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7h35, l'invité d'Alba Ventura ce matin, Laure Lavalette, députée Rassemblement National du Var. Bonjour.
Bonjour Bruce Toussaint, bonjour Alba Ventura.
Votre première question pour vous ce matin, grande journée de mobilisation en ce 5 novembre à l'appel de plusieurs syndicats. Le pouvoir d'achat, on le sait, c'est la priorité absolue de votre candidate Marine Le Pen. Est-ce que vous soutenez ces grèves et manifestations contre la vie chère ?
Vous avez raison, c'est la priorité absolue et ce depuis longtemps, depuis septembre 2021, où nous avons été les premiers à proposer cette mesure de baisser la TVA sur les énergies, sur l'électricité, le gaz et l'essence de 20 à 5,5. Donc oui, c'est une préoccupation que nous avons au cœur. Je soutiens cette colère sociale, je la comprends, bien évidemment. On sort de 10 ans de macronisme exsangue. Nous vivons bien mieux maintenant qu'il y a 10 ans. Je comprends que les Français aient envie d'aller dans la rue. Il y a un côté cathartique. Nous vivons bien mieux,
vous avez dit ? Bien, moins
bien, pardon. Non, non, non. Bien, moins bien. C'est évident, on a perdu en pouvoir d'achat. On vit dans un chaos budgétaire, sécuritaire, migratoire. Je comprends que les gens y aillent. Par contre, j'ai envie de leur dire, voilà. En démocratie, sous la Ve République, la meilleure arme, j'allais dire, c'est évidemment le bulletin de vote. On a une occasion rêvée de renverser la table, qui est le 18 avril et le 2 mai. Voilà, si on a vraiment envie que les choses changent, alors il faut voter Marine Le Pen. Si
je lis entre les lignes, vous dites que c'est bien que cette colère sociale s'exprime, qu'il doit y avoir une forte mobilisation, mais vous n'irez pas les soutenir en manifestant vous. En fait, je comprends.
Vous savez, quand vous n'arrivez pas à remplir votre rigide air, quand vous n'arrivez pas à remplir le réservoir de votre voiture, et que là, en plus, il va falloir se chauffer et que c'est difficile, je comprends que vous alliez dans la rue. et que vous avez envie de crier votre colère. Mais ceci dit, ça ne fera pas plier le gouvernement sur rien. La seule façon de changer les choses, c'est encore une fois de changer de dirigeant. Parce que ce que les Français vivent, ce n'est pas une fatalité, Madame Ventura. C'est la conséquence de choix politiques que je trouve très mauvais, que nous trouvons mauvais. Nous n'aurions pas fait les mêmes. Et la bonne nouvelle, c'est qu'en changeant de choix politique,
évidemment, nous pourrons améliorer le quotidien des Français. Pour augmenter le pouvoir d'achat, on peut agir sur les salaires. Les syndicats réclament une revalorisation du SMIC. Ce serait une piste pour vous ? Alors en fait, la revalorisation du SMIC, telle que la propose LFI, est
une mauvaise idée.
Les
entreprises ne sont pas en capacité. En tant que député, nous sommes invités aux rentrées des tribunaux de commerce et là, ils égrènent le nombre de défaillances d'entreprises. Elles n'ont pas les moyens d'augmenter. Nous avons une proposition qui est mieux disante. Nous proposons que les entreprises augmentent sans payer de charges supplémentaires sur cette augmentation jusqu'à trois fois le SMIC. Ça concerne 15 millions de personnes. Ça nous paraît beaucoup plus justice.
C'est 10% d'augmentation de tous les salaires ? Jusqu'à 3 fois le SMIC. C'est cette augmentation qui est exonérée de charges. Les DRH disent que cette proposition est tout simplement inapplicable. Elles disent que c'est très compliqué de faire le distinguo entre le salaire... Et cette augmentation de 10%... Donc en fait, ce
serait facile d'augmenter que le SMIC. Par contre, de faire une proposition mieux disante, ça ne l'est pas. Vous voyez bien, vous savez souvent, les gens qui vous disent que ça n'est pas possible. Les entreprises disent que c'est une usine à gaz, votre proposition. C'est pas ce qu'ils nous ont dit. Voyez-vous, Mme Ventura, on est très proche des entreprises. D'ailleurs, ils ont bien vu que Marine Le Pen et Jordan Bardella, ils les placent en tête. Vous ne vendez pas un peu du rêve aux salariés, Laure Lavalette ? Je ne crois pas, Mme Ventura. Vous savez, quand on s'apprête à diriger le pays, on n'a pas fait un programme sur un coin de table d'un bistrot. Voyez, on est entouré. on a des économistes, on a vraiment des spécialistes de chaque sujet. Effectivement, c'est une proposition qui va toucher 15 millions de personnes. Elle nous paraît plus intéressante et surtout, elle nous paraît soutenable par les entreprises, ce qui n'est pas le cas de l'augmentation toute bête du SMIC.
Et alors, il y a une autre proposition que Jordan Bardella a avancée, toujours au journal de 20h, mardi soir, sur la retraite. Il a apporté des précisions, il veut changer les règles de validation des trimestres. Aujourd'hui, on peut valider, alors c'est un peu technique, on peut valider 4 trimestres par an. sans forcément avoir travaillé 12 mois dans l'année, on se base sur le salaire. Et Jordan Bardella dit non, il faut travailler un trimestre pour valider un trimestre. Donc il veut rendre plus stricte la validation des trimestres. Il faut travailler plus ? Il faut
partir plus tôt ? En fait, il faut travailler mieux. Vous savez, notre programme de retraite, il sera d'ailleurs présenté le 17 novembre par Marine Le Pen, avec une grande conférence de presse à laquelle vous êtes évidemment conviée. Nous, c'est simple, si vous avez commencé à travailler entre 17 et 20 ans, vous pouvez partir à la retraite avec 40 annuités et à 60 ans. Et au-delà, c'est progressif, avec 42 annuités et à 62 ans. Mais effectivement, vous avez raison, il va falloir travailler tous ces trimestres. Mais le double effet, j'allais dire, qui se coule de notre réforme des retraites, plus tôt madame ventura figurez-vous qu'en france le salaire le premier vrai job est à 27 ans ce qui est tard par rapport à nos à nos pays voisins j'entends ça et donc plus en fait le levier j'allais dire de notre réforme des retraites c'est que votre votre date d'entrée sur le marché du travail va évidemment influer sur j'entends très
bien lors lavalette mais votre âge légal de 62 ans il ne veut plus rien dire en vérité C'est vous qui le dites, mais vous n'avez qu'à faire un programme des retraites. J'écoute Jordan
Bardella. Pas du tout. En fait, il faut un nombre d'annuités et un âge légal pour pouvoir partir. Ça ne veut pas dire que vous ne pourriez pas continuer à travailler si vous en avez envie. Mais ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est qu'à l'heure actuelle, une personne sur deux qui arrive à l'âge de prendre sa retraite n'est pas sur le marché du travail. Donc en fait, elle est soit indemnisée par l'assurance chômage, soit par l'assurance maladie. Donc c'est une fausse bonne idée de faire travailler les gens plus longtemps. Par contre, c'est une très bonne idée de les faire travailler plus tôt.
Laure Lavalette, l'Assemblée a rejeté le budget hier qui avait été très largement modifié, la partie recette du budget. 458 voix contre, 0 pour. Bon ben vous avez voté contre. Parce que c'est un budget dégradé, qui dégrade les comptes ? C'est un budget
qui ne s'attache pas au grand tabou auquel nous aurions aimé nous attaquer, que ce soit le millefeuille territorial, l'immigration, notre contribution à l'Union européenne. Rien de tout ça n'était dedans. Mais on peut s'arrêter un instant. Zéro voix pour. Le Bloc central n'a même pas voté pour ses ministres. Les deux suppléants de M. Lescure et de M. Amel n'ont pas voté pour leurs députés titulaires qui sont maintenant ministres. Je
crois que ça n'est jamais arrivé. Lorsque la Vallée, c'était un peu du grand... grand n'importe quoi, cette partie recette. Il y avait même la taxe Zuckmann. Donc forcément, les amis de M. Lecornu n'allaient pas voter cette partie recette. En fait, je
crois qu'on arrive dans une fin de reine très difficile où le gouvernement essaye de se débattre. On voit bien qu'il n'y arrive pas. Encore une fois, je peux vous dire l'émotion qu'il y avait quand même dans l'hémicycle quand vous voyez zéro voix pour. D'ailleurs, les députés du Bloc central n'ont pas du tout siégé. C'est la raison pour laquelle nous avions eu des victoires, alors qu'ils sont balayés par le fait que ce PLF des recettes... n'est pas voté. Du coup, ça veut dire pas de recettes, pas de dépenses. Donc la première lecture est terminée.
Donc le texte est renvoyé au Sénat et le gouvernement dit qu'après l'examen au Sénat, viendra le temps du compromis. Vous êtes prête au compromis ? Écoutez, moi, si ça va dans le bon sens et
s'ils sont touchés par la grâce entre-temps et qu'ils ne s'attaquent pas ni aux retraités, ni à nos jeunes, ni à nos entreprises. Nous avions eu des victoires, nous avions fait tomber la CFE. C'était intéressant. Mais moi, j
'ai entendu Marine Le Pen dire qu'il vaut mieux un budget imparfait que pas de budget du tout.
Alors, ce qu'il faut comprendre, c'est que de toute façon, ce budget, il va être amendé, rectifié par l'équipe qui va arriver. au mois de mai donc voilà bon la constitution permettrait même s'il n'y avait pas de budget on le connaît puisqu'on a déjà eu à faire avec les ordonnances néanmoins et voilà un budget serait mieux mais il faudrait qu'il soit touché par la grâce pensez qu'il sera voté avant la fin de l'année le budget quand même à madame ventura par 49 3 écoutez moi je suis élue depuis quatre ans je n'ai jamais eu je n'ai jamais vu un autre budget enfin une autre façon de faire passer un budget qu'un 49 3 si vous dire la brutalité de la macronie
merci beaucoup laure lavalette merci alba ventura
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