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Vous pensez que Dave va tenir promesse
? Il ne va pas augmenter ses tarifs tout l'hiver jusqu'à février ? Aujourd
'hui, le mégawatt-heure sortit de centrales nucléaires en France, parce que tout le monde n'était pas pour le nucléaire, je le rappelle. Notre souveraineté énergétique a été décidée au début des années 70 parce qu'on a eu une stratégie d'État. Moi, je suis pour le nucléaire, je le revendique, et le poids que nous avons dans les centrales nucléaires, aujourd'hui, le prix du mégawatt-heure qui sort de centrales nucléaires en France, il est entre 68 et 72 euros. Pour autant, sur le marché, puisqu'on a accédé au marché européen en se mettant dans la NAS, il est à 240 euros. À un moment, EDF, qui est 99% d'État, va tenir ses engagements, bien sûr. Il n'a pas le choix. On ne peut pas continuer à nous le revendre 240 euros alors qu'on sort à 72. Ça fait une belle marge de... vous confirme. Oui, on est bien d'accord. Et pour le coup, l'énergie, c'est comme le chèque carburant. On aurait aimé que les entreprises le prennent et le redistribuent. Il y avait un petit sujet de fiscalité qu'apparemment, on a réglé cette semaine. Parce que pour le coup, quand vous parlez de net, là, le chèque carburant. Et ce qu'on aurait aimé, c'est que dans la loi, il ne soit pas égalitaire pour tout le monde. On puisse faire de l'inversement proportionnel. Moins on gagne, plus on trouve le chèque carburant. Vous devenez trop technique
là pour nous. On n'arrive plus à vous suivre.
Je voudrais interroger Léna Guerrier parce que... Sur cette question aussi de l'énergie, les étudiants sont des publics qui payent le prix fort. C'est ce que vous disent, vous, vos adhérents aujourd'hui
Aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est qu'effectivement, quand on a peu de revenus, quand les bourses sont largement en dessous du seuil de pauvreté, qu'on a beaucoup d'étudiants qui vivent dans des passoires thermiques de la même manière, évidemment, ce sont des choses qui nous touchent. Parce que la vie chère, nous sommes parmi la population qui sommes les plus précarisées. Et justement, toutes les politiques qu'on a vues s'enchaîner depuis plusieurs années, parce que vous dites qu'il y a eu des politiques de la part du gouvernement, qu'il y a eu des aides. C'est 3 000 euros de pouvoir d'achat par an qui ont été perdus en 10 ans de macronisme. C'est ça bien le bilan de ce qui est arrivé.
Vous entendez par exemple M. Hamzadi dire que finalement il faut renier sur la transition écologique pour financer ? C'est ce que vous dites. Ce n'est pas renier d'un coup sur la transition écologique. C'est renier en
petit bout, ce n'est pas pour autant que c'est mieux. Je vais terminer ma question si vous voulez bien.
Est-ce que vous, on sait que c'est une préoccupation de la jeunesse, ou si, comme le dit M. Hamzadi, il y a des choix à faire
Nous on dit que... Évidemment que c'est une préoccupation de la jeunesse. On ne peut pas continuer dans un système qui aujourd'hui nous mène droit au mur, en fait, et qui nous plonge dans une crise climatique sans précédent. Et pour la jeunesse, en l'occurrence, on est très très nombreux en tant qu'étudiants à vivre dans des passoires thermiques, à du coup faire passer des étés qui sont extrêmement douloureux, à les hivers ne manquer de chauffage, etc. Donc évidemment, c'est des choses pour lesquelles il faut qu'il y ait un investissement de l'État. Il y a besoin d'avoir des rénovations, ne serait-ce que par exemple dans le service public du Crous. Aujourd'hui, les logements Crous, ce sont des passoires, ce sont des logements qui ne sont pas du tout adaptés. il n'y a jamais eu les rénovations nécessaires et les moyens mis en place dans notre service public. Il
fait trop chaud l'été. On voudrait vous interroger puisque le terme de cette émission commence à se profiler sur comment on apaise. Vous êtes tous dans vos milieux respectifs, dans les universités, sur les bancs de l'Assemblée, dans les entreprises. Comment on apaise ce pays ? Est-ce que c'est en manifestant à nouveau ou est-ce que c'est en allant... aux urnes. Est-ce qu'il faut continuer
le mouvement ? Oui, bien sûr. Tant que les revendications ne sont pas satisfaites, ce sont des revendications tout à fait légitimes. Et je pense que tout le monde est d'accord. Et encore une fois, je le rappelle, la majorité de la population dans ce pays est d'accord avec ces revendications. Et je le redis, il est très simple de les satisfaire aujourd'hui. Mais est-ce que vous ne dites pas ce soir, attendons lundi,
si un accord est trouvé entre les partenaires sociaux, patronat, syndicats, sous la houlette de Matignon, alors peut-être qu'il faudra arrêter
? Non, d'abord, ce n'est pas à moi de le dire. Mais vous avez un avis. Les organisations de lycéens, d'étudiants et de salariés détermineront quelle est leur stratégie. Nous, on soutient ces mouvements parce qu'on pense que ces revendications doivent être satisfaites. Mais encore une fois, la question, c'est attendre lundi. On va voir ce que va... dire le Premier ministre. Il n'y a pas besoin d'attendre lundi pour annoncer une augmentation du SMIC qui n'est pas les quelques dizaines d'euros qui ont été annoncés, une augmentation franche. Et ça permettrait, à mon avis, de commencer les négociations avec les organisations syndicales dans un tout autre climat. Ça installera un climat de travail, je pense, productif. Et par ailleurs, je termine là-dessus, les revendications immédiates... peuvent être satisfaites. Et oui, pour apaiser le pays, pour lui donner une perspective, y compris autre que de voir résister, mais aussi de pouvoir espérer, oui, il faut tourner la page du macronisme et en finir avec cette politique de malheur que le peuple supplie depuis 10 ans.
Frédéric Souillot, Elena Guerrier, peut-être avez-vous vu cette phrase qui nous a été rapportée de l'entourage d'Emmanuel Macron ce week-end ? Le débat électoral et les urnes doivent prendre le pas sur la démocratie sociale et la rue. On la voit cette phrase à l'instant. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ou est-ce qu'au contraire vous dites nous on manifestera jusqu'à la présidentielle s'il le faut
je dis, nous on négociera jusqu'à ce qu'on arrive à un accord, parce que la négociation flash, c'est ce que nous avons demandé toutes les organisations syndicales de salariés. Elles ont eu lieu ces
négociations-là ou pas
? Non, elles n'ont pas encore eu lieu. Parce qu'apparemment vous avez
vu le ministre du Travail. Oui, mais on a vu le ministre du
Travail les uns et les autres en concertation, mais en disant, mettons des négociations flash dans les branches, pour qu'on arrête le tassement des grilles. Même avant que le SMIC soit réévalué.
Si lundi, il vous met en place ces fameuses négociations flash dans les branches, on a bien compris. Ce n'est pas lui qui peut le faire,
c'est nous qui pouvons le faire.
Alors, la balle est dans le camp de quoi ? Du MEDEF
Non, la balle... Alors, il n'y a pas que le MEDEF, je crois qu'il y a trois organisations patronales représentatives. Dont les entrepreneurs qui représentent M. Coy aujourd'hui. La balle est dans le camp du patronat. Nous nous disons, mettons-nous autour de la table, commençons à négocier dans les branches et on n'a pas besoin de refaire l'état de la branche, le constat, l'activité et le reste. Parlons salaire directement et parlons salaire à tous les coefficients. Il a gagné les
manifestations jusqu'à la présidentielle
En tout cas, nous, on manifeste jusqu'à déjà obtenir les 10 milliards que nous voulons pour obtenir les 10 mesures que nous voulons. Et en tout cas, nous, ce qu'on veut, ce n'est pas de faire de compromis vis-à-vis du président et de son projet. Parce que pendant 10 ans, pendant 10 ans d'attaque contre la population, il n'a jamais reculé sur son projet politique libéral. Il n'a jamais reculé sur son projet de casse de nos services publics. Alors pourquoi nous, nous devrions abaisser nos revendications ? Quand nous disons qu'aujourd'hui, nous voulons 10 milliards pour la jeunesse, ce sont 10 milliards pour une urgence. Ce sont 10 mesures qui font... qui sont nécessaires pour qu'on sorte les étudiants et les lycéens de la crise sociale dans laquelle ils sont... Pour bien
comprendre, on regarde le calendrier social. On attend de savoir, d'ailleurs, si vous pouvez nous le dire, Frédéric Suillot, est-ce que vous appelez à reconduire le mouvement ou est-ce que vous attendez l'intersyndicale de lundi ? Oui ou non ? Ce soir, Force Ouvrière, quelle est sa position ?
Ouvrière, il vient de mettre son logo sur le communiqué intersyndical. Alors je vais le sortir avant tout le monde. Le communiqué intersyndical, il dit qu'il se félicite de la mobilisation d'aujourd'hui. Il condamne un petit peu la liberté de manifester qui a été mise dans certaines préfectures et condamne aussi qui s'est passé à Lyon et à Toulouse. Et en même temps, il dit l'intersyndical se reverra après la conférence que nous aurons eue lundi à Matignon. C'est
intéressant. Donc vous attendez de voir. Ce soir, le syndicat... C'est pas on attend de voir,
c'est ce qu'on demande. J'entends bien, mais
vous auriez pu dire on reconduit. Donc ça veut dire que la balle, elle est dans le camp des entreprises aussi.
Elle est, je dirais, au centre du terrain. Si on vous laisse la capacité de discuter... C'est pratique, comme ça, personne ne la joue. Sauf que nous avons... Oui, mais c'est là où se passe le coup d'envoi, la balle au milieu du terrain. Vous le voyez ce soir, d'ouvrir ce dialogue, de trouver une solution, parce que ce n'est plus tenable pour l'ensemble de l'économie et de nos entreprises. Et permettez-moi aussi, je ne conteste pas la manifestation... C'est un droit constitutionnel, mais je revendique aussi le droit de pouvoir travailler en sécurité. Je pense à ces milliers de commerçants. Vous avez vu, bien évidemment, et je vous remercie, mais vous avez vu ces centres-villes à quoi ils ressemblent aujourd'hui, ces planches, ces grilles, et nous sommes à quelques semaines des fêtes de fin d'année. Nos commerçants ont besoin de retrouver confiance. Donc vous dites, arrêtez de manifester, c'est un droit constitutionnel. Aujourd'hui, non plus de visibilité, non plus de confiance. Non, nous devons avoir la capacité... de discuter, de trouver une issue. Mais on ne peut pas continuer aujourd'hui à subir les jours cette défiance dans la rue. – Cette
négociation, elle est fondamentale. Parce que là, vous avez Force Ouvrière qui vous dit, si on trouve un accord, en gros, dans les 5 à 10 jours qui viennent, c'est ça, ça va aller très vite. Alors, vous n'appellerez plus à descendre dans la rue. C'est ça ? Il faut comprendre ça.
– Nos revendications, c'est l'augmentation des salaires. On est OK, mais il ne faut pas que ça
pèse sur le coût du travail en France. Vous avez le sentiment qu'il y a une voie de
passage. C'est en miniature la tentative d'un dialogue avant lundi. Mais moi, je n'ai pas vraiment vu de voie de passage. Moi,
je trouve qu'on retrouve les voies du dialogue social par de la manifestation, mais qui est encadrée par les organisations syndicales avec des revendications et un gouvernement responsable de mettre une méthode de discussion et de négociation pour pouvoir trouver une solution. On avait oublié de le faire. Comme ça, parce qu'avant, c'était des manifestations contre le gouvernement, contre le pouvoir en place. Et d'ailleurs, il y a des demandes, des prises de décisions avant même que les discussions se fassent. Donc oui, on revient sur la responsabilité des corps intermédiaires pour pouvoir faire fonctionner notre modèle social.
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