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C'est l'une des questions majeures. Merci, bonsoir monsieur le député Jean-Philippe Tanguy. Merci d'être avec nous et avec Dominique Rizet et Bruno Jeudy. Bonsoir à vous, merci également de votre présence. Beaucoup de choses à dire. Peut-être la première qui vient de nous être confirmée par notre journaliste, c'est, évidemment ça ne résume pas toute la journée, mais je voudrais démarrer par cela parce qu'elle vient de le dire, les effigies du président et de Marine Le Pen qui ont été brûlées par certains au cours des dernières manifestations à Paris. C'est le révélateur de quoi, selon vous
vais vous répondre, mais avant, Mme Tourdelier a tenu sur votre plateau des propos extrêmement graves, diffamatoires et indécents, liant l'abomination qui s'est passée à Trappes au Rassemblement National. Elle a menti, mais Mme Tourdelier a l'habitude de mentir en disant qu'il y avait des tracts du Rassemblement National au domicile du tueur présumé de Trappes. Ce n'était pas des tracts du Rassemblement National. Elle a ensuite dit que cet individu aurait tué au nom du Rassemblement National. Il n'a pas tué au nom du Rassemblement National. C'est scandaleux ce qui s'est dit. Une fois encore. Elle estime que la violence des
mots a entraîné à armer la série. Elle estime n'importe quoi.
Madame Tondelier estime n'importe quoi. Et en plus, d'autant plus n'importe quoi, que le seul fait documenté et renseigné, c'est la présence de cet individu à un rassemblement sur la Palestine organisé par Europe Ecologie Les Verts. Donc, Madame Tondelier, et je ne l'accuse pas de ça, parce que ce serait grotesque et indécent et indigent, donc c'est honteux. Madame Tondelier, pour faire parler d'elle, recourt aux pires méthodes. Et je tenais à commencer cet entretien par ça. Vous avez affirmé que c'est la
diffamation ?
Oui, c'est la diffamation. C'est un mensonge. Et Madame Tondelier, qui se plaignait de la violence du climat, entretient cette violence. Puisqu'aujourd'hui, même le bloc central ne peut pas aller à Trappes. Il y a dû avoir un hommage dans une autre ville que Trappes, puisque l'ambiance est tellement épouvantable. Et la gauche, malheureusement, manipule la... Pour des seins sordides, cet acte épouvantable rend le climat absolument irrespirable. Et ce n'est pas du tout un respect pour les victimes. Et donc, effectivement, comme on en est à brûler des effigies. Bon, on a vu des guillotines aussi régulièrement dans ces manifestations. Donc, le fait que la gauche, parce que c'est pas, j'entends parfois, réduire à l'extrême gauche. Madame Tondoulé n'est pas d'extrême gauche, c'est la gauche. Le fait que la gauche aujourd'hui n'est que des mensonges et que la violence symbolique au réel. comme solution pour faire valoir des revendications sociales qui sont tout à fait justifiées par ailleurs, puisque Marine Le Pen, il y a six ans, a lancé sa campagne sur les problèmes de pouvoir d'achat. Je dois dire, je suis consterné par ce qui se passe. Et surtout, ça n'apporte aucune solution aux
Français. Mais M. Tanguy, vous dites que les revendications qu'on entend dans la rue depuis quelques semaines et singulièrement aujourd'hui, dans cette manifestation qui, globalement, s'est plutôt bien passée, il y a beaucoup de monde. On l'a toujours dit qu'il y avait du monde, nous. Vous laissez la gauche accompagner ce mouvement ? Pourquoi vous n'essayez pas de discuter avec certains responsables de ces manifestations ? C'est une intersyndicale, le gouvernement annonce qu'il va faire une conférence sociale lundi. Pourquoi vous ne faites pas des propositions vous-même à ces gens qui manifestent ? On fait des propositions,
vous savez, la popularité et la relation avec le Rassemblement National. avec le monde du travail, elles sont très fortes. On fait plus de 50% au premier tour chez les ouvriers et les employés. On atteint de très bons résultats chez les professions intermédiaires, les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise. On est le premier parti dans le monde du travail, et depuis très longtemps d'ailleurs. Non mais ça c'est vrai, je le sais. Mais concrètement. Concrètement, on a fait des propositions pour améliorer le pouvoir d'achat en baissant la TVA sur l'énergie, de 20 à 5,5, c'est 16 milliards d'euros de pouvoir d'achat. La suppression de la TVA sur 100 produits de pré-necessité, c'est 6 milliards de pouvoir d'achat. Donc on est à plus de 20 milliards de pouvoir d'achat. Mais pas d'augmentation du SMIC, comme l'aura. Pourquoi
vous estimez que ça pourrait vraiment fragiliser, entretenir la fragilité des entreprises ?
Parce qu'elles sont déjà fragiles. Il y a des records de défaillances d'entreprises. Il y a déjà le chômage qui reprend. Et les emplois qui, malheureusement, ont une faible valeur ajoutée sont ceux qui sont payés au SMIC. Ça ne veut pas dire que ce ne sont pas des emplois importants, mais ce sont des emplois qui ne créent pas forcément beaucoup de richesses. En tout cas, la richesse suffisante et l'augmentation de la productivité suffisante pour payer mieux les salaires fait qu'il y aura du chômage. Donc, c'est facile, effectivement, quand on est des partis d'opposition comme la gauche qui n'ont pas beaucoup d'espoir, sans doute, de gouverner, de promettre...
encore un coup de pouce sur le SMIC, pour être concret, parce qu'on voit bien que la question, il y a une augmentation annuelle du SMIC qui existe, celle-ci, elle est calculée automatiquement. Mais c'est à la question du coup de pouce. Ça fait depuis 2012 qu'il n'y a pas eu de coup de pouce au SMIC en France, donc c'est quand même une vraie question. Le pouvoir actuel ne l'a pas voulu. Et là, on voit bien que peut-être que c'est ce qui pourrait être annoncé, notamment lundi. Donc vous, vous êtes... plutôt contre l'augmentation du
coût de pouce. Personne n'est contre un coût de pouce au SMIC, c'est comment on le paye, comment on le finance, comment les entreprises peuvent les payer. Or, ce que les téléspectateurs doivent savoir, c'est qu'en fait, on va déjà augmenter, le gouvernement a et va augmenter le coût du travail, puisqu'ils ont ce qu'on appelle dégelé l'indexation des allègements de charges, ce qui veut dire que l'année dernière, le coût du travail... En particulier, le coût du SMIC a augmenté de 9 milliards d'euros. Là, ils vont encore l'augmenter au 1er janvier. Donc en fait, il y a déjà une augmentation du SMIC. Est-ce qu'on peut se présenter comme la candidate
du pouvoir d'achat sans être pour le coût plus au SMIC ? Parce qu'on fait d'autres propositions.
Vous savez, la gauche nous attaque très régulièrement sur le SMIC. Mais moi, je vois bien que nos électeurs, en particulier les salariés au SMIC, comprennent très bien ce qu'on propose. C'est-à-dire que promettre tout et n'importe quoi sur le SMIC, ce n'est pas possible aujourd'hui. Par contre, augmenter le pouvoir d'achat... en baissant massivement le prix des énergies, du carburant, de l'électricité, du gaz, du fioul, du bois, du bois de l'électricité. Baisser le prix des aliments. Le carburant, il baisse.
Comment ? Entre la prime pour les rouleurs et les stocks stratégiques
qui
ont permis une
baisse. Avec une mesure du Rassemblement National. Parce que je vous rappelle que c'est nous qui l'avons proposé les stocks. Il y a six mois, on disait que ce n'était pas possible. D'accord. Autre mesure sociale
qui risque d'être sur la table dans les prochains jours avec cette conférence sociale, la prime de Noël sur le RSA. Vous êtes pour ou vous êtes contre ? Écoutez, je n'ai pas entendu parler de
cette prime de Noël, il faut regarder combien ça coûte. Mais non, mais parce que les primes de Noël, monsieur, je dis, qui peut être contre une prime de Noël pour les personnes pauvres ? Je pose des questions, monsieur Tanguy. Non, mais c'est-à-dire que combien ça coûte 400 millions. 400 millions, ça me paraît aujourd'hui compliqué de proposer 400 millions d'euros. Les comptes de l'État font que ça me paraît compliqué de promettre des choses, une fois plus, qu'on ne peut pas financer. Je reviens à... Je finis quand même. Les mesures que nous annonçons sont des mesures beaucoup plus importantes. Une fois plus, je le dis, 20 milliards par les baisses de TVA, c'est beaucoup plus important que ce que propose la gauche. D'ailleurs, ils ont refusé de le voter. La baisse des carburants liée, une fois plus, à la libération des stocks, je n'ai entendu aucun commentateur, aucun zéro. Je vais tout écouter, puisque c'est une idée que votre serviteur a proposée. dire à ceux qui nous écoutent et qui vont bientôt voter que ça venait du Rassemblement national, pas un. – Eh bien voilà, c'est
dans le débat public que les Français vont juger. – Oui, oui, d'accord, mais tout le monde le sait, parce que tout le monde le sait. – Ça a été fait avant l
'été quand même déjà. – Je vais
juste revenir à l'information que l'on vient… – Les décisions
de l'OCDE, ça n'avait pas été fait.
– À la réponse, la première réponse du gouvernement, Jean-Philippe Tanguy, je pense que quand le gouvernement a vu ces manifestations, peut-être était-ce déjà prévues, extrêmement massives, eh bien il propose une conférence sociale, lundi, patronat, syndicat, est-ce que déjà vous dites que c'est un premier pas ?
Mais moi, tant mieux s'il y a une conférence sociale. Mais je vous rappelle, il y a un certain nombre de dispositions que les conférences sociales avaient prises qui n'ont jamais été prises. Par exemple, vous parliez du SMIC. Madame Borne, en 2022, en 2023, et après, M. Attal avait dit qu'il n'y aura plus de minimum de branches inférieures au SMIC. Là, qu'est-ce qu'on propose ? Il repropose encore qu'il n'y ait pas de minimum de branches inférieures au SMIC. Donc ça fait cinq ans qu'ils annoncent le fait qu'il n'y aurait pas de minimum de branches inférieures au SMIC. Ils ne l'ont jamais fait. Qu'ils le fassent, par exemple. Mais pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ? Ça, ce sera sur la table lundi. Oui, mais vous rendez compte, monsieur Jeudy, que ça fait des années, des années, que ceux qui nous écoutent entendent les syndicats. Il y a même
eu un amendement, je crois, au budget l'année dernière sur cette question
-là, et qui a été adopté. Oui, oui, et ça revient toujours. Ils ne le font pas. Donc, vous voyez, c'est ça aussi qui fatigue beaucoup les Françaises et les Français. Ce qui explique, parce que je vous écoute régulièrement, madame Mabrouk, qu'il y ait des manifestations aussi massives, alors qu'il y a des élections, parce qu'on pourrait estimer qu'il y a des élections. Moi, je trouve, par exemple, c
'est inédit. Mais oui, c'est inédit. Vous avez raison, mais c'est parce
qu'ils entendent toujours. les mêmes engagements, que, comment dire, ils ont l'impression, sans doute à juste titre, qu'il faut se faire entendre plus massivement, et que donc les gens manifestent, et qu'il y a aussi un certain nombre d'angoisse, d'inquiétude, qui vont peut-être au-delà des élections. Vous savez, par exemple, les questions que pose l'intelligence artificielle, vous avez beaucoup de Françaises et des Français, en particulier les plus jeunes, qui se demandent s'ils auront encore un emploi, y compris quand ils ont une qualification. Quand on a un
débouché, comme un scrutin présentiel, qui est l'élection reine dans notre pays, généralement, on pense que ce débouché va nous apporter des solutions. Est-ce que là, vous craignez... avec une telle crise sociale, une partie de ces personnes dans la rue se disent que le débouché n'est pas l'élection présidentielle. Non,
je ne porte pas. Il y a des gens violents qui ne l'ont jamais pensé. C'est sûr que quand vous êtes un black bloc, vous ne croyez pas à la démocratie. Quand vous êtes un pillard, un voyou, vous vous moquez de la démocratie. Mais je crois qu'on peut très bien avoir d'un côté des manifestations, de l'autre un processus électoral. Mais je remarque que les syndicats, que j'écoute avec attention, en particulier la CGT et la CFDT, je suis obligé d'écouter dans les médias, puisque ce sont des gens qui refusent pour la direction de débattre. avec le Rassemblement National, pour des raisons qui... qui sont incompréhensibles, puisqu'elles ne sont censées pas se faire de politique. J'ai entendu dans une chaîne concurrente, Madame Léon, c'était chez vous ce matin, Madame Léon dire dans la même phrase que ce n'était pas bien que le MEDEF fasse de la politique en discutant avec nous, et elle a refusé de discuter avec nous. C'est elle qui fait de la politique, puisque quelqu'un qui discute avec tout le monde ne fait pas de politique, quelqu'un qui discute avec la moitié du spectre politique fait par définition de la politique. Que lui diriez-vous
si vous deviez discuter avec elle ? Je lui dirais pourquoi elle
ne soutient pas nos mesures sur la baisse de la TVA, pourquoi elle ne soutient pas notre mesure d'augmenter les salaires de 10% dans un accord d'entreprise sans charge. je la fais rendre pour que les entreprises le fassent sans difficulté, en tout cas avec moins de difficulté. Pourquoi ne soutient pas nos simplifications massives contre la bureaucratie ? C'est-à-dire que si les entreprises... ont de l'argent qui n'est pas gaspillé dans la mise aux normes, dans la réglementation et dans la surtranscription, c'est de l'argent qu'elles peuvent mettre dans les salaires, la formation, l'achat de machines pour les investissements. – Peut-être qu'elles sont plus
enclins à soutenir d'autres programmes, peut-être, je ne sais pas. – Ça c'est sûr
que la CFDT a soutenu M. Macron, et Mme Binet aussi, puisque je rappelle. – Non, non, la
CFDT n'a soutenu personne aux dernières élections, et ça fait plusieurs années que la CFDT ne soutient personne. – Ici, toujours barrage. – Non, non, non. – Oh, si. – En tout cas, il n'a pas voté pour personne. Est
-ce que c'était la représentation de la gauche et des gauches aujourd'hui dans les manifestations, avec peut-être un candidat qui a plus de mal que d'autres ? Quel est votre avis ? Tout à l'heure, vous avez condamné, évidemment, quand on brûle des effigies de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron. Vous avez un candidat, Raphaël Glucksmann, qui, quand il va dans une manifestation, il faut que ce soit très encadré, très préparé. C'est souvent pas évident pour lui. Quel signe, quelle révélation, quel révélateur politique est-ce pour vous ?
Je ne pense pas que M. Glucksmann soit sensible au mouvement social. Il n'y a rien dans son programme dessus. J'essaie d'écouter ce qu'il dit. J'ai écouté les débats des primaires. Je n'ai pas entendu M. Glucksmann comprendre ce qui se passait dans le monde de travail.
Mais pour autant, est-ce qu'il n'aurait pas le droit de manifester ? Ah ben si, il a le droit de manifester. Parce que les filles, en gros, on voit bien qu'il interdit de manifester. Il a le droit de manifester. Là, il y a une personne en France qui n'a pas le droit, c'est lui. Mais il n'y a pas que lui. Moi, j
'ai essayé de manifester plusieurs fois à Amiens. Vous n'avez pas essayé
d'y aller alors que lui, il essaie d'y aller. C'était la
fin de ma phrase. J'ai essayé d'y aller plusieurs fois, manifester à Amiens, parce que j'ai quand même mon suppléant qui a dirigé un syndicat Picard pendant quand même 40 ans. Donc si vous voulez, on a quand même une petite légitimité quand on a dirigé un syndicat ouvrier pendant 40 ans de pouvoir aller à une manifestation. On n'a plus le droit d'y aller. Je peux y aller quand c'est à Doulan, à Corby, dans des villes de moindre importance démographique qu'Amiens et où les syndicats sont beaucoup moins... sectaire mais dès qu'on arrive dans une ville comme amiens ou paris j'en parle même pas le la gauche extrême gauche et les filles mais pas seulement les verts les communistes interdisent au rassemble national de venir manifester tout en nous disant c'est ça quand même intéressant c'est en disant ensuite que le rassemble national n'est pas une manifestation donc ils nous interdisent de venir et après disent qu'on n'est pas aux manifestations avec dominique on voudrait vous
faire réagir à ce qui s'est passé à près de toulouse dominique dans ce dans ce lycée quand même c'est assez Inacceptable, insupportable et très inquiétante.
Une opération commando ce matin, 7h50, dans un lycée à Toulouse, vous avez vu, trentaine de personnes qui ont d'abord attaqué le lycée avec des mortiers d'artifice et qui ensuite l'ont incendié.
Comment vous réagissez ? C'est révoltant et on est indigné. Nous avons peu de moyens, nous avons besoin de nos établissements. Les lycéens ont besoin de préparer le bac, le personnel éducatif perd son travail. En plus, je crois qu'ils se sont attaqués aussi à des matériels pour des élèves ou des personnes en situation de handicap. Il y a une forme d
'impuissance, on dit que c'est inacceptable. Déjà, il y a une forme
de nihilisme parce que la première des responsabilités, ce sont les voyous et les délinquants qui ont fait cela. Il y a une forme de nihilisme, de mépris de l'intérêt public. mépris des jeunes eux-mêmes, de mépris de tout le monde, des gens qui sont que dans l'unisme et la destruction. Et effectivement, on a un gouvernement qui n'est pas capable encore, je veux dire, on a eu un lycée à Nantes qui a brûlé il y a un mois, donc ils n'ont pas mis les dispositifs nécessaires, la surveillance, qui était effectivement le lycée Nesson Mandela à Nantes, qui était un très beau lycée. Et en plus, à ce moment-là, dans le lycée Nesson Mandela, il y avait des élèves et du personnel éducatif dans le hall qui auraient pu être blessés. Là, je n'ai pas eu l'information s'il y avait des gens. Votre
regard sur la loi Casseur-Payeur ?
C'est une loi qu'on soutient depuis très longtemps, qui ne va pas assez loin. On l'a quand même voté au Sénat. Elle ne va pas si loin,
pourquoi ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire encore ?
Il faudrait élargir encore davantage la responsabilité des personnes qui sont présentes au moment de ces cases et au moment de ces pillages. Il faudrait aller plus loin dans le fait qu'ils doivent payer toute leur vie ces pillages et ces cases et que les familles, si les personnes sont mineures, devraient être directement responsables, payées, y compris payées sur les allocations sociales diverses et variées.
Alors, payer, qui va payer ? C'est aussi la question autour du budget. On voudrait vous interroger, parce que c'est, je crois, Bruno, totalement inédite. On peut dire que c'est un vrai cauchemar pour le gouvernement. Ce qui s'est
passé hier soir, c'est vrai que c'est assez nouveau. Donc, zéro voix pour la moitié du projet de budget du gouvernement. Comment on sort de cette affaire ? Puisque vous aviez laissé entendre que vous pourriez éventuellement laisser passer ce budget en ne vous associant pas à un 49-3. Comment on sort d'une situation de blocage, comme c'est le cas actuellement sur le budget ? Mais en soi,
que le gouvernement soit bloqué, pour moi, ça n'a pas d'importance. Le problème, c'est que la France est attaquée sur les marchés financiers et qu'aujourd'hui, l'absence de décision ou des péripéties politiques ou politiciennes à quelques semaines ou quelques mois des élections pourrait nous faire basculer dans un autre monde dont parlait Mme Verdi-Moulinier, c'est-à-dire une attaque massive. de la France sur les marchés, un effet boule de neige de la dette, une charge de la dette qui fait que, quel que soit, juste il finit, quel que soit, y compris la gauche, si elle devait gagner malheureusement les élections, devrait payer. Et c'est les Français à la fin qui vont payer. Donc nous on a fait une proposition.
Oui à ce sujet justement. Pourquoi aujourd'hui, Jordan Bardella demande l'inscription à l'ordre du jour d'une proposition de loi du Rassemblement National pour inscrire la règle d'or dans la constitution ? C'est un coup de com' ou ça a réellement des chances de se faire ? Vous y croyez vraiment
? Oui, c'est-à-dire que les délais, c'est assez court à faire adopter. C'est le seul moyen de forcer la baisse de la dépense. Parce qu'une des raisons du fait que ce budget a été refusé hier, c'est qu'une fois plus, le gouvernement ne baisse pas la dépense publique, recrute encore des fonctionnaires. 44 milliards, il affiche pour son budget, son projet de budget. Oui, mais ça c'est des manipulations comptables qui seraient trop longues à expliquer. À la fin, les dépenses augmentent en volume, c'est-à-dire même quand vous neutralisez l'effet de l'inflation, les dépenses augmentent. Il y a des recrutements de fonctionnaires dans toutes les administrations. État et État à travers les agences. Donc en fait, ils sont incapables de faire des économies. Donc la règle d'or, c'est pour obliger... Le gouvernement a présenté une trajectoire de désendettement et aussi a empêché la gauche de dégrader la copie en séance.
Et c'est donc votre projet présidentiel. Parlons justement de la campagne. Les sondages se suivent et se ressemblent aussi pour le bloc central, avec aucun des candidats de la droite et du centre qui émergent. David Lissnard, ici même sur ce plateau, s'est prononcé pour un ni-ni. Ni RN, ni macroniste. Et il appelle Eric Ciotti, votre allié, à le rejoindre. Que lui répondez-vous
mais c'est une blague puisqu'il n'est pas Nini, puisqu'il veut faire une primaire avec Gabriel Attal. Oui. Il est quoi Gabriel Attal ? Il est macroniste. Et Edouard Philippe ? Il est quoi ? Il est macroniste. Et M. Lissnard lui-même était macroniste en 2017. Je permets de préciser
qu'il est que si, Edouard Philippe gagne, il ne le soutiendra pas. C'est vrai que
quand M. Lissnard fait beaucoup de plateaux sur toutes les antennes, c'est marrant, il est très peu interrogé sur le fait qu'il ait soutenu M. Macron au premier mandat, qu'il dirige l'AMF avec la gauche, qu'il ait besoin de l'ailleurs de la gauche pour garder son poste à l'AMF, et que maintenant il avait dit qu'il ne voulait pas de primaire avec Gabriel Attal et Edouard Philippe, et maintenant qu'il a peut-être... une chance de gagner cette primaire, tant mieux pour lui d'ailleurs, il veut bien de la taille de Philippe. Sur la
primaire, il l'a toujours demandé.
Je ne crois pas avec Attal.
On va va vérifier avec Attal, mais c'est pas grave. Peut-être le
faire émettre, il y a un doute là-dessus. Il
a plutôt été pour la primaire, tout en disant que cette ambiguïté sur qu'il ne soutiendrait pas le vainqueur de
la
primaire,
si ce n'était pas lui. Non mais ça ne veut rien dire. Soit vous faites une primaire et vous faites campagne ensemble, parce que vous estimez que vous avez une même doctrine, soit vous ne faites pas de primaire. Ça veut dire quoi ? Il veut prendre de l'argent ? Il veut gagner une cagnotte ? Je suis d'accord avec vous, mais
pour revenir à la question de...
pas compris mais plus grave parce qu'on fait bon toutes ces histoires je m'en fiche mais la vraie question c'est pourquoi c'est pourquoi il veut pas faire alliance avec marine le pen moi je comprends pas mais ils se sont pas rencontrés je ne sais pas je crois pas écoutez moi je suis pas au courant mais en tout cas je comprends pas ce qu'il dit Eric Ciotti de rompre son alliance. Je peux vous répondre. Il estime
que le programme économique est totalement antinomique, le sien et le vôtre. Oui, mais il peut dire des choses, mais
c'est faux. Donc j'aimerais bien savoir concrètement ce qui nous... Vous
et M. Lissnard, qui représentent le libéralisme sur Tamine et Marine Le Pen, en tout cas, ce n'est pas le même programme économique.
Il a des postures, il a droit de les avoir. Il faut quand même remarquer qu'il a répandu sur la plage de Cannes, sur le sable des produits contre le Covid. Je suis pas sûr que c'est très libéral, si vous voulez, quand on en est, à répondre sur le sable des produits contre le Covid. Je n'ai pas trop compris où être libéral. C'est un problème
sanitaire. C'est sûr que ce soit un problème de doctrine économique. Si, c'est quand
vous estimez que l'État doit intervenir nulle part, mais par contre que la commune doit arroser le sable, doit arroser le sable pour enlever le Covid. Lui, il est pour la tronçonneuse. Vous, vous êtes pour tout garder. Non, on a annoncé le plus grand plan d'économie que la France ait fait depuis le général de Gaulle, une trajectoire de réduction des dépenses de 140 milliards. Je n'ai pas entendu David Lissnard proposer quoi que ce soit là-dessus de concret. Parce que dire on sort la tronçonneuse, ok, mais une fois de plus, on ne la sort jamais avec M. Lissnard la tronçonneuse. Parce que notamment quand il défend les collectivités territoriales tout le temps systématiquement et qu'il refuse de faire la moindre... de l'Association des maires de France. Très bien. Donc, comme on est président de l'Association des maires de France, on doit autoriser la mairie de Paris à faire n'importe quoi. On doit autoriser la mairie de Lyon à faire n'importe quoi. Marseille, Nantes, Rennes, Lille, toutes les métropoles qui dépensent n'importe quoi. Ni Emmanuel
Macron, ni les Macronistes, ni le RN. D'ailleurs,
je voudrais quand même signer qu'il s'est passé quelque chose de très grave à la mairie de Paris aujourd'hui. Dans le Parisien, on a quand même appris. que des faux plannings avaient été donnés à la justice pour couvrir des animateurs accusés de pédocriminalité et d'accrétion sexuelle. Et j'espère qu'on brisera le silence. Je remercie le Parisien de l'avoir fait parce que ce n'est pas facile. Il y a une commission d'enquête parlementaire au Sénat. Oui, c'est très bien, mais il y a la justice. Et donc si la mairie de Paris, comme le disent vos collègues du confrère du Parisien, a transmis... des faux plannings qui ont permis à des criminels qui auraient attaqué... Ce serait d'une gravité ordre. Ce serait d'une gravité. Eh bien, vous ne croyez pas si bien dire, parce que si... Je n'ai pas eu accès à l'article du Parisien, j'ai vu que des éléments repris ici ou là, mais je lirai l'article du Parisien. Et je pense que les députés du Rassemblement national, et Marine Le Pen s'est exprimé ce soir, feront le nécessaire pour briser le silence sur une des affaires les plus graves qui est toucher les enfants.
En parlant de justice, la réponse judiciaire, après les cases du 17 octobre, la réponse judiciaire, vous en pensez quoi
Écoutez, ça dépend des ressorts judiciaires, mais il y a quand même beaucoup d'endroits où les gens sont très choqués, avec des peines qui ne correspondent pas à la gravité des faits, avec un certain nombre de... J'ai entendu par exemple... Il y a plus d
'une centaine de personnes qui sont en prison quand même.
Oui, mais enfin, je pense que ça ne correspond pas à la gravité de ce qui s'est passé, mais je vais vous dire, le problème c'est que les prisons sont pleines. Et ça, le Rassemblement National le dit depuis longtemps. Est-ce qu'il y a un laxisme judiciaire ? Oui. Mais moi, je vois bien au ressort d'Amiens, quand la prison d'Amiens est pleine et que le procureur et les juges savent que la prison est pleine, qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent ? Ils ne vont pas inventer des places de prison ? Trois questions
pour conclure. Édouard Philippe qui maintient ses propos sur le lien entre les Français issus de l'immigration, certains Français issus de l'immigration, et la responsabilité dans les pillages. Raciste, dit Jean-Luc Mélenchon.
Aujourd'hui, M. Mélenchon, toute déclaration devient raciste. Le seul qui a mis le concept de raciser dans le débat public, c'est M. Mélenchon. Donc, la seule personne qui fait de l'ethnie réelle ou supposée un critère politique aujourd'hui, c'est M. Mélenchon. Et je ne parle même pas des dérapages pour être resté poli sur l'antisémitisme. Beaucoup demandent à M. Delphilippe comment
il sait qu'il y avait des Français issus de l'immigration dans ses pillages.
Écoutez, moi je le sais, mais ce n'est pas l'apparence. Mais comment vous
le savez ?
Parce que vous écoutez la façon dont il s'exprime. Oui ? 'est une façon
dont quelqu'un s'exprime. J'ai grandi en banlieue, madame Mabrouk.
Excusez-moi, quand j'ai grandi en banlieue, je suis arrivé en RICAT. Est-ce que je parlais de la même façon que les gens qui avaient grandi dans le 5e arrondissement ? Non. Donc c'est ridicule, il y a une façon de parler dans certains quartiers qui n'est pas la façon de parler au centre de Paris. Et si on n'est pas capable de dire ça, c'est ridicule. Il y a des expressions et surtout, à la fin de ma phrase, il y
avait une façon de parler qui est reprise.
Bien sûr qu'il y a des codes dans les banlieues, il y a des arts des banlieues, ça peut être positif et ça peut être négatif. Et il y a des vidéos, c'était ça à la fin de ma phrase, qui ont été reprises sur des réseaux et on voit bien... où ces vidéos sont diffusées, où ces vidéos sont reprises, tout ça peut être suivi, tout ça est analysé, tout ça est grotesque. Mais je vous rappelle, parce que j'ai été beaucoup critiqué par une certaine droite, notamment par M. Zemmour, que je n'ai jamais réduit les pillages aux Français ou issus de l'immigration, parce qu'on voit aussi dans les vidéos des bons bobos, des beaux quartiers qui sont allés faire leur marché avenue Montaigne. Je n'ai jamais réduit ce qui s'est passé aux Français issus de l'immigration. Mais ne pas vouloir en parler, c'est ridicule. Monsieur
Tanguy, s'il vous plaît, si vous pouvez apporter des réponses. Il y a aussi beaucoup de Français issus de l'immigration qui ont été
attaqués, ruinés, qui ont vu leur voiture brûler. Les SMS d
'Emmanuel Macron révélés dans un livre au sujet du Rassemblement national, voici ce qu'il écrit. Ces gens qui sont dingues, dangereux. La machine veut du sang, elle veut le RN, elle veut du sang. Il faut être fou pour ne pas le comprendre, ces gens qui sont dingues et qui sont dangereux. Parlons de vous, entre autres.
Écoutez, je pense que quand on voit le bilan de M. Macron, un certain nombre de comportements, je pense qu'il s'y parle de lui-même.
Et pour conclure, venu couvrir la présentation du nouveau livre de Jean-Dane Bardella mercredi soir à Paris, un journaliste de Mediapart a été refoulé à l'entrée par le Rassemblement National qui a invoqué la nature privée de l'événement auquel de nombreux autres médias étaient pourtant crédités. Il y a eu ensuite une sorte de solidarité avec les médias. Et vous assumez aujourd'hui de faire un tri ?
Non mais monsieur Mediapart, c'était enregistré sous une fausse identité, pas comme un journaliste. Donc quand vous avez ce genre de comportement, c'est eux le problème. Le retournement, cette capacité Mediapart à très mal se comporter. pas comme des journalistes, et ensuite jouer aux victimes. C'est déplorable, mais le lancement s'est très bien passé avec des journalistes. Vous ne
pensez pas qu'il ne faudrait plus éviter de faire du tri parmi les journalistes ? Il faut toujours éviter de faire
du tri, mais c'est fondamental comme liberté. Oui, absolument, mais il ne faut pas non plus que les journalistes confondent leur noble métier avec du militantisme. Et Mediapart est aujourd'hui, et je le regrette par rapport à la déontologie et à l'ambiance de campagne, dans un militantisme contre le rassemblement national. Merci Jean-Philippe Tanguy. Par contre, le lancement s'est très bien passé, et c'est un excellent livre que je vous invite à lire. Apprendre comment Jordan Bardella voit sa fonction de Premier ministre et sa relation avec les Français. Il était à Nîmes-Beaumont ce soir et il fera une tournée en France.
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