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que j'en retiens, c'est qu'on perd toujours à changer complètement de stratégie. C'est-à-dire que Donald Trump a été élu par les Américains pour s'occuper des Américains et arrêter les aventures extérieures. Et je pense que son aventure iranienne est la vraie cause de cette défaite. Parce qu'il a désespéré sa base qui lui avait fait confiance. pour se recentrer sur les affaires intérieures, et en plus, il est allé de malchance en malchance, avec cette crise de l'énergie qui s'est répercutée sur la vie quotidienne des Américains. Ajoutez à cela peut-être un mode de fonctionnement personnel un peu particulier, et vous avez l'explication, je pense, de cette défaite. Et je vais être très franc, je trouve ça un peu dommage, parce qu'il a réussi sur l'immigration, il a réussi à relocaliser beaucoup d'activités industrielles. aux Etats-Unis d'usine.
à tous, chers abonnés d'Omerta, chers abonnés de notre chaîne YouTube, abonnés également de l'application. Et j'annonce aussi, c'est pas encore en vente, mais c'est disponible déjà en précommande sur le site omertamedia.fr, le dernier hors-série Omerta consacré à l'Afrique du Rwanda au Niger. Nous nous interrogeons sur savoir pourquoi et si l'Afrique est-elle devenue... francophobes. Bref, on revient sur tout ce qui s'est passé dans les cinq dernières, même plus en avant, puisqu'on part du Rwanda pour aller au Niger et pour aller sur ce recul de la France en Afrique. Bref, tout ça est passionnant avec les meilleurs experts, Bernard Lugand, Jacques Augard, Charles Onana, etc., etc., qui nous dissèquent tout ça. Voilà, donc ça sera bientôt en ventre, en kiosque, mais pour le moment, vous pouvez l'avoir en précommande. sur le site omertamedia.fr. Voilà, merci. Terminé pour les petites annonces. J'en arrive aujourd'hui à notre édition du Grand Entretien. On va parler un peu Europe, on va parler un peu Amérique et on va parler beaucoup France. Je reçois Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Nicolas. Bonjour
Résis. Alors
Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes un habitué d'Omerta, vous venez très souvent. Je vous rappelle que vous êtes président de Debout la France et que vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Petit commentaire pour commencer. Quel est votre avis sur la déroute de Donald Trump et des Républicains cette nuit ? Et question subalterne, cette défaite est-elle selon vous une mauvaise nouvelle pour les souverainistes comme vous ? Ce que j
'en retiens, c'est qu'on perd toujours à changer complètement de stratégie. C'est-à-dire que Donald Trump a été élu par les Américains pour s'occuper des Américains et arrêter les aventures extérieures. Et je pense que son aventure iranienne est la vraie cause de cette défaite. Parce qu'il a désespéré sa base, qu'il lui avait fait confiance pour se recentrer sur les affaires intérieures. Et en plus... il est allé de malchance en malchance, avec cette crise de l'énergie qui s'est répercutée sur la vie quotidienne des Américains. Ajoutez à cela peut-être un mode de fonctionnement personnel un peu particulier, et vous avez l'explication, je pense, de cette défaite. Et je vais être très franc, je trouve ça un peu dommage, parce qu'il a réussi sur l'immigration, il a réussi à relocaliser beaucoup d'activités industrielles. aux États-Unis, d'usine, bien que... L'économie ne marche pas si mal. Et bien sûr, mais a déçu sa base, profondément. Tucker Carlson, qui est un peu le même avis que vous, dit qu'il a trahi ses électeurs. Il a trahi ses électeurs, oui. Et en fait, cela restera un mystère historique. Pourquoi Donald Trump a cédé à Netanyahou ? Contre toute raison. sera, si j'étais historien, pourquoi a-t-il fait ce qu'il avait toujours dit qu'il ne ferait jamais ? Parce que c'est ça la question. Et cela m'inquiète pour une chose, moi je ne suis pas aux Etats-Unis, je me méfie beaucoup des gens qui donnent des leçons au pays. Ce qui m'inquiète c'est pour l'Ukraine. Parce que Donald Trump est le seul qui peut nous éviter quand même la fuite en avant vers la guerre. Et donc j'espère que la majorité démocrate au Congrès... ne l'empêchera pas de jouer les bons offices pour accoucher d'une solution de paix en Ukraine le plus vite possible.
Vous ne pensez pas non plus que son recul, même s'il ne perd pas le pouvoir, qu'il le conserve encore pendant deux ans, même si, on va dire, la Maison Blanche risque fort de devenir une forme de citadelle assiégée pendant les deux prochaines années, avec Trump imposant, bloquant certaines mesures des démocrates avec son veto, les démocrates tentant soit de le mettre en... posture de destitution, même si ça va être compliqué. Il faut les deux tiers du Sénat. Il conserve quand même des atouts et il a des choses qu'il peut encore faire. Mais pour, on va dire, les souverainistes, je répète ma question, est-ce que Trump qui avait cette, on va dire, ce côté poisson-pilote un petit peu de ce... d'un leader fort qui s'opposait au mondialisme ? Est-ce que pour
ça, c'est... C'est un affaiblissement, mais attention, c'est vrai qu'il s'attaquait à l'État profond. Peut-être pas suffisamment d'ailleurs. Oui. Et aujourd'hui, la vraie question, c'est qu'il est affaibli. Pour autant, il reste président. Ce n'est pas la première fois qu'il y a un président des États-Unis qui a une majorité contraire. C'est presque la norme. Oui, il a le droit de veto. Il peut encore jouer un rôle. Il ne faut pas l'enterrer vite. Je crois qu'en revanche, ça prouve une chose, c'est qu'il faut rester dans ses lignes. Et la ligne, c'était... d'arrêter les aventures extérieures, d'être un homme de paix. Et de régler les problèmes des Américains. Et il a fait exactement l'inverse en Iran.
C'est vrai. On va venir à la France et à la campagne électorale, mais je voulais évoquer dès à présent avec vous ce qui s'est passé en Pologne, qui a été, on va dire, interprété de façon diverse. Et si vous voulez, j'ai quand même l'impression, je ne sais pas si vous partagez ce point de vue, que quand quelque chose dérange, comme l'affaire polonaise, on tait dans pas mal de médias cette affaire où on essaye de la minimiser. Alors quand on regarde le détail de ce qui s'est passé en Pologne, on a presque un coup d'État constitutionnel orchestré par le Premier ministre Donald Tusk au service de l'Europe. Comment vous voyez les choses ? D'abord je
me suis renseigné, parce que j'ai voulu comprendre cette histoire de juge. Et j'ai compris une chose, c'est que c'est un vrai... coup d'État de la part de Tosk contre le président de la Cour constitutionnelle et le vice-président. C'est-à-dire, pour être clair, autant la diète polonaise, donc la majorité de Tosk, a le droit de nommer, d'élire. certains juges, mais ces juges n'ont pas le droit de faire un coup d'État et de virer le président du tribunal constitutionnel qui lui est nommé par le président de la Pologne, qui lui est du PIS. Donc ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire qu'objectivement, contrairement à ce qu'ont écrit beaucoup de journaux français, objectivement, il y a eu un coup d'État constitutionnel ahurissant. C'est comme si par exemple le président du Sénat français ou de l'Assemblée avait élu un juge du Conseil constitutionnel. et que 4-5 juges du Conseil constitutionnel avaient viré Férens, ce qui aurait été un bonheur, mais je plaisante, mais avaient viré le président du Conseil constitutionnel en accord avec le Premier ministre de manière discrétionnaire. Je veux dire, ça serait impensable. Donc c'est un vrai coup d'État juridictionnel qui est organisé par le Premier ministre et soutenu par l'Union européenne parce que cette cour constitutionnelle qui avait été nommée par le Président et par la majorité du PIS auparavant... refusait la primauté du droit européen sur le droit national. Et donc, on est là au cœur... La
question de la monnaie, de l'euro à l'imposition de l'euro... Tout à fait. Mais on est
au cœur de la problématique qui est aussi la nôtre, qui est cette volonté de l'Union européenne d'imposer au-delà même des traités un droit européen et une politique européenne. Et cette volonté de la Commission européenne et des États... certains États, l'Allemagne notamment et la France, d'imposer aux nations dont les peuples ne veulent pas d'une politique, d'imposer cette politique. C'est ça l'enjeu. Donc on voit très bien que dans cette affaire, heureusement qu'il y a le président polonais, qui a été très courageux puisqu'il est revenu sur place. Je crois qu'il n'a même pas atterri, il a fait le demi-tour. Tout à fait. Et il est très important maintenant que le peuple polonais se lève et fasse pression sur le Premier ministre. pour empêcher ce coup d'État constitutionnel et surtout pour gagner les prochaines élections.
Et le
grand danger qu'il y a, et vous le voyez bien, c'est que l'Union européenne, Mme von der Leyen, l'Allemagne, fassent en Pologne ce qu'ils ont fait en Roumanie. Oui, c'est-à-dire la confiscation de l'élection. La confiscation du pouvoir, l'annulation des prochaines élections législatives. Donc on est vraiment au cœur. de ces deux puissances qui sont l'une contre l'autre. Un fédéralisme supranational en construction, autoritaire, autocratique, contre les volontés populaires nationales. On est vraiment là, au point de jonction. Et ce n'est pas étonnant, si c'est en Pologne, qu'est un pays qui a une forte identité, qui a un clivage très fort. entre des conservateurs nationaux et de l'autre côté des soi-disant progressistes européistes. Et on est bien au cœur de la problématique. Cette problématique que j'ai expliquée dans mon dernier livre, La liberté ou la mort, je ne le fais pas pour faire de la pub. Je le présente quand même aux
éditions Fayard.
J'ai mis deux ans à l'écrire, je l'ai écrit moi-même, sans IA. J'ai mis beaucoup de temps parce que j'ai creusé cette... Question qui, pour moi, est la question centrale de la France, de la Pologne, de l'Allemagne des 15 prochaines années. Est-ce qu'on laisse faire un État autocratique, bureaucratique, financiarisé, détruisant toutes les nations d'Europe ? Ou est-ce qu'au contraire, les nations, les démocraties sauvent ? leur existence. Et j'ai écrit la liberté ou la mort pour le cas français. Mais on est vraiment à ce point de conjonction. Et ce qui est très intéressant dans ce qui se passe, c'est que dans beaucoup de nations, en Allemagne même, en Pologne, c'est au cœur du débat médiatique national. En France, c'est écarté. Et ma candidature présidentielle n'a qu'un objectif. Parce que franchement, je devrais me reposer. Que des emmerdes. Mais je le fais vraiment avec sincérité parce que je veux exprimer une voix gaullienne, gaulliste, d'indépendance nationale devant les Français. Et que la seule solution que j'ai pour qu'on mette cette question de la nation, de son indépendance, de sa démocratie, au cœur du débat public, c'est que je sois candidat. Si je ne suis pas candidat... elle ne sera pas au cœur du débat. C'est prétentieux ce que je dis, mais c'est vrai. C'est-à-dire que je suis obligé d'y aller pour ça.
Vous êtes en campagne, vous êtes très actif Nicolas Dupont-Aignan, même quand vous n'êtes pas en campagne. Je suis actif parce que je suis obligé, sinon je vais disparaître. Et mes idées vont disparaître. Bien sûr. D'abord, où en êtes-vous dans les sondages actuellement ? Les
sondages, j'ai calculé depuis le 1er septembre, il y a eu 22 sondages. J'en ai un quart où je suis dans les 4%, un quart où je suis à 1,5%, et les autres entre 2 et 2,5 et 3. Celui qui est le plus significatif, qui est celui du monde... C'est rare, mais c'est le cas. Pourquoi ? Parce qu'il est sur 12 000 personnes. Donc, il se rapproche le plus d'un échantillon correct, même s'il est redressé sans doute. Je suis à 2,5, 3. Donc, pour moi, je suis aujourd'hui entre 3 et 4. Parce que je suis minoré toujours. C'est-à-dire qu'on me rabaisse. Pour quelle raison ? J'en sais rien. Il y en a qui sont mis à la hausse. Oui, il y en a qui sont mis à la hausse. Moi, je suis mis à la baisse. vous allez me dire 4% c'est rien, mais il y a un chiffre qui est important. 'est que j'ai mille fois moins d'exposition médiatique qu'un Fabien Roussel, une Tondelier, Éric Zemmour, et je talonne Éric Zemmour et je suis au-dessus de Fabien Roussel et de Tondelier. Donc ça veut dire qu'avec mille fois moins d'exposition, je sauve les meubles. Mais ce n'est pas suffisant bien sûr.
Et
ce qui m'incite à continuer... Il n'a pas à me décourager.
Vous n'êtes pas comme Gabriel Attal qui, quand il apparaît, fait perdre de l'audience à tous les fins. Oui, non, moi j'en fais gagner. Au contraire, on vous écoute quand vous... C'est souvent des débats d'assez houleux et vous êtes assez... Mais on regarde de l'audience, c'est pour ça qu'on m
'invite encore. Mais au-delà de ça, il y a quand même 18% des Français qui souhaitent que je sois candidat. Et donc je suis la seule personnalité où il y a un tel écart entre les voix et le souhait de candidature. Donc, pour moi, tout est permis. Et surtout, je suis candidat parce que je veux réveiller les abstentionnistes souverainistes, gaullistes, qui ont déserté les urnes et qui sont des millions. Pourquoi ils ont déserté les urnes ? Parce qu'ils voient bien que les candidats actuels ont abandonné cette question de l'indépendance nationale. Et même Marine Le Pen, qui dit des choses très justes sur beaucoup de choses, et je ne veux pas la critiquer, mais elle a clairement dit, émission de CNews, et ça m'a fait bondir, et là je me suis dit, il faut encore plus que je sois candidat, elle a clairement dit qu'elle n'y aurait jamais de référendum avec elle sur l'Union Européenne.
Et
ça, ça m'a sidéré venant d'elle. Et je me suis dit, tous les Français qui veulent qu'on ait un référendum sur l'Union Européenne, qu'ils comprennent... que tout président qui voudra redresser la France, Marine Le Pen ou d'autres, sera obligé de mettre en œuvre une épreuve de force avec la Commission de Bruxelles. Il n'y a pas d'issue sans cette épreuve de force. Ceux qui vous disent aujourd'hui qu'on pourra résoudre le problème de l'immigration, de l'agriculture, de l'industrie, de l'énergie, sans épreuve de force avec Bruxelles, se trompent. Ça, j'en suis certain. Alors, je pense qu'au fond d'eux-mêmes, ils le savent. Parce qu'ils ne sont pas idiots. Mais simplement, leurs conseillers en communication, en sondage, leur ont dit qu'il ne faut pas parler de ça parce que ce n'est pas populaire. Moi, je prends le risque. Je suis candidat pour qu'on parle justement de ça. Je veux qu'on libère la France de l'Union européenne. C'est la question créée. Et je veux offrir une candidature aux Français qui en sont convaincus.
rapport à Marine Le Pen, quand elle était arrivée au premier tour, Au second tour, pardon, en 2017, vous aviez été le premier à droite à briser le plafond de verre pour la rejoindre au deuxième tour. Alors, j'imagine que vous me dites, si vous ne cherchez pas d'alliance avec le RN, dès le premier tour, cette fois-ci, c'est parce que vous voulez imposer cette voie singulière. Est-ce que vous, vous allez recommencer ? Mais on verra où on en sera.
Et puis peut-être c'est elle qui me soutiendra. Oui. Aujourd'hui, je reconnais que les sondages dissuader certains de le penser. Mais qu'importe, moi, je ne vais pas rentrer, je ne vais pas faire la machine à perdre. C'est-à-dire que n'attendez pas de moi que je passe ma campagne à critiquer Marine Le Pen, je ne le ferai pas.
Pourquoi ? Comme l'a fait David Lysnard, par exemple. Je ne le ferai pas. Il n'est pas encore en Lys, mais qui dit qu'il ne ferait pas d'alliance avec le RN.
Pour moi, tout le monde sait
j
'ai soutenu Marine Le Pen et que j'ai été le premier à le faire.
Tout
le monde sait. que j'ai pris mes responsabilités et tout le monde sait que je ferai toujours une campagne d'idées pour présenter un projet aux Français, une issue aux Français. Et que plus les Français voteront pour moi, plus ils auront la garantie. que la France reste indépendante. Voilà. Après, est-ce que je serai au second tour ? Est-ce que je n'y serai pas ? Je ne vais pas maintenant dire, je ne serai pas au second tour, je ne votais pas pour moi, ce n'est pas utile. Non, mais évidemment. Non, mais je le dis parce que les Français veulent que la France garde son indépendance, il faut voter pour moi. Voilà. Parce que si... Je ne fais pas un bon score. Alors là, on est sûr que Marine Le Pen ne pourra pas engager des preuves de force avec l'Union européenne parce qu'elle n'y sera pas incitée. Et de surcroît, je pense, contrairement à ce qu'on pense, que je peux tout à fait être au second tour dans la mesure où si les millions de Français qui sont écœurés de la politique et qui veulent sortir de l'Union européenne ou du moins recomposer l'Union européenne, moi je veux sortir, mais ce sera à eux d'en décider par référendum. Les millions de Français qui ont voté non en 2005, qui ont compris que toute la classe politique, Marine Le Pen compris, n'ose même plus aborder la question, ne veulent même plus de référendum, si vous voulez un référendum sur l'Union européenne, il faut voter pour moi. Voilà, c'est clair.
Ce qui est intéressant quand même sur cette question de l'Europe, c'est qu'on a noté aussi des signes de ramollissement du côté de l'AFD en Allemagne, qui est moins, on va dire... je ne sais pas comment on dit le Frexit ou le Brexit, mais je ne sais pas comment on dit au niveau de l'Allemagne, mais ils avaient quand même une position, et à mesure qu'ils sont en mesure de prendre le pouvoir, c'est un peu comme s'il ne fallait pas, sur cette question-là précisément, qu'il y ait de vagues. C'est évident,
mais l'enjeu, c'est ça mon boulot.
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on dit aujourd'hui qu'il faut sortir de l'Union européenne, on fait peur à beaucoup de Français, beaucoup d'Allemands. Mais si on reste dans l'Union européenne, dans les conditions où on est, C'est la mort de nos nations et c'est d'ailleurs la mort de l'Europe. Donc on est face à cette double difficulté. Comment en sortir ? C'est pourquoi j'ai écrit ce livre. Pour dire aux Français, et ça sera le sens de ma candidature, le plus dangereux c'est d'y rester. Ce qu'on ne dit jamais. Ce qu'on ne sait pas dire nous souverainistes. Et là je trace une perspective. Si on y reste, admettons qu'on y reste. L'élargissement à l'Ukraine, la ruine totale de nos agriculteurs. La submersion migratoire complète, générale. La continuation de l'insécurité, puisque les normes, cours européennes, cours de justice, continuent à s'appliquer. Perte de souveraineté totale. Crise d'industrialisation face à la Chine. Atteinte aux libertés, avec le règlement DSA. crise énergétique qui s'aggrave. Donc moi je veux bien qu'on m'explique que c'est dangereux de sortir, mais moi d'abord je veux dire aux Français pendant cette campagne que c'est beaucoup plus dangereux de rester. Quand une maison est en feu, ouvrez la porte ou vous sautez par la fenêtre. C'est moins dangereux que de rester brûlé. Donc ça c'est le premier point. Et je crois qu'il y a un gros travail d'explication à faire et je vais le faire. Deuxième point qui est très important, c'est d'expliquer aux Français qu'est-ce qu'on va faire après. Et c'est le thème de mon livre, on ne va pas partir dans la forêt noire, tout seul, au milieu des ours et des loups. On va vivre comme on a vécu pendant des siècles, comme tous les pays du monde vivent, que ce soit le Maroc, le Japon, le Brésil, tous les pays du monde vivent indépendants, avec des frontières, un budget, une loi, une monnaie, sont maîtres de leur politique et n'ont pas disparu. Il va falloir, et c'est ce qui me passionne dans cette campagne, et c'est pourquoi j'y vais. C'est parce que je veux expliquer inlassablement sur les plateaux de télévision et dans les vidéos qu'on peut tout à fait construire un bel avenir à la France en étant libre. Et il est clair que je vais lutter contre la pensée unique. Mais je vois beaucoup de Français en me déplaçant qui sont contents d'entendre ce discours parce qu'ils ne l'entendent plus. Et je pense qu'ils sont des millions. Alors on verra au résultat. c'est ça qu'il faut expliquer.
avez parlé du feu. La France vient d'être le théâtre d'une flambée de violence en marge des manifestations lycéennes et de celles contre la vie chère. Où situez-vous la responsabilité d'Emmanuel Macron dans ce qui s'est passé ? Alors,
il y a deux
choses. Soit il
est incompétent totalement, et son gouvernement encore plus. Vous pensez que c'est possible, ça ? Soit ils sont cyniques, soit c'est un mélange du deux. Moi, je pense, pour un mélange, je pense qu'ils n'ont pas mis beaucoup de policiers en se disant « Oh, s'il y a un peu de cas, c'est pas grave, ça permettra de critiquer Jean-Luc Mélenchon. » Et je pense que, comme ils sont profondément aussi incompétents, ils ont sous-estimé l'ampleur désastre. Je n'arrive pas à croire... Peut-être parce que je ne suis pas assez cynique. Je n'arrive pas à croire qu'ils aient fait exprès de laisser de telles violences. Mais je n'arrive pas à penser non plus qu'ils soient incompétents au point d'avoir donné ordre à des compagnies de CRS de rester dans leur caserne alors même qu'ils savaient qu'à Marseille, dès le matin, il y avait des troubles. Donc, moi, je ne suis pas commission d'enquête parlementaire. Il y a une commission d'enquête. avez écouté la locution de Laurent Nunez ? Je n'écoute plus Laurent Nunez depuis longtemps, parce que je n'ai pas de temps à perdre, mais c'est sans doute intéressant de l'écouter, mais je n'ai pas le temps. Mais moi, si vous voulez, crois que ce sont des pieds nickelés, cyniques et incompétents. Et que le drame dans tout ça, c'est que s'il s'était livré une petite manœuvre politicienne, elle a coûté cher au pays. En images, en désastre économique, en désastre social. Et ce sont des apprentis sorciers.
Est-ce qu'on pointe... on va dire directement ou indirectement du doigt, la question du renseignement. Est-ce qu'on n'est pas finalement victime en France de certaines obsessions idéologiques qui vont faire qu'on va déployer des moyens pour ausculter les mouvements masculinistes, des choses, ou une extrême droite, certes dangereuse, mais finalement assez réduite, et puis les Black Blocs, par contre... D'abord, je crois qu
'on paye très cher la suppression des RG. faite par Nicolas Sarkozy. On le paye très, très cher. On paye très cher le démantèlement de l'État et le fonctionnement de la police nationale. Il y a des gens très bien dans la police nationale, mais sa direction ne tourne pas, il y a un problème. Troisièmement, on paye très cher les obsessions, c'est-à-dire qu'ils ont été capables de mettre des moyens contre les pauvres éleveurs qui refusaient une vaccination dangereuse pour leurs bétails. Et en même moment, la procureure du Gers laissait la pauvre petite victime d'un prédateur sexuel. Donc, si vous voulez, il y a un problème de priorité dans l'appareil d'État.
Donc je pense qu'en fait se cumulent beaucoup de choses. Il y a une question d'effectifs. Xavier Roffer, criminologue que j'ai reçu, qui était à votre place l'autre jour, me disait que, plus simplement pour les compagnies de CRS qui ont été créées après la libération, l'effectif, je ne sais plus le chiffre exact, mais l'effectif par compagnie... a été réduit, et le nombre total de CRS, je crois que ça doit être 15 000, et maintenant il est à peu près 13 000. Or la population de la France, entre 45 et aujourd'hui, a pris 20 millions de personnes. Dans mon projet politique,
c'est déjà sur le site du poignan.fr, que vous pouvez retrouver, il y a un projet pour la sécurité où nous prévoyons, bien sûr, des recrutements. La grande misère de l'État. D'ailleurs... Avec le maintien de l'ordre, je voyais récemment un colonel de gendarmerie d'un département que je ne citerai pas, qui m'expliquait qu'il n'a plus les moyens, une compagnie de gendarmes mobiles part, il est démuni pour lutter contre la délinquance. Il n'arrive même pas... faire des enquêtes sur les narcotrafiquants. Donc on est dans une grande misère de l'État régalien. Et au même moment, on a donné 27 milliards à l'Ukraine. Oui, ça c'est le... Non mais on est chez des fous. On est gouverné par des dingues. Des dingues. Soit ils ne connaissent pas la réalité, soit... Donc la priorité dans mon projet politique présidentiel, c'est de reconstruire l'État régalien. Et reconstruire l'État régalien, je vais peut-être vous choquer, mais avant la Défense nationale, c'est la justice et la police. Avant la Défense nationale. Oui, il faut remonter à 2,5% du PIB les dépenses de Défense nationale, mais dans notre projet, on va présenter le chiffrage le 12 novembre, je mets plus d'argent, je double le budget du ministère de la Justice. C'est la créée de tout. places de prison, des juges, des greffiers, un état de droit, pour le coup, un état de droit qui fonctionne.
Restons un petit peu sur Emmanuel Macron, on en apprend tous les jours. Hier est sorti le livre de Françoise Degoua, l'éditorialiste, qui s'intitulait « Vous êtes tous trop durs avec moi », qui révèle ses échanges. Je vous en citais quelques-uns. On lui a tout donné, on lui a trop tout donné, tout le temps, trop, à propos de Gabriel Attal. À propos de Lucie Castex et du nouveau Front populaire, vous n'avez pas gagné, c'est le RN qui a gagné. Il n'y a qu'elle et vous tous pour croire qu'elle peut aller un jour à Matignon. Et sinon, sur lui-même, démissionnez jamais, pour aucune raison, je ne compte pas déserter, j'avance. Vous avez vu toutes ces petites phrases. Est-ce que pour vous, c'est révélateur d'un certain, peut-être, isolement ou d'un certain comportement ? Non, pour moi, en fait, ce n'est pas étonnant. Vous avez une réponse là-dedans ? Oui, moi j'ai une réponse très
claire. C'est beaucoup trop jeune pour occuper la fonction.
C'est ça ?
C'est tout.
Syndrome Giscard d'Estaing ?
En pire.
Parce
que Giscard avait été quand même ministre de l'économie et des finances du général de Gaulle. C'est vrai, oui. Non, mais il a été élu à 37 ans, je crois.
Ou
39, je ne sais plus. Giscard ? Non. Macron ? Giscard, 49. Macron, je ne sais pas. Mais qu'importe. Mais comment... Mais ça, moi, je l'ai perçu tout de suite à l'époque. Pourquoi j'ai soutenu Marine Le Pen ? Parce que c'était la plus rationnelle et la plus raisonnable des deux, de très loin. Et il y a besoin d'une maturité politique pour être président de la République. Et ça s'applique à tout le monde, aussi à droite ou dans le camp patriote. Ce n'est pas contre la jeunesse. C'est qu'on s'aperçoit en vieillissant. que malgré tout, la vie vous polive, la vie vous malmène, la vie vous... Et qu'on ne peut pas exercer la responsabilité suprême on n'a rien vécu. Et il n'avait vécu que la banque Rothschild et les copinages d'intérêts. Quel que soit le... On peut être très brillant, alors il y a eu Napoléon, oui, mais Macron n'est pas Napoléon et il l'a cru peut-être.
Même De Gaulle en politique a été passé par la phase militaire avant.
Qui peut croire qu'on peut présider la France si jeune, sans aucune expérience élective ? Qui peut le croire ? Comment on peut croire ça ? Et ça veut dire quelque chose tout ça. Ça veut dire que plus profondément, si on réfléchit avec plus de recul, ce qui m'impressionne c'est le miroir aux alouettes du système médiatique français. Alors je sais que là, il y a un enthousiasme pour David Lysnard, qui est un homme sympathique, qui est un type très intéressant et que j'aime bien. Mais voilà, donc là, on nous sort du chapeau David Lysnard. Gabriel Atta, qui croit être président de la République parce qu'il se met devant une église dans l'Aveyron, sur un banc, avec un communicant à la noix qui lui dit « ça va faire bien ». C'est Christine Lagarde ? Christine Lagarde, voilà. cette coupure que je ressens, mais par tous les pores de ma peau quand je me balade.
Vous vous franchissez le périph.
Mais non, mais parce que je vis, d'abord je suis maire de banlieue, parce qu'ensuite je me déplace partout en France depuis des années, j'en ai fait des tours de France dans tous les sens, les plus ingrats, les plus ingrats. Tiens, là j'ai été à Saint-Etienne pour une réunion des maires, après avoir été à Avignon. Et puis, il y a eu l'incendie à Limoges et j'ai dit à mes collaborateurs, je veux aller à Limoges. Voilà, je veux y aller, voir. Et vous savez comment j'ai fait ? J'ai un militant qui m'a conduit. Un militant qui m'a conduit dans sa petite voiture, d'ailleurs il n'avançait pas, elle était un peu pourrie, il ne m'en voudra pas, ce n'est pas de sa faute. J'ai payé l'essence, on a fait 4 heures de voiture ou 3 heures de voiture entre Clermont-Ferrand, pas Clermont, entre Saint-Etienne et
Limoges.
Voilà, moi j'ai appris, parce que je vis normalement. Je n'ai pas la tête enflée par les plateaux télé. Et je crois que c'est tellement important. Et je pense que les Français attendent des gens comme ça. Ils attendent des gens qui ont les pieds sur terre, qui aient la maturité et qui aient une vision. Bon voilà. Alors il y en a sans doute d'autres que moi. Je n'ai pas dit que j'étais le seul. Je veux dire que c'est très important pour la suite. Mais je remarque que le système médiatique, ça ne les intéresse pas. Je vous le dis comme je le pense. Ce n'est pas qu'ils soient mauvais en soi, les journalistes. Il y a des journalistes très bien dans toutes les chaînes de télévision. Mais en fait, ils vivent... complètement en circuit fermé. Ils vivent hors du temps. C'est mon téléphone, j'en suis désolé. Aucun problème. Si, je l'éteins. Ils vivent hors du temps et de l'espace. Et ce décalage en ce que vivent les Français, et l'image que leur envoie la télévision de grande écoute, devient insupportable. à une part toujours plus grande de nos compatriotes. Et c'est pourquoi je crains beaucoup l'abstention à la prochaine présidentielle. Et c'est pourquoi il y a aussi beaucoup de violence dans la rue.
croyez que cette violence, elle va se poursuivre jusqu'à l'élection et qu'elle pourrait conduire d'ailleurs à ce que l'élection n'ait pas lieu
n
'ose pas
l'espérer. Je le crains, mais quand même j'espère que non. En revanche, ce que je veux dire... Mais qui en est responsable selon vous ? En revanche, justement, j'y viens. 'est que c'est un peu facile de toujours accuser Mélenchon et l'extrême gauche. Vous voyez, je devrais le dire. Je devrais faire le couplet devant vous. Mélenchon est un salaud. Oui, Mélenchon surfe là-dessus. Et de manière malsaine. Et je suis très sévère sur Mélenchon et LFI. Très sévère. Et je les combats. faire croire à l'opinion que c'est simplement Mélenchon et LFI. qui est responsable de la colère sociale, est une très grave erreur. Et je le dis aux patriotes, que j'espère voir gagner, parce que moi je souhaite que l'ensemble des patriotes gagnent. Je préférerais que ce soit moi avec les autres, mais ça peut ne pas être le cas. Je dis aux patriotes, faire croire que c'est simplement le méchant Mélenchon, alors qu'il y a un problème de notre jeunesse. fait des années que je demande qu'on supprime Parcoursup. On me riait au nez. Ça fait des années que je vois les jeunes désespérés pour leur avenir. Il y a l'intelligence artificielle qui arrive. Il n'y a pas de débouchés. Il n'y a pas d'assimilation. Il n'y a pas d'éducation nationale qui apprend l'histoire de France, l'histoire de l'Europe, l'histoire du monde, les civilisations. On est dans une sous-culture. matérialiste, désespérante pour la jeunesse. Eh bien, si on croit qu'il suffit qu'on arrive au pouvoir pour que tout se règle, c'est une illusion. Donc on devrait proposer, et je propose 60 mesures pour reconstruire l'éducation nationale, pour donner un avenir à notre jeunesse. Ça, c'est important. Et c'est pas que l'Europe, là, c'est nous, Français. Qu'est-ce qu'on veut pour la jeunesse ? Et je veux rétablir un baccalauréat. rétablir un vrai bac qui soit l'accès aux universités mais qui soit noté de manière impartiale parce qu'aujourd'hui leur parcours sup c'est une honte parcours sup et on comprend pourquoi les jeunes se sont révoltés mais quand je le disais il ya trois ans quatre ans deux ans on me disait non j'étais pas moderne donc en fait on s'est aperçu que il ya un moment Quand on est mal gouverné ou quand on prend des mesures stupides, il y a des conséquences. Simplement, le problème, c'est que le temps historique n'est pas le même que le temps médiatique. Et donc, dans la rue aujourd'hui, on voit les conséquences de la réforme Blanquer et de 20 ans d'abandon de l'école publique. Voilà, donc maintenant, il faut reconstruire tout ça.
J'insiste un peu sur Mélenchon. Il est curieux, ce Mélenchon. En effet, on lui impute des choses, il surfe, il fait de la politique. Il a une idée, il a un objectif. J'ai vu qu'il avait eu des propos sur la propriété privée. Fin octobre, donc là il y a quelques jours, dans un entretien avec le journaliste économique François Langlais, il a affirmé que la propriété privée est une liberté qui a de sa limite, la qualifiant de simple droit d'usage et jugeant sa conception actuelle insupportable face à la crise du logement. C'est un danger public. Mais il est dangereux. Ou c'est un jeu pour arriver au pouvoir.
Moi, je me méfie toujours des gens. À côté
de ça, il lit les encycliques du pape, il les commente. C'est un démagogue
intelligent, au fond lui-même, vous savez, moi je crois que les gens, malgré tout... Il ne faut pas chercher midi à 14h. Je crois que les hommes politiques, surtout plus on vieillit, plus on dit ce qu'on pense. Donc je pense qu'ils pensent ça. C'est tout. Et que ça l'arrange de le dire parce qu'il se dit que comme ça, il va récupérer encore plus de voix. Mais je pense qu'il ne faut pas... Moi, je crois toujours la parole de ceux qui le disent. Donc il est dangereux. Il est dangereux, Jean-Luc Mélenchon. Mais face à Jean-Luc Mélenchon, plutôt que de brailler sur Jean-Luc Mélenchon et de lui faire de la pub... Parce qu'en fait, on lui fait de la pub en parlant de lui. Et ça, il l'a compris. Il faut, nous, faire de la politique aussi. Qu'est-ce qu'on propose aux jeunes pour s'en sortir ? Qu'est-ce qu'on propose aux Français pour reprendre le pouvoir ? C'est pourquoi je propose la démocratie directe à la Suisse. C'est pour ça que j'ai un programme pour l'éducation nationale. C'est pour ça que je travaille beaucoup le projet politique. Et que j'espère que beaucoup de Français, notamment avec les réseaux sociaux, parce que je suis la quatrième candidat à la présidentielle sur les réseaux sociaux, j'ai plus d'un million sept cent mille abonnés. Donc si j'ai cette puissance de feu sur les réseaux sociaux, je voudrais absolument que les Français lisent mon projet. Et ce projet, on va le sortir tous les mois. Par secteur, donc jeudi prochain, je sortirai le projet économique. Donc tirer du livre ? Oui, le livre, c'est l'inspiration. Mais après, je présente des solutions, et notamment pour relancer la production en France, pour récompenser le travail, pour assainir les comptes publics sans faire souffrir les Français. Et retrouver, il y a un très bon article d'Henri Guenot ce matin, dans le Figaro, que je vous invite à lire, qui nous explique très bien ce que je crois. C'est qu'on est en train de nous préparer un scénario à la grecque qui ne fera que liquider la France.
vous, le Fonds monétaire est à la porte
mais pire que tout, la plupart de la classe politique, et même à droite, est en train de reproduire l'erreur tragique de 1929. C'est-à-dire que ce n'est pas en coupant dans toutes les dépenses. Et en croyant qu'en faisant des économies, on va sauver la France, il faut bien sûr lutter contre des gaspillages, mais il faut surtout relancer la production en France, c'est-à-dire avoir des mesures de relocalisation industrielle. Et c'est ce que dit très bien Henri Guénaud, c'est par le retour de la croissance et de la production en France qu'on désendettera la France. Sinon... on finira comme un petit pays, le Portugal de Salazar, dans la ruine. Et le grand danger aujourd'hui, c'est qu'à la faveur de ce sur-endentement, eh bien, vous avez tous les prédateurs qui vont racheter la France par morceaux. C'est ça, le grand danger. Et là, vous avez l'explosion sociale que guette Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, il ne joue pas, je pense, honnêtement, pour cette réélection. Il joue pour le coup d'après. Il joue pour le chaos qui va suivre cette élection si on met en place une politique récessionniste. Parce que les Français ne sont pas les Grecs. la France est un trop grand pays pour accepter d'être traité comme les Grecs. Et j'ai beaucoup d'estime pour les Grecs. Mais ils se sont fait ratiboiser. Les Français ne se laisseront pas faire. Donc, ce que comprend Jean-Luc Mélenchon et ce qu'il a compris, c'est que l'élection présidentielle, il a peu de chances de la gagner, heureusement. Mais en revanche, il est aux aguets. pour guetter le premier faux pas de ceux qui gagneront.
qu'avait dit Clémentine Autain, qui a été exclu de LFI, ce que nous n'obtiendrons pas dans les urnes, nous l'obtiendrons dans la rue. Et
c'est pourquoi il est très important, non pas de se dire on va gagner, mais de se dire quel est le projet politique que l'on propose aux Français, pas seulement pour gagner, mais pour sauver la France en réalité. Et je renvoie à ce projet que je vais défendre, Gaullien. pour rendre à la France son indépendance, qui est la condition du redressement français. On ne redressera pas l'économie française si on ne s'émancipe pas de Bruxelles. Ça, ce n'est pas possible. Et je le dis à Marine Le Pen, et je lui dirai dans les débats, droit dans les yeux, tout ce qu'elle propose, il y a des choses très bien. Vous l'avez revu récemment ? Non, je ne l'ai pas revu. Mais si elle ne veut pas engager les preuves de force avec Bruxelles, elle ne pourra rien faire. donc... ça sera un coup d'épée dans l'eau. Donc moi, je propose la seule voie possible pour vraiment redresser le pays. Et j'en suis convaincu, c'est pour ça que je le fais.
Nicolas Dupont-Aignan, merci d'être venu chez Omerta, merci pour vos confidences. Je rappelle ce livre dont on a beaucoup parlé aujourd'hui, 2027, la liberté ou la mort, aux éditions Fayard. Merci infiniment d'être venu. Quant à vous, j'espère que cet entretien vous a plu, que vous reviendrez encore plus nombreux la prochaine fois pour la prochaine édition du Grand Entretien. D'ici là, je vous souhaite une agréable journée et je vous dis portez-vous bien. A bientôt.
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