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Bonsoir, on est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe de C'est à vous, Agathe, Laurin, Louis et Patrick. Bonsoir à tous les quatre. À la une ce soir, lycéens et syndicats de retour dans la rue.
'est important de se mobiliser parce qu'aujourd'hui c'est la grève générale. Donc là, on est allé bloquer notre lycée. Les lycéens demandent 10 milliards d'euros sur la table et tant qu'on les aura pas, la mobilisation continuera.
La journée a commencé par ces blocages de lycées. Plus de 80, c'est le double du début de semaine. Mais ça reste une goutte d'eau sur les 3 700 établissements du pays. Quelques tensions d'ailleurs avec les forces de l'ordre, notamment rue de Rivoli à Paris.
16 ans, je suis au lycée. On faisait rien du tout, on tapait personne. Et les CRS nous chargent et nous matraquent. Je suis restée à terre, ils ont rien fait les CRS. C'est des professeurs qui sont venus m'aider. C'est une honte, c'est pas normal.
Un tiers des facs aussi bloqués aujourd'hui. Et puis près de Toulouse, comme à Nantes, au tout début du mouvement, un lycée a été en partie, vous le voyez, incendié. Les témoins évoquent des jeunes, le visage masqué qui serait venu pour mettre le feu. Acte délibéré d'après les autorités.
on voit en face de nous des fêtards, c'est un peu choquant. Tout brûler, ce n'est pas drôle, ça ne sert à rien.
Les jeunes manifestent pour leurs droits, je peux bien le concevoir, mais de s'attaquer au lycée, je trouve ça décevant et j'en pleurerai tellement que je trouve ça triste.
Il y a eu d'autres épisodes de tensions dans plusieurs villes de France, aujourd'hui à Paris ou à Lyon notamment. Mais c'était surtout la grande journée de mobilisation intersyndicale, bien au-delà des lycéens ou des étudiants, avec bien souvent dans les cortèges l'argument du pouvoir d'achat.
'inflation, je l'ai prise en pleines dents. Même laisser le cacher, c'est devenu un grand luxe. Je cumule les pirouettes au niveau financier, des repas qu'on a sautés avec les minots. Je ne les compte plus, ça ?
n'est pas évident tous les jours et tous les mois parce que quand on veut faire une sortie ou deux, dans le mois, on est vite
impacté. À 17h, le ministère parlait de 600 000 manifestants en France. 1 600 000 dit ce soir la CGT. Regardez, ce sont les images à Paris. La foule impressionnante à République. Il y avait encore du monde à République quand le cortège est arrivé à Nation, pour vous donner une idée. C'est en tout cas la journée... plus importante depuis le début du mouvement, plus que celle du 17 octobre et son déchaînement de violence. Aujourd'hui, 70 000 policiers et gendarmes étaient déployés. Le mouvement était suivi dans de nombreux secteurs. La tour Eiffel, vous voyez, a dû fermer à Paris comme l'arc de triomphe. Un fonctionnaire sur dix en grève, des perturbations dans les transports. 16% des enseignants ont également cessé le travail toute la journée d'après le ministère. Et pour beaucoup de parents, c'était donc le système D.
Marianne a accepté de prendre Paul son fils et Anouk ma fille, chez elle à midi. Ce soir je m'organiserai avec mon travail pour partir un tout petit peu plus tôt et le récupérer vers 16h30-17h.
Je suis obligée de le déposer chez Massard pour pouvoir aller travailler, c'est un peu compliqué.
Et à un peu plus de 5 mois du premier tour de la présidentielle, les politiques étaient aussi dans la rue, comme ici François Ruffin, Jean-Luc Mélenchon. en terrain conquis, le leader insoumis et Raphaël Glucksmann, candidat PS Place Publique. Il a été, c'était un peu la journée à deux ambiances, à la fois hué et puis ensuite applaudi. Le Premier ministre annonce aujourd'hui une conférence sociale qu'il tiendra ce lundi et les syndicats demandent des hausses de salaire.
faut augmenter tous les salaires, il faut augmenter le SMIC de 10%. Nous la base de discussion c'est 100 euros, c'est 100 euros par mois parce qu'il faut vraiment un effet électrochoc. Aujourd'hui on ne vit pas avec le montant du SMIC.
Bonsoir François Ruffin, député de la Somme candidat à l'élection présidentielle. Merci de votre présence ce soir alors que vous étiez dans la rue, aujourd'hui dans le cortège parisien et que vous publiez aux éditions les liens qui libèrent au boulot 40 chantiers pour remettre le pays debout qui est disponible depuis hier en librairie. Un livre qui est ce soir l'édito de Patrick Cohen. Le livre que vous avez lu Patrick est le programme d'un candidat qui ne croit pas au programme mais qui s'est mis au travail. C'est pour ça que ça s'appelle...
C'est plutôt parce que notre invité demeure immergé dans le monde du travail que sa doctrine est le travaillisme écologique et son slogan « Travailler tous avec un diagnostic d'ensemble, la faillite des élites » et un verbe omniprésent « protéger ». Le livre compte 36 chapitres thématiques, chacun présenté comme un entretien d'embauche, une question qui vous est posée dans un bistrot, un camping, un parking, d'usine ou un amphithéance-po, puis votre réponse, parfois arrangée, réécrite après coup, une fois vous écrivez. J'aurais aimé répondre cela, bon, au moins les sujets viennent du terrain.
Quelles sont les solutions préconisées par François Ruffin ?
Alors d'abord un protectionnisme assumé, il faut... Importer moins, votre boussole, notre indicateur de référence, écrivez-vous, devrait être le déficit commercial. Vous voudriez donc instaurer des taxes et des quotas sur 100 produits stratégiques avec un Buy French Act et tant pis pour les contraventions européennes. Vous suggérez de mobiliser les pannes populaires, livrets à Assurance Vie, de soumettre les aides aux entreprises à la règle des 3C, contrôle, contrepartie, ciblage. Vous, président, les grandes fortunes pairez la taxe Zuckmann. Les héritages seraient taxés jusqu'à 70%. avec 300 000 euros exonérés par enfant. Le SMIC passera à 1 700 euros, ce qui serait aussi votre salaire, celui du président. Tous les salaires seraient indexés sur l'inflation. Le burn-out reconnu comme une maladie professionnelle. Les loyers seraient encadrés, tous les loyers. Et les agriculteurs retrouveraient des prix planchés, enfin, en matière d'immigration. Droits d'asile inconditionnels et régularisation des travailleurs sans papier, mais refus de l'immigration de travail. Écrivez-vous organisé par le patronat.
Ça ressemble beaucoup au programme de la France insoumise, non ?
Oui, mais non. Il y a plein d'écarts avec la doxa insoumise. D'abord, vous assumez le nucléaire, prolongation des centrales actuelles et construction des EPR2. Vous parlez de la sécurité comme d'une question de gauche et non, répondez-vous à quelqu'un qui vous interpelle là-dessus. La police n'est pas fasciste. Je pourrais encore citer le refus du tout inclusif pour les enfants handicapés, ce que vous appelez l'inclusion scolaire low cost. Et puis sur la protection. de l'enfance, votre hommage rendu à Édouard Philippe pour une page lumineuse, dites-vous, de son dernier livre.
Est-ce que tout cela compose un programme solide ?
Alors, non, désolé. D'abord, il n'y a pas de chiffrage d'ensemble. Les dépenses s'empilent chapitre après chapitre. 26 milliards pour l'isolation, 10 pour le grand âge, garantie jaune universelle, autoroute gratuite. – Si, autoroute gratuite, un aller-retour par foyer et par an. À la SNCF, billet populaire illimité à 29 euros, protection de l'enfance financée par l'État, etc. Bon, les recettes sont envoyées à des États généraux de la fiscalité sur le modèle de 1789. Plus problématique, vos deux priorités parfaitement contradictoires, déficit commercial. Et pouvoir d'achat, le coût pour le consommateur des mesures protectionnistes et le risque de représailles ne sont jamais abordés. Et comme la politique commerciale est une compétence exclusive de l'Union européenne, votre désobéissance est assumée. Mais vous pensez que la France n'aura que des contraventions, ce qui apparaît hasardeux. Enfin, vous voulez libérer le travail des planeurs, alors ça c'est intéressant, de ces cadres qui organisent, qui inventent des dispositifs, qui comptabilisent et qui chronomètent, qui sont très présents dans les hôpitaux. On en parle de temps en temps, mais il y en a un peu partout dans l'administration. On se dit tiens, voilà un ennemi de la bureaucratie. Mais à côté de ça, vous voulez une commission sur chaque vente immobilière, une autorité de la probité, une empreinte de décision pour chaque texte, des états généraux tous les 6 mois. J'en ai sûrement oublié. Reste la grande force de votre livre. comme de vos films et de vos autres livres, les travailleurs, leurs témoignages, le terrain, Dalila, la veilleuse de nuit de l'aide sociale à l'enfance, les charistes qui n'ont plus de liste mais qui obéissent à des commandes vocales désormais, l'explosion des inaptitudes au travail, plus de 100 000 licenciements pour inaptitudes en 2022, ce que vous a révélé votre travail parlementaire, la mutualisation des AESH, etc. Toutes ces questions très humaines et très concrètes. aujourd'hui quasi absente de cette pré-campagne présidentielle.
Patrick le rappelait, dans ce livre, vous faites des propositions sans jamais les chiffrer. Est-ce que c'est pas une façon de faire rêver les Français sans leur dire combien ça peut coûter et si c'est vraiment réalisable, François Ruffin ?
Au contraire. Puisqu'il y a tout un volet sur où est-ce qu'on va aller chercher le financement de ça. Et dire que l'essentiel de ce que je propose, en fait, ça n'a pas un coût. J'appartiens à une école économique qui s'appelle l'école de la régulation. Et qui considère que pendant les décennies d'après-guerre, on a eu un certain nombre de régulations qui nous ont apporté prospérité et stabilité. Ça a été les prix planchers pour l'agriculture. Ça a été l'encadrement des prix des loyers. Ça a été l'indexation des salaires sur l'inflation. C'est une économie
administrée quoi. Non,
encadrée. — Où le marché est encadré. — Avec une
augmentation des impôts, ça, c'est inévitable.
— Et donc en l'occurrence, quand on produit de la régulation, ce qu'on produit derrière, ce n'est pas plus de dépenses, c'est moins de dépenses. Parce que si, par exemple, vous plafonnez le prix des loyers, eh bien derrière, vous avez moins d'APL à verser. Donc en vérité, aujourd'hui, la grande question qui devrait être posée dans la prochaine campagne présidentielle, c'est est-ce qu'on laisse le marché... libéré, qui pour moi c'est comme un fauve qui est dans la nature, ou bien est-ce qu'on remet des barrières au marché ? Est-ce qu'on le régule, est-ce qu'on l'encadre
? Mais le marché libéré parfois profite aux consommateurs et au pouvoir d'achat. Les produits importés de Chine, effectivement, ils sont nuisibles pour notre industrie, mais ils sont à bas coût et donc ils permettent à déployer monestes. À la marge,
monsieur Cohen, vous savez, mais à la marge. Et vous savez, ça fait 40 ans. qu'on nous répète que la mondialisation est heureuse. Et pourquoi on en est dans cette situation démocratique, là, M. Cohen ? Pourquoi on en est à un moment où le pays est en voie de basculer au Rassemblement National ? Parce que pendant 40 ans, on nous a raconté ça. Et parce que les quelques centimes épargnés sur une chaîne IFI, ça produit en vérité des milliers d'emplois détruits. Et c'est la colonne vertébrale des classes populaires qu'on a cassé. Et par ailleurs, le protectionnisme, je ne prétends pas faire du protectionnisme à la Trump en disant on augmente de 20%. La paix est
très chère électoralement. De
20%. 50% ou 100% les taxes sur tous les produits. Il s'agit d'en identifier 100. 100 produits sur lesquels on veut retrouver notre autonomie. L'armement, les aliments, les médicaments. Les technologies de l'environnement. En fait, il s'agit de cibler. Et en revanche, là-dessus, de mettre le paquet. Mais non pas de le généraliser. Par exemple, sur les costumes, sans doute qu'il n'y a pas une nécessité de retrouver une souveraineté demain. Donc il ne s'agit pas de surtaxer ça. Mais en revanche, d'identifier sur quoi on veut retrouver notre souveraineté.
On va revenir sous d'autres chantiers que vous voulez lancer. Mais d'abord, la journée de manifestation qui a eu lieu aujourd'hui en France. On le disait, forte mobilisation. 600 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur. 1,6 million pour la CGT. C'est un mouvement qui peut durer jusqu'à l'élection présidentielle. C'est ce que vous souhaitez ?
Moi, je ne suis ni prophète ni décideur. Vous savez, je suis à ma place de politique. Il y a des organisations syndicales. C'est elles qui ont décidé de cette journée. Et moi, je me tiens à ma place. Et évidemment, quand les gens redressent la tête, je suis toujours avec eux. Qu'il s'agit d'une lutte locale ou d'un grand mouvement national, je suis avec eux. Parce qu'évidemment, quand on a une inflation... qui bondit comme ça. Et que, moi, vous savez... – Pardon,
mais c'est très politique. Est-ce que ça ne dit pas que ces gens, toutes ces foules qui ont manifesté aujourd'hui, ne croient pas que leur vie pourra changer grâce à l'élection présidentielle ? –
Il y a toujours eu une alliance de la rue et des urnes. Moi, je pense que la démocratie... – Non, il n'y a pas toujours eu. Il n'y a même jamais
eu de mouvement social avant
une élection présidentielle. – Je dis toujours, mon modèle, c'est le Front populaire. Parce qu'on a eu à la fois les urnes... est la rue. Le problème de mai 68, c'est que ça a été seulement la rue. Le problème de mai 81, c'est que ça a été seulement les urnes. Et donc, il faut une conjonction des deux. Mais ça dit surtout que là, on a quoi ? C'est la convergence des pourrissements. C'est toutes les crises qui ont existé pendant le meurtre d'Emmanuel Macron. Normalement, la crise doit être un moment de vérité. Et à la place, à chaque fois, il a fait une réponse policière et le blabla du grand débat. La crise des Gilets jaunes qui ressurgit. La crise des banlieues qui ressurgit. La crise du mouvement des retraites qui ressurgit. Je dirais même la crise Covid où on a demandé à la jeunesse de se confiner et où finalement, derrière, on ne lui a rien proposé. Et donc, en fait, on est dans un temps de convergence de toutes les crises qui n'ont pas été réglées et de résurgence à six mois de l'élection présidentielle. Vous savez, il n'y a pas de victoire. de gauche sans que ça soit précédé d'un grand mouvement social, d'un dégel de la société. Le débouché politique de mai 68, c'est mai 80. Il y
a eu quand même 17 milliards de lâchés pendant les Gilets jaunes et le quoi qu'il en coûte pendant le Covid.
Le quoi qu'il en coûte pendant le Covid, je ne le remets pas en cause. En revanche, ce que je remets en cause, c'est derrière d'avoir continué à faire des baisses sur les impôts de production et en fait d'avoir mené la France à un déficit qui est quand même record. Dans quelle situation ? C'est une camelamité qu'on a à l'Elysée. Qu'est-ce qui se passe ? On a le taux de pauvreté qui est passé au-dessus de la moyenne européenne. Les inégalités sont passées au-dessus de la moyenne européenne. En revanche, la richesse par habitant est passée en dessous de la moyenne européenne. Oui,
il y a du Macron à toutes les pages, mais il n'est plus candidat. C'est fini. Là, on parle de ce mouvement social. Oui, vous dites qu'il y a toujours eu un mouvement social qui a précédé les victoires de gauche. Mais pardon, la gauche paraît assez loin de la victoire en mai prochain. Mais
je le constate avec dépit. Maintenant, je m'appuie quand même sur des gens qui viennent poser des questions là. Il y a deux questions qui sont posées, qui sont au fond des réponses, qui appellent des réponses de gauche. L'éducation, l'investissement dans l'éducation. Donc y compris le Conseil d'analyse économique dit que ça devrait être une priorité. Et deuxièmement, le fait que simplement les gens puissent vivre de leur travail, bien en vivre et pas en survivre. Et donc le mouvement social réclame des réponses au présent du gouvernement. Mais il réclame des réponses pour demain, un débouché politique.
Vous étiez dans la rue, Jean-Luc Mélenchon était également présent. Un autre candidat à l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann, n'a pas tout à fait pu battre le pavé comme il le souhaitait, Agathe. Oui,
absent des pavés et des mouvements lycéens, Raphaël Glucksmann, qui se tenait jusqu'à présent à l'écart des manifestations, conscient de l'hostilité de militants de gauche radicales qui le prennent régulièrement à partie, mais en cette grande journée de grève, le candidat a décidé... enfin, a essayé de défiler, accueilli très vite par des huées.
elle est ici. Et cela ne m'impressionne absolument pas. Le thème du jour, c'est pas moi, honnêtement. C'est compliqué, là. Il n'y a aucun sujet. Je n'ai pas peur du tout.
Alors on a entendu aussi quelques applaudissements et des Raphaël Président, mais Raphaël Glucksmann est resté bloqué pendant 45 minutes par des militants avant d'être contraint de quitter la manifestation. Toujours objet du même procès, il ne serait pas vraiment de gauche, lui le vainqueur de la primaire de la gauche sociale-démocrate. Bref, un cortège mais de gauche.
On n'est pas
d'accord avec cette gauche supposée qui rejette la gauche, la vraie gauche. On n'est pas d'accord avec lui et les étudiants, on veut montrer. Vous n'avez pas plus la raison que nous.
Nous, on est de gauche. Et moi, je peux vous dire que vous êtes antidémocratique parce que chaque fois qu'on se présente, vous êtes là en train de crier. On peut avoir une autre analyse de la situation et être de gauche.
Raphaël Guixman dénonce le harcèlement de militants insoumis qui voudraient l'intimider depuis sa victoire à la primaire. François Ruffin, vous aussi, vous avez été la cible de Jean-Luc Mélenchon et de ses partisans après avoir quitté LFI. Malgré vos désaccords avec Raphaël Guixman, est-ce que vous partagez son constat sur ce harcèlement ? Et sinon, comment vous analysez ce rejet qu'il suscite chez cette gauche-là ? En tout
cas, ce qu'on a à l'image là, c'est ce qui nous conduit à la défaite. le train de la fatalité qui emmène Marine Le Pen à l'Elysée, ces deux gauches qui choisissent de ne pas se réconcilier, elles nous conduisent à une tragédie pour l'année prochaine. Et donc, moi, je le regrette. Quand je voulais une grande primaire qui aille de Poutou à Hollande, c'était pour emmener tout le monde. – Vous vouliez même participer à la primaire. – Mais j'étais prêt à ça. – Mais vous croyez vraiment que les C2 gauche,
elles peuvent se réconcilier ? – Mais oui, là il y a un choix,
vous avez vu… – Mais Raphaël Lufan, il dit le
contraire, il dit c'est la cohérence qui permettra de battre Marine Le Pen, pas la confusion. – Vous savez, ils ont l'intérêt, les
deux ont intérêt à dire que c'est pas possible de se réconcilier, comme ça ils se partagent des parts de marché, voilà ce qui se passe. Et donc évidemment, là aujourd'hui… – Mais là c'est pas un problème d'absence de réconciliation, c'est un problème d'invective, de haine… – Je vous dis que pour une manifestation, qu'il s'agit d'une manifestation… pour le pouvoir d'achat, contre le racisme, toutes les voix devraient pouvoir être bienvenues dans ces manifestations. Et qu'on ne peut pas prétendre demain être majoritaire dans le pays, avoir un grand mouvement populaire en étant sectaire.
Malgré ce que vous avez subi de LFI, malgré les insultes aussi. Je viens vous
dire, moi, vous savez, si vous entrez en politique en espérant seulement avoir des pétales de roses sous vos pieds, il faut faire autre chose, d'accord ? Et donc ça veut dire que pour le bien du pays. compte tenu du naufrage dans lequel il se trouve, continue du risque que nous avons l'année prochaine de voir arriver l'extrême droite au pouvoir. Je vois la nécessité d'avoir une gauche réconciliée et c'est tout l'inverse qui se joue là sous nos yeux. Alors,
œcuménisme toujours depuis la rentrée.
Vous savez même, je vais vous dire, œcuménisme, je vais aller plus loin. L'amour, l'amour. Tiens, regardez. Mais oui.
Je le dis sans
ironie, vous savez, on ne gagne pas par la haine. gagne par l'amour. On gagne en embrassant le pays. On gagne en embrassant les gens.
En embrassant celui qui vous insulte et qui vous invective.
Quand bien même, mais surtout en embrassant le pays, en embrassant les gens et en choisissant d'y aller tout entier. On ne gagne pas par la haine. Ce n'est pas la
stratégie de LFI. Je vous
dis juste que je sais, moi, dans la durée, que pour se faire aimer des gens, il faut les aimer.
Bon, puissiez-vous être entendus du
climat
actuel. Donc vous avez effectué un déplacement auprès de lycéens en grève avec Dominique de Villepin. Vous aviez aussi accepté un débat en septembre avec l'ancien Premier ministre. Et voilà comment vous présentiez la rencontre.
Un
petit pax. Je ne sais pas si vous avez déjà préparé le pax, mais disons qu'on se renifle. Moi, je... Je ne
voyais pas ça comme ça.
Non, mais la métaphore canine est très parlante. Je pense à la fois à un diagnostic partagé et à un horizon qui a des points communs.
est l'avenir de votre candidature, François Ruffin ? Est-ce qu'elle passe par un rapprochement avec d'autres candidats, ou avec Villepin, ou avec Roussel, ou en candidature autonome, sachant que, bon, vous êtes...
2% d'intention dans les fondages.
Vous savez, d'abord, si je ne suis pas là aujourd'hui pour venir parler des accompagnantes d'enfants en situation de handicap, des auxiliaires de filles, des assistantes maternelles, il n'y aura pas un candidat dans la présidentielle pour le faire. Si je ne suis pas là pour parler des 100 000 personnes qui sont broyées physiquement ou psychiquement par le travail de chaque année, il n'y aura personne pour le faire. Donc c'est une candidature de témoignage pour être la voix de ceux dont on ne parle pas. Et même là, il y a un mot qui est posé, qui est le mot horizon. Je considère que parmi toutes les faillites... nos élites. La principale faillite est presque spirituelle. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'horizon pour les Français. C'est compétitivité, marché, concurrence, croissance. Qui a envie de se retrousser les manches pour ça ? Personne. Eh bien quand je viens dire travaillisme écologique, c'est de poser un horizon. C'est de dire que oui, on doit se mettre au boulot si on veut relever les grands chantiers qu'il y a. Le chantier, le défi démographique avec de plus en plus de personnes âgées dont il faut s'occuper. Le défi productif, pas de grand pays sans une grande industrie, sans une agriculture qui assure notre autonomie. Et le plus grand des défis pour les Français comme pour l'humanité qui est le défi climatique. Et il est évident que pour faire ça, il faut embrasser large. Et je vais vous dire, peut-être que le... de notre dialogue. D'abord, que dans un temps d'invective, que dans un temps de rejet, de haine, il y ait deux hommes qui ne sont pas du même bord, mais qui soient capables de passer deux heures à dialoguer et à chercher leurs points communs, y compris pour apporter des solutions au mouvement lycéen. Vous savez, sans doute qu'on en aura encore davantage besoin demain de ça. de républicains qui sont capables de se parler parce qu'ils voient la gravité de ce qui est en train d'arriver à la France et aux Français. –
Alors vous, vous êtes allé parler aux Français un peu partout dans le pays, Patrick le rappelait. Vous l'avez fait à votre manière dans cette campagne, en auto-stop. Et puis vous vous êtes retrouvé aussi au camping des Flots Bleus à jouer à la pétanque. On va voir les images avec Maureen qui travaille en hôpital psychiatrique.
irez voter quand même à la fin ou pas ? – Non. Vous n'avez pas voté ? Vous ne votez pas non plus ? Non. J'ai arrêté il y a longtemps. Je ne vais même pas vous parler pour voter pour moi à l'intérieur de tout le bazar aujourd'hui. Mais s'il y a des moyens qui sont donnés à l'hôpital, pas de moyens qui sont donnés à l'hôpital, et en particulier à la psychiatrie, c'est tellement directement lié à un choix politique qui est le budget de la sécurité sociale qui est voté à l'automne. Votre bulletin de vote, vous pouvez être sûr que ça a quand même un rôle. Oui, je ne sais pas. Oui, ce n'est pas ma voix qui va faire changer. Votre voix. C'est votre voix plus toutes les Maureen du pays
sent que c'est compliqué quand même de convaincre Maureen. Vous savez, malheureusement, c'est mon
ordinaire et je n'ai pas besoin d'aller jouer au boule au camping des Flots Bleus pour vivre ce grand désarroi. Donc d'éloignement de la politique, de la vie des gens. Je vous rappelle toujours quand même qu'eux, ils étaient en congé et en congé payé, c'est quand même le fruit à la fois d'une lutte sociale et d'un vote dans les urnes. Quand on a la sécurité sociale qui, à mon avis, une utopie réalisée, qu'on peut se faire rembourser quand on va à l'hôpital, c'est le fruit de lutte sociale. Et donc évidemment, il faut inventer... Ils arriver
à en convaincre quand même ?
Oui, mais vous savez, là même... Après, ces quatre bulletins, ils vont prendre aussi, parce que le débouché de gauche dans cette élection-là, il ne va pas de soi, y compris pour des fonctionnaires de l'hôpital psychiatrique aujourd'hui.
Merci beaucoup, François Ruffin. Je rappelle cet ouvrage au boulot, 40 chantiers pour remettre le pays debout, qui est disponible depuis hier dans toutes les bonnes librairies. Vous restez avec nous d'autres sujets à vous soumettre, notamment le reportage de C'est à vous ici. À maintenant, Louis Amard.
Il y a quelques instants qu'un avion de ligne qui effectuait la liaison entre Dublin et Rome a été dérouté sur la France.
Menace en série sur le ciel européen. Au moins 20 avions ont dû être déroutés ce matin après une succession d'alertes à la bombe. L'un d'eux qui reliait Dublin à Rome s'est posé en urgence à Évreux en Normandie. C'est Matignon qui l'a annoncé. Le pilote irlandais n'a pas immédiatement coopéré. Des avions de chasse sont donc venus l'escorter sur ordre du Premier ministre. Les 151 passagers et les 6 membres d'équipage ont ensuite été pris en charge selon un protocole commun au monde entier.
Déjà, l'équipage va annoncer qu'il a un problème pour faire savoir qu'il est dans une situation où il demande de l'assistance et un déroutement. La deuxième chose, c'est qu'on va descendre. On va changer d'altitude. L'avion, au lieu de voler à 10 000 mètres d'altitude, il va redescendre à 3 000 mètres d'altitude. Si on identifie un colis suspect, on va le mettre devant une des portes et on va recouvrir ce colis suspect de tous les bagages, de tout ce qu'on a à bord de l'avion pour réduire l'éventuelle onde de choc. Est-ce que les passagers sont informés du danger ? D'une manière générale, dans un avion, l'équipage a l'obligation d'informer les passagers, quelle que soit la situation. Donc ne regardez pas. pas l'hôtesse en se disant « mince, elle arrête de sourire, c'est qu'il y a un problème ». Si on ne vous dit rien, c'est qu'il n'y a rien. Dans la
matinée, les mêmes scènes se sont produites dans plusieurs pays européens. Des avions en provenance de Madrid, Londres ou Copenhague se sont par exemple posés en Bulgarie. C'est arrivé aussi en Belgique, en République tchèque ou en Italie. A chaque fois donc à cause d'alertes à la bombe. Et deux jours seulement après une première vague d'alertes qui avait déjà fortement perturbé le trafic aérien. Le commissaire européen au transport dénonce des menaces inacceptables contre les civils. Il précise qu'il est encore trop tôt pour établir un lien formel entre toutes ces fausses alertes. Mais pour Xavier Tittel. il ne peut pas s'agir d'une coïncidence
Dans tous les cas, c'est pour nous gêner, c'est pour coûter aux compagnies aériennes, c'est pour désorganiser nos sociétés. L'hypothèse d'une ingérence étrangère, elle est peut-être tout en haut de la liste. On sait qu'il y a un certain nombre d'attaques qui nous viennent de la Russie. C'est évident, il y a des centaines et des centaines de cas qui sont ouvertement attribués à la Russie. La question aujourd'hui, c'est comment est-ce qu'on va réussir à faire baisser cette menace ? Parce que réellement, il pourrait faire des centaines d'alertes à la bombe chaque jour et on n'a pas réellement de réponse face à cette situation.
Et on apprend ce soir qu'une partie de ces alertes a été revendiquée par un mouvement d'extrême droite russe nommé « Etat masculin » et qui dit se battre, je cite, « contre les régimes féministes en Europe ». Des manœuvres de déstabilisation sécuritaires, financières, qui interviennent dans un contexte où l'Europe, justement, et la France en particulier, sont régulièrement la cible de cyberattaques le plus souvent imputées à la Russie. Il y a trois semaines, plusieurs supermarchés avaient perdu des millions d'euros de marchandises après que la température de leur frigo avait été brutalement augmentée. Ce lundi, ce sont les... chambres froides de l'établissement français du sang qui ont été visés.
l'a appris par nos systèmes internes d'alerte et de surveillance qui ont signalé à nos équipes techniques que quelque chose était en train de se passer dans les chambres froides. Ça nous a permis d'agir très vite, si bien qu'on n'a eu aucun impact sur aucun produit. Quelles auraient pu être les conséquences d'une augmentation de température ? On aurait perdu une quantité importante de produits. On sait que, comme les établissements de santé, comme les banques, comme le secteur alimentaire... Un certain nombre d'établissements publics peuvent être des cibles. Ça nous a amené depuis déjà des années à rehausser notre niveau de protection et de vigilance.
Propos recueillis avec Audrey Payas, autre cyberattaque majeure cette semaine. Elle a justement frappé une banque, le Crédit Mutuel. Les hackers sont parvenus à détourner plus de 100 millions d'euros sur plusieurs jours sans que personne ne s'en aperçoive. Ce sont les fonds propres du groupe qui ont été dérobés, pas les avoir des clients. Mais ça ne les empêche pas d'exprimer leur inquiétude. Au micro de Sarah Gillot et Neila Darouch.
se rend compte qu'à tout moment, même notre argent peut être détourné, piraté à cause de quelque chose d'extérieur. Forcément que c'est inquiétant une cyberattaque.
C'est difficile de savoir qu'on n'est pas protégé. Demander aux organismes dont on
est client de sécuriser les choses, oui, on peut leur demander d'investir dans la sécurité. Ça devrait servir de leçon.
Le crédit mutuel affirme que sa solidité financière n'est pas mise en cause par cette cyberattaque. Et le parquet de Paris a ouvert une enquête.
Merci Louis. C'est une certitude. En janvier prochain, les nouveaux tarifs des mutuelles seront à la hausse. L'augmentation est constante depuis 2011. Près de 40% en 15 ans. Plus du double pour Georges, un retraité de 78 ans.
2016, vous étiez à 989 euros par an. Et aujourd'hui, vous êtes à... 2340 euros. Ça a plus que doublé en 10 ans.
Et là, on est sur les mêmes
garanties. C
'est vrai que c'est énorme. Les augmentations qu'on a eues ces dernières années, c'était énorme.
Des cotisations importantes, mais qui ne l'empêchent pas de continuer à payer des frais de santé de sa poche une fois que la Mutuelle et la Sécu l'ont remboursé. C'est ce qu'on appelle le reste à charge. C
'est quand j'ai eu mon appareil dentaire et j'en ai eu pour plus de 1000 euros de ma poche. Donc un gros reste à charge.
Bonsoir Julie Lotz. Merci de votre présence ce soir à l'occasion de l'enquête que vous avez réalisée pour Cash Investigation avec Mathieu Robert qui sera diffusée ce soir sur France 2 à 21h10 pour répondre à cette question. Mutuelle santé, pourquoi payons-nous toujours plus cher ? La première réponse que vous font les assureurs, c'est qu'il faut bien absorber... Les dépenses que la Sécurité sociale ne rembourse plus
? C'est ça. En fait, on a de plus en plus de dépenses de santé parce que la population française vieillit. Donc ça, c'est vraiment la première cause de l'augmentation des cotisations de nos complémentaires santé. Et en fait, on a vu qu'il y avait d'autres raisons, mais dont on est moins informé, qui sont des frais. Des frais cachés, que
vous mettez en
lumière. C'est ça, notamment ces frais d'acquisition. Quand parfois on est des marchés, vous l'avez peut-être déjà été, par des courtiers qui veulent nous vendre une mutuelle, tout ça, on le paye dans notre cotisation sans le savoir. Et ça représente un montant assez conséquent.
Vous prenez un exemple, par exemple sur une cotisation de 100 euros par mois, seuls 73 servent à rembourser les soins. On se demande à quoi servent les 23 euros, notamment, il y a des frais de gestion.
Sur 100 euros, oui, tout à fait. Donc 73% servent à rembourser vos soins. Ensuite, il y a bien sûr les bénéfices qu'ils doivent faire, mais il y a surtout les frais de gestion. Ça représente 21%. Et dans ces frais de gestion, il y a les frais d'acquisition qui sont la publicité, le marketing, le démarchage. En fait, on paye pour être démarché.
Ce qui est faux aussi, c'est que les assureurs payent en partie. avec une partie des cotisations de leurs clients, des comparateurs en ligne qui ne proposent que des mutuelles, qui les rémunèrent. Donc tout est complètement faussé.
Oui, c'est ça. Alors souvent, parce qu'on ne comprend pas vraiment ces contrats, on a le réflexe d'aller sur ces comparateurs en ligne pour y voir plus clair. Et on nous promet de belles économies, de nous comparer tous les contrats. On a le sentiment qu'on va nous comparer tous les contrats du marché, mais en fait pas du tout. On s'est rendu compte déjà. que les premiers contrats proposés par ces comparateurs n'étaient pas forcément ceux qui répondaient à nos besoins, et surtout qu'en fait, ils ne proposaient que les contrats des compagnies qui les rémunèrent. Donc en fait, c'est complètement biaisé, et par ce moyen-là, on s'est rendu compte qu'on ne pouvait pas... Et ça
concerne tous les comparateurs en ligne, ou il y a un moyen quand même de trouver la bonne mutuelle au meilleur prix
? Alors tous ces comparateurs en ligne là pour lesquels vous pouvez aller en ligne gratuitement, enfin qui sont accessibles gratuitement, mais en fait ce n'est pas gratuit parce que vous payez ça indirectement dans votre cotisation, ils ont tous le même fonctionnement.
Donc
il
n'y a pas de moyen pour l'instant, gratuit en tout cas, d'avoir une bonne comparaison des prix. Ce qui fait gonfler la facture, c'est aussi la commission que s'octroient certains courtiers auxquels les Français font appel pour trouver la meilleure complémentaire santé. Pour comprendre comment ils sont rémunérés, vous vous êtes fait passer pour une courtière santé au salon du Courtage à Paris en septembre 2025 en caméra cachée.
Et
entre les deux contrats, c'est une différence pour l'assuré de 58 euros par mois. Sur l'année, cela constitue un écart de 696 euros. Pour le même contrat et les mêmes garanties.
Donc moi je choisis ma commission entre 10 et 30% mais l'assuré, lui, il voit jamais que le tarif évolue par rapport à ma commission. L
de cette commission, elle est mentionnée sur les contrats.
Sur les contrats, on peut voir l'existence d'une commission, mais on ne peut pas voir le montant exact. Ce qui fait qu'en fait, on ne peut pas véritablement savoir quel montant de notre quantisation on paye pour ce service-là et quel montant est dédié vraiment au remboursement de nos soins.
Face à ces hausses, certains ont choisi de se passer de mutuel. C'est le cas de Jean-François, un retraité qui a fait ses comptes et que vous avez rencontré.
cette première année-là, j'aurais fait une économie de 245 euros si je n'avais pas eu de mutuelle.
Est-ce que vous n'avez pas peur d'une grosse dépense qui va vous tomber dessus
Alors, quand vous faites une blessure, ce qui a été mon cas quand j'ai remis la toile du trampoline de mon fils, je suis allé aux urgences. Les frais de santé étaient de l'ordre de 2134 euros. La mutuelle n'a vu passer que 24 euros. S'il y a un gros événement, un gros incident, c'est la sécu qui prend un 100%.
Voilà, c'est un peu extrême. C'est un gros risque quand même qui est pris dans ce cas-là.
Alors, Jean-François, lui, affirme qu'il a fait des économies en fait en se passant de mutuelles. Mais effectivement, il faut quand même rappeler qu'il peut y avoir un risque. Par exemple, quand on va à l'hôpital, il y a un forfait journalier de 23 euros. Si on y passe 6 mois et qu'on n'a pas de complémentaire santé, ça peut coûter cher. Mais enfin, il y a quand même
un spécialiste qui conseille carrément aux retraités de ne plus assurer leurs lunettes. Elle explique que c'est... moins cher de les acheter soi-même. Comment
est-ce que c'est possible ? Alors en fait, on a rencontré une actuaire qui est une spécialiste des tarifs des complémentaires santé et effectivement, elle explique que dans notre cotisation, par exemple de 195 euros pour Georges, il y a un montant qui est consacré au remboursement de l'optique qui est de 32 euros. En moyenne. Et bien, comme on est remboursé pour ses lunettes tous les deux ans, si on calcule, si on fait 32 euros x 12 x 2, ça fait un peu plus de 760 euros. Et en fait, on se rend compte qu'on peut s'acheter de belles lunettes soi-même. Il faudrait juste qu'on mette cette somme de côté tous les mois. Sauf qu'en fait, en France, on n'a pas du tout ce réflexe-là. Et le premier réflexe qu'on a, au contraire, quand on a son contrat de mutuelle, c'est de regarder combien on est remboursé pour l'optique en général.
Il faut être très attentif. C'est difficile parce que les contrats d'assurance et de mutuelle santé sont d'une complexité incroyable. On vous voit aller interroger l'ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, Jérôme Guedt, le député socialiste qui est en charge de ces questions. Ils ne comprennent rien. Ils n'arrivent eux-mêmes, qui sont spécialistes de ces questions, à comprendre ce qui se dit dans un contrat et ce qui est vraiment remboursé ou pas.
Oui, effectivement, eux n'y arrivent pas. Je pense que là, si on faisait un tour de la table, c'est d'une complexité vraiment extrême. C'est volontaire Alors nous, on n'a pas montré que c'était volontaire. Et en fait, pour être tout à fait honnête, c'est aussi le système de la nomenclature des soins de santé, de la sécurité sociale qui est complexe. Parce que quand on a son tableau de garantie de sa mutuelle... On nous dit qu'on nous rembourse 200% de la BR. La BR, c'est la base de remboursement de la Sécurité sociale qu'il faut aller chercher en ligne. Il faut aller voir combien elle nous rembourse. Enfin, personne ne fait ça. En fait, ce qu'on pourrait faire, ce qui est rarement fait, c'est d'indiquer tout simplement les montants en euros pour donner une idée de ce qui est remboursé pour qu'on ait une vision plus claire. Sauf que personne ne le fait. Sauf que
c'est très rare. C'est complexe, mais il y a un régime où les soins sont mieux remboursés en France, en Alsace-Moselle. C'est un régime local, héritage de l'histoire allemande dans la région.
77,60, prise en charge par l'assurance maladie, 26 euros et un centime. Et ça fait que vous avez 55,78 euros pris en charge par la mutuelle.
Alsace-Moselle, l'assurance maladie rembourse aussi à 30%. Mais s'y ajoute le régime local, pour ce médicament, il permet un remboursement jusqu'à 80%.
le prix facturé est de 77,60 euros, et ce qui est prêt en charge par l'assurance maladie en régime local, 65,85 euros.
65,85 euros. En Alsace-Moselle, la boîte de ce médicament est donc mieux remboursée de 40 euros.
donc un médicament qui est remboursé à 65% dans le reste de la France, il l'est à 90% en Alsace-Moselle. Comment ce régime parvient-il à mieux rembourser les médicaments, Julie ? Alors, ce
n'est pas gratuit. Les Alsaciens-Mosellans payent pour ce régime, mais en fait, ils payent un pourcentage sur leur revenu. À la différence du reste de la France, où nous, on paye nos complémentaires santé plus chers avec l'âge, plus on est vieux et plus on paye. en Alsace-Moselle on paye une plus grosse partie en fonction de ses revenus donc en fait c'est un régime plus solidaire et aussi parce que ce régime local prend en charge plus de soins, la complémentaire santé est moins chère. 40% moins chère en moyenne en Alsace-Moselle. C'est ça. Donc en fait, c'est un régime quand même, en tout cas, que les experts présentent comme plus solidaires, où les complémentaires sont moins chers. Pourtant, il n'y a que l'Alsace-Moselle qui en bénéficie aujourd'hui en France.
Pourquoi on n'applique pas ce modèle partout en France, François Ruffin ?
En tout cas, moi, je suis favorable à une sécurité sociale à 100%. La sécu, les complémentaires, la complémentaire... obligatoire avec les déremboursements, on est dans un espèce de gruyère où plus personne ne comprend rien. Et oui, moi, je suis... Les frais de gestion de la Sécu, c'est 4%. On nous dit régulièrement dans le privé, les frais de gestion, c'est 16%. Là, vous nous dites, c'est 27% en y ajoutant les centres d'appel qui payent tout ça. On sait que la sécurité française sociale par rapport à ce qui se passe aux Etats-Unis est beaucoup moins coûteux. Donc moi, je demeure favorable à une sécurité sociale à 100% et où tout le monde comprend.
Merci beaucoup Julie Lotz. Cache Investigation Mutuelle Santé, pourquoi payons-nous toujours plus cher ? Ce soir à 21h10 sur France, de suivi d'un débat animé par Élise Lucet. Qui va parler de ça. Merci beaucoup. Merci à vous. Le 5 sur 5 de Laurent Sénéchal. La vague démocrate aux Etats-Unis commence déjà à produire des effets.
Sur l'économie d'abord, le baril de Brent s'est effondré hier. Il est un peu remonté aujourd'hui à 96 dollars, mais il était à 105 dollars avant-hier. Et puis au Honduras, une caravane de migrants est en route dans l'espoir de rejoindre les Etats-Unis maintenant que Trump a perdu le contrôle du Congrès. Sauf qu'il a toujours la main sur la police de l'immigration. Il y a peu de chances que les frontières se rouvrent. Trump qui n'a pas peur en revanche d'une éventuelle procédure d'impeachment.
Not even a little bit. I think it would destroy the Democrat Party if they did that. Impeachment for no reason. What, for having a successful country? Our country is more successful now than at any time in its history.
Il faut 67 voix au Sénat pour valider un impeachment entre les démocrates, même après leur victoire. On sont loin, 55 environ. D'ailleurs, ce n'est même pas ce que demande le peuple américain, déclare le nouveau patron démocrate de la Chambre qui dit qu'il y a d'autres priorités. Après la déroute, le camp républicain, lui, se fissure. Fox raconte qu'une réunion a eu lieu entre Trump et son vice-président J.D. Vence pour s'accorder sur une stratégie de communication. Mais devant l'ampleur de la déculottée, Vence a publié un long message dans son coin. pour blâmer la guerre en Iran dont il n'a jamais voulu. De quoi froisser Donald Trump. Le moins qu'on puisse dire, écoutez-le, c'est qu'il n'adoupe pas J.D. Vence. Ceux qui s'en donnent à cœur joie sont les adversaires politiques de Trump, les satiristes par exemple, comme Jimmy Fallon. Sous
-titrage Société Radio-Canada
Et puis, il y a les images insolites du vote aux États-Unis qui nous parviennent maintenant. La Floride, par exemple, était en partie inondée. Vous voyez, mardi, jour du scrutin, ça n'a pas empêché certains électeurs de Floride déterminés de se rendre aux jeunes par tous les moyens, y compris ici, la planche de paddle. Et les Américains ont même voté depuis l'espace. C'est sans doute le bureau de vote le plus original. Trois astronautes qui ont voté mardi depuis la Station spatiale internationale. françois ruffin comment vous l'avez vécu cette vague bleue démocrate Depuis la France, c'est le signe aussi qu'on peut revenir d'une période autoritaire. Vous
regardez particulièrement le Kansas, parce qu'il y avait un bouquin de Thomas France qui s'appelait « What's the matter with Kansas » qui était traduit en France avec « Pourquoi les pauvres votent à droite ? » et qui traduisait ce que je vivais dans ma Picardie. Et je vois que là, le Kansas a basculé à gauche et que la campagne des démocrates s'est déroulée sur les questions économiques et sociales, sur la question du logement, sur la question de la santé, sur la question des déplacements. du prix de l'essence et ainsi de suite. – Vous vous dites pourquoi
pas en France ? –
Je pense que pour retrouver une assise populaire très large et pour réconcilier un certain nombre de Français qui ont pu voter à gauche, les questions économiques et sociales sont de toute façon ce qui doit être notre colonne vertébrale.
France, l'épidémie de Covid a repris de plus belle. –
Oui, on pensait le pic passé il y a quelques jours, mais regardez, c'est reparti dans les eaux usées là, à la hausse, ça grimpe toujours en flèche. On connaît tous quelqu'un autour de nous qui a été malade ces dernières semaines.
-"L'équipe, il se passe quoi en ce moment ? Il y a tout le monde qui est malade. Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a le Covid qui est de retour ?"
vous pouvez entendre, je suis bien malade. J'ai une bronchite ou alors un Covid l'un ou l'autre." -"En 2019-2020, y avait un virus qui s'appelle le Covid. Je pense que là... » pense qu'en
2026, il
reprend position
de mon corps. La vaccination contre le Covid, la campagne a commencé il y a trois semaines, mais on n'a aucune donnée officielle. Elle n'attire pas les foules, beaucoup moins que celle de la grippe, m'a confié Nicolas Béraud, j'aurai spécialisé aux Parisiens. Allez-y, ça se fait directement en pharmacie. Il faut deux semaines pour que le vaccin soit pleinement efficace. Et ça peut se faire avec vaccin et grippe en même temps.
Fortes intempéries dans le sud de la France.
Des averses massives, des gros orages de grêle dans le Gard et dans l'Hérault placés en vigilance orange. Ici la commune de Frontignan, on est sur la côte méditerranéenne, pas très loin de Montpellier. Il a beaucoup, beaucoup plu à Frontignan. Toute cette eau provoque des inondations localement, des routes submergées. Il pleut aussi un peu plus à l'est dans les Bouches-du-Rhône, ce qui réveille de très mauvais souvenirs aux habitants de Martigues. Trois personnes sont mortes dans les intempéries fin octobre dans ce département des Bouches-du-Rhône.
...
fois, les habitants n'ont pas voulu se faire surprendre. Un monsieur a carrément engagé des travaux avec son propre agent de chantier pour construire une digue de fortune.
... Pourquoi ? Mon fils, ça fait un bassin de rétention naturel. Elle restera derrière. Je l'avais fait un petit peu, mais ils étaient trop petits, les premiers.
Des trompes d'eau également en Corse, territoire lui aussi endeuillé en octobre. Cette fois, c'est la région de Porto Vecchio qui est touchée. Certains habitants évacués, mis à l'abri dans un gymnase de la commune où ils sont arrivés en pleine nuit. Des précipitations alors qu'il fait froid. On est enfin sous les valeurs de saison depuis une petite semaine. C'est de plus en plus rare. Ça donne cette neige sur le massif central. La neige, on en a de moins en moins en France, mais on a des idées qui peuvent sembler farfelues. Ici, la neige de l'hiver dernier, conservée depuis plusieurs mois sous bâche pour la prochaine saison de ski.
'opération qui est en cours sur la station, c'est le débâchage du snow farming qu'on a fait au mois d'avril. C'est-à-dire que c'est un tas de neige qu'on conserve avec des bâches isothermes. On est monté à 46 degrés et on avait 4,5 degrés dessous sur la neige. Donc on peut dire que oui, c'est une réussite. C'est une économie de 7000 m3 d'eau qu'on peut utiliser ailleurs ou économiser par rapport à la production de neige.
François Ruffin, quand vous voyez ça, vous vous dites que c'est complètement aberrant ou il faut aussi protéger quand même une certaine économie en France ? Votre soeur, c'est la maire de Grenoble, Grenoble a besoin de l'économie du ski aussi. Après,
je pense qu'il y a une question, c'est quels sont les usages de l'eau ? Bon, là, ce n'est pas le canon à neige, mais ce sont la culture de la neige. Donc il doit y avoir une discussion démocratique sur quels sont les usages prioritaires pour l'eau. Et par ailleurs, il y a une grande question. Moi, j'ai connu la mono-industrie du textile dans mon coin. Quand ça chute, c'est dur. mono-industrie du tourisme d'hiver. Donc il faut sortir une région de cette mono-industrie.
part au Brésil où un aéroport a été détruit par une tornade. Des
vents incroyables à 130 km heure. Regardez, c'est le hall de l'aéroport. alors que les passagers potentiels sont sur place, qui est en partie soufflé dans cette région du sud du Brésil. C'est un phénomène qui s'est formé très rapidement dans le sud du pays. Une personne est morte au Brésil. L'électricité et Internet sont également coupés dans de nombreuses communes. Il y a des voitures et même des poids lourds qui ont été retournés par la puissance du vent. En tout, 4000 personnes ont été touchées directement par le cataclysme. Regardez les dégâts sur cet aéroport dans la région de Santa Catarina, en grande partie détruits par cette tornade. Les vols sont évidemment suspendus au moins jusqu'à la fin de la semaine.
– Pas du tout, l'incroyable histoire d'un Suédois qui vient de vivre un mois dans l'aéroport de Nava. – Oui, en
Italie, donc ça fait immédiatement penser au film Le Terminal avec Tom Hanks dans le rôle de cet Iranien qui a vécu, c'était une histoire vraie, 18 ans à Roissy Charles de Gaulle dans une situation kafkaïenne. Alors là, c'est une histoire différente, c'est un jeune homme qui s'appelle Daniel, il a 25 ans, il est ressortissant suédois, mais c'est tout ce qu'on sait de lui parce qu'il est amnésique et il a oublié jusqu'à son nom de famille.
Comment vous vous appelez? Daniel. Daniel. Et votre nom de famille? Daniel comment?
suis venu
à Rome et puis je suis venu à Napoli. En vacances.
Mais qu'est-ce qui se passe à Rome? Je
suis venu à Rome. Les médias italiens évoquent ça, une bagarre qui lui aurait fait perdre la mémoire, mais on n'a aucune certitude. Le jeune homme n'a aucun papier sur lui. Il erre depuis plusieurs semaines à l'aéroport de Naples en Italie et les autorités sont bien en peine de l'aider dans sa détresse.
Je ne sais pas comment il est arrivé à Naples. Si on lui a volé ses affaires, il n'a pas de papier. Il m'a demandé des chaussures et de l'argent pour rentrer chez lui. Mais si je lui donne, il rentre où et comment ?
Mais son histoire a fait le tour des réseaux sociaux. Il a fini par être reconnu par sa propre famille qui évidemment avait plus de nouvelles depuis la fin du mois d'août. Il va pouvoir rentrer chez lui. Il a eu son père au téléphone. Il en était très heureux. Il a pu embarquer. On ne sait pas encore s'il pourra retrouver la mémoire en revanche.
soir, on a assisté à la Bérezina du Racing Club de
Lens. Les 100 et Or ont perdu 9 buts à 1 en Ligue des champions contre le club italien de Caume. C'est la défaite la plus lourde de l'histoire pour les clubs français. Avant le match, pourtant, les supporters lançois avaient de l'espoir. C'était à Bollard, plein comme à 9. Ils restent en championnat sur 3 victoires en 4 matchs. Sauf que patatras, 4-0 rien qu'à la mi-temps. Ils vont encore en prendre 5 en seconde période. Autant vous dire qu'ils étaient dépités après le match. Il faut voir la violence de l'Alertin. du journal l'équipe envoyé à tous les abonnés comment lance a t-il pu être aussi nul et de plus en plus nul en tout cas les joueurs ne se cachent pas derrière leurs petits
ce mot qui me vient en tête et le sentiment que j'ai c'est une simulation aujourd'hui on peut pas parler de contenu ou de quoi que ce soit d'autre on est émulier donc on va se recentrer sur nous-mêmes.
L'entraîneur de lance qui ne va pas par quatre chemins. Vous êtes fan de foot, François Ruffin. Je crois même du verse lance. J'ai arrêté à 4
-0. C'est triste, non seulement le résultat, mais l'état d'esprit. Normalement, au moins, on n'a pas toujours le talent, mais on a la combativité. C'est un club dur à la peine, héritier de la mine. Joueur fétiche était Tony Vérel. rien on se bat sur tous les ballons et là non seulement on perd mais en plus on se bagarre pas
que le défenseur,
il reste à 5 mètres du ballon et l'attaquant avancé tout seul. Je veux dire, même dans les matchs de district, on ne voit pas ça. Même dans les matchs de district, le défenseur... Vous auriez cru une remontada. C'est votre
faute, François Loupin. Je crois encore
plus à une remontada de la gauche aujourd'hui qu'à une remontada de l'envière. Ah oui, bon d'accord.
Je précise, les notes de l'équipe des joueurs, c'est une moyenne de 1,8. On a quasiment jamais vu ça.
Oui, c'est 1 pour la participation.
bon
on termine à quoi la manie manière originale de départager deux candidats à des élections
voilà au pérou quand on est à égalité aux municipales regardez comment ça marche
C'était comme
ça dans le temps au foot. À la place de pénalty, on tirait au sort. Vous savez comment on fait en France quand il y a une égalité parfaite après un second tour des municipales ? Ce n'est pas le doyen en fait, c'est la moyenne d'âge de toute la liste. Celui qui est tête de liste peut être plus âgé, mais c'est la moyenne d'âge de toute la liste municipale. Vous voyez, c'est comme ça qu'on départage en France. D'accord. Vous
me réexpliquerez en antenne, je n'ai pas tout compris. La liste est la plus vieille, quoi. Non, pas celui-là, le livre de François Ruffin, qui était votre invité ce soir. Au boulot, 40 chantiers pour mettre le pays debout. Merci de votre présence ce soir. Cache investigation. C'est signé Julie Lotte, c'est Mathieu Robert. Et c'est à suivre à 21h10 sur France. Deux merci de votre présence ce soir. Dans un instant, vianney. Et notre invité, voilà, à l'occasion de son cinquième album, merci de le montrer, cher Lorrain, qu'il a composé en autarcie dans une cabane, voilà. Après dix mois d'isolement, il nous explique tout ça dans un instant. Il y aura également le 5 sur 5 pop de Lorrain, les actualités de Bertrand Eldinette, c'est à vous. A tout de suite, on est ensemble en direct jusqu'à 20h.
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