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Merci Président, Monsieur le Ministre. Force est de constater quand même que le réarmement du ministère n'a pas eu lieu. On ne va pas se battre avec les chiffres, mais pour revenir sur la question de mes collègues Ruel, Courcial et Ferrault. Quand même, on est très loin des 700 postes. On a eu moins 300 postes supprimés entre 2017 et 2020 et plus 346. Donc, on est loin des 700 postes. Et pourtant, les missions exercées par le Quai d'Orsay et portées aujourd'hui par des personnels sous tension, je pense, relèvent pleinement des prérogatives régaliennes de l'État. Je comprends parfaitement que vous êtes tenu par la solidarité gouvernementale à accepter les réductions de crédits qu'on vous demande. même le niveau de contribution demandé au MAE. A l'effort budgétaire, je pense que c'est totalement disproportionné au regard de ses moyens et de son poids dans le budget de l'État. Vous avez rappelé qu'en effet, ce budget correspond à 1% du budget de l'État et on vous demande 2% de réduction. Moi, j'ai simplement deux questions. Je ne veux pas revenir sur le budget puisque tous les collègues l'ont fait. Dans le tour d'horizon mondial que vous avez fait, vous avez fait la démonstration que tout était connecté, que la diplomatie joue un rôle très important aujourd'hui, en tout cas doit le jouer. Est-ce que vous pourriez nous dire un mot sur la relation avec le royaume ? qui n'a pas été mentionné, et nous parler un petit peu plus du Liban aussi, nous sommes très très investis, où aujourd'hui la finule va se retirer, et donc dans un pays fragilisé, est-ce que la diplomatie peut prendre la main, et quelle est votre implication dans ce pays ? Merci.
Hélène, Monsieur le Ministre. Et puis Hélène Conway a soulevé plusieurs points. On est loin des 700, mais je le disais, on est à 340. Je ne vais pas... Oui, il y avait beaucoup de postes qui avaient été supprimés et qui avaient d'ailleurs conduit le corps social du ministère à exprimer une forme de détresse qui a conduit à ces états généraux de la diplomatie. Donc il faut rester sur cette cible, mais reconnaître que 340, c'est plus que zéro ou c'est plus que moins 300. La relation avec le Royaume-Uni. Eh bien, elle est en train d'évoluer, puisque le nouveau gouvernement semble désireux d'entrer dans une négociation avec l'Union européenne, avec plus d'audace encore que le gouvernement précédent. Et comme nous avons pu le dire, nous sommes tout à fait prêts à accueillir le Royaume-Uni. dans ces nouvelles discussions, négociations qui s'ouvrent, bien sûr à condition que le Royaume-Uni puisse se résoudre, à la fois pouvoir bénéficier de tous les avantages d'un rapprochement avec l'Union européenne, mais tout en embarquant, tout en prenant en compte les devoirs qui sont associés à ce rapprochement. Je crois que c'est important d'ailleurs de souligner que, du temps de la mondialisation heureuse, Être un pays au marge de l'Union européenne sans être dans l'Union européenne, c'était peut-être un statut un peu confortable. Mais désormais que nos idées... C'est un outré collectif de préférence européenne, de protection de certaines industries contre la concurrence déloyale. Désormais que l'Europe est en train progressivement de se saisir enfin du marché intérieur pour en faire un levier, eh bien, il devient beaucoup plus intéressant d'être à l'intérieur que d'être à l'extérieur. Et je pense que c'est ce que... C'est cette question d'ailleurs qui s'est posée au moment du référendum en Islande, qui a été très serrée. C'est le nom qui l'a emporté sur l'ouverture de nouvelles négociations. Mais on voit bien que les pays comme le Royaume-Uni, Norvège, comme l'Islande, sont en train aussi de s'apercevoir qu'une... une politique commerciale ou en tout cas une union européenne qui se dote d'une vraie politique commerciale qui ne consiste pas à être ouvert aux quatre vents ça peut-être que ça rend le rapprochement plus intéressant qui ne pouvait l'être par le passé et puis sur le liban j'ai parlé tout à l'heure de notre soutien à la population libanaise sur le plan humanitaire mais vous avez rappelé à raison que nous approchons d'un moment critique, l'expiration du mandat de la Finule. Et donc nous nous sommes rendus avec la ministre déléguée chargée auprès de la ministre des Armées au Liban pour rencontrer les autorités sur place les 17 et 18 octobre derniers et leur faire un certain nombre de propositions et les inviter à exprimer leurs attentes. sur l'architecture de sécurité destinée à remplacer, en quelque sorte, ou à prendre la place de la finule. Et le temps urge, le temps passe, et il est désormais urgent, en quelque sorte, pour les parties prenantes, c'est vrai du Liban, mais c'est vrai aussi, je crois, des États-Unis, qui ont organisé cette médiation entre gouvernement libanais et gouvernement israélien, que nous avons soutenue, d'exprimer ce que sont les attentes. Parce que vous voyez bien que la finule, c'est aujourd'hui un peu moins de 10 000 soldats placés sous un mandat des Nations Unies, œuvrant comme casque bleu au sein de cette force, qui s'apprête à quitter le Liban par groupe de l'ordre d'un millier tous les mois. mois de juillet, mois d'août, vous n'aurez plus un seul soldat de la finule sur le territoire libanais. Et donc il est désormais urgent que dans les semaines qui viennent, et avant que ces départs ne s'organisent, on puisse à minima savoir si oui ou non une force comme nous l'avons proposé, par exemple une coalition internationale de soutien aux forces armées libanaises, est souhaitée ou non. Ce qui permettrait en quelque sorte aux contingents internationaux de la finule, plutôt que de faire leur valise et de repartir durablement, de pouvoir se réinsérer en quelque sorte dans un dispositif alternatif. La bonne nouvelle, celle qui est déjà actée, c'est que l'Union européenne, à l'invitation des autorités libanaises, a adopté une mission dite de PSDC. Pour l'entraînement et l'équipement des forces armées libanaises, centaines d'instructeurs, 100 millions d'euros de budget associés. C'est le premier bloc de cette architecture et nous sommes en lien avec les autorités libanaises, les autorités américaines, à Washington mais aussi à New York aux Nations Unies pour essayer d'accélérer le travail. Désormais que toutes les échéances électorales aux Etats-Unis comme en Israël sont derrière nous.
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