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Présidentielle. Macron suggère une « coalition » allant de Glucksmann à Lysnard en passant par Philippe et Attal, qui passent leur tour. Refusant la perspective répétée d'un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, le président appelle de ses voeux un très large arc politique regroupant le centre-gauche jusqu'à la droite libérale conservatrice. Une primaire allant de Raphaël Bluxmann, représentant du Parti Socialiste et de Place Publique, à David Lissnard, affidé de l'argentin d'extrême droite libéral Ravier Millet, c'est la curieuse alliance de la Carpe et du Lapin qu'Emmanuel Macron, plus prompt à dénoncer l'union contre nature entre LFI et le PS au sein du NFP en 2024, appelle de ses voeux pour éviter un second tour entre la gauche insoumise et l'extrême droite. Le chef de l'État estime ainsi, confiant de ses interlocuteurs à l'AFP, que l'ensemble des forces politiques de David Lissnard à Raphaël Glucksmann doivent se mettre à « travailler ensemble » dans une « logique de coalition ». Il ne se résout pas à un duel LFI ou RN et pense que sur l'Europe, l'état de droit, l'économie de marché, le rejet des extrêmes, ce qui unit de Lissnard à Glucksmann est plus fort que ce qui divise, relève cet interlocuteur qui confirme des informations parues dans la presse. Dans un contexte de tripartition, ces forces-là doivent donc assumer qu'elles auront à travailler ensemble et le faire dès aujourd'hui dans une logique de coalition. Ajoute-t-il, faisant donc un trait d'union entre le très europhile mais peu marqué à gauche Glucksmann et le plus souverainiste Lysnard, les deux s'opposant par ailleurs fortement sur les questions sociétales. Où le maire de Cannes se montre plus proche de l'extrême droite que du centre-gauche que revendique l'eurodéputé. Mais qui pour conduire ensuite cette coalition vers la présidentielle ? Il leur reviendra alors de trouver un mode de départage, répond-il. Tout en donnant son avis sur cette question, le chef de l'État répète régulièrement qu'il n'a pas vocation à s'immiscer dans la campagne électorale tout en se posant en garant de son bon déroulement. Mais il continue de faire de la lutte contre LFI et l'extrême droite, son cheval de bataille, au risque de devoir assumer l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir, si les sondages se confirmaient dans les urnes après dix ans de Macronie. Confronté à une majorité fragile depuis les législatives de 2022 et à la dissolution de l'Assemblée nationale ratée de 2024, le président n'a lui-même pas réussi à construire de telles coalitions. Les représentants des tendances politiques qu'il a ponctuellement arrimés au macronisme, d'abord l'aile droite du PS, puis un Dallaire qui s'est droitisé, qu'il souhaiterait donc voir s'allier, ne se qualifient pour l'instant pas pour le second tour de la présidentielle. Chaque sondage donne invariablement, quelle que soit la configuration, un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
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