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Notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Robert Ménard. Bonjour à vous, bienvenue. Bonjour Mère de Béziers. Grosse journée de manifestation ce 5 novembre avec les syndicats, un appel à la grève générale, jusqu'à 700 000 personnes attendues dans les rues et des commerçants qui se barricadent. Comment est-ce que vous expliquez un tel mouvement social à 5 mois d'une échéance présidentielle ? Est-ce que c'est du jamais vu ?
Je ne sais pas si c'est du jamais vu. Est-ce que j'ai la mémoire pour ça ? Ce que je constate, c'est qu'il y a deux choses. D'abord, il y a des vrais problèmes pour les gens. Il faut faire attention de séparer les choses. Il y a les violences et puis il y a des gens qui vont manifester. Moi, chez moi, comme partout ailleurs, il y en aura. Et ils ont de vraies raisons. La vie chère ? Le sentiment de
précarité ?
Mercredi matin, j'étais avec les viticulteurs. Chez moi, c'est des viticulteurs et tout. Les types étaient dans un état de désespérance. Vous ne pouvez pas ne pas entendre ça. Après, tu en penses ce que tu veux, mais d'abord, tu commences par écouter. Donc il y a ça. Les lycéens, oui, ils ont de vraies raisons et tout ça. Alors ça, c'est tout à fait légitime et tout. Là-dessus, il y a des gens qui jettent de l'huile sur le feu. Vous vous doutez bien qu'ils... Ils n'ont rien à foutre des revendications des gens. Ils s'en foutent. Pour la France insoumise, l'extrême-gauche, des gens qui... A-t-il ça ? Et aujourd'hui, même les gilets jaunes, regardez les gilets jaunes. Enfin, vous les avez connus, moi, je les ai connus. C'était quand même très apolitique quand la première fois. Là, même leurs revendications, tu tombes à la renverse. C'est que des revendications politiques. Alors tu as ça et puis tu as en face des gens qui sont incapables d'avoir une réponse. Qui vous voulez ? Quand vous demandez quelque chose à quelqu'un, si je vous demande à vous quelque chose, c'est que je pense que vous avez la possibilité de me dire oui ou merde, mais de me dire quelque chose. Le gouvernement, il peut dire quoi ? Vous avez vu le budget, il a été rejeté à l'unanimité. C'est vous dire la démagogie qui règne à l'unanimité. Et qu'est-ce que vous voulez ? Vous n'allez pas demander des choses à des gens qui sont dans l'impossibilité de vous répondre. D'accord, mais ce que vous
dites, Robert Ménard, c'est que la France insoumise, pour vous, elle arme moralement ceux qui viennent semer le trouble dans les manifs. pas les manifestants qui veulent protester contre la vie chère. Parce que
vous en doutez, parce que vous les avez entendus condamner la violence, parce qu'ils passent leur vie à justifier, ils ont toujours passé leur vie à justifier les exactions. Vous savez, ah, ces petits chéris, c'est vrai que quand tu vis dans un climat, dans un quartier difficile, parce que tu vis dans un quartier difficile et même parce que t'es pauvre, tu te comportes comme un sagouin. Non mais vous avez vu, moi je connais, moi quand je suis arrivé en France, j'étais dans l'Aveyron, vous savez la pauvreté de l'Aveyron. Et honnêtement, ils cassent dans l'Aveyron ? Non. C'est plus compliqué de vivre dans l'Aveyron que dans le 9-3. Je vous le dis tout de suite. Tu es plus loin de tout dans l'Aveyron que le 9-3. Et ils cassent ? Non, ils ne cassent pas. Mais qu'est-ce que c'est ? Quel mépris ! Quel mépris pour les gens que d'expliquer, parce que tu as des situations difficiles, parce que tu es pauvre, parce que c'est compliqué, que tu casserais. Non, mais vous savez, souvent les gens les plus scandalisés, en tout cas chez moi, par rapport aux casseurs, c'est les gens, les honnêtes gens, les petites gens qui se disent, mais enfin, qui va finalement payer ? Les commerçants qui se parricadent
aujourd'hui partout dans les centres-villes.
Mais la pire des choses, c'est que même s'il n'y a aucune casse un samedi, il y a un tel climat, vous allez faire vos courses, vous, le samedi ? Attendez, moi, je discutais avec des gens qui me disaient, il y a 90% de moins d'acheteurs... Je vous signale qu'on est à la veille de Noël et que c'est pour un commerçant un truc stratégique. C'est dégueulasse. Mes parents étaient commerçants. Leur argent, c'était leur commerce. Tu casses leur commerce, qu'est-ce qu'il te reste pour vivre ?
Il y a aussi les forces de l'ordre. 70 000 gendarmes et policiers déployés sur le terrain. Évidemment, il faut éviter un nouveau 17 octobre. Ils sont en première ligne, ils sont les cibles en permanence des slogans hostiles, notamment de la jeunesse. Ça, c'est le fruit de quoi ? D'années et d'années d'intoxication intellectuelle ?
De salopards qui récontent, qui disaient, redisaient, la police tue. Il y a eu plus de 1300 policiers, gendarmes et pompiers. Pompiers, ça fait rêver nos enfants. On a tous eu des voitures de pompiers. 1300 blessés. On est plus. On est pratiquement à 2000. En pire. Pire pour ce que je voulais dire. Et vous vous rendez compte ? Et il y a des gens qui expliquent qu'au fond, c'est eux qui seraient fautifs de je ne sais pas quoi. On a tous vu ces images. Vous avez vu le feu qui prend ? En l'occurrence, c'est un gendarme. Un gendarme. Vous vous rendez compte ? Je vais vous dire quelque chose. Moi, je suis étonné. leur calme. Je suis étonné aux policiers de leur retenue. Vous n'êtes pas étonné ? Vous n'êtes pas signé ? Je les vois, je les connais. En plus, quand t'es maire, tu vas les saluer. Je me dis que les mecs sont héroïques. Les types les insultent, leur jettent des trucs sur la figure, les menacent et eux, ils font tout pour blesser personne. Enfin, attendez. Et oui, il y a de temps en temps, oui, de temps en temps, il y a un problème et un truc qui est regrettable pour celui qui a une main qui a perdu. Et dont ils doivent
rendre compte et ils le font devant l'IGPN. Attendez,
mais Madame Ferrari, ils en rendent compte. Il n'y a personne qui est aussi surveillé. Monsieur Séveillé, que les policiers ou les gens, personne, personne, on commence pas à me casser les bonbons sur ils font ce qu'ils veulent et tout ça. Moi, je trouve que juste, il faut d'abord leur dire merci, les remercier et leur dire qu'on est derrière eux. Attendez, vous avez vu de nouveau la France insoumise. T'as un problème entre un petit abruti et un policier, spontanément, c'est le petit abruti qui a raison quand t'es à la France insoumise. Non, moi, pardon, ça doit être un peu con. Spontanément, c'est du côté... Quoi ? Vous, non. Du côté de quoi ? Du policier. Parce que le policier me protège, madame. Et il protège les gens. les gens qui doivent être protégés. C'est juste ça, la réalité.
Il y a eu aussi un polémique autour des propos d'Edouard Philippe qui voulait qualifier ce qu'il avait vu lors de ses manifestations. Il dit qu'il y avait une surreprésentation des jeunes issus de l'immigration dans ces violences. Jean-Luc Mélenchon a estimé que c'était des calomnies racistes. Edouard Philippe lui a répondu que non, en fait, il faut avoir des débats sur ces sujets-là, notamment sur l'intégration. Il propose d'ailleurs un débat à Jean-Luc Mélenchon. sur les sujets d'immigration et d'intégration ? Chiche, allez-y, débattez tous les deux ?
Bien sûr que c'est un des problèmes centraux de ce pays. Et si le RN a les scores stratophériques qu'il a en ce moment, c'est parce que pendant des années, y compris... Y compris... Edouard Philippe, refusait de parler de ça. Disons-le. Je suis content qu'il le dise maintenant. Il se réveille un peu tard. Il n'a pas été 3 ans, Premier ministre, ce garçon. Ça n'existait pas au même moment. Ce n'est pas lui et son gouvernement qui vous expliquaient que dire ça, c'était être le facho de service. Je n'ai jamais dit que je suis dans une ville où l'immigration est tellement importante que je connais. Je me fais élire. y compris évidemment par les gens issus de l'immigration. Moi, je n'ai jamais dit, et je ne crois pas qu'Edouard Philippe, ou qui que ce soit, dise que les immigrés, c'est eux la cause des violences. Mais c'est vrai qu'il y a une surreprésentation. Après, tu essayes de trouver une explication. Moi, chaque fois, je m'en gueule là-dessus. Je les prendrai par la peau des fesses, je vous le dis à les gens. Je les amènerai dans des prisons, voir si ce n'est pas vrai qu'il y a une surreprésentation des gens issus de l'immigration. Comment on en arrive là ? Mais on en arrive là en partie par notre faute. Quand t'as honte de ce que tu es, quand t'as honte de la France, quand t'as honte des forces de l'ordre, quand tu passes ton temps à dire du mal des forces de l'ordre, de la France, de tout ce qu'on est, mais comment tu veux que les gens aient envie de devenir ça ? Vous avez, vous, envie de devenir, prendre pour modèle, quelqu'un qui vous dirait « je suis moche, je suis con, je suis un salaud », « ah non, tiens, ça va être mon héros ». Bien sûr que non. Donc
le sujet, c'est l'intégration ou c'est la régulation de l'immigration pour vous ? Non, il y a deux choses.
On n'intègre pas, on n'intègre pas quand on reçoit 400 à 500 000 personnes par an. On n'intègre pas. C'est trop de gens. Et je le dis y compris pour les gens qui ont fait le pari, le choix, qui ont mis la voule, qui se sont battus, battus. Pour être intégré, il y en a plein. Moi, je connais plein de gens, y compris des gens que chez moi, que je connais, qui me soutiennent, avec qui je fais un certain nombre de choses. Ce n'est pas facile d'arriver dans un pays. Moi, je le sais parce que je vais beaucoup travailler à l'étranger. Arriver en France, être noir ou arabe, ce n'est pas facile. Ce n'est pas facile. Et ceux qui ont fait cet effort-là, qui se sont pliés aux règles communes, ces gens-là, c'est les premiers. Demandez-leur à ne pas vouloir une immigration à 400 ou 500 000 personnes. Parce qu'ils n'ont pas envie d'être confondus avec ceux qui ne veulent pas s'intégrer. Mais on peut dire les choses l'une et l'autre. On peut dire à la fois qu'il y a des gens formidables dans l'immigration, on en connaît tous, et il y a des gens dont on a besoin, et puis ça tombe de petits salauds. Et ce n'est pas essentiel. Mais ce débat-là, il est
confisqué aujourd'hui ? Raciste.
L'étiquette, c'est raciste. Pendant longtemps, tu ne pouvais même pas le mener. C'était interdit, mais y compris dans les médias. Il y a un certain nombre de médias où tu ne pouvais pas. Je ne vais pas citer un certain nombre de médias où je me suis fait jeter parce que je parlais de ces questions-là. Ça a changé. Même les médias les plus mainstream, je ne sais pas comment il faut dire, ils arrivent à aborder ces questions-là. Bien sûr... bien sûr qu'un, il faut l'aborder, deux, pardon, madame, il faut apporter des réponses. Il faut aborder des réponses. Alors oui, l'ancien Premier ministre a raison de le poser, mais enfin, attendez, il y a 40 ans qu'ils auraient pu s'en occuper un peu plus.
Donc le débat, s'il doit avoir lieu entre Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe, oui, Banco, il se tiendra, il devrait se tenir.
Je pense que le vrai débat... Ils ne devraient pas être intéressés que ces deux-là. Il y en a d'autres à qui je voudrais poser la même question. Qui, par exemple ? Le reste de la gauche. Pourquoi ? Ils ont beaucoup mieux sur ce terrain-là. Ils ne vous traitent pas de nazis, mais enfin, moi, longtemps. Je vais vous dire un truc terrible. Pendant mon premier mandat, il n'y avait pas un mec des Républicains qui venait à Béziers. Pas un seul. Ce n'est pas vrai. François-Xavier Bellamy, le seul qui a foutu les pieds. Parce que c'était le même tonneau. Parce que vous aviez l'étiquette. Parce que je parlais comme je parle de l'immigration. En plus, comment oser me dire ça ? Je me suis battu toute ma vie pour des gens issus d'immigration dans ces pays-là. Les mêmes qui n'ont pas levé leur cul de leur chaise et qui viennent te donner une leçon de ce qu'il a fait. Qu'est-ce qu'il a fait pour défendre des gens menacés par leur liberté ? Il est allé se battre, il les a défendus, il s'est mouillé, il a pris des risques physiques, concrets. Pas long, mon avis. Et maintenant, le mec, il vient te faire une leçon de morale. Non, mais tu plaisantes. Mais vous
réalisez bien, Robert Ménévar. Ménard, le niveau de violence qui monte, la conflictualisation du débat autour de ces questions-là, au sein même des rédactions, nos journalistes sont pourchassés comme des proies dans les manifestations désormais. Les filles demandent la fermeture de ces news. On bascule encore une fois dans autre chose quand on en arrive là, quand on demande la fermeture d'une chaîne.
Mais madame, je n'imaginais pas un jour qu'on puisse discuter de ça tous les deux ici. Moi, je pensais qu'au fermé des médias, au fin fond d'un régime dictatorial en Afrique ou en Amérique latine ou en Asie. Je ne croyais pas qu'ici, dans ce vieux pays, il y ait 800 000 personnes qui signent une pétition. En gros, pardon, puisqu'on est ici, pour vous dire maintenant, vous la fermez, on va arrêter avec vous. On ne veut plus vous entendre. Et il n'y a pas une mobilisation de toute cette profession. Pourquoi je n'aime pas dire ça ? Parce que ce n'est pas l'affaire des journalistes. Ce n'est pas que l'affaire des journalistes, ce n'est pas votre affaire. Moi, je vous aime beaucoup, mais dans l'absolu, je n'ai pas de solidarité corporatiste avec vous. Je m'en fous de ça. Sauf que moi, j'ai envie d'entendre des points de vue différents. Attendez, mais moi, je suis un monsieur qui a l'âge qu'il a. Je me rappelle les médias. Vous êtes trop jeunes. Je me rappelle les médias, ce que c'était il y a 50 ans dans ce pays. À ça, tu entendais qu'un son de cloche. Moi, je trouve que c'est bien. CNews peut m'exaspérer. Toi, ça m'exaspère. Je trouve formidable que ça existe. Mais je trouve formidable que l'humanité existe. En plus, c'est eux qui viennent te faire une leçon de morale. L'humanité, tu hallucines après ce qu'ils ont dit pendant toute leur vie. et une vie de dizaines d'années. Non, il faut se battre. D'abord, je suis sidéré, quand même, malgré cette prudence, que les rédactions ne se mobilisent pas tous ensemble. Parce que l'idée, ça commence par ces news. Nous, on est à l'extérieur de ça. Vous avez vu, même à France Inter, même TF1, Anne-Marie Coudray, il la montre du doigt. Anne-Claire. Anne-Claire, Coudray, pardon. Il la montre du doigt et tout. Mais personne n'échappera à ça. Aujourd'hui, il y a une stratégie de la part de la France Insoumise qui consiste à dire... Vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous et donc vous êtes des fachos. Et cette logique qui fait qu'ils gagnent des voix, ça s'appliquera à tous les médias. Ils seront tous sommés, ceci, cela, tu reçois ceci, tu ne reçois pas celui-là. Mais attendez, et des médias pensent qu'ils vont échapper à ça en faisant le dos rond, en disant, on va leur donner un petit peu quelque chose. Mais non, il ne faut rien donner du tout. La liberté de la presse, ça ne se découpe pas, madame. Ça ne se découpe pas en rondelles. Tu es pour la liberté de la presse, la totalité, comme la liberté d'expression, où tu es contre. Ça ne se découpe pas. Tu ne dis pas « Ah oui, ça, un petit peu, je suis là ». Non, non, je suis là, on ne va pas le recevoir. Mais on va te faire voir. Et ça
concerne tous les Français, vous le dites avec raison. 77% d'entre eux estiment que certaines opinions ne peuvent plus être exprimées librement. C'est ça, c'est News pour Europe 1. C'est-à-dire qu'ils comprennent qu'il y a des débats qu'on ne peut pas avoir. Parce que sinon, on est en danger, on est ciblé. Un citoyen lambda ou journaliste ?
Il ne faut pas accepter ça. Mais vous vous rendez compte ? Moi, je pensais que ce qui faisait la grandeur de ce pays et des journalistes, c'est justement... Attends, le principe du débat, ce n'est pas débattre avec des gens qui pensent comme toi. Parce que la gauche, elle a toujours aimé ça. La gauche, elle est pour la liberté d'expression, mais elle veut discuter avec une image qui lui ressemble en face d'elle. Et non, Coco, la liberté de la presse, la liberté d'expression, c'est débats discutés, argumentés avec des gens qui te hérissent le poil, que tu ne supportes pas, que de temps en temps, tu te dis « putain, je lui foutrais bien un coup de pied au cul », mais non, tu ne le fais pas et tu te dépas avec lui. C'est ça. C'est ça qui nous différencie du reste. Et aujourd'hui, on assiste à, vous avez vu à quelle vitesse, en quelques mois, une espèce de radicalisation et il nous reste six mois. Il nous reste six mois.
Mais ça va être long. Est-ce que tout ça n'est pas fait, au fond, pour faire monter électoriellement M. Mélenchon ? Le second tour, Le Pen, Mélenchon, aujourd'hui, dans les sondages, il est inévitable. C'est cette affiche-là que vous souhaitez voir en mai 2027 ? C'est
une plaisanterie, votre question. C'est une plaisanterie. Oui, je souhaite voir ça. Attendez, surtout, je me demande comment les autres, ils se comportent comme ça. Mais ils sont abrutis. Ceux qui ne se mettent pas d'accord ? Mais ils sont fous furieux ! Mais qu'est-ce qu'ils attendent ? Déjà, ils sont tous à moins de 10%, à peu près ça. Qu'est-ce qu'ils attendent ? D'être balayés, de ne plus exister. Un, il passe devant l'autre, ça y est, il fait le cake, ça y est, c'est moi, le nouvel espoir, mais il n'y en a aucun. Il
faut une primaire
? Bien sûr qu'il faut qu'ils départissent. Attends, explique-moi comment tu fais, comment tu te sépares. Il faut bien qu'à un moment donné, les gens disent celui-là plutôt que celui-là. Mais il faut l'accepter. Et s'ils ne l'acceptent pas, je vous dis, s'ils l'acceptent pas, pas. Ils se suicident. Aucun d'entre eux ne sera au second tour. Et après, qu'ils ne viennent pas pleurer ou tenter de nous faire pleurer en disant « Ah, vous vous rendez compte, regardez-la ». Ils porteront
cette responsabilité-là.
Ils sont en train de la porter. Donc on parle de 4
personnes, Gabriel Attal, Edouard Philippe, David Lysnard, Bonne-Rotaillot.
Les quatre. Et moi, j'en ai que je préfère à d'autres, mais c'est pas le problème. Mon problème, c'est pas ça. Le problème de ce pays, c'est d'avoir une alternative. T'en as aucune. Aujourd'hui, il n'y a pas une alternative de genre. Attendez, ils sont pas... Je dis pas que c'est la même chose. En gros, qu'est-ce que je dis ? Je pense qu'on a besoin de quelqu'un qui ait une voix forte, mais pas hystérique. qui a une voix forte et respectueuse des choses, qui pense qu'il faut prendre... Comment vous dire ? Il y a des décisions importantes à prendre, des décisions de bon sens, sans montrer du doigt telle ou telle partie de la population, mais sans se cacher les problèmes. Attendez, il est où ? Il est où ? Elle est où ? Mais en
plus, vous prenez votre bâton de pèlerin, vous allez les voir. Vous avez dit monsieur Rotaillot, monsieur Lissnard.
Vous arrêtez là ?
Je leur parle
à tous, je déjeune avec certains d'entre eux, je discute, je leur propose même des textes. Vous vous rendez compte ? Je vais avoir un texte, ça pourrait être ça la charte sur laquelle on pourrait se... Ils veulent pas, ils pinaillent et tout. Comment vous dire ? Avec ce qui se passe, avec tout ce qu'on vient de dire, madame, vous pinaillez pas. sur l'article 23 alinéa 2 de la future charte de bonne conduite. Donc il faut se mettre d'accord quand ? Maintenant. Et il faut dire, on va discuter tous ensemble, mais après, on se met derrière celui qui est plus en tête. Moi, je suis prêt, c'est un peu ça quand même, la politique, à un moment donné, t'es prêt à soutenir un type, si je devais soutenir que des gens qui sont 100% d'accord avec moi, je me soutiendrai moi-même, mais je ne vais pas faire la discussion avec d'autres.
Vous n'allez pas rajouter votre candidature à celles nombreuses qui animent le bloc central. Aujourd'hui,
c'est juste ridicule. On va essayer de trouver une façon de les partager à un certain nombre de gens. De temps en temps, pour certains, je ne sais même pas ce qui les sépare. Et juste d'apporter une réponse qui arrive à convaincre les gens. Les gens, ils sont désespérés. Et ils ont besoin d'espoir. Ils ont besoin d'espoir. Et de gens qui aient du courage. On ne peut pas... de la volonté et du courage.
Vous avez été marqué par le film Jean Moulin, qui est sort cette semaine. C'est un message d'espoir. Je ne l'ai pas encore vu.
Il faut aller le voir.
Et ça, ça redonne...
D'abord, il est de baisier. Il y a sa maison. Si vous venez une fois à baiser, je vous fais visiter l'appartement de Jean Moulin et je suis sûr que vous serez ému. Moi, j'ai été bouleversé par le film. Il te dit ça, le film. Il te dit qu'à un moment donné, Madame, c'est que le courage est... Face à la peur, et là, c'est une peur multipliée par mille par rapport à tout ce qu'on vient de dire, le courage, c'est la plus belle des vertus. La volonté, le courage, le fait... La capacité, au fond, c'est la même chose pour les politiques. De se dire qu'il y a des choses qui sont mieux que toi. Pour Jean Moulin, c'est mieux que ta vie, que sa vie. Vous vous rendez compte, la peur, la torture, tu te dis... Et ça, c'est le
pays. C'est ce pays-là qui peut se réveiller. Il le fait pour ce pays. Il
le fait. Il le fait, oui, parce qu'il se dit, mon silence, il protège pas seulement mes amis, mais il protège l'avenir de mon pays. Et ça, il faut que tous ces carnets-là, qui ne sont pas foutus de se mettre d'accord, qu'ils aillent voir ça, qu'ils aillent voir comment, à un moment donné, ton ego, tu le fais taire. Il y a des choses qui valent mieux que nous. Moi, j'essaie de dire ça. Vous n'essayez pas de dire ça à vos enfants ? Moi, j'ai dit, mais chérie, à un moment donné, il y a des choses qui sont plus importantes que toi. Alors, c'est un peu pompeux. Enfin, j'avais toujours peur d'être pompeux. Oui, la France, elle vaut mieux que nous.
Merci beaucoup, Robert Ménard, pour ce cri du cœur. Merci à vous. Bonne journée sur CNews et sur Europe
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