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Bonjour Emeric Durox, vous êtes sénateur de Seine-et-Marne et Emeric Durox, nous allons donc parler de Trappes avec vous. Pour commencer, je vais revenir sur le fait que Jordan Bardella avait dénoncé la présence de nombreux... Pilleur ici de l'immigration, dans les émeutes notamment. Et quelques jours plus tard, l'attentat de Trappes vient bouleverser toute l'actualité. Depuis, les médias parlent abondamment d'accusations sur le RN, tandis que les émeutes semblent tout d'un coup avoir disparu des écrans. Est-ce que cette nouvelle affaire, ce drame, a finalement permis d'enterrer, d'éclipser le débat sur les violences commises par les casseurs, les racailles, et donc les conséquences de l'immigration qui commençaient à être au cœur du sujet ?
c'est tout le but, évidemment, de la gauche, que de faire des versions. Ils sont spécialistes là-dedans et eux ne se gênent pas pour faire de la récupération et de l'amalgame. Et il faut reconnaître leur grande capacité de travail et la force de leur réseau, puisqu'ils arrivent à chaque fois, en effet, à... Plus facilement que la droite, il est vrai qu'on n'a pas le même écosystème dans les médias français, mais ils ont une force de frappe et une capacité à ne pas dire le réel, à mentir, à omettre des faits, qui est assez bluffante parfois. Et notre rôle justement d'opposant, d'adversaire politique, et parfois même d'ennemi politique, puisqu'on est désigné... comme des ennemis par une partie de cette gauche-là, c'est de faire bloc, de faire front, si je peux dire, et de rappeler et de ramener toujours au réel. Quand t'attrapes, ils essayent d'occuper l'espace médiatique avec cette affaire-là, ils y arrivent en partie avec la complaisance des médias, qui, on a l'impression, pour une partie d'entre elles, est bien contente de sortir de la séquence des émeutes. du 17 octobre notamment. Mais moi, j'ai l'impression que dans le pays réel, n'est-ce pas, ça ne prend pas spécialement et que les images du 17 octobre restent très présentes. Moi, je fais pas mal de terrain. Bien sûr, tout le monde condamne l'attentat de Trappes, mais les gens n'oublient pas ce qui s'est passé. Les professeurs tabassés, les proviseurs aspergés d'acide ou d'essence, les assistants d'éducation insultés tabassés aussi, les millions que vont causer les lycées dégradés, incendiés, parfois tout neufs comme à Nantes. Et puis, bien sûr, les images terribles du 17 octobre avec certaines bandes qui sont rentrées dans les immeubles et qui ont mis le feu et qui, d'après l'avocat Montbrial, la prochaine fois, rentreront directement et pourront peut-être commettre des faits directement sur les populations. Donc, il faut bien séparer le bruit médiatique. de ce que pense en réalité le pays réel. Et quand on regarde les sondages, il n'y a pas d'effet trap sur le vote des Français.
'est vrai que la réaction de la gauche a surtout consisté à mettre en cause ceux qui dénoncent ces violences, plutôt qu'à examiner les causes profondes de la situation, déjà des émeutes, et surtout après à trap. Et vous avez d'ailleurs, vous, ressorti des articles, je crois, de libération et de l'humanité, si je ne me trompe pas, qui dataient d'une vingtaine d'années ou un peu plus, parce que d'après moi, c'était vers 2003, et qui évoquaient déjà l'influence islamiste à Trapp, justement. Et donc à l'époque, ils dénonçaient ça, ces médias enquêtaient sur le sujet. Et aujourd'hui, en fait, ceux qui tiennent le même discours sont accusés de stigmatiser ou de faire soi-disant le jeu de l'extrême droite. Comment expliquer ce retournement médiatique et à quel moment parler de l'islamisme et de ses liens avec certains territoires ? C'est devenu presque interdit, alors que finalement, c'est le cœur du sujet.
c'est intéressant de noter cette évolution, en effet. Il y a un article de l'Humanité, vous l'avez dit, de 2003, un de Libération de 2004, et des articles plus récents de France Info de 2016, qui, eux, pointaient le fait qu'il y avait énormément de djihadistes qui étaient partis de Trappes, et que Trappes avait le triste record en Europe du nombre de djihadistes par population, devant des quartiers complètement pourris comme Molenbeek. Donc ça en dit loin. Et l'humanité en 2003, d'ailleurs, je tiens à dire que cette vidéo a super bien marché, au-delà de ce que j'imaginais, sur tous les réseaux, preuve que les gens sont en attente d'un contre-récit médiatique, et qui ne sont pas dupes. Oui, ça vous met en avant
l'hypocrisie complète de ces médias, finalement.
Bien sûr. Mais moi, ce que je trouve, je pense, mon analyse, c'est qu'il y a eu un renouvellement sociologique dans ces médias. En 2003, l'humanité était sûrement encore tenue par la vieille garde stalinienne anarchique. sans Dieu ni maître, c'est-à-dire que vraiment, laïcard, etc. Et d'ailleurs, ça nous a permis aussi de redécouvrir tous le magazine Envoyé Spécial qui avait fait un reportage en 2004 sur Trapp, Envoyé Spécial, donc France 2 aussi, qui était très objectif sur ce qui se passait. Et on voyait que l'un des principaux opposants au maire socialiste qui avait conquis Trapp en promettant une mosquée, à l'Union des musulmans de Trappes, l'UNT, l'association qui était déjà très présente, très islamisée début des années 2000, le principal opposant à ce social traître, si je puis dire, c'était un communiste. C'était un communiste qui le faisait, il était élu, ancien adjoint, élu municipal, et puis ensuite il était sorti du conseil municipal, et face caméra, en tant que communiste. ils regrettaient, ils condamnaient vertement cette alliance entre le maire socialiste et les musulmans au nom de ces idées véritablement communistes, c'est-à-dire contre toute forme de religion. Et on peut se rendre compte d'une part qu'il y a eu un remplacement sociologique dans ces lignes, dans ces journaux de gauche. Donc cette vieille garde, laïque garde, bien à gauche, contre toutes les religions. par une génération beaucoup plus gauchiste, dont Lénine disait que c'était la maladie infantile de la gauche, et plus jeune, plus wokiste, plus progressiste, et donc plus islamo -gauchiste compatible, qui considère maintenant ces gens-là comme leurs alliés. Et je voudrais dire aussi que j'ai vu un extrait très éloquent hier soir. De jeunes filles attrapent en début des années 2000, dans le reportage d'Envoyé spécial, essentiellement des filles d'origine étrangère, qui disaient que le voile était un moyen de contrôle des garçons sur elles, et que si elles ne le portaient pas, elles se faisaient insulter de tous les noms. Et la journée, je leur demandais pourquoi. Ils disaient parce que les garçons ne veulent pas qu'on soit libre, indépendante. Et le voile, pour eux, c'est un moyen de nous remettre la pression dessus, etc. Il n'y en avait aucune qui portait le voile. J'aimerais bien
savoir
ce qu'elles sont devenues. Et donc, on voit bien que le voile, pour elles, c'était vraiment... une oppression, pour le coup, je vais reprendre des mots de la gauche, mais patriarcale, de garçons qui voulaient reprendre le contrôle. Elle disait ça au début des années 2000. Et maintenant, 20 ans plus tard, soi-disant, la gauche nous présente des jeunes filles qui voudraient porter librement le voile à 16 ans, 17 ans, en disant c'est génial, j'ai une révolution, etc. Non, non, non, c'est juste qu'elles ont malheureusement, au bout de 20 ans, incorporé cette domination et qu'elles ne peuvent pas penser autrement. Voilà, on est passé d'un constat de gauche, il y a 20 ans, très clair sur les effets de l'Islam. à une soumission totale 20 ans après. C'est absolument scandaleux.
C'est quand même assez fou que dès qu'un événement remet en lumière les problèmes liés à l'islamisme, à tout ça, la priorité de certains élus, c'est finalement d'aller plutôt taper sur ceux qui dénoncent en les critiquant de raciste ou des choses comme ça, plutôt que de s'interroger sur les causes profondes de ce phénomène.
Oui, évidemment, c'est plus facile. On rejette la faute sur un adversaire ou un ennemi extérieur. Et ces maires-là essayent de sauver leur boutique en gérant le quotidien. Ce n'est pas à la hauteur des enjeux, évidemment, mais encore une fois, je crois que les Français ne sont pas dupes. Je suis assez confiant quand je vois la hauteur dans laquelle très importante se situe Marine Le Pen. Quand je vais sur le terrain, je crois que les Français ne sont pas dupes et ils sont conscients de ce qui se passe. Je crois que cette fois, c'est la bonne, je l'espère en tout cas.
donc l'affaire de Trappes, pour revenir juste sur l'affaire de Trappes, elle a aussi déclenché une offensive contre CNews. Il y a une pétition demandant la suppression de la chaîne qui a dépassé, je crois, hier les 800 000 signatures. Des responsables politiques lui imputent une responsabilité dans le climat ayant entouré le drame. Et donc en visant directement CNews après sa couverture du drame de Trappes, comment dire, ses détracteurs, Est-ce que ces détracteurs cherchent à sanctionner la ligne électorale qui donne précisément la parole à ceux qui dénoncent justement l'immigration et l'insécurité
évidemment, c'est malheureusement, comme je le disais au début d'intervention, la gauche fait de la récupération, fait de l'amalgame, et se saisit de tout événement pour faire avancer son agenda politique. Son agenda politique, c'est d'éliminer, comme l'a fait de tout temps la gauche totalitaire, antidémocrate, d'éliminer toute forme de diversité politique, toute forme de voie discordante, et donc ça passe par des anathèmes. qui sont spécialistes, des anathènes très puissants, contre certains hommes politiques, contre certaines chaînes d'information, contre certaines idées. On a vu M. Ali Rabbe qui veut interdire ce qu'il appelle le grand remplacement. On ne sait pas ce que ça veut dire, le grand remplacement. Est-ce que dans son esprit, il veut interdire et criminaliser le fait ? de parler de submersion migratoire, c'est peut-être ça qu'il veut dire, parce qu'il n'a pas bien défini ce qu'il appelle, lui, grand remplacement. Et donc, on s'attaque d'abord à ces news, et il est évident que l'étape d'après, l'étape ultime, c'est interdire le Rassemblement National, c'est-à-dire le premier parti de France. la première partie de nos collisions. Et c'est ça le bout de la chaîne. C'est pour ça qu'il ne faut rien lâcher sur ces news, il ne faut rien lâcher sur toutes leurs tentatives d'intimidation et d'anathème, parce que demain, ça concernera aussi Radio Courtoisie, par exemple, évidemment. On a vu Bailly Baekoyoko, qui a dit il y a quelques jours qu'il voulait interdire d'antenne. Le Rassemblement National, premier parti. Les journalistes, c'était sur LCU, je crois, des journalistes, ils disaient « Ah bon, vous voulez même pendant la campagne interdire ? » Il a dit « Oui, oui, bien sûr, interdire l'Assemblée Nationale, ils n'ont plus le droit de parole, etc. » Enfin, on voit le niveau de délire de ces gens-là, ils sont très dangereux.
Oui, puis il parle de démocratie derrière. Et justement, au sujet d'interdire CNews, c'est le 10 novembre, je crois, que la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale doit décider justement de la suite à lui donner. Et vous êtes vous-même vice-président de la commission de la culture et de la communication du Sénat. J'imagine que vous comptez du coup vous opposer à cette entreprise de mise au banc de CNews. Mais voilà, quelle garantie il va falloir instaurer pour que la liberté de la presse ne dépend pas des opinions politiques de ceux qui gouvernent, ou même visiblement de ceux qui ne gouvernent même pas.
savez, cette pétition, ensuite, si elle atteint un certain nombre, elle peut être examinée au sein de l'Assemblée nationale, mais ensuite, il faudrait déjà qu'il y ait une majorité pour voter quoi que ce soit, ensuite, il faudrait que ça revienne au Sénat, et au Sénat, je peux vous garantir que ça ne passera jamais. Donc, c'est une tempête dans un verre d'eau, mais ils lancent quelques ballons d'essai, en effet. Il faut être ferme sur nos positions. On comprend que CNews, qui est la seule chaîne, on va dire, qui n'est pas de gauche, parce qu'on ne peut même pas dire, ils invitent quand même pas mal aussi d'inviter de gauche, on ne peut pas dire que ce soit une chaîne non plus, elle fait le boulot, mais pas non plus une chaîne d'extrême droite, comme certains voudraient le faire croire, mais c'est déjà insupportable pour eux. Europe 1 aussi, maintenant, il y a Europe 1 qui a une ligne qui n'est pas de gauche. Juste le fait de ne pas être de gauche, c'est déjà trop. Et il y a aussi le JDD, dans les médias. Et encore, moi, le JDD, je trouve que c'est juste pas de gauche. Ils n'ont pas spécialement une ligne qui serait trop telle ou telle partie. Il y a juste ces trois médias, dans l'immensité des médias de gauche en France, qui font un petit peu de résistance. Et c'est déjà trop. Et pour eux, une chaîne d'infos en continu qui regroupe quelques centaines de milliers de personnes maximum, c'est ça qui ferait l'opinion du pays. Et moi, je pense que l'opinion du pays, c'est le réel, malheureusement. C'est ce qui se passe depuis 40 ans, c'est ce qu'on a vu le 17 octobre, c'est ce qu'on a vu depuis deux mois. Les classements PISA, pour parler de l'école, qui sont catastrophiques, c'est la situation du pays, l'insécurité, l'immigration, le coût de la vie, le pouvoir d'achat. C'est tout ça qui fait que les Français n'en peuvent plus et qu'ils ont une vraie volonté de changement, représentée par le Rassemblement National et par Marine Le Pen. Et ce n'est pas une chaîne ou une station de radio qui peuvent influer les Français. C'est le réel qui est catastrophique, malheureusement.
Et est-ce que c'est aussi catastrophique, ça pourrait être lié aussi aux peines qui ne sont peut-être pas assez dissuasives, puisque dans les premiers jours qui ont suivi quand même les émeutes du 17 octobre, il y a eu 186 personnes qui ont été écrouées, selon une note du ministère de la Justice, et le chiffre qui est ensuite monté à... 329, je crois, incarcération au 3 novembre. Donc on regarde l'ampleur quand même des pillages, des violences qui ont été quand même commises dans plusieurs villes, plusieurs grandes villes même. Est-ce que vous estimez que la réponse judiciaire est à la hauteur ? Est-ce que les peines prononcées sont suffisamment dissuasives et surtout effectivement exécutées ?
bien sûr que non. Ce n'est pas ce que les Français attendent après de tels actes. Ça renvoie l'image d'une justice à la fois faible et qui ne saisit pas les enjeux, et qui ne répond pas aux attentes des Français, et là en l'occurrence des commerçants. C'est la raison pour laquelle nous nous proposerons... La réinstauration des peines planchers, l'abolition de l'ordonnance de 1945, une réforme de la justice des mineurs pour juger beaucoup plus durement. Évidemment que le mineur d'aujourd'hui, si c'est un vrai mineur, n'est pas le même que celui de 1945. Et donc il faut réformer aussi, il faut réformer le conseil supérieur de la magistrature qui est complètement noyauté également par des gauchistes qui diffusent et infusent. une idéologie gauchiste parmi la magistrature. Il y a pas mal de choses à faire, il faut un peu tout nettoyer du sous-sol au haut. plancher au plafond et ça demandera beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, mais nous sommes prêts à le faire pour le redressement et le salut de la France.
J'allais justement revenir dessus sur le fait que, pendant que la gauche tape sur CNews, pendant ce temps, les conséquences concrètes de l'immigration de masse, les difficultés d'assimilation et l'emprise de... de l'islamisme dans certains quartiers reste quand même un sujet majeur. Et depuis des années, vous défendez quand même une rupture avec la politique migratoire actuelle, jusqu'à la remigration en l'occurrence des étrangers délinquants. Et les émeutes du 17 octobre notamment remettent justement sur la table la question de suivre de l'assimilation. Quel changement de politique migratoire défendez-vous principalement pour y parvenir en une minute ? Il nous reste 49 secondes.
La première chose que nous ferons, c'est ce référendum que nous avons le droit de faire, évidemment, parce que c'est le peuple qui est souverain, ce n'est pas M. Ferrand. Nous poserons la question aux Français très simple, est-ce que vous voulez qu'on continue avec cette immigration, ou est-ce que vous voulez qu'on arrête ? D'après tous les sondages, autour de 80%, les Français veulent qu'on arrête avec cette immigration, et fort de ce soutien des Français, on changera complètement notre politique d'immigration, parce que nous avons, nous aussi, le droit à la continuité historique de notre peuple. comme le dit l'ONU pour tous les peuples du monde.
Merci beaucoup Emmerich Durocks, merci beaucoup d'avoir parlé des méfaits causés par l'immigration qui sont invisibilisés suite au drame de Trappes. Merci beaucoup et à très bientôt sur Ligne droite.
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