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Nous on dit à un moment donné, quand on a acquis un bien, une voiture, avec son revenu, on ne doit pas revenir. sur un engagement. Pour tout dire, l'action des écologistes, je fais référence à la gauche plurielle en 1997, qui a mis à mal, voire saccagé, notre filière énergétique, notre filière nucléaire, sur des principes démagogiques. L'école, c'est pour apprendre à lire, écrire, compter, et si possible, bien raisonner pour le reste de sa vie. Il n'a jamais bradé ses convictions personnelles, et il met toujours ça en avant, c'est-à-dire qu'il ne... Il ne prend pas des positions, des postures politiciennes. Il prend toujours des dispositions qui sont en phase avec sa propre analyse, ses propres convictions, bien sûr.
Bonjour Stéphane Pied-Noir. Qui êtes-vous alors
je suis Stéphane Piennoir, je suis sénateur de Maine-et-Loire depuis 2017. J'étais professionnellement professeur de mathématiques pendant 25 ans, d'abord en lycée, puis ensuite en classe préparatoire. C'est une vraie passion à laquelle je me suis consacré. J'ai consacré d'abord mes premières années de jeunesse à ces études-là, à arriver au bout de mon projet professionnel, mais parallèlement très engagé, très jeune, militant. de droite, avec d'autres partis qui n'existent plus aujourd'hui, jusqu'à ce que je puisse assouvir une partie de cette passion en devenant élu municipal dans ma commune de Montreux-Junier, dont je suis devenu maire en 2014, après un passage assez long dans l'opposition, deux mandats dans l'opposition, et puis à l'appel de Catherine De Roche en 2017, sur sa liste pour les sénatoriales. On a été élus tous les deux, et donc je suis devenu sénateur en 2017, en abandonnant mes fonctions exécutives. autant à la mairie de Montreuil-Junier qu'à la vice-présidence d'Angelo en métropole, que j'exerçais également à l'époque.
Quel est le sens de votre engagement auprès de Bruno Retailleau
J'ai découvert Bruno Retailleau véritablement, je vais dire, à l'occasion des élections régionales de 2015, qu'il a ravi à la gauche de haute lutte, puisque c'était une région qui, historiquement, était dirigée à droite, puis ensuite a connu un épisode à gauche. Et vraiment, à l'occasion de cette campagne régionale, j'ai découvert un homme brillant, un homme politique brillant, extrêmement cultivé. Mais ce qui est le plus impressionnant, c'est la multitude des domaines dans lesquels il a des compétences. C'est-à-dire qu'il a évidemment une connaissance sur l'histoire du pays et l'histoire internationale, mais il est aussi très... impliqué et très instruit sur des domaines comme le numérique, qui était son domaine de prédilection à la région des Pays de la Loire, mais également sur la bioéthique. Ce qui m'impressionne véritablement, c'est cette capacité à embrasser tous ces sujets qui sont au cœur d'un projet politique pour un pays et qu'il est capable de maîtriser. d'avoir une hauteur de vue sur tous ces sujets, d'avoir un avis aussi, de se fonder un avis avec une analyse très personnelle et une connaissance très fine. Alors, il dort très peu, donc ça lui laisse beaucoup de temps pour approfondir les sujets, mais néanmoins, c'est impressionnant. Et puis, à côté de cette connaissance, il a aussi une clarté dans la présentation, parce qu'Affrey est capable de restituer, de donner ses convictions. Tous ceux que je côtoie dans la région des Pays-de-la-Loire, mais plus globalement désormais à l'échelle nationale, reconnaissent cette limpidité parce que cet exposé se base toujours sur des convictions. Il n'a jamais bradé ses convictions personnelles et il met toujours ça en avant. Il ne prend pas des positions, des postures politiciennes. Il prend toujours des dispositions qui sont en phase avec sa propre analyse, ses propres convictions. Bien sûr, il écoute et il est capable de changer d'avis sur un sujet si besoin. Et c'est ça qui est fascinant dans sa capacité de connaître et de faire connaître tous les sujets sur lesquels il est compétent.
Quelle est la nature de votre engagement en votre qualité de secrétaire national à l'énergie ? Alors, en quoi ça consiste
Prérogative de secrétaire national de l'énergie, ça rejoint d'abord des compétences que j'ai acquises en tant que vice-président à l'énergie aussi au sein de l'agglomération d'Angers. Alors je suis scientifique de formation, donc je connais un peu ces sujets-là, mais j'ai appris beaucoup à les approfondir en étant au sein de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. J'en suis membre depuis 2017, je l'ai présidé également pendant trois ans et je suis devenu... à part toujours un peu par coïncidence où l'on nous propose de travailler plus en profondeur un sujet. Donc je suis devenu un référent sur l'énergie et sur l'énergie nucléaire en particulier. Et donc dans la continuité de ces connaissances, de ces travaux de l'OPEX, Bruno Retailleau a souhaité me nommer secrétaire national à l'énergie dans son projet présidentiel. Et en quoi ça consiste ? Ça consiste à produire ces fameux rapports du candidat Bruno Retailleau sur l'électricité. On a voulu dissocier vraiment cette partie électricité qui est une composante singulière de notre... programme énergétique et puis de l'autre côté, tout ce qui concerne les autres énergies et le climat qu'on a voulu associer parce que pour nous, c'est lié. Et donc je chapote, je pilote ces groupes de travail qui mènent des auditions auprès de différentes structures que j'ai appris à connaître aussi dans le cadre de mes travaux sénatoriaux et donc qui enrichissent un travail et des programmes, le programme de Bruno Retailleau.
Alors justement, parlez-nous de ce programme, qu'est-ce qui va se passer ? quand Bruno Retailleau sera président de la République
C'est un projet d'abord qui est pragmatique, qui est réaliste et pragmatique. Ce que je veux dire, c'est qu'on est tout à fait conscient que la décarbonation est un projet indispensable. C'est un chemin indispensable pour la France, mais comme pour d'autres pays, même si on est l'un des pays les plus vertueux en termes d'émissions carbone. Mais il doit être pragmatique, c'est-à-dire qu'on ne doit pas non plus voir ce chemin comme un chemin de croix, si je puis dire, et dire... de piétiner les biens des Français. On ne voit en aucun cas aliéner les biens des Français. Ça nous semble, en tant que libéraux, une mesure absolument essentielle. Je fais référence, par exemple, à deux mesures qui ont beaucoup occupé l'espace médiatique. C'est les ZFE, les zones affidables émissions, qui, si l'on continue sur ce chemin-là, va priver 8 millions de véhicules de critères 3. les véhicules sont classés critère 3, d'emprunter ces ZFE. Nous, on dit à un moment donné, quand on a acquis un bien, une voiture, avec son revenu, on ne doit pas revenir sur un engagement. Et donc l'acquisition légale de ce véhicule ne doit pas se heurter à un moment donné à des dispositions, à de nouvelles normes. Et donc on souhaite que les nouvelles normes ne s'appliquent uniquement qu'aux nouvelles acquisitions d'auconeufs. La voiture, le logement également, parce qu'on voit comment on peut glisser en fait. Le diagnostic de performance énergétique était à l'origine un outil de diagnostic que vous pouvez mettre en avant pour la vente, pour la location de votre bien. C'est devenu un outil prescriptif, c'est-à-dire qu'on ne peut plus louer, on ne peut plus commercialiser un bien qui n'est pas dans telle ou telle catégorie. Là aussi, on veut revenir à l'essence de cet outil, et donc un outil uniquement diagnostique qui peut être valorisé, évidemment. On préfère acheter un appartement ou une maison qui est classée A que classée E, mais en aucun cas une interdiction. Donc c'est des choses comme ça qui correspondent à notre vision libérale et pas à une vision démagogique, privative, voire punitive, que la gauche et les écologistes ont voulu imposer au fur et à mesure de l'évolution des textes législatifs. Je voudrais revenir sur la capitalisation autour de nos atouts. On a en France. un mix énergétique et plutôt un mix électrique qui est très singulier. Il faut comprendre ça, c'est qu'on a pris en 1973, avec le plan Messmer, on a pris un chemin qui est celui du nucléaire civil, qui prolongeait le nucléaire militaire de l'après-guerre, de la guerre elle-même. Et donc, on a fait un choix courageux d'aller vers la constitution d'un parc nucléaire civil. D'autres pays n'ont pas fait ce choix-là. Et petit à petit, là aussi, on a vu un renversement. Et pour tout dire, l'action des écologistes, je fais référence à la gauche plurielle en 1997, qui a mis à mal, voire saccagé, notre filière énergétique, notre filière nucléaire, sur des principes démagogiques, en mettant fin à Phénix et Superphénix, par exemple, en tapant sur une évolution du parc vers des réacteurs de nouvelle génération, qu'on appelle des réacteurs à neutrons rapides. Et ça veut dire que pendant 20 ans, on n'a pas construit des réacteurs nucléaires. Et donc on se trouve avec des pourvus, comme dirait La Fontaine, parce que ce parc vieillit et donc dans 10 ans, dans 20 ans, potentiellement certains vont fermer. C'est la vie d'un outil industriel et celui-ci n'y échappe pas. Et donc on a pris du retard. Et donc dans notre vision pragmatique de... du programme énergétique de Bruno Retailleau. La priorité, c'est d'abord de reconstituer ce parc lorsque l'ancien va venir à maturité, en tout cas, va se fermer. Et donc, il faut accompagner ce programme de six réacteurs EPR2 à l'horizon 2035-2040. On sait qu'il y a une inertie très forte sur la construction d'un réacteur nucléaire. Ça ne se fait pas en cinq ans. Ça a toujours pris une douzaine, voire une quinzaine d'années. Donc la priorité, c'est accompagner ce renouvellement du parc. prolonger le parc existant à 60 voire 80 ans. Il y a une légende urbaine propagée par les écologistes, là aussi et la gauche, en disant que le parc nucléaire n'avait qu'une durée de vie de 40 ans, une sorte d'obsolescence programmée avant l'heure. Ça n'est pas la réalité. On a un parc qui peut vivre 60 ans, 80 ans, comme aux États-Unis. Et l'autorité de sûreté nucléaire, d'ailleurs, vient d'émettre un avis qui va dans ce sens. Et à côté de ça, il faut avoir une vision d'avenir. Après, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, on relance ce programme des réacteurs à neutrons rapides, qui est un programme qui est à la continuité de Superphénix, en réalité, qu'on maîtrisait dans la fin des années 90, et qu'il faut se réapproprier pour avoir, à l'horizon 2050, probablement des réacteurs commerciaux de réacteurs à neutrons rapides qui consomment moins d'uranium, qui émettent plus de déchets et donc qui sont l'avenir du nucléaire. Et puis si on va sur le très long terme, moi je suis un scientifique, j'ai foi en la science, il y a la fusion nucléaire qui est le graal de la production d'électricité et qui mettrait, je veux le croire en tout cas, tout le monde d'accord sur une profusion d'énergie, d'électricité en réalité, qui serait neutre en émissions carbone. qui serait très vertueuse en production de DG, puisque ça n'en produirait quasiment pas, et qui serait évidemment très économique puisqu'on aurait une production très abondante et qui serait donc accessible pour le grand public.
Maintenant, une question un petit peu plus personnelle. En votre qualité de professeur de mathématiques, là on vient de vivre les manifestations étudiantes et lycéennes, quel regard portez-vous sur l'apprentissage des maths aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'il faut faire et quelle est l'importance aussi de continuer à penser ? mathématiques à notre époque
'est essentiel. Vous prêchez un convaincu, évidemment. En tant que professeur de mathématiques, j'avais l'habitude de dire, peu importe le programme, finalement, c'est la formation qui est importante. C'est la rigueur de raisonnement qui est utile tout au long de la vie. On oublie les théorèmes. Mais on n'oublie jamais sa formation, et la formation est acquise pour le reste de sa vie. On a dégradé ça. J'avais fait le calcul, c'est-à-dire que sur l'ensemble du secondaire, collège, lycée, on a perdu l'équivalent d'une année d'enseignement de mathématiques. C'est vrai aussi pour d'autres matières, sciences physiques, c'est vrai aussi pour le français, au profit de sujets qui me sont moins essentiels. L'école, c'est pour apprendre à lire, écrire, compter, et si possible, bien raisonner pour le reste de sa vie, comme je le disais. Donc il faudrait revenir à des fondamentaux, ça commence par l'école primaire. nettoyer les programmes scolaires de scories qui n'ont pas lieu d'être dans ces programmes, revenir à des fondamentaux, revenir à ce que doit être l'éducation, on devrait dire l'instruction à l'école, pour qu'ensuite on ait des têtes bien formées parce qu'on a besoin d'ingénieurs, on a besoin de têtes bien pensantes. Et finalement, ce n'est pas de la faute des lycéens qui sortent du bac avec moindre formation, le nombre d'heures est en... chute très très nette, il ne peut pas en savoir autant que s'ils avaient une année d'enseignement supplémentaire. Donc c'est assez simple, nettoyer les programmes, revenir aux fondamentaux de l'école et puis c'est aussi travailler pour l'avenir du pays parce que quand je dis qu'on a besoin de ces têtes bien faites dans les entreprises, on a besoin d'ingénieurs, on a besoin de techniciens et c'est eux qui seront l'avenir du pays qui constitueront notre... qui feront nos routes, qui feront nos réacteurs nucléaires aussi, demain et après-demain.
L'intelligence artificielle ne peut pas remplacer une bonne compétence en maths, rassurez-moi.
Alors, évidemment, les avancées de l'intelligence artificielle nous laissent perplexes sur la recherche mathématique. Parce que c'est des avancées, vous avez vu ce qu'est capable de faire aujourd'hui l'intelligence artificielle en démontrant des théorèmes qui étaient restés sans solution pendant des siècles. Voilà. Donc ça, c'est troublant. Et les grands mathématiciens dont nous ne manquons pas dans notre pays, avec plusieurs médailles Fields, notamment Cédric Villani, mais d'autres. Donc ça, ça interpelle parce que ça remplace un travail de recherche très pointu. En revanche, le BABA, encore une fois, la rigueur mathématique que l'on acquiert en faisant des raisonnements structurés, des théorèmes, il y a des hypothèses, il y a un raisonnement à l'intérieur. Ça, l'intelligence artificielle ne le fera jamais à votre place. la rigueur de votre formation ne sera jamais remplaçable.
Un petit mot sur vous ? Qu'est-ce que vous avez envie de rajouter ?
Le rythme d'élu d'une manière générale, d'élu local que j'ai été, mais aussi d'élu national désormais, est évidemment très dense. Elle offre peu de disponibilité. Je garde en tête ce petit précaré qu'il faut conserver en tant qu'époux. Je pense à mon époux, je pense à mes enfants. à mon petit-fils désormais, je suis grand-père depuis deux ans, il faut toujours garder ce temps disponible pour sa famille et pour ses proches. Et puis j'ai une vraie soupape de décompression, je suis passionné de sport aussi, c'est vraiment une passion depuis tout jeune, je pratique la course à pied, j'ai quelques marathons au compteur, et donc je garde cette soupape, au moins une course dans la semaine, le dimanche en particulier, quand je suis chez moi.
Merci beaucoup.
Merci à vous.
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