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d'accord, mais là, je ne suis pas dispo, en fait. J'ai un tournage. Il y a des gens qui bossent, pardon. Oui, on s'appelle ce soir, mais voilà, comme d'hab. Oui, à bientôt.
Macron, il appelle vraiment tous les journalistes, quoi.
Ah non, moi, c'est Raphaël Glucksmann, par contre. Hein ? Il
veut tout faire comme Macron, quoi. Oui, c'est vrai.
Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le jeudi 5 novembre et c'est confirmé, Emmanuel Macron vit dans une réalité parallèle. La preuve avec ses propres mots ou plutôt ses sms envoyés en pleine nuit à la journaliste Françoise Degoy qui vient de les dévoiler dans un livre au titre assez savoureux. Vous êtes trop dur avec moi. Et franchement, ce titre, il résume déjà assez bien le personnage, car derrière ces SMS, il n'y a pas vraiment de surprise. On retrouve le même Emmanuel Macron qu'en conférence de presse, en interview ou devant les Français, toujours persuadé d'avoir raison, toujours convaincu d'être incompris, toujours prompt à rejeter la faute sur les autres. Un monde merveilleux, en somme. Dommage qu'il soit président de la République dans le nôtre, mais c'est bientôt fini. Avant de continuer cette chronique, je vous rappelle que Le Média doit rapidement réunir 10 000 donateurs mensuels pour pouvoir tenir et continuer à vous informer. C'est à partir de 3 euros par mois. C'est vous qui choisissez le montant de votre contribution. Et puis c'est déductible des impôts. Toutes les infos sont sur capsurdica.lemediatv.fr. Et je profite de cette pastille pour vous rappeler que plus de 6 000 mineurs ont été interpellés dans le cadre du mouvement lycéen. Près de 1 500 d'entre elles et eux sont poursuivis en justice face à cette répression sans pré... Le Média a lancé une pétition pour exiger une loi d'amnistie. Artistes, personnalités, organisations se mobilisent déjà. Alors faites-en autant, signez et faites circuler la pétition. Elle est disponible sur amnistie-lycéen.fr. Fin de la réclame, retour au réclame. Pendant deux ans, Emmanuel Macron et Françoise Degoy vont entretenir une correspondance nocturne sur Telegram. Tout commence par un tweet de la journaliste, ancienne conseillère de Ségolène Royal, qui prend la défense de Brigitte Macron face aux rumeurs complotistes prétendant qu'elle serait un homme. Le président décide alors de lui écrire personnellement. « Je vous remercie et mon épouse aussi. Au-delà des différences politiques, ce qui compte, ce sont vos mots, lui glisse-t-il en signant de ses initiales EM. Une attention. » présidentielle qui ne tombe évidemment pas dans l'oreille d'une sourde. La journaliste saisit la perche et la conversation est lancée. Nous sommes alors à l'été 2024. Paris vibre au rythme des Jeux Olympiques. Mais à l'Elysée, c'est plutôt un peu la gueule de bois. Quelques semaines plus tôt, Emmanuel Macron a dégoupillé sa fameuse grenade en annonçant la dissolution de l'Assemblée nationale et en convoquant donc des élections législatives anticipées.
Après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale.
petite partie de poker menteur censé remettre de l'ordre dans le paysage politique, sauf que la grenade lui a légèrement explosé à la figure. Non seulement il n'a pas retrouvé de majorité, mais il a encore davantage morcelé l'Assemblée. Un coup de maître donc. Lors de ses voeux à la nation, le 31 décembre 2024, souvenez-vous, Emmanuel Macron avait fini par reconnaître à demi-mot que la dissolution n'était pas vraiment son meilleur coup.
dois bien reconnaître ce soir que la dissolution a apporté pour le moment davantage de divisions à l'Assemblée que de solutions pour les Français.
visiblement, il n'était pas si sincère que ça. En 2026, alors que Françoise Degoy évoque un ratage total en reparlant de la dissolution, le président balaie le constat d'un laconique. Pas d'accord. Et il ne s'arrête pas là, il défend sa décision, sa dissolution qui m'a tant coûté à tous les égards, dit-il, a quand même bloqué le RN, j'en suis sûr. Il était prêt pour l'automne mais pas pour juin, c'est une des raisons de mon choix. Une posture bien pratique rétrospectivement, parce qu'en 2024, quand ça l'arrangeait pour éviter de nommer la gauche au gouvernement, Emmanuel Macron, il soutenait mordicus auprès de la même journaliste que le RN avait emporté les élections législatives. Drôle de lecture des raisons. Résultat, on rappelle qu'en 2024, le nouveau Front populaire a remporté 178 sièges et le parti d'extrême droite 142 seulement. Quand je vous dis que Macron vit dans une dimension parallèle, quand il s'agit de défendre son coup de poker, le RN n'était pas en mesure de gagner. Mais quand c'est pour justifier le refus de laisser gouverner la gauche, là, c'est lui qui a gagné. C'est quand même beau cette souplesse avec les faits. Et bien sûr, impossible de faire l'impasse sur le mépris présidentiel, toujours aussi généreusement distribué. A propos de Lucie Casté, Macron écrit « Il n'y a qu'elle et vous tous pour croire qu'elle peut un jour aller à Matignon. » Et puis il en remet une couche. « Vous sautez en une semaine, si je nomme n'importe qui de gauche donc. Vous n'êtes pas fichu de vous mettre d'accord, franchement. » Voilà donc Emmanuel Macron qui explique aux autres comment former un gouvernement stable. Lui qui, depuis, a enchaîné les crises gouvernementales et les remaniements. Il y a des leçons qu'on ferait mieux de s'appliquer à soi-même. Mais c'est pas vraiment. le genre de la maison de se remettre en question.
ne prendrai pas ce chiffre pour dire que c'est un échec. Ça n'a pas marché.
C'est d'ailleurs ce que tout le monde retient du bouquin. Jamais Macron ne doute de ses choix. Ce sont toujours les autres qui ne le comprennent pas. Quand la gauche l'accuse de faire le jeu du RN, Emmanuel Macron trouve le procès un peu lunaire et totalement injuste. Si des commentateurs le critiquent, Calimero revient à la charge. Souvent, vous et les vôtres, vous êtes tous trop durs avec moi, se lamentent-ils. Quant à ceux qui, dans son propre camp, osent dire du mal de lui dans la presse, le président a une suggestion. pour Françoise de Gois. Vous devriez dire que ce sont tous des salopards. D'ailleurs, il ne s'étend pas beaucoup sur sa propre succession, mais se laisse quand même aller pour distribuer quelques baves, bien senties à Gabriel Attal, son ancien poulain, avec qui il a fermé les écoutilles et pour longtemps, dit-il. La bromance a, semble-t-il, pris fin entre ces deux-là. Attal reproche au président de la République de lui avoir caché la dissolution. Macron, de son côté, n'a guère goûté de s'entendre. accusé par son ancien premier ministre de vouloir à tout prix garder la main. On lui a trop tout donné. Tout le temps, trop, résume le locataire de l'Elysée. De son côté, Gabi, l'ancien fils prodige, balai la pique. Il faut dire qu'en pleine campagne présidentielle, alors qu'il tente justement désespérément de se défaire de son étiquette macroniste, être désavoué par Emmanuel Macron en personne, c'est plutôt une aubaine. Et il en a bien besoin vu son niveau dans les sondages. Pour une fois, le président lui rend service, même involontairement.
vais vous dire, je pense que... Tout ça n'intéresse pas les Français. Vous serez
un enfant gâté de la politique si je traduis les propos du président.
Vous savez, les Français sont assez grands pour juger ce qu'ils lisent et ce qu'ils entendent. Chacun fait ses commentaires comme il le veut, quand il le veut et avec qui il le veut manifestement, y compris avec des journalistes.
Ah, les malheurs d'Emmanuel Macron, entourés d'ingrats, incompris par les siens, maltraités par les journalistes. Décidément, la vie de président est une épreuve. Mais attention. Pas question pour Emmanuel Macron de baisser les bras. Il a beau être incompris, critiqué et contrarié, il se voit déjà en héros de la résistance. Démissionner, jamais. Pour aucune raison, jamais. Je ne compte pas déserter, j'avance. Ça, c'est ce qu'il écrit. Et jusqu'au bout du mandat, il promet de continuer à agir. Je n'ai pas l'intention de passer et de rester inerte. Dommage pour nous. Mais bientôt viendra son heure avec la présidentielle de 2027. Et là-dessus aussi, il a son avis pour Emmanuel Macron. Tout se jouera en décembre. À gauche, il ne voit pas Jean-Luc Mélenchon l'emporter. Pour lui, la stratégie de la FI est dingo, mais je n'y crois pas. Olivier Faure, en revanche, semble avoir toutes ses faveurs. C'est un mec bien. Très bien, Olivier, écrit-il à Françoise Degoy, elle-même proche des socialistes. Et le président ne se contente pas d'envoyer des fleurs à Olivier Faure. Au printemps 2026, il encourage le premier secrétaire du Parti socialiste à se lancer dans la présidentielle. Qu'il y aille, Olivier. Les autres, ce sont des nazes si on les prend un par un. Pas forcément envie de le contredire sur ce coup-là. Comme tout le monde, Jupiter voit arriver la vague brune. En vrai, tout mouvement profite au... estime-t-il en octobre 2025. Si vous voyez les mecs de droite, pour la plupart d'entre eux, ils courent à la gamelle RN au galop. C'est fou quand même d'être aussi lucide sur les autres, mais jamais sur soi-même. Mais Emmanuel Macron veut croire que Marine Le Pen finira par se prendre les pieds dans le tapis qu'il a donc lui-même déroulé. Elle ne pourra pas cacher longtemps son tropisme naturel, sa pente naturelle pro-Poutine et pro-Maga. Elle n'y arrivera pas et les Français... Et son fantasme absolu est aussi clairement établi. C'est une grande union allant de Glucksmann à David Linard, une sorte de Macronie 2.0 en unissant la gauche la plus molle et la droite la plus opportuniste au nom de la fameuse lutte contre les extrêmes. Si le pari de Macron est de nouveau de faire croire qu'il est encore aux manettes sur les... Le prochain mois avant l'élection présidentielle, c'est peu crédible. Son vœu d'un rassemblement centriste a déjà été écarté par les principaux candidats de Philippe à Glucksmann. Après 10 ans de gestion brutale de l'État, Jupiter va devoir faire ce qu'il n'a jamais su faire, lâcher la rampe, céder la main. Et après, alors, qu'est-ce qui se passera ? Emmanuel Macron a déjà une petite idée sur sa reconversion du business. Mais plutôt hors de France, l'économie locale attendra. Et surtout, à son compte, je ne serai ni leur emploi. ni leur obliger, jamais. On comprend mieux, le président veut bien quitter l'Elysée, mais il n'est pas prêt à rejoindre le commun des mortels. Pour autant, pas de patron, pas de compte à rendre, pas de contraintes. Finalement, il ne cherche pas vraiment un nouveau métier, il cherche juste un nouveau trône. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire ou par e-mail. Si vous voulez nous aider à faire durer le média, c'est maintenant. Rendez-vous sur capsurdica.lemediatv.fr pour devenir un de nos 10 000 donateurs mensuels. C'est très urgent, j'insiste. Et puis si vous aimez le récap, moi je vous attends pour discuter ensemble sur le canal Instagram dédié à l'émission. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'infos YouTube. Un grand merci à vous et une très bonne soirée sur le média.
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