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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Europe 1 Soir.
18h-20h. Pierre de Villeneuve.
Toujours avec Eric Tegner et Vincent Roy pour parler de l'actualité. Et l'actualité c'est aussi Emmanuel Macron qui sort du bois pour dire qu'il faut une coalition qui irait de David Lissnard à Raphaël Glucksmann. Ils doivent se mettre à travailler ensemble, dit un interlocuteur du chef de l'État, pour empêcher un second tour entre les extrêmes. Écoutez Bruno Retailleau, le candidat à la présidentielle LR, qui affirme qu'Edouard Philippe participera tôt ou tard à une primaire.
y viendra, il y viendra, il y viendra. On ne peut pas vouloir faire une course, je suis passionné de cheval, on ne peut pas vouloir faire une course et rester à l'écurie. À un moment donné, il faut quand même entrer dans le débat, parce que ce n'est pas pour soi, ce n'est pas ni pour les autres candidats, c'est pour les Français. Il faut que chacun puisse se confronter aux autres pour éclairer les Français sur ce que l'on veut, sur nos projets, sur nos mesures et sur notre vision de la France.
Il y viendra ? Et même s'il y vient, qu'est-ce que ça change ? Rien.
A mon avis, ça change rien. Ça change rien, mais de toute façon, je n'y crois pas. Je ne crois pas beaucoup. De manière générale, je ne crois pas beaucoup aux primaires. Non, je ne crois pas beaucoup aux primaires. Et puis là, une primaire entre Edouard Philippe, Retailleau, le président de la République, d'ailleurs de quoi je me mêle, qui dit qu'il n'a pas d'autres chats à fouetter, le président de la République, honnêtement, en ce moment, il n'a pas d'autres chats à fouetter. d'autres chats à fouetter que de conseiller, en plus les conseils politiques d'Emmanuel Macron, pardonnez-moi, mais enfin, c'est quand même pas... C'est de sa faute. Oui, justement, c'est pourquoi je dis de quoi je me mêle. Et puis, alors, cette espèce d'alliance entre Glucksmann et de Glucksmann à Édouard Philippe, c'est quand même vraiment le mariage... Non, de Glucksmann à Lisna. De Glucksmann à Lisna, c'est quand même le mariage de la carpe et du lapin, enfin, ça ne veut rien dire. Tout ça, ça ne veut
rien dire. Mais c'est cohérent
pour un président de la République qui a justement voulu casser les clivages. Non mais attendez, non seulement il n'a pas cassé les clivages, mais il a remis les clivages. Et maintenant, il repart avec le... Exactement... Mais ce que je voulais vous
dire, c'est que je pense... Je ne suis pas dans la tête d'Emmanuel Macron, du Mangarde, mais je pense qu'il doit se dire que, comme en 2017, il essaye de faire la part des choses entre la gauche et la droite, mais je suis d'accord avec vous, ça ne peut pas marcher.
Mais ça ne peut pas marcher, donc... Ça ne peut pas fonctionner. Donc c'est parfaitement nul et non avenu.
De toute façon, Emmanuel Macron, à la fois, il a un bilan catastrophique qui, du coup, pose un problème pour son camp. Tous ceux qui ont été ministres, etc., sont entachés. C'est normal, c'est la responsabilité. Et le deuxième point, c'est qu'Emmanuel Macron, c'est un peu, après moi, le chaos. C'est-à-dire que ça me fait penser à Jean-Claude Godin, qui était un bon maire de Marseille, mais qui, d'une certaine façon, n'a jamais préparé sa succession. Il y a des personnalités comme ça, il y a une difficulté à se dire, qui va pouvoir me succéder demain ? Et enfin, il y a un point quand même qui me semble important, c'est que je pense que, de toute façon... courant janvier, février, une grande partie de ces candidats ne vont pas se lancer pour une simple et bonne raison. C'est qu'en dessous de 5%, vous n'êtes pas remboursé de vos frais de campagne. Et donc, dès que vous aurez le stress un petit peu de vous dire, vous êtes à 7-8, et en cas de vote utile, parce que c'est un électoral, centre-gauche et centre-droite, bien sûr, qui est à 4,9, donc ça a traumatisé les politiques et les banques. Et donc, à un moment donné, vous savez, l'électorat de centre-gauche et de centre-droite, c'est un électorat politisé. Donc c'est un électorat, contrairement à certaines autres classes populaires qui, par exemple, vont s'intéresser au vote dix jours avant, deux semaines avant l'élection. Et donc, il va y avoir un phénomène de vote utile XXL. Donc le vrai sujet qui va se poser là, c'est que chacun assume vraiment sa ligne politique et on verra bien qu'il sera au bout du compte. Mais ça n'empêche que Jean-Luc Mélenchon, il est en train de grimper. Marine Le Pen, elle ne va pas redescendre en dessous de 30%. Donc pour moi, il devrait beaucoup plus travailler la question des élections législatives de 2027. Et là-dessus, moi, à titre personnel, je soupçonne pour le coup Emmanuel Macron de vouloir tirer les ficelles. Parce qu'il peut y avoir une vraie possibilité de la part du centre de se dire « on va assumer ». l'opposition responsable, comme on dit, face à Marine Le Pen. Moi, si j'étais Emmanuel Macron, je me présenterais aux élections législatives parce qu'ils sont tellement nuls dans son camp malgré tout, ils ne savent tellement pas s'entendre, qu'Emmanuel Macron, malgré tous ses défauts, il reste le meilleur. Et je ne suis pas macroniste. On va
écouter ce que disait Olivier Delagarde ce matin sur Europe 1 dans sa revue de presse concernant cette coalition allant de Glucksmann à Lysnard pour déjouer le duel Mélenchon-Le Pen.
Dans sa solitude, Emmanuel Macron a eu une idée. Si au 15 décembre, aucun candidat du Bloc central n'a creusé franchement l'écart, eh bien, il faudra organiser une coalition pour trouver un programme minimum commun et surtout s'entendre sur un nom unique de candidat chargé de porter ce projet. Facile, il suffisait d'y penser. C
'est assez... j'allais dire amusant, mais en fait il n'y a rien d'amusant parce que c'est effrayant pour le peuple français, qui aujourd'hui est appelé aux urnes par l'intermédiaire du suffrage universel. Bon, une fois qu'on a dit ça, c'est assez effrayant d'avoir un président de la République qui, pour la deuxième fois, pour une échéance importante, dit, non mais entendez, je sais que c'est comme ça, mais on ne va pas faire comme ça. Ça a été exactement le schéma de la dissolution. Arrive aux Européennes, arrive l'élection européenne, et le RN arrive largement en tête, 13 millions d'électeurs votent pour le RN. Et qu'est-ce qui se passe derrière ? Derrière, on a un président de la République qui dit, en fait, non, ça ne me plaît pas, ce n'est pas le scénario que je voulais. donc je vais faire une dissolution. Et là, pour la deuxième fois, Marine Le Pen est à 35, 36, 38%, ça dépend des sondages au premier tour, et là il dit, ben non, vous savez, on va faire autrement, et on va appeler à une... Mais sans argument, parce que dans ce cas-là, pardonnez-moi, mais pourquoi est-ce qu'on n'interdit pas ? Parce qu'on interdit à peu près tout ce qu'on veut, j'ai l'impression, dans ce pays, alors qu'en réalité, on nous répète aussi à longueur de journée qu'on est dans un intérêt droit. Pourquoi est-ce qu'on n'interdirait pas carrément l'ERN ? Ils ont essayé en
bloquant Marine Le Pen. Comment ? Ils ont essayé en bloquant Marine Le Pen, en tentant d'avoir aussi des boules puantes sur Jordan Bardella. Dans le fond, c'est vrai, je pense qu'il y a un chemin vers, non pas cette interdiction, mais le fait de se dire qu'on les laisse de côté. Après, je serais un peu moins difficile à l'égard d'Emmanuel Macron, je vais être macroniste décidément ce soir. Sur la dissolution, celui qui a faussé tout ça, c'est Gabriel Attal. Parce qu'Emmanuel Macron, sur l'entre-deux-tours, n'a pas voulu de ces combinations. C'est-à-dire que presque le pari de certains... C'est comme en amour, il y a les deux versions de l'histoire. Il
y a aussi la version qui dit que c'est Emmanuel Macron qui a demandé à Gabriel Attal de faire
ainsi. C'est une possibilité. Mais ce qui est certain, et là vous avez raison, c'est qu'en fait c'est intéressant de voir un président de la République qui n'a pas l'air de comprendre la Constitution. et la Ve République. Et de toute façon, qu'il ne la comprend pas ou qu'il ne veut pas la comprendre ? Peut-être des deux. Peut-être des deux, en tout cas, qui veulent tellement imposer sa marque qu'en effet, il essaye de brusquer. Et pour moi, le plus grand scandale des deux dernières années, c'est d'avoir nommé Premier ministre, celui qui est un de ses proches, Sébastien Lecornu, qui n'est pas quelqu'un de mauvais en soi. Mais c'est-à-dire qu'il y a une colère populaire de se dire « bon, vous avez perdu une élection, vous mettez votre ancien ministre qui est un proche comme étant le Premier ministre ». Et ça, évidemment, ça crée de la colère et ça fausse le jeu démocratique. Et le problème, c'est que quand vous faussez le jeu démocratique comme ça, y compris... à travers le président du Conseil constitutionnel, qui est également un de ses meilleurs amis, Richard Ferrand, etc., à un moment, il va y avoir quelqu'un, une logique autoritaire, qui va dire « on balaye tout ». Parce que moi, je pense que les Français, de plus en plus, commencent vraiment à se dire « en fait, on n'en a rien à faire du respect de l'État de droit », et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle non plus.
Mais je pousse encore plus loin le raisonnement d'Éric, qui a raison, la Ve République, elle ne fonctionne qu'avec une majorité, sinon, elle brique. Or, or, or... La coalition dont parle Emmanuel Macron, elle ne peut pas avoir de majorité. Elle ne peut déjà pas avoir de réalité, mais elle ne peut pas avoir de majorité. Donc c'est nul et non avenu.
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