Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Et
pour m'accompagner jusqu'à 19h, Vincent Roy et Eric Tegner. Bonsoir à vous deux. Bonsoir Pierre de Villeneuve. Bonsoir. Olivier Vial est notre invité, directeur du serreur et d'acteur de la Lettre des Radicalités. Bonsoir Olivier. Bonsoir. Merci d'être là. Sébastien Lecornu réunit donc lundi, les syndicats et le patronat à Matignon. Conférence sociale pour apporter des réponses aux questions de pouvoir d'achat et de salaire. C'est comme ça qu'on éteint
le feu ? En tout cas c'est comme ça qu'il espère effectivement calmer un peu les choses. Ça risque d'être peut-être même contre-productif, puisqu'on voit bien qu'aujourd'hui les syndicats ont l'impression, c'est ce qu'a dit Sophie Binet, la question c'est pas si on a gagné mais combien on va gagner. Donc il y a une volonté de mettre la pression. Après, le Premier ministre, il a une bonne technique. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les gens manifestent contre le gouvernement et contre la politique du gouvernement. Et finalement, il va remettre tout le monde autour de la table. Il va demander aux entreprises et aux patrons de payer ce que demandent les Français au gouvernement. C'est un moyen d'essayer de faire semblant d'avoir compris qu'il se passait quelque chose. Je ne suis pas sûr que ça éteigne, parce qu'on voit bien que derrière, il y a une mobilisation beaucoup plus politique que réellement sociale, même s'il y a une grande partie des gens qui sont là. pour des raisons sociales, tous les leaders, et d'ailleurs, c'est une des choses qui est reprochée en ce moment à Sophie Binet de la CGT, c'est d'avoir une lecture beaucoup plus politique que sociale des choses, et même en interne, ça commence un petit peu à... C'est pas la première secrétaire
générale de la CGT qui pense politique. Sophie Binet vous en parlait, voici ce qu'elle disait tout à l'heure.
Je le dis au gouvernement et au patronat, plus vous attendez, plus la facture s'élève. Les revendications sont claires. 1. Il faut augmenter tous les salaires. Il faut augmenter le SMIC de 10%. Il faut augmenter le point d'indice des fonctionnaires. Il faut augmenter les pensions des retraités. 2. Il faut des mesures contre la vie chère. 3. Il faut des moyens pour nos services publics pour répondre aux revendications des jeunes. doivent pouvoir étudier dans de bonnes conditions. La question qui est posée aujourd'hui, c'est pas est-ce qu'on va gagner ? La question qui est posée aujourd'hui, c'est combien va-t-on gagner ?
'est la surenchère et la menace en fait Vincent Roy.
Oui, alors la question qui se pose quand même c'est que si la CGT demande une augmentation du SMIC, une augmentation des pensions et une augmentation ici, une augmentation là, dans les conditions actuelles de température et de pression, comment vont réagir les marchés financiers
Oui. Justement, je pense que c'est une des choses. Il y a ceux qui pensent simplement que c'est pour augmenter le salaire, mais il y a aussi des gens dont c'est la stratégie. Ils savent que si demain les marchés durcissent leur position vis-à-vis de la France, ça créera des tensions économiques et sociales encore plus fortes, dont certains n'hésiteront pas par opportunisme à se saisir. Donc cette surenchère, effectivement, elle est à la fois un moyen de continuer à faire monter la mobilisation. mais c'est aussi un piège que tend une partie de la gauche, en tout cas celle qui est la plus stratège, à l'État et au gouvernement. Et effectivement, ça c'est quelque chose qu'il va falloir surveiller, parce qu'il peut se passer effectivement, et certains l'ont en tête, ce qui s'est passé en Grèce il y a quelques années, où effectivement on a eu à ce moment-là des mouvements populaires extrêmement violents, parce que justement il y avait des mesures qui étaient imposées par l'extérieur d'austérité, parce que pour l'instant on est très loin de politique d'austérité, mais si demain... force de faire monter la surenchère, on arrive à ces politiques-là, effectivement, il y a un risque que ça soit encore plus dur dans la rue demain. Et certains, je pense, malheureusement, attendent ça comme quelque chose qui serait une formidable opportunité politique.
On peut s'attendre en effet, on peut craindre un effondrement financier avant la prochaine élection présidentielle. Est-ce que vous pensez que pour le coup, l'extrême gauche en tirerait profit ? Est-ce que ça serait plus Marine Le Pen ? Parce que pour le coup, les analyses divergent beaucoup. On pourrait penser d'un premier abord que Marine Le Pen pourrait s'en sortir parce qu'elle parle beaucoup aux classes ouvrières, aux classes populaires. Mais certains pensent également que Jean-Luc Mélenchon, dans cette logique de chaos avec ses propositions radicales, Pour en tirer profit, qu'est-ce que vous en pensez ? Je pense que
Jean-Luc Manchon serait celui qui en tirerait le profit et est sûr de gagner dans les deux cas. Parce qu'en fait, soit effectivement il est en capacité de faire monter la pression et de faire tomber le système, puisque aujourd'hui son objectif ce n'est pas simplement... de prendre le pouvoir par l'élection, c'est d'abord, et ils le disent de plus en plus dans ces milieux-là, c'est de faire tomber le capitalisme. Donc ils pensent, et vous avez entendu Sandrine Rousseau il y a quelques jours, disant qu'elle pensait qu'on était vraiment à l'aube du grand soir. Ça faisait longtemps qu'ils n'en avaient pas rêvé, aujourd'hui ils se mettent à rêver. Et si c'est Marine Le Pen qui gagne, et qu'elle gagne dans des conditions économiques extrêmement difficiles, elle aura effectivement les mains liées. Et à ce moment-là... elle pourra décevoir une partie de son électorat parce qu'elle ne pourra pas faire exactement ce qu'elle veut faire. Et ça, effectivement, Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'à ce moment-là, il pourra récupérer une partie de l'électorat qui est allée populaire, qui est aujourd'hui proche de Marine Le Pen, et il espère pouvoir le récupérer une fois qu'elle l'aura déçue, parce que justement, il y aura des conditions qui s'imposeront à elle de l'extérieur.
C'est très juste ce que vous dites, il y a cette crainte-là, mais en tout cas, sur la première partie et sur Jean-Luc Mélenchon, qui par exemple propose un SMIC à 1 700 euros, voilà ce qu'elle répond Marine Le Pen tout à l'heure.
Nos entreprises sont dans une situation trop fragile pour leur imposer en quelque sorte de manière autoritaire une augmentation du SMIC de 10%. Ou alors on rentre dans l'URSS. Je ne suis pas absolument convaincue de l'efficacité de l'URSS. Donc on ne peut pas obliger des entreprises à augmenter leur salaire. On peut leur expliquer qu'il est absolument nécessaire de le faire, qu'il y a un moment où il faut axer et inciter effectivement relativement à la participation, à l'intéressement et qu'il est important pour eux qu'ils prennent attention à leurs salariés. Donc on peut mettre en place des mesures incitatives, mais on ne peut pas faire ça de manière coercitive parce que sinon on change de régime.
Voilà, on change de régime et en attendant, effectivement, on entre dans une autre sphère, là, pour le coup. Ah
ben oui, c'est-à-dire qu'à partir du moment où les choses, comme elle le dit, les choses sont imposées, on n'a plus du tout, si j'ose dire, le même caractère. Donc tout ça... Alors, peut-être quand même une remarque à propos de ce que disait Olivier Vial, moi je ne pense pas que Mélenchon pense... aujourd'hui qu'il peut gagner par les urnes je pense que d'une certaine manière d'ailleurs le grand vainqueur déjà de l'élection présidentielle c'est lui Il a compris que la gauche, c'était lui, et je note exactement comme vous, parce que nous en parlions avant, qu'aujourd'hui à la manifestation, il y a des députés communistes qui défilent avec lui. Donc la position aussi des communistes n'est plus aussi claire.
Elle s'est même totalement clarifiée, puisqu'il y a eu un communiqué de l'ensemble des parlementaires des députés partis communistes, qui avant même que leur leader Fabien Roussel se... décide d'arrêter sa campagne, ils viennent d'annoncer qu'ils soutenaient LFI et pas leur candidat. Donc effectivement, on voit que la stratégie, et ça pour le coup c'était sa stratégie depuis un petit moment, c'est de montrer que derrière cette puissance-là, il était le seul à pouvoir l'incarner et il est en capacité, parce qu'il fait deux choses. Un, il montre sa force et deux, il est en train de dramatiser les enjeux. en essayant de montrer qu'il y a un risque fasciste, etc. Et donc face à ça, forcément, le reste de la gauche est en train d'oublier tout ce qu'ils avaient dit avant, notamment sur l'antisionisme, l'antisémitisme de LFI, et se ramène petit à petit dans les filets de Jean-Luc Mélenchon. Donc la stratégie, elle est extrêmement claire depuis très longtemps. Elle se base sur, c'est sa force, sur à la fois une ligne très claire. surtout, une capacité de mobilisation qu'aucun autre parti n'a. Puisque aujourd'hui, Mélenchon est le seul à être en capacité d'avoir un leadership sur le terrain et sur les réseaux sociaux. Et en fait, en ayant cette tenaille-là, il est en train de prendre en tenaille d'abord la gauche, mais peut-être que demain, ça pourra s'élargir et c'est ce qu'il souhaite.
Aux précédentes élections, Jean-Luc Mélenchon était assez sous-estimé dans les sondages. Aujourd'hui, il est déjà à 18%. Dans quasiment tous les scénarios, je crois, des sondages, il est qualifié au second tour. On est habitué également à se dire que Jean-Luc Mélenchon se recentre quelques mois, quelques semaines avant le premier tour. Est-ce que vous pensez que véritablement, c'est ce qu'il va faire ? Ou est-ce qu'en fait, il va aller jusqu'au bout de sa logique
? En fait, aujourd'hui, ce n'est pas sûr qu'il ait besoin de se recentrer pour rentrer au second tour. Parce qu'en fait, le moteur de son élection, elle se base sur deux... Sur deux électorats, il veut mobiliser les abstentionnistes, notamment les jeunes et les gens des quartiers. Ces deux électorats-là sont normalement très abstentionnistes. Pour arriver à les mobiliser, il faut électriser le débat, et il faut dramatiser les enjeux. C'est ce qu'il est en train de faire, et pour faire ça, il ne faut pas qu'ils deviennent trop mous, parce qu'il a besoin effectivement de les mobiliser, et c'est ce qu'il fait très bien. Et c
'est ce qu'il a fait encore aujourd'hui dans la manifestation, on l'a vu sur différentes images, 18h26, on marque une pause dans cette Europe 1. Soir, on revient dans un instant, à tout de suite.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.