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Pour garder l'illusion d'être une économie florissante et prospère, la France accepte de payer toujours plus et de recevoir toujours moins. Il est évidemment inacceptable d'engager la France dans une dérive de 7 années supplémentaires qui porterait notre contribution, non pas à 33 milliards d'euros comme cette année, non pas. mais à 36 milliards d'euros par an en apparence. La contribution totale de la France atteindra le niveau inédit de 33 milliards d'euros, une hausse de près de 3 milliards d'euros.
La contribution française à l'Union européenne atteint un niveau inédit. Mais Jean-Philippe Tanguy soutient que le coût réel pourrait être encore plus lourd. Abonnez-vous pour suivre nos analyses des budgets, des impôts et des engagements européens qui pèsent sur les Français. Le 14 octobre 2026, à l'Assemblée nationale, le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy intervient sur le budget européen. Il ne conteste pas seulement une dépense. Il met en cause la façon dont le gouvernement engage l'argent des Français et contrôle les retombées. Son premier argument frappe par son ampleur. Mais le cœur de son accusation se joue dans la comparaison entre la facture et ce que le pays reçoit.
Voici le dernier exercice du cadre financier pluriannuel. La contribution totale de la France atteindra le niveau inédit de 33 milliards d'euros, une hausse de près de 3 milliards d'euros. Oui, monsieur le ministre et oui, monsieur le rapporteur général, il faut ajouter nos douanes qu'on nous vole. Un record et encore, ça aurait pu être pire, puisque l'Union européenne est en retard de la bagatelle de 350 milliards d'euros. de programmes non réalisés. La mimique du ministre m'inquiète parce que si vous n'êtes pas au courant, ça commence à faire beaucoup. Depuis 2017, la contribution de la France aura plus que doublé. Elle est passée sous Emmanuel Macron de 16 à 33 milliards d'euros. On voit les priorités de ce gouvernement. La France et les Français ont-ils vu en parallèle les bénéfices de l'Union Européenne doublés en notre faveur ? Je vous laisse apprécier cet état de fait. Visiblement non, puisque sous la même période, les Français se sont appauvris. Le point
décisif ici. C'est la question du retour concret pour les contribuables. Tanguy met en parallèle la hausse de la contribution et l'absence, selon lui, de bénéfices équivalents pour la France. Ce choix déplace le débat. Au-delà du montant, il demande qui gagne et qui paie. Et sa réponse passe maintenant par le niveau de vie.
Selon l'INSEE, le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat des Français est passé sous la moyenne européenne. Un Français est désormais 15% moins riche qu'un Allemand, mais surtout, et cela veut tout dire, un Français est relativement moins riche qu'un Chupriote et un Maltais, deux nations qui sont tout simplement des paradis fiscaux au sein du marché commun. D'ailleurs, par le plus grand des hasards, les deux pays les plus riches par habitant sont l'Irlande et le Luxembourg. Deux autres paradis fiscaux. De là à conclure que 40 ans depuis l'acte unique imposant la liberté des capitaux, l'Union européenne... n'a fait qu'appauvrir les honnêtes travailleurs et les entrepreneurs au bénéfice des parasites fiscaux. Il n'y a qu'à pas. Un pas, ou plutôt des dizaines de milliards d'euros de fraude annuelle, pardon, monsieur le ministre, de suroptimisation, contre lesquelles l'Union européenne ne fait rien, et pour cause, elle a organisé les fraudes sous le haut patronage de la bureaucratie bruxelloise, qui ne s'oublie pas, au passage, puisque les fonctionnaires de Bruxelles se sont augmentés depuis 2017 de 36%. C'est gratuit, c'est les Français qui payent. Les fonctionnaires français, d'ailleurs, apprécieront, puisque leur point d'indice est encore gelé cette année, et leur pouvoir d'achat a baissé depuis 2017 de 11%.
Son raisonnement ne s'arrête donc pas à la comparaison avec l'Allemagne. Il relie aussi les écarts de richesse aux règles du marché européen et aux écarts de rémunération qu'il dénonce. Ce sont des affirmations politiques qu'il avance à la tribune. Pas un chiffrage détaillé dans cet extrait. Reste une autre question très concrète. Quel pays bénéficie le plus du système ?
Le scandale ne s'arrête pas là, car le Luxembourg est aussi le pays le plus bénéficiaire net par habitant de budget de l'Union Européenne. Malte est le cinquième bénéficiaire net, Chypre le septième bénéficiaire net. Évidemment, là où il n'y a pas de gêne, il n'y a pas de plaisir. Chers collègues, pourquoi se gêner ? C'est avec la bénédiction d'Emmanuel Macron. Néanmoins, je constate... que mes modestes alertes de rapporteurs spéciales sont peut-être entendues. Ainsi, le Premier ministre a négocié une timide baisse sur la base d'une amende embauchée par la Commission européenne. Notre maître est trop bon. Plus intéressant, un ministre qui m'a longtemps critiqué sur ses bancs pendant plusieurs années, Bruno Le Maire, inénarrable, propose désormais de baisser la contribution de la France de 5 milliards d'euros. Alléluia, il y a de l'espoir pour tous les ministres macronistes. La lumière est au bout du tunnel.
Tanguy cible ici les mécanismes de contribution et de rabais, puis souligne qu'une baisse de 5 milliards a été évoquée par Bruno Le Maire. Cette référence rend sa critique plus politique. Il oppose une concession qu'il juge trop modeste à une facture qui continue, selon lui, de s'alourdir. Mais comment mesurer précisément ce que la France perd
contribution augmente. Et le solde net de la France vis-à-vis de l'Union se détériore à près de 10 milliards d'euros de pertes en 2025. La situation se dégradera encore en 2026 et 2027. Malheureusement, on ne peut pas savoir en avance. Nous devons attendre deux ans avant de savoir ce que la Commission européenne nous coûte. C'est contre tous les principes de sincérité budgétaire. Mais là aussi, puisque c'est la Commission européenne, on accepte tout et surtout n'importe quoi. Entre autres scandales, la France finance, monsieur le ministre, 1,5 milliard d'euros du rabais de l'Allemagne, de la Suède. de l'Autriche, des Pays-Bas et du Danemark. Des pays, comme tout le monde le sait, ont très grandes difficultés financières, comme nous le déplorons tous, et qui ont bien besoin de l'aide d'une France richissime au bord de la faillite.
L'alerte ne porte pas uniquement sur le montant. Elle vise aussi le délai avant de connaître le solde réel. Quand les comptes arrivent avec deux ans de décalage, les parlementaires ont moins de prises pour juger les engagements au moment où ils sont pris. Tanguy élargit alors le sujet au prochain cadre financier et à la question de son calendrier démocratique.
'alerte d'ailleurs notre Parlement sur le fait que le projet de cadre financier pluriannuel pour 2028 à 2034 pourrait être conclu avant les échéances électorales de 2027. Certes, chers collègues, pour certains d'entre vous, c'est l'occasion de vous prononcer avant d'être envoyé par les Français. Mais en termes démocratiques, ça pose évidemment un grave problème. Il est évidemment inacceptable d'engager la France dans une dérive de sept années supplémentaires qui porterait notre contribution, non pas à 33 milliards d'euros comme cette année, non pas. mais à 36 milliards d'euros par an en apparence. Mais si on devait compter, comme l'ont fait nos collègues du Sénat, les ressources propres bidons payées en réalité par les Français, la contribution atteindrait 42 milliards d
'euros. La projection qui l'avance distingue le chiffre affiché des ressources que, selon son calcul, les Français financeraient aussi. C'est cette différence qui transforme une discussion budgétaire en débat de contrôle parlementaire. Sur quelle base la France s'engage-t-elle pour plusieurs années ? Et Tanguy finit par attaquer non seulement le montant, mais l'accord politique qui le rend possible.
passerait donc de 16 milliards à 42 milliards d'euros pour des bénéfices nuls. De toute évidence, chers collègues, un pacte faustien s'est constitué entre le gouvernement français, les partis fédéralistes et la Commission européenne. Les pactes de son terme sont terribles. Pour garder l'illusion d'être une économie florissante et prospère, la France accepte de payer toujours plus et de recevoir toujours moins. En échange de ses ponctions irrationnelles, la Commission accepte de fermer les yeux sur l'état de la France, sur le péril que sa situation budgétaire et économique font courir à la zone euro. Au-delà donc de tous les prélèvements, je tiens à déplorer que les politiques menées par la Commission européenne ne font l'objet... systématiquement d'aucun débat dans cet hémicycle et alors qu'il serait nécessaire que notre Parlement s'empare de ces questions. Pourtant, les montants mis en jeu, les programmes suivis par la Commission européenne sont énormes et ces effets escomptés sont toxiques. Je vous invite donc, chers collègues, à ne pas honorer cet engagement exubérant de la France.
mérite de cette intervention, c'est de ramener un engagement européen souvent lointain à une question simple. Qui décide ? Combien cela coûte et quand les élus peuvent-ils en débattre ? Tanguy défend une mise en cause frontale du gouvernement et du cadre européen. À vous de juger. La France devrait-elle refuser cet engagement budgétaire
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