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c'est donc une grande journée de mobilisation qui est attendue aujourd'hui. Des Français en colère sur leur pouvoir d'achat, sur la vie chère des lycéens. Sur l'écologie aussi. Mais j'allais y venir. Des lycéens également en colère. Une jeunesse préoccupée par la question de l'écologie. Et pour en parler, on reçoit Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes également la candidate des écologistes à la présidentielle. L'interview en partenariat avec la presse régionale, représentée ce matin par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien. va évidemment longuement revenir sur cette journée de mobilisation, Marine Tondelier. Mais d'abord, une petite parenthèse sur une autre actualité. C'est cette défaite hier de Donald Trump aux élections de mi-mandat et cette large victoire des démocrates. Est-ce que vous espérez que cette Nouvelle-Amérique revienne sur le chemin de l'écologie des accords de Paris ? Ce
serait bien. On a fêté hier les 10 ans de la mise en œuvre des accords de Paris. Et je n'ai vu nulle part le sujet abordé, plus personne n'en parle, plus personne ne parle de la COP31 qui va commencer bientôt. Et c'est vrai que les enjeux sont majeurs. Là, j'ai vu les dernières études scientifiques qui disaient que quand on prend toutes les terres émergées dans le monde entier, il y en a la moitié qui ont subi des sécheresses extraordinaires en 2025. Donc vraiment, on voit que ça ne tient plus et on a besoin. de pays comme les États-Unis à bord. Alors après, cette victoire laisse quand même Trump président, lui laisse un droit de veto. Donc ce n'est pas avec cette victoire qu'on va pouvoir annuler tous ces méfaits depuis trois ans sur le climat, mais quand même, il y a le droit de... beaucoup d'investigations au Congrès, des commissions d'enquête, donc ça, ça a été important. Ils peuvent bloquer des initiatives qui seraient climaticides, et puis ils peuvent aussi en prendre, et notamment, il y a aussi des victoires locales. Dans le Wisconsin, par exemple, il y a David Crowley, qui gagne, dont le programme était la neutralité carbone du Wisconsin en 2050, donc je pense que le niveau local va aussi pouvoir reprendre le pouvoir. Mais ce qui m'intéresse aux États-Unis, c'est que vous voyez, les démocrates, bon, ce n'est pas les écologistes, les démocrates américains, même si on les aime, ce sont nos cousins, mais ils n'ont pas parlé frontalement du climat. Mais par contre, on voyait bien que dans leur programme, l'écologie, en fait, elle était là. Parce que quand ils parlaient des factures énergétiques qui flanguent, c'est un sujet écolo. Quand ils parlaient des data centers qui font qu'il n'y a plus de robinet ou alors une marronnasse imbuvable, c'est de l'écologie. C'est de l'écologie concrète. Et donc, c'est quelque part aussi l'écologie qui a gagné.
Quelle leçon vous tirez de ces élections américaines ? Un espoir pour la France ?
Moi, ce que je retiens, c'est que l'extrême droite la plus outrancière peut gagner des élections. qu'elle peut gouverner un temps, mais qu'elle finit toujours par se décrédibiliser elle-même, par son outrance, par ses mesures qui, à la fin, sont contre le peuple, en réalité. Et on ne peut pas gouverner contre le peuple. Vous voyez, là, la police de l'immigration, les gens qui en sont morts, la terreur qui a régné, le résultat, c'est qu'au Texas, c'est la première gouverneure latina qui est élue, et que c'est un symbole formidable de revanche, de gens qui ont été patients, qui ont été d'une incroyable dignité, malgré l'horreur de ce qu'ils ont vécu, et qui, là, ont leur revanche, trouve ça beau et plein d'espoir.
De toute façon, on ne sait pas aussi que la gauche a été capable de s'unir aussi, de faire taire ces différends entre les progressistes, les centristes.
Là-bas, c'est le bipartisme. Il n'y a que deux partis, c'est les républicains et les démocrates. Ce n'est pas ou plus depuis longtemps le cas en France. Mais moi, vous savez, mon combat, je mène une double campagne pour l'écologie. Et pour l'Union, parce que nous n'avons pas le choix. Et moi, je ne suis pas là quand on fait des programmes, on en parlera sûrement, on a des propositions. En ce moment, il y a des enfants, ils reçoivent les catalogues du Père Noël, vous savez, dans les boîtes aux lettres. Alors ils sont là, je vais avoir ça, je vais avoir ça, je vais avoir ça. J'ai l'impression que nos programmes, c'est pareil. C'est qu'on dit aux gens, regardez tout ce que vous pourriez avoir si on était élus. Si c'est pour qu'on ne le soit pas, ce sera une lettre au Père Noël. Et moi, je ne fais pas de politique pour faire miroiter à des électeurs comment on pourrait changer leur vie. Puis en fait, à la fin, non, parce qu'on n'a pas été capable de s'entendre. Donc je le redis, tout chemin de vict Pour l'instant, on ne le voit quand même pas très bien de chemin de victoire pour la gauche, mais on y travaille, on discute avec tout le monde pour le faire émerger. Et
on va revenir sur votre discussion, mais sur votre programme, sur ce que proposent les Verts, les écologistes, c'est un jeudi noir, donc il s'annonce aujourd'hui avec une convergence des colères. Ce n'est pas notre programme le jeudi noir. Non, mais c'est ma question. Les autorités prévoient entre 500 000 et 700 000 personnes. Qu'est-ce que vous attendez cette journée ? Si vous étiez présidente, qu'est-ce que vous répondriez à ces Français qui descendent dans la rue ? Si j'étais présidente, je n
'aurais pas tous les fonctionnaires, les jeunes. les écologistes, les féministes, les retraités, les précaires dans la rue contre moi parce qu'on les aurait
aidés. Vous dites comme Ségolène Royal, moi présidente, tu n'aurais pas de mobilisation sociale. Évidemment. Si, il y en aurait. Pardon, mais des mobilisations sociales, il y en a eu sous le gouvernement de gauche. J'y
étais à la fin du mandat Hollande sur la loi travail, etc. C'était inadmissible. Mais vous voyez, on n'aurait pas fait comme ça. Je pense qu'Emmanuel Macron, il a fini son mandat comme il a gouverné, c'est-à-dire seul contre tous. Et là, on a une sorte de mouvement social qui est son bilan de mandat. C'est pour toute son œuvre pendant 10 ans. Et ça va être dur pour eux de répondre parce que, vous voyez, il y a eu des mouvements, par exemple sur les retraites, où on disait, on manifeste pour le retraite. cette réforme. Là, c'est un peu pour toute leur œuvre. Donc, c'est sûr qu'il y a... Du fait qu'ils n'aient pas répondu à l'EC1 pendant un mois et demi, maintenant, il y a une convergence des luttes. Et donc, il y a beaucoup de sujets sur lesquels ils vont devoir répondre, de pouvoir d'achat, l'écologie, les mesures féministes, etc. Et donc, ça va être un peu compliqué pour eux. Et justement,
sur quoi on peut encore agir ? On a entendu le gouvernement parler d'une hausse du SMIC. Est-ce que c'est peut-être la seule avancée qu'on peut encore espérer
il faut un coup de pouce au SMIC. C'est indéniable. Il y a deux... 3,3 millions de travailleurs pauvres dans ce pays, c'est-à-dire des personnes qui travaillent, et donc travail ne les sort pas de la précarité. Moi, je pense qu'il faut des mesures sur l'alimentation. Notamment, vous voyez dans les supermarchés, j'ai une petite vidéo dans le supermarché près de chez moi, les produits d'appel, le coca, les oreos, c'est là où ils ne font pas de marge, parce que c'est des produits sur lesquels ils se font la guerre pour attirer les gens chez eux. Et par contre, ils se vendent sur les marges, sur les produits sains et de qualité, par exemple sur les fruits, sur les légumes, bio ou pas, mais sur tout le bio aussi, sur les lentilles, bref. Et donc ça, nous, par exemple, on demande un panier de 100 biens. qui soient des biens de qualité, sains, qui soient vendus aussi à prix coûtant par les supermarchés. Parce qu'aujourd'hui, on paye l'absence de marge sur le coca, on le paye sur les produits sains. Et bien manger en bonne quantité, mais aussi en bonne qualité, c'est un enjeu de dignité. Il y a aujourd'hui 13% des Français qui ne mangent pas leur faim et 23% des enfants qui ne mangent pas trois repas par jour. Donc ça, c'est des mesures qui pourraient être mises sur la table. Et puis sur les transports, là, il y a les mesures d'urgence, parce que comme ils ne font rien depuis des décennies, on en est aux mesures d'urgence, et évidemment, il faut des mesures d'urgence. Mais moi, je le dis, maintenant, il faut vraiment électrifier la flotte. Et le leasing social, ça ne suffira pas. Déjà parce que c'est très très lent. Et ensuite parce que le leasing social, on va arriver au bout de trois ans. Qu'est-ce qui s'est passé pendant trois ans ? Les gens, ils payent des loyers chaque mois. modérés, mais déloyés. L'État contribue énormément, mais ça leur appartient pas, et ça appartient pas non plus à l'État. En fait, on subventionne le privé. Et au bout de trois ans, qu'est-ce qui va se passer ? Donc nous, on demande à faire comme pour les HLM, comme pour les logements, un parc, il y a un parc social de logements, et bien nous, on voudrait un parc social automobile, où l'État achète pendant dix ans un million de véhicules électriques, et que ce soit l'État qui les loue. L'État se constitue son patrimoine public, et du coup, c'est une politique publique, on met de l'argent, c'est le même argent, sauf qu'on est propriétaire du véhicule. je parle de l'état à la fin ce qui change tout donc il ya plein de mesures sur la table écoutez notre programme en est plein ils peuvent se servir c'est libre de droit Pas comme le catalogue du Père Noël.
J'aimerais avoir votre réaction sur ces difficultés qu'ont eu les manifestants à s'organiser avec les préfectures. Vous l'avez vu, il y a certains parcours qui ont été interdits dans les centres-villes. Est-ce que vous comprenez la réflexion des autorités sur le fait peut-être de soulager les centres-villes par rapport aux menaces de violence ou de pillage ? Ou est-ce que vous dites que ce sont à chaque fois des restrictions du droit de manifestation ? C'est parti.
Premièrement, je vous remercie parce qu'on a commencé par parler du fond et après on parle des parcours. J'ai l'impression que maintenant on parle plus des parcours que de parcours sup. Sur les plateaux, toutes les émissions de télé en direct tournent autour du parcours, du parcours, du parcours. C'est un sujet, mais c'est quand même pas le sujet. On le manifeste pour des raisons dont on aimerait bien parler aussi. Donc merci d'avoir commencé par là. Concernant les parcours, évidemment qu'il y a des commerçants qui ont vécu des choses traumatisantes, totalement anormales et éminemment condamnables le 17 octobre et qu'on leur doit de les préserver. de ne pas toujours passer au même endroit, etc., même si tout le monde a bien compris que ce n'est pas les manifestants qui cassent, mais que les casseurs se greffent aux manifestations. Après, moi, parfois, on me dit, du coup, j'ai fait un débat, il y a règle. Monsieur Dupond-Moretti qui disait, vous devriez avoir la décence de dire, puisque c'est comme ça, on arrête de manifester comme ça, il n'y a plus de casseurs. Je lui ai dit, écoutez, quand il y a eu des casseurs en marche, je crois que c'était la finale de la Ligue des champions, je n'ai pas vu de demande à l'alignation de la Ligue des champions. C'est très gentil comme argument, mais non. La liberté de manifester, c'est un droit fondamental et on doit le respecter. Après, on peut avoir des aménagements, mais moi, je ne les ai pas toujours compris, déjà parce qu'ils s'improvisent à la dernière minute et que ce n'est pas bien, ni pour les manifestants et les organisateurs qui font un travail. pour sécuriser les parcours et quand ça change quatre fois c'est pas facile et pour les commerçants non plus quand ils ont changé au dernier moment pour la porte d'italie les commerçants de la porte d'italie ils ont dit alors nous on a des commerces aussi Et on l'apprend la veille au soir. Le vendredi, les magasins étaient fermés, le soir, déjà. Et donc, ils disaient, comment on fait pour sécuriser pour demain matin ? Donc ça, les changements de la minute, ce n'est pas bien. Et surtout, moi, ce que je n'ai pas compris, alors j'ai compris qu'il y avait une volonté des pouvoirs publics qu'on manifeste là où personne ne nous voit. Donc bientôt, on va aller en Seine-et-Marne. J'adore la Seine-et-Marne, il n'y a pas de problème. Mais voilà, c'est les manifestations parisiens, vous allez en Seine-et-Marne. Donc déjà, plus c'est loin, moins les gens y vont. Et puis, en plus, on ne nous voit pas. Il y a un petit côté comme ça. Et surtout, ce que je n'ai pas compris, c'est qu'à Matignon, l'intérieur nous avait dit vous comprenez c'est très compliqué des manifs on peut pas vous faire passer sur des ponts on peut pas vous faire passer près des voies ferrées on peut pas vous faire passer près du périph' parce que c'est des endroits qui peuvent être dangereux et résultats ils nous font manifester quand on a fait le port d'italie port de charenton on est passé au dessus de la scène sur un immense pont où il n'y avait aucune échappatoire et donc je vous passe le traumatisme du 19 octobre 61 où il y avait vraiment eu des gens qui ont été jetés dans la scène mais même sans en arriver là s'il ya un mouvement de foule un mouvement Il n'y a pas d'échappateur, c'est dangereux. Et puis après, on est passé sur les voies ferrées. Et puis après, il y avait un embranchement, il y avait beaucoup de camions de CRS, mais il y avait le périph' juste à côté. Donc c'est vrai que je... Par rapport... Quand tu nous expliques l'ordre, à la fin, on ne comprend pas bien. Bon, après, la route était large. Et je le dis, les organisateurs sont responsables pour deux. On n'est pas d'accord avec ce parcours, mais à la fin, c'est là qu'on va et ça se passe bien. Voilà.
On va revenir au fond, parce que vous avez raison, c'est important. L'Assemblée nationale a rejeté hier soir le budget. Comment on répond ? Alors j'ai vu qu'il n'y avait aucune... Voilà. Tout le monde a rejeté. C'est l'unanimité contre. C'est un consensus, il faut le saluer. Comment on répond aux préoccupations sur le pouvoir d'achat et la vie chère, son budget
? De toute façon, on voit bien, on est arrivé à un stade où il y a unanimité contre. C'est-à-dire qu'en fait, il y a la copie du gouvernement qui est très insatisfaisante pour tous ceux qui ne sont pas macronistes, c'est-à-dire quand même beaucoup de monde dans l'hémicycle. Ceux-là arrivent à faire passer quelques amendements quand même. Là, j'ai vu par exemple un amendement qui intéresse beaucoup les entrepreneurs sur la facturation électronique, qui embête tout le monde, ils savent pas, ça coûte cher, c'est difficile à mettre en œuvre. Et l'État qui avait dit non, on fera une plateforme publique pour simplifier, il l'a pas fait. Donc bref. Donc là, par exemple, c'est des amendements qui étaient bien. Mais en fait, quand vous obtenez des amendements qui vous arrangent, du coup, les macronistes finissent par dire, ah oui, mais c'est plus notre budget non plus. Donc ça fait une inimité contre. Mais est-ce que là, les gens, c'est pas pour
vous de négocier un budget pour avoir des choses ? à répondre aux manifestants. Je me rappelle
d'être à cette place-là il y a un an, en train de vous dire... Votre question était pourquoi vous vous abstenez sur le PLFSS, sur le budget de la sécu, plutôt que de voter contre. Et je vous avais dit, nous avons négocié. Écoutez, on n'a pas obtenu grand-chose, mais ce qu'on a obtenu, ça peut être un bouclier pour les Français, notamment sur les franchises médicales. Rappelez-vous, on avait bloqué le doublement des franchises médicales. Il y
avait la suspension de la réforme
de la prête. Résultat, ils l'ont fait passer là. cet été par décret. Alors, ce n'était pas exactement la même mesure, mais le plafond des franchements médicales est relevé. Et donc... Il n'y a plus rien
à négocier avec ce gouvernement.
La conscience est rompue entre vous et Sébastien Lecornu. Même quand vous obtenez ça, vous le mettent à l'envers quelques mois après. L'argent qu'on a obtenu pour les hôpitaux, il n'est pas vraiment sur la table. En fait, il n'y a plus de confiance. Et ça... En plus, on était bien gentils de négocier avec un gouvernement qui n'avait rien à faire là, vu que ça aurait dû être nous. Donc, je veux dire, on a fait des efforts, des re-efforts, des re-efforts. Pourquoi faire ?
Et ça pose question sur les avancées qui pourraient survenir du mouvement social. Parce qu'on comprend, il y a des demandes d'argent, par exemple pour les lycées, pour les rénovations. Or, le budget est contraint, il va se terminer probablement par ordonnance. En clair, toutes les promesses, même qui pourraient être faites à l'heure actuelle, seront caduques dans quelques mois. Mais attendez, si c'est pour
que ça se termine par ordonnance, ils mettent ce qu'ils veulent dedans. Donc ce sera leur responsabilité.
Mais oui, ce sera leur responsabilité, mais c'est aussi la vôtre. Sur les sujets qui sont les miens, par exemple, sur l'écologie qui
concerne tout le monde. Cet été, tout le monde était devenu écologiste. D'ailleurs, on me disait, il n'y a plus besoin de partis écolo. Regardez tout le monde écolo, c'est fantastique. Moi, je disais OK. Je savais bien qu'au bout de 15 jours de rafraîchissement des températures, tout le monde serait redevenu soi-même. J'avais demandé mi-août une réunion d'urgence à la rentrée pour dire je veux qu'il y ait toutes les forces politiques comme on a fait sur le lycée, comme on a fait sur l'Ukraine, pour que tout le monde soit obligé de discuter, de s'engager et de dire là on est tous d'accord, la représentation nationale, on va avancer là-dessus, là-dessus, là-dessus parce que c'est nécessaire. J'ai écrit à monsieur Lecornu 16 août, pas de réponse. Je reviens de congé maternité le 10 octobre. Le 10 octobre, j'avais une réponse qui m'attendait, qui est arrivée à peu près ce jour-là. à mon courrier du 16 août, qui disait, bon, pas de réunion, on n'a pas le temps. Moi, j'avais fait un courrier de trois pages des propositions, lui me répond en dix lignes. où il dit, pour l'écologie, rassurez-vous, j'ai confié une mission à Monique Barbu, vous m'en voyez très rassurée, et il me dit, et elle va rendre début octobre, merci de préciser pour ceux qui ne la connaissent pas, et donc il m'écrit le 10 octobre pour me dire, elle va rendre début octobre des mesures, donc vous allez voir, vous n'allez pas être déçus du voyage, on est maintenant début novembre, je n'ai toujours pas vu ces mesures, et il dit, vous voulez de l'argent pour l'écologie, si vous voulez de l'argent pour l'écologie, il faut voter le budget, il ne me dit même pas. je vais augmenter le budget pour l'écologie, je vais sacraliser le fonds vert, je vais aider les franchissants de voitures, il dit. Pour avoir de l'argent pour l'écologie, il faut un budget, point. Ils n'ont rien à dire, rien à répondre. Ils sont dépassés complètement par la situation. Ils ont perdu le contrôle, pas que dans la rue, sur les manifs. Ils ont perdu le contrôle sur l'environnement, sur le social. Et par ailleurs, c'est volontaire.
Mais les écologistes, parce que vous l'avez dit, cet été avec les incendies, il y a eu de grosses inquiétudes. L'écologie, ça reste aussi une préoccupation forte de la jeunesse qui se mobilise. Pourquoi vous n'arrivez pas à vous faire entendre, vous qui portez ce sujet ?
On se fait entendre, mais vous voyez bien que, par exemple, cet été, il y avait les incendies. Sur les plateaux, on en a parlé un petit peu. Mais moi, pourquoi j'avais fait ce courrier en... J'avais écrit dedans, j'avais dit à la rentrée, une actualité en chassant l'autre, on parlera tous d'autre chose, on sera tous autre part, il y aura d'autres urgences sur autre chose et on ne prendra jamais les mesures qui s'imposent. Et résultat, l'année d'après, on se retrouvera avec les mêmes chaleurs et toujours aussi peu préparés. Et c'est exactement ce qui se passe. C'est exactement ce qui se passe. C'est pour ça qu'on voulait cette réunion. Après, on ne peut pas faire porter sur les seuls écologistes qui sont les seuls à se battre tout le temps, pas juste quand c'est à la mode. Tous les candidats de gauche, vous avez dit, notre principal sujet sera l'écologie, on va être écolo forever. Tous les jours, on va parler d'écologie. Je n'en ai plus jamais entendu parler. C'est comme ça le cerveau humain. Comment on explique
qu'il y ait de telles préoccupations écologistes et que dans les sondages, vous qui portez ces mesures, vous soyez à environ 3% ? Il y
a deux choses. Il y en a sûrement plein, mais je vous en ai exposé deux. La première chose, c'est que les neuroscientifiques... l'explique il ya un blocage dans le cerveau humain sur l'écologie tout comme il ya un blocage en fait ça va être le syndrome de l'autruche c'est quand une nouvelle est trop dur à appréhender vous avez une protection mentale qui n'est pas une question d'intelligence qui est vraiment un mécanisme de protection c'est le même mécanisme que si vous êtes tellement en découvert que vous n'allez plus voir votre compte en banque et vous ouvrez plus vos factures ou quand vous attendez un examen médical un peu stressant et vous n'allez pas chercher le résultat c'est comme ça donc en fait quand on se sent tellement
préoccupés par l'écologie qui recusent de voter pour vous c'est
tous les humains Non, mais il y a un truc de... On a envie de se convaincre que ça marchera sans rien faire, que... On a besoin de... Mais ça, c
'est votre conviction, c'est votre analyse politique qu'on entend ? C'est le neuroscientifique syndrome de l'autruche. Il y a
des tas de livres écrits là-dessus, vous irez voir. Par ailleurs, sur les sondages, là, c'est autre chose. Parce que je ne veux pas juste dire que c'est le cerveau des gens qui ne veulent pas voter pour moi alors que je suis fantastique. Il y a d'autres problèmes. Premièrement, les sondages à cette période-là traduisent... beaucoup aussi la notoriété. C'est-à-dire que des gens qui ont eu, comme c'est de Raphaël Glucksmann ou de Jean-Luc Mélenchon, déjà leur nom sur des bulletins de vote dans toute la France, avec leur tête à toutes les entrées des écoles, etc. Il y a quand même plus de notoriété. Quand on vous demande... Vous êtes
identifié... Non, mais quand on vous demande chez les
gens qui suivent la politique, je n'ai pas la notoriété de quelqu'un qui a été candidat à plusieurs élections présidentielles. Non, mais Raphaël
Glucksmann, il n'y a encore quelques années, il n'était pas plus populaire que vous. Il y a quelques années, il a été
candidat deux fois aux élections européennes. La première fois, très compliquée, c'était la première d'ailleurs. Les
élections européennes. Oui,
mais... élections européennes il était tête de liste avec un budget de campagne de plusieurs millions d'euros pour mettre sa tête partout en france les gens avaient des bulletins de vote et quand vous demandez à quelqu'un est-ce que vous êtes prêt à voter pour raphaël de luxmane il y en a 13% qui ont voté pour lui aux dernières européennes donc il dit bah oui on est prêts on l'a déjà fait moi je peux vous dire aux européennes de 2019 c'était yannick jadeau qui avait fait 13% il n'a pas fait 13% vous pensez
sincèrement que je pense que la notoriété compte donc sont le fruit des études neurologiques et de votre je poursuis mon raisonnement
je pense qu'on a une ligne très unioniste
qu
'on a Raison d'avoir. Moi, les gens m'en remercient dans la rue tous les jours. Mais que les gauches irréconciliables sont en train de gagner dans les sondages. C'est-à-dire que Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon sont chaque électeur de choisir son camp. Ils ont tellement attisé la haine de l'un contre l'autre que maintenant, il y a un vote utile à gauche. anti-Gluxman d'un côté et anti-Mélenchon de l'autre. – Alors, est-ce que vous allez prendre acte de ce constat ? – Par ailleurs, je précise qu'en septembre, j'ai été absente pendant un mois et que j'ai bien compris qu'être une femme enceinte, c'était pas simple, mais être une femme enceinte qui accouche au milieu de l'élection, c'est encore moins pratique, c'est de la faute de personne, mais c'est comme ça, écoutez. – Mais est-ce que vous allez prendre acte de ce
constat, Marine Tondelier, en disant qu'il y a un vote utile, c'est soit Mélenchon, soit Gluxman, donc je vais me retirer soit pour l'un, soit pour l'autre
'est pas exactement comme ça que ça se passe. Moi, je vous l'ai dit, je mets une double campagne pour l'écologie, pour l'Union. J'ai trois objectifs dans cette présidentielle. Un, battre le Rassemblement national. Deux, permettre une victoire de notre camp. Si elle est encore possible, on en sera. Et trois, la place de l'écologie dans cette campagne. Sur ces trois objectifs, j'ai écrit à tous les partis politiques en août, à peu près en même temps que M. Lecornu. Ils m'ont répondu beaucoup plus vite. Donc il y a 16 partis qui ont reçu ce courrier, dont les régionalistes bretons. On a vraiment écrit à tous ceux avec qui on travaille. Il y a des discussions qui sont engagées, dont je ne vous dirai rien, parce que ce n'est pas une émission de télé-réalité. Et donc moi, mes adhérents pourront la primeur de ça. On avait quand même quelques questions, pardon. Non, non, mais vous pouvez essayer, il n'y a pas de problème. Donc, fin novembre, début décembre, on présentera à nos adhérents le résultat de ces discussions en leur disant, l'autonomie, ça donnerait ça. Si j'ai des propositions des partenaires, je pourrais dire, un tel propose qu'on fasse ça avec lui, l'autre propose qu'on fasse ça avec lui. Vous avez toutes les informations et en conscience et de manière éclairée, on choisit. Pour qu'on soit clair, Marine
Tondelier, ça veut dire que vous réfléchissez. Vous ne nous dites pas ce matin, il y aura assurément le bulletin Marine Tondelier le 18 avril. Moi, aujourd'hui, je suis
candidate à la présidentielle. Je sais pourquoi, je sais comment. Mais s'il faut être... ça pour plusieurs, je le serais. J'ai toujours dit, mais par contre, il me faut un chemin de victoire. Aujourd'hui, ce que je ne vois pas, c'est le chemin de victoire. On en a un qui est sûr de ne pas être au deuxième tour, et l'autre qui se voit au deuxième tour, mais dont je n'ai pas trop compris comment il vient. Pour vous, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Raphaël Guzman,
c'est le
chemin de victoire de la gauche. Donc moi, ce que je vous dis... C'est qu'aujourd'hui, personne n'est capable de gagner seul. Vous pouvez me dire, Madame Tondoyer, comment vous gagnez, c'est compliqué, c'est vrai, mais Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann ne gagneront pas seul non plus. Et donc moi, je veux qu'ils m'expliquent, est-ce qu'ils sont capables, comme moi j'ai dit que j'en étais capable depuis le début, de se dépasser pour quelque chose de plus grand qu'eux, d'être de bons partenaires, où on réfléchit ensemble, par exemple, on ne va pas dire, avec Jean-Luc Mélenchon, sur tel ou tel sujet, on n'était pas d'accord, tout d'un coup, cette nuit, on s'est mis d'accord, on est parfaitement d'accord, ou avec Glucksmann sur l'autre.
Avec Jean-Luc Mélenchon, par exemple obligés de résoudre des différents majeurs. Mais avec Raphaël
Luxman aussi
? Sur baisser la CSG
par exemple, je ne suis pas d'accord. Alors CSG,
mais du côté de Jean-Luc Mélenchon, il faut quand même résoudre les différends autour des questions internationales par exemple. Mais bien sûr,
mais sur plein de sujets. Mais moi, c'est pour ça qu'aujourd'hui on est candidat et que peut-être demain on ne sera encore. En fait, on est écologistes, on n'est pas insoumis et on n'est pas socialistes, on est écologistes. Donc ce qui pourrait justifier qu'on retire notre candidature et qu'on rejoigne une coalition autre, pas ce... rallier derrière sans condition, mais former quelque chose avec d'autres, moi j'ai pas de problème, ça fait des années que je le porte, et j'ai porté la primaire, enfin je l'ai porté sous toutes ses formes, donc il n'y a pas de raison que j'y renonce aujourd'hui. Mais il va falloir nous convaincre, et je vais vous dire, je le dis aux socialistes et aux insoumis, s'ils ne sont pas capables de convaincre les adhérents des écologistes qui sont leurs voisins d'hémicycle, ça va être dur de convaincre les Français. – Et qui sont eux-mêmes
divisés, parce que pardon, il y a aussi des divisions à l'intérieur des écologistes sur votre candidature. – Oui, mais des divisions qui sont très saines,
très lucides et très logiques. Moi je vais vous dire, aujourd'hui, c'est simple de s'interroger. Moi, les gens qui ont des certitudes, oui, ils m'inquiètent aujourd'hui. Donc nous, on vous dit, c'est une élection qui ressemblera à rien d'autre. Peut-être qu'on devra prendre des décisions qu'on n'a jamais prises. Mais ce n'est pas acquis. Il faut nous convaincre. Et donc moi, je vais à cette discussion, avec mes chakras ouverts, on va dire, vraiment prête à me laisser convaincre, prête à... J'ai envie qu'on gagne. Tous, ensemble. Et je le dis, c'est mon histoire de promesse au Père Noël dès tout à l'heure. On le doit à nos électeurs, à ceux qui votent pour nous, mais aussi à certains qui ne votent plus pour nous, ou plus du tout, mais qui ont intérêt à ce qu'on gagne parce qu'on les aidera dans ce qu'on a à mettre en œuvre. Et donc moi, si ce chemin, il existe, j'en serais, je l'ai toujours dit. Mais il n'est pas évident aujourd'hui. Et ces discussions, elles ont pour objectif d'éclairer les adhérents écologistes quand ils devront faire leur choix. Et moi, je suis aussi une adhérente écologiste qui aura à faire mon choix et je me prononcerai. Mais vous voyez, aujourd'hui, chez les
électrons...
Non. Aujourd'hui, mon choix, c'est d'être candidate et d'autonomie de l'écologie politique, comme c'est le choix de plein d'adhérents. Mais vous voyez, quand j'entends certains... Il y a deux fortes voix médiatiques écologistes, on va pas se mentir, dont, en général, la place dans les médias est inversement proportionnelle à leur poids en interne du parti, mais c'est la vie, c'est comme ça, qui ont fait des choix très tôt et très vite et très vocaux. En interne, c'est pas si simple que ça. Il y a... un tout petit fan club de Jean-Luc Mélenchon, un tout petit fan club de Raphaël Glucksmann. Puis au milieu, l'immense majorité des adhérents, ils se posent des questions. Et donc, il y en a qui disent, moi, je ne me vois vraiment pas faire Glucksmann, donc peut-être je préfère Glucksmann. Moi, je ne me vois vraiment pas faire Mélenchon, donc peut-être je préfère Glucksmann. Mais en fait, tous, ils ont besoin d'être convaincus. Et les discussions, elles sont là pour ça. Et on prendra la bonne décision à la fin, parce qu'on la prendra ensemble. Et moi, je le dis, ceux qui nous regardent en disant, mais... Qu'est-ce que vous faites à gauche ? Il faut trop une solution. J'ai toujours été du côté des solutions depuis le début, et je le serai à la fin, mais pour l'instant, elle n'est pas évidente. Je pense qu'on a la bonne méthode, elle n'est pas gagnante dans les sondages. Vous dites, la nana, elle réfléchit, etc. Je pense qu'on a raison de le faire. Je
le
revendique,
je ne regrette rien. Merci. La une de la voix du Nord, double une, Julien. Double une. Ne me parlez pas de la Ligue des champions.
Double fiasco.
Un peu quand même. Je dis un soutien vers ses lances quand même. C'est très dur ce qui s'est passé hier. Et on a un slogan à Lens, c'est dans la gloire ou le malheur, on est là. Donc soutien.
Voilà. C'est bon. Effectivement, c'était une soirée un peu difficile. Et Annickie, aux supporters du Lens. Merci. Il ne
pas faire de jaloux.
Je considère des Hauts-de-France, donc ma préférence est connue. Il faudra choisir un
jour aussi. Ma préférence
est très connue.
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