment la question de la fin du mois, mais il se passe aussi quelque chose autour de la fin du monde. C'est-à-dire que là, il y avait énormément de pancartes sur l'avenir, sur l'écologie, sur la planète. Peut-être que pour la première fois, se rencontrent véritablement dans les rues les luttes de fin du mois pour pouvoir se payer l'essence, le loyer, donner à manger à la famille, etc. Et la fin du monde, c'est-à-dire, et qu'est-ce qu'on va devenir au-delà de ça ? Et en fait, c'est ça qui est très très fort, et c'est ça qui est inarrêtable. Et vous pourrez avoir toutes les angoisses du monde, j'ai envie de vous dire, elle est inarrêtable. Ce mouvement-là, il est inarrêtable. Le fascisme n'a
rien à voir avec ça, madame Brousseau. Ah bah si, ah bah si.
Ah bah bien sûr que si. Ah bah bien sûr que si. Parce que déjà, on est à six mois d'une élection dont les sondages prédisent que le Rassemblement National et l'extrême droite peuvent arriver au pouvoir. Mais ça, c'est les Français aussi qui se
décident. C'est pas M. Macron qui va l'imposer.
Et d'ailleurs, on le voit aussi en partie aux États-Unis, c'est qu'on est dans une crise d'un modèle économique et social. Mais je m'en suis expliqué ici de multiples fois à chaque fois. D'ailleurs, vous leviez un peu les yeux au ciel, mais on est dans une crise systémique, d'un système de croissance productiviste. C'est évident. Oui, mais une crise extrêmement profonde, peut-être même sa fin. Et donc, face à ça, il y a deux options sur la table. Il n'y en a pas 50, il y en a deux. Il y a un ré-ensauvagement du capitalisme où on va... C'est la loi du plus fort. On va aller... extraire les ressources là où elles sont, c'est la loi du profit au-dessus de tout, etc. Et il y a une autre société qui se lève. Et donc, en fait, le Rassemblement National tient la première hypothèse qui est l'hypothèse de l'extrême droite partout dans le monde, qui est de ré-ensauvager le système libéral. Et là, en fait, ce qui se dit là, c'est qu'il y a tout un peuple qui refuse ça et qui veut une autre société faite de justice et d'égalité, faite aussi de capacité à vivre, de dignité, mais aussi de civilité. Le Rassemblement National et le libéralisme, c'est pas vraiment, ça va pas ensemble. contrairement à ce que vous pensez, ils ont voté. J'avais vu que le fascisme allait avec le libéralisme. Ça, c'est une erreur historique. C'est une erreur historique. Mais non, mais en fait, à chaque fois, c'est très bien aller avec les affaires et avec les conditions de la formation du profit. Et que d'ailleurs, ça n'est pas pour rien que les grandes entreprises, au moment des bascules, rencontrent avec beaucoup d'avidité et de complaisance les leaders de l'extrême droite partout dans le monde. Parce qu'en fait, les leaders de l'extrême droite leur promettent les conditions de la réalisation de leur profit. Et là, ce que disent les gens, c'est qu'en fait, on veut vivre avant de s'assurer les conditions de la réalisation. du profit des plus riches. C'est de l'ordre de la survie ce qui est en train de se jouer. On va élargir ce tour de table. C'est beau et c'est fort.
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