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13h, 14h, Europe 1. Merci de nous rejoindre à 13h31 sur Europe 1. Vous écoutez Clélie Mathias et ses deux chroniqueurs, Jules Therès et Jean-Michel Salvatore Clélie. La campagne présidentielle, alors ils sont en baisse dans les sondages
et ils se divisent un peu sur tout, déjà sur la primaire et puis même sur l'immigration, on va le voir. Et écoutez Robert Ménard, maire d'hiver droite du Bézier, qui affirme, lui, qu'il faut une primaire de la droite et du centre. Il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur Europe 1.
Mais ils sont abrutis. Qu'est-ce qu'ils attendent d'être balayés, de ne plus exister ? Il faut l'accepter. Et s'ils ne l'acceptent pas, je vous dis, s'ils n'acceptent pas, ils se suicident. Aucun d'entre eux ne sera au second tour. Le problème de ce pays, c'est d'avoir une alternative. T'en as aucune. On a besoin de quelqu'un qui ait une voix forte, mais pas hystérique.
Est-ce qu'ils vont être contraints de faire cette primaire, finalement ? Jules Torres.
'est une très bonne question que vous posez là, chère Clélie Mathias. C'est-à-dire que bien sûr qu'ils vont être contraints dans le sens où aujourd'hui il y a une multiplication des candidatures qui... est enfermé dans la mâchoire entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et le bloc central n'existe pas. Mais moi, j'aimerais poser la question de pourquoi ce bloc central n'existe pas. Pourquoi Edouard Philippe est descendu de 26% à 9,5% en moins d'un an ? Pourquoi Bruno Rotailleau, qui était le ministre favori des Français quand il était ministre de l'Intérieur, est aujourd'hui à 4% ? Pourquoi Gabriel Attal... Peut-être parce qu'il paye le
fait d'être ministre d'ailleurs.
Mais sans doute... D'avoir été
ministre sous... Bien sûr, bien
sûr. Pourquoi Gabriel Attal, qui, dans les baromètres, est plutôt quelqu'un d'apprécier des Français, qui a été Premier ministre de la France, est à 4% ? C'est simplement... parce que ce qu'ils racontent, les Français n'en ont rien à faire. C'est-à-dire que leur candidature aujourd'hui ne pèse pas parce qu'il n'y a pas de programme, parce qu'il n'y a pas de projet. Moi, je suis incapable de vous dire aujourd'hui quel est le projet d'Édouard Philippe, quel est le projet de Gabriel Attal ou quel est le projet de Bruno Roptaillot. C'est un petit peu plus simple de vous dire quel est le projet de Jean-Luc Mélenchon ou celui de Marine Le Pen. Donc la question n'est pas de savoir, et moi je pense qu'ils commettent une erreur monumentale en disant que c'est parce qu'il y a trop de candidats que... ils ne sont pas en capacité d'être au second tour, ils font la même erreur que Lionel Jospin qui disait que c'était la multiplication des candidats qui avait empêché l'EPS d'être au second tour à la présidentielle de 2002. Non, c'est parce que sa campagne était nulle, c'est parce qu'on ne comprenait rien de sa campagne, c'est parce qu'elle était complètement pourrie sa campagne, et bien c'est la même chose qu'on retrouve aujourd'hui au sein du bloc central.
Jean-Michel Saloteur, est-ce que vous partagez le point de vue de Jules ?
Oui et non. Là où je ne suis pas d'accord, c'est sur la... On écoutait Robert Ménard et moi je ne suis pas d'accord avec lui quand il dit qu'en fait si on additionnait tous les gens du bloc central, on arriverait à avoir une candidature qui passerait devant Mélenchon. Moi je pense qu'il n'y a rien de plus faux. Parce qu'en fait ils ne sont pas d'accord entre eux. Vous avez deux candidats... de droite qui sont d'accord entre eux, Lysnard et Rotaillot, donc là il peut y avoir match, et puis vous avez les centristes. Mais je trouve que c'est une illusion d'imaginer que si on faisait une grande primaire avec la droite et le centre, on aurait un candidat qui serait suivi par tout le monde. Oui c'est pas des
maths.
Parce que c'est pas arithmétique. Si au terme d'une primaire on avait plutôt quelqu'un de gauche comme Attal, je pense qu'une grande partie des électeurs de Rotaillot et de Lysnard voterait pour Marine Le Pen, par exemple. Et puis à l'inverse, si c'était plutôt un candidat de droite comme Rotaillot qui gagnait la primaire, je pense que les électeurs de Gabriel Attal, par exemple, et une partie des électeurs d'Edouard Philippe iraient voter pour Glucksmann. Donc je pense que c'est une erreur de s'imaginer que tout ça est une question d'arithmétique. La politique, c'est d'abord une question de dynamique. Et pourquoi il y a un problème dans le bloc central ? C'est parce qu'il n'y en a pas. un seul qui est capable de créer une vraie dynamique. Parce que ce n'est pas le nombre de candidats qui compte. Regardez à gauche, par exemple, à gauche, vous avez plein de candidats, vous avez Tondelier, vous avez Fabien Roussel, vous avez Mélenchon, et puis vous avez Madame Arthaud. Et malgré ça, vous avez Mélenchon qui émerge. Et pourtant, il y a quatre candidats. Donc je pense que pour le centre, c'est la même chose. Si personne n'émerge, ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup de candidats, c'est parce qu'il n'y en a pas un seul qui est capable d'être désirable.
Non, et puis il y a quand même quelque chose que je trouve fascinant. Il va être d'accord avec moi. Mais c'est vous qui avez été d'accord avec moi. Si je vous ai bien écouté Jean-Michel, on a dit à peu près la même chose et on est sur la même analyse. Non, moi il y a quelque chose qui me fascine, c'est cette proposition qui émanerait d'Emmanuel Macron, qui dirait qu'il faut une sorte de coalition des responsables, qui irait de Bruno Rotaillot. Non, mais vous inquiétez
pas, on va en parler, en restant sur la droite et le centre. Je reste
sur la droite et le centre. Non, mais vous allez voir, on va recouper les deux sujets, mais c'est-à-dire qu'on a des personnes qui, objectivement, ne partagent pas grand-chose. Moi je veux bien qu'il y ait des liens entre Gabriel Attal, entre Bruno R entre David Lysnard et Edouard Philippe. Mais aujourd'hui, le pays exige, en tout cas les Français exigent de la radicalité. C'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon est en train de progresser. D'ailleurs, on constate que dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen progressent ensemble. Il y a peut-être une raison. Donc évidemment que la campagne Prozac d'Edouard Philippe ne s'appelait pas aux Français. Vous avez vu d
'ailleurs, vous parliez des sujets des divisions qu'entre Gabriel Attal et Edouard Philippe sur le sujet de l'immigration, en lien avec le 17 octobre, ils ne nous sont pas d'accord. Mais bien sûr.
On a un Gabriel Attal qui nous vient du PS qui a été conseiller de Marisol Touraine Edouard Philippe était délégué général de l'UMP en 2002 Donc évidemment que ces gens-là n'appartiennent pas à tout cela, et c'est pour ça que moi je trouve absolument dingue la proposition qui est en train de nous être faite, c'est-à-dire de refaire revivre l'UMPS. C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon a prospéré et a gagné son indépendance et son autonomie politique en créant, en participant à la création du Front de Gauche en 2008, parce qu'il considérait que l'UPS était en train de se droitiser. Marine Le Pen a dénoncé l'UMPS et la gauchisation ou la socialisation de l'UMP puis de LR depuis une quinzaine d'années, et là la solution c'est... gens-là, c'est de nous dire, on va réunir le centre droit et le centre gauche. C'est exactement ce qu'a fait Emmanuel Macron et c'est exactement ce que les Français ne veulent plus.
Ben oui, exactement, et c'est vrai qu'on ne voit pas pourquoi ce qui n'a pas marché avec Macron marcherait avec la génération suivante. Parce que finalement, si vous voulez, faire une primaire qui va de Lysnard à Glucksmann, mais ils ne sont d'accord sur rien. Et ce n'est pas un drame de ne pas être d'accord. Moi, je trouve qu'au contraire, la démocratie, c'est savoir organiser le désaccord. Et c'est vrai que Glucksmann, il n'a pas exactement les mêmes idées que David Lysnard sur l'immigration, sur la sécurité, sur l'économie, sur... sur la fiscalité, mais il n'y a pas de problème à ça. Et vouloir essayer de ressusciter ce qu'Alaminck appelait le cercle de la raison, avec tous les gens de bonne volonté, etc., je trouve que c'est une idée totalement fausse. C'est ressusciter le macronisme, et les Français ne veulent plus du macronisme, donc ce n'est pas la peine d'essayer de leur resservir un troisième mandat d'Emmanuel Macron, avec soit Edouard Philippe, soit Gabriel Attal, soit un autre.
Parlons-en d'Emmanuel Macron avec vous deux, Jean-Michel Salvatore et Jules Torres sur Europe 1. 13h38, excellente après-midi avec Elie Mathias sur Europe 1.
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