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mercredi 4 novembre 2026, le Conseil des ministres s'est réuni sous la présidence du chef de l'État, M. Romain Douaraï, et a acté les décisions dont voici la teneur. S'agissant de mesures normatives, en point 1, mise en place du Fonds de développement industriel du Bénin. La dynamique d'industrialisation en cours au Bénin a généré des acquis indéniables ces dernières années et fait émerger des filières qui n'y existaient pas. Ainsi en va-t-il de la chaîne textile habillement, qui transforme désormais localement le coton produit sur le plan national, ou de la production de carreaux de céramique, illustrant la capacité de notre économie à traiter une matière première nationale jusqu'au produit fini. Afin d'amplifier l'impact du secteur sur l'économie nationale, il convient d'élargir le tissu industriel en augmentant les filières prises en compte autant qu'en élargissant le périmètre géographique couvert pour permettre aux entreprises d'atteindre un seuil critique, à même de les aider à affronter la concurrence régionale et internationale. C'est dans cette perspective que le gouvernement a décidé de mettre en place le Fonds de développement industriel doté d'un capital de 100 milliards de francs CFA, dont la vocation est d'être un instrument financier dédié, capable d'apporter aux entreprises industrielles les fonds propres qui leur font défaut, de partager avec le système bancaire le risque du crédit d'investissement, et de mettre à leur disposition un bâti industriel immédiatement exploitable sur l'ensemble du territoire national. En tant que tel, il a pour objectif général d'accélérer la transformation structurelle de l'économie nationale par l'industrialisation et en faisant émerger une classe d'entreprise industrielle nationale de taille significative et de dimension internationale. Spécifiquement, il vise à Doter les entreprises industrielles nationales de fonds propres et de quasi-fonds propres de long terme afin de leur permettre de porter des projets structurants dont le retour sur investissement excède l'horizon du crédit bancaire disponible. Desserrer la contrainte de crédit qui pèse sur l'investissement industriel en partageant avec le système bancaire le risque des concours de long terme, du crédit bail d'équipement et du financement des exportations. Réduire le délai d'implantation industrielle en mettant à disposition des investisseurs un parc d'usine prêt à l'emploi et réparti sur l'ensemble des pôles de développement territorial. Accompagner l'émergence de champions industriels nationaux capables d'atteindre une taille critique, de s'intégrer aux chaînes de valeur régionales et mondiales et de porter le nom du Bénin sur les marchés internationaux. Assurer la diffusion territoriale de l'industrialisation en portant l'effort industriel au-delà du périmètre des zones existantes au plus près des bassins de production de matières premières. Pour en garantir l'efficacité, le Conseil a décidé que le fonds sera doté d'une gouvernance conforme aux meilleures pratiques internationales en matière de fonds publics d'investissement et interviendra au moyen de trois guichets, dont les métiers, les instruments et les horizons sont distincts, mais dont l'action est coordonnée au service d'un même objectif. Ce sont Le guichet Bénin Industrial Invest pour accompagner les entreprises dans la durée via des instruments financiers adaptés. Le guichet Facilité de garantie industrielle pour le partage du risque bancaire par la mise en place d'une facilité de garantie mobilisable auprès des banques et des sociétés de crédit bail partenaire. Le guichet Usine prête à l'emploi. pour le déploiement d'un programme national d'usine clé en main sur les pôles territoriaux de développement avec une réduction significative du délai d'implantation industrielle. Les ministres chargés de l'économie et des finances, de l'industrie et de la promotion de l'investissement privé sont instruits à l'effet de prendre toutes les dispositions nécessaires à la formalisation et à l'opérationnalisation de la société qui porte le dit fonds dont les statuts ont, par ailleurs, été approuvés. 2. Création de l'Observatoire national du progrès social La concrétisation de l'ambition du gouvernement visant à réduire l'extrême pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations, y compris en matière de santé sexuelle et reproductive, requiert un dispositif d'analyse des données et de revues critiques propres à éclairer la prise de décision en vue de l'inclusion sociale et d'une lecture d'ensemble de la situation sociale du pays. C'est pourquoi il est procédé à la création de l'Observatoire national du progrès social, chargé d'assurer un suivi holistique efficace de l'extrême pauvreté, de la santé sexuelle et reproductive, ainsi que de la situation des populations les plus vulnérables. Placé sous la tutelle du président de la République, il assure la coordination du suivi de l'action sociale et l'analyse des résultats des interventions publiques. Pour ce faire, son action est centrée sur les droits et la santé sexuelle et reproductives des femmes et des filles, la réduction de l'extrême pauvreté et le suivi des interventions de protection sociale en faveur des populations vulnérables, y compris la famille, la femme et l'enfant, dont le suivi relevait jusqu 'ici de l'Observatoire de la famille et de l'action sociale. Son rôle sera notamment deux. centraliser et analyser les données sociales, contribuer à la conduite des analyses prospectives sur les grandes tendances sociales et démographiques, contribuer à l'amélioration du ciblage des bénéficiaires, des interventions de protection sociale, réaliser des études sur les problèmes sociaux identifiés, alerter le chef de l'État sur les situations préoccupantes et mettre des avis à la demande du chef de l'État. Sur les projets de politique, de stratégie et de programme à caractère social. Suivre et évaluer périodiquement les indicateurs d'impact des politiques publiques d'action sociale. Proposer des mesures correctrices et en suivre la mise en œuvre. Produire un rapport annuel sur la situation sociale du Bénin avec l'évolution des indicateurs clés, etc. Ces statuts ayant été approuvés, le Conseil a instruit les ministres et structures intéressées de veiller à son opérationnalisation diligente. En point 3, mise en place de l'unité d'appui au programme présidentiel d'infrastructures sociales prioritaires. L'amélioration de l'accès des populations aux services sociaux de base constitue un axe majeur de l'action du gouvernement. et traduit l'engagement du chef de l'État en faveur de l'éradication de l'extrême pauvreté. De nombreuses opérations de construction, de réhabilitation et d'équipement d'infrastructures sociales ont été autorisées à cet effet et mobilisent de nombreux intervenants dont la complémentarité et la cohérence des actions nécessitent que soit institué le dit programme. Il regroupe, dans un cadre unique, les opérations jugées prioritaires, dont la liste sera approuvée par le président de la République au regard des critères objectifs en vue de leur mise en service effective dans les délais maîtrisés. À cet effet, l'unité doit être régulièrement informée de l'exécution des opérations pour en rendre compte au président de la République aux fins de traitement diligent des difficultés qui pourraient apparaître. Pour ce faire, elle définit, en concertation avec les ministères porteurs qui conservent toutes leurs attributions, les priorités et les calendriers de réalisation des opérations, conduit avec les autorités compétentes la recherche des financements, participe à l'identification des entreprises capables de réaliser les opérations et est systématiquement informée sur les principaux actes de passation des marchés. Créée pour 24 mois, elle fait l'objet d'une évaluation au terme du 12e mois et arrête le plan de transfert des dossiers au plus tard au terme du 18e mois. Somme toute, la mise en œuvre du programme doit permettre l'ouverture effective des infrastructures sociales prioritaires dans des délais maîtrisés, une meilleure visibilité sur l'avancement des opérations grâce à un rapport mensuel adressé au président de la République, et un traitement rapide des difficultés au niveau approprié. En point 4, transmission à l'Assemblée nationale pour autorisation de ratification de la Convention de l'Union africaine sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles. Il s'agit d'un instrument juridique contraignant pour la prévention et l'élimination de toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles sur le continent africain. Cette convention appelle les États partis à veiller au renforcement d'une approche commune pour éliminer ce type de violence tout en agissant comme un stimulant pour un récit ouvert et un plaidoyer sur la problématique. Au Bénin, les nombreuses réformes ont déjà engagé et l'amélioration du cadre institutionnel et juridique ces dernières années sont en conformité avec plusieurs dispositions de la dite convention. Sa ratification viendra renforcer l'arsenal juridique de notre pays en matière de promotion et de protection des droits des personnes du sexe féminin. Elle va réaffirmer, par ailleurs, l'importance de la masculinité positive et permettre la prise en compte des cyberspaces dans la lutte contre ces violences. ont été adoptés à ce titre les décrets portant transmission à l'Assemblée nationale pour autorisation de ratification de la Convention entre la République du Bénin et le Royaume des Pays-Bas pour l'élimination de la double imposition en matière d'impôt sur le revenu et pour la prévention de l'évasion et de la fraude fiscale, signée le 21 mai 2026. L'accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, ainsi que les décrets portants, attribution, organisation et fonctionnement de la cellule nationale de traitement des informations financières scientifiques, attribution, organisation et fonctionnement de la Direction nationale du contrôle. Approbation des statuts modifiés de l'Agence béninoise pour le développement du tourisme. Modification des statuts de l'Agence nationale de l'alimentation et de la nutrition. Nomination des membres du Conseil national des soins de santé primaire et du Conseil national de la médecine hospitalière deuxième mandature. Modification du décret numéro 2024-1295. du 6 novembre 2024, portant conditions d'importation, d'exportation et de distribution en gros ou en détail des produits de santé autres que le médicament, tels que modifiés par le décret numéro 2025-785 du 17 décembre 2025. Modification du décret numéro 2024-1381 du 27 novembre 2024 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de l'autorité de mise en consommation. Modification des statuts de l'Agence nationale du paysage. Création du commissariat permanent chargé de l'organisation du HADJ. règlement de discipline générale dans les forces armées béninoises et règlement du service de garnison dans les forces armées béninoises. Au titre des communications, en point 1, approbation du programme d'action du gouvernement 2026-2033. Baptisé « Le Bénin plus loin ensemble », ce programme s'inscrit dans la vision Bénin 2060 à la FIA et dans le plan national de développement 2026-2035. Par sa mise en œuvre, le gouvernement entend consolider les transformations engagées au cours de la décennie précédente et en amplifier les bénéfices pour les populations. Son objectif global est donc d'intensifier le bien-être pour tous et partout au Bénin. telle ambition implique de convertir les capacités économiques et institutionnelles du pays en revenus supplémentaires, en opportunités et en services effectivement accessibles dans chaque territoire. Ce, afin de relever trois défis majeurs que sont éradiquer l'extrême pauvreté, élargir la base productive et les opportunités économiques, puis consolider la gouvernance, la cohésion nationale et la sécurité. Au plan de l'éradication de l'extrême pauvreté, il s'agira notamment de créer les conditions de l'épanouissement de chaque Béninois, quel que soit son lieu de résidence, en associant le renforcement de la santé et de la protection sociale à l'amélioration du cadre de vie et des services essentiels de proximité. S'agissant de la promotion d'une économie créative de valeur et d'opportunité, Le programme vise une transformation productive fondée sur la création de valeurs locales, la diversification, la formalisation des activités et l'affranchissement de l'économie des contraintes logistiques, énergétiques et numériques. Six filières locomotives structurent cette ambition. Agriculture, industrie, tourisme, logistique, éducation et savoir associés à l'industrie de pointe et l'énergie. En ce qui concerne la gouvernance, elle vise à promouvoir un État proche des citoyens, plus efficace, accessible et capable de protéger les personnes et les biens. Elle associe la modernisation de la gouvernance publique et de la redevabilité au renforcement de la justice, de la sécurité et du positionnement international du Bénin. Par ailleurs, ce PAG est porté par un cadrage qui ambitionne une croissance réelle moyenne de 7,7% sur le septembre 2026-2033 et un déficit budgétaire global inférieur à 3% du PIB. Le portefeuille sera financé à hauteur de 45% par le secteur public et 55% par le secteur privé. Son exécution distingue deux phases. La première, celle de la mise en service, va de 2026 à 2029, puis la seconde, dite de consolidation, sur la période 2030-2033. Sont associées aux deux phases, un portefeuille modulable de projets, des contrats annuels de performance entre les ministres et le président de la République, une chaîne de résultats reliant ressources, réalisations, résultats et impacts. Enfin, deux leviers fondamentaux guideront l'action publique. La territorialisation qui adapte les interventions aux atouts et aux besoins des six pôles de développement et la technologie qui soutient les services publics, la productivité, l'accès au marché et le pilotage. En point 2, acquisition d'équipements divers au profit de l'Agence béninoise de protection civile. Il s'agit principalement d'équipements et de matériels de protection et d'intervention. Ces équipements et matériels modernes adaptés permettront, d'une part, de renouveler et de renforcer les moyens de lutte contre les incendies de grande ampleur, d'assurer la protection des intervenants dans les environnements dangereux, de garantir la disponibilité d'équipements de protection individuelle adaptés aux missions de secours. D'autre part, ils serviront à améliorer l'identification du personnel sur le terrain, renforcer durablement les capacités opérationnelles de l'Agence face à l'accroissement des sollicitations en matière de secours et à l'évolution des risques naturels et anthropiques. En point 3, agrément au Code des investissements. Cinq sociétés ont été admises au bénéfice des mesures incitatives du Code. pour divers projets contribuant à consolider le tissu industriel et économique national avec des retombées positives en matière de création d'emplois décents. Il s'agit de Régime des investissements spécifiques Fludor-Bénin-SA pour l'installation d'une nouvelle ligne de production de tourteaux de soja biologique et d'huile de soja biologique à Cana, dans la commune de Zogodomé. ATC Industries du bois S.A. pour la modernisation de la scierie Siza-Odjava, commune d'Alada, ainsi que pour la construction et l'exploitation d'un showroom à Donatin dans la commune de Cotonou. Bénin Extraction Sarl pour l'ouverture et l'exploitation de carrières de pierres ornementales situées à Betekoukou, dans la commune de Dasazoumé, puis à Montero dans la commune de Savé. Au régime A, Selling Group Sarl pour l'installation et l'exploitation d'une unité de production de gaz médical et industriel dans la zone industrielle de Semekpoji. Le leader Rua Industries Sarl pour l'installation et l'exploitation d'une unité de production et de commercialisation de savons durs, de détergents liquides, de papiers toilettes à Kojava dans la commune d'Alada. 4. Acquisition d'infrastructures et d'équipements pour la conservation des semences dans le cadre du programme pilote de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs du Bénin. L'analyse des niveaux de rendement des producteurs révèle la nécessité de renforcer le dispositif actuel de traitement et de stockage des semences en vue d'en améliorer le pouvoir germinatif. Il a été autorisé l'acquisition et l'installation de 50 unités de stockage frigorifique solaire de semences de capacité 20-25 tonnes chacune et de 4 camions frigorifiques de capacité 15 tonnes chacun. L'unité de stockage est une chambre de conservation à compartiment unique dotée d'un système de régulation de la température et de l'humidité alimentée prioritairement par l'énergie solaire. et équipés d'un dispositif de secours assurant une commutation automatique vers le réseau électrique conventionnel. Quant aux camions porteurs frigorifiques isothermes, ils sont destinés au transport de semences conditionnées entre les sites de collecte, les centres de traitement et les points de distribution au Bénin afin de livrer aux producteurs des semences de qualité en vue d'une productivité plus importante. En point 5, organisation de l'évaluation initiale d'obtention du certificat d'aptitude au profit des détenteurs de diplômes des établissements privés étrangers de formation en santé non reconnus par l'État. En vue d'apprécier les compétences des professionnels de santé titulaires de diplômes obtenus dans des établissements étrangers non reconnus par l'État et leur permettre d'exercer au Bénin, Un programme de renforcement de capacité a été élaboré pour les quatre filières les plus concernées, à savoir le doctorat en médecine générale, le doctorat en pharmacie, la licence en sciences infirmières et obstétricales option infirmier et la licence en sciences infirmières et obstétricales option sage-femme. Il est accompagné d'un règlement pédagogique fixant les modalités d'évaluation les conditions de succès, les modalités de formation et de délivrance du certificat d'aptitude à l'équivalence. Dans la perspective de l'organisation de cette évaluation, un recensement réalisé en mai 2026 a permis d'identifier 22 972 diplômés concernés, dont 15 398, soit 67 %, relèvent des quatre principales filières retenues. En autorisant l'organisation de la dite évaluation, le Conseil a instruit les ministres concernés de prendre les mesures nécessaires à son bon déroulement. point 6, mise en œuvre de la phase pilote du dispositif national de mise en place des maisons de l'innovation pour les territoires. Dans le cadre de la structuration des pôles de développement territorial, Un accent particulier est mis sur la dynamisation du secteur de l'innovation. À cet effet, le gouvernement envisage de doter progressivement toutes les communes de centres d'innovation, ouverts à la population et prioritairement aux jeunes, en complément du réseau des points numériques communautaires. Pour ce faire, il sera mis en place un dispositif dit InnoBox qui se présente comme une véritable maison de l'innovation, un ensemble de bâtiments modulaires aménagés, sécurisés et dotés d'équipements de fabrication, réunissant en un même lieu des espaces de fabrication, d'expérimentation et de travail collaboratif. Le modèle reposera sur l'apprentissage par la pratique, et offrira aux usagers un cadre de conception et de réalisation de solutions fonctionnelles répondant à des besoins concrets de leur commune et, plus largement, de leur pôle de développement. Concrètement, les usagers pourront y réaliser par exemple une lampe à commande vocale en langue locale, un système d'arrosage automatique, un dispositif d'alerte aux inondations ou encore un robot autonome. Chaque unité contribuera en outre à la collecte de corpus en langue nationale destinée à l'intelligence artificielle et constituera à ce titre un relais de proximité de la stratégie nationale d'intelligence artificielle. Le dispositif permettra ainsi de révéler les talents locaux, de susciter des vocations scientifiques et techniques et de renforcer à terme le tissu d'entreprises innovantes des pôles de développement. Dans la perspective de son déploiement, le Conseil a autorisé la mise en place d'une phase pilote avec la réalisation de deux InnoBox dans les communes de Paracou et de Porto Novo. Cette étape permettra d'éprouver le modèle en conditions réelles, tant sur le plan technique que sur celui de l'exploitation et de l'animation des unités. Sur la base des enseignements qui s'en dégageront, le modèle sera progressivement étendu à l'ensemble des communes. En point 7, adoption de la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes en destruction massive 2026-2030. Cette stratégie répond aux évolutions du contexte national et sous-régional. notamment la montée de la menace terroriste, l'intensification des flux financiers illicites, la cybercriminalité, l'importance de l'économie informelle, les risques associés aux actifs virtuels et aux fintechs, ainsi que les vulnérabilités persistantes concernant la supervision de certaines entreprises et professions non financières désignées. Elle ambitionne. Citation qu'à l'horizon 2030, le Bénin dispose d'un système efficace de lutte contre la criminalité économique et financière dans un environnement économique sûr et attractif. Pour ce faire, elle a pour orientation stratégique la consolidation du cadre juridique, institutionnel et de la gouvernance. la réduction des vulnérabilités structurelles et le renforcement de la transparence économique et financière, la consolidation des dispositifs de prévention, de réglementation et de supervision fondés sur les risques, ainsi que le renforcement de l'efficacité opérationnelle, du renseignement financier et de la répression. En outre, son adoption permettra de disposer d'un cadre national cohérent, fondée sur les risques et assortie d'un plan d'action budgétisé, d'un dispositif institutionnel de mise en œuvre et d'un mécanisme structuré de suivi-évaluation. Elle constitue donc à ce titre un levier déterminant pour améliorer notamment la conformité technique et l'efficacité du dispositif national dédié. Accélérer la modernisation du cadre juridique et des sanctions. renforcer le Comité national de coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive. Il en sera de même pour la Cellule nationale de traitement des informations financières et l'Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis, ainsi que de l'amélioration de la transparence sur les bénéficiaires effectifs, la supervision fondée sur les risques et le renforcement des enquêtes, poursuites et confiscations. Compte tenu de son importance, les ministres intéressés sont instruits d'accomplir les diligences nécessaires à la mise en œuvre, au suivi et à l'évaluation de la dite stratégie. Mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour le projet de construction d'un centre funéraire, d'une morgue, d'un crématorium et d'une école de formation en thanatopraxie. De profondes réformes structurelles en cours dans le secteur de la santé. Pour contribuer à moderniser les mêmes infrastructures et le plateau technique. optimiser les ressources matérielles, financières et humaines pour élever la qualité des services de soins et services connexes offerts aux populations. Mais jusqu'à présent, la gestion des défunts se limite à la conservation à la morgue des corps avant les inhumations, d'où la nécessité de réorganiser ce volet. afin de garantir des services modernes et dignes, respectant l'intégrité et la dignité des dauphins. C'est pourquoi le gouvernement a prévu de construire un centre funéraire, une morgue, un crématorium et une école de formation en tanactopraxie. Un tel projet a pour finalité deux. Améliorer la conservation des corps des dauphins. Pour garantir la sécurité sanitaire des travailleurs funéraires et des familles, moderniser les commodités des différentes activités en lien avec les enterrements, former le personnel aux méthodes de soins de conservation des corps des défunts. Aussi, afin de garantir la qualité technique du projet, la conformité réglementaire, la maîtrise des risques et la réussite globale de cette opération à fort enjeu public, le Conseil a-t-il décidé de recourir à un assistant à maîtrise d'ouvrage pour aider à la rédaction du cahier de charge, des études à réaliser et conduire aux côtés du maître d'ouvrage, le moment venu, la mise en œuvre cohérente et technique du dit projet, suivant les normes et standards requis. Au chapitre des mesures individuelles, enfin. Sous ce chapitre, les nominations ci-après ont été prononcées à la présidence de la République. Commissaire permanent du HADJ, M. Samu Seidou Adambi. Secrétaire permanent du Conseil national de défense et de sécurité, Général de corps d'armée à Horeyon Candide Fructueux Bagidi. Directeur général de l'Agence nationale d'identification des personnes, M. Marc-André Loco. Directeur général de l'Agence nationale de cybersécurité et de la résilience. M. Farel Foli, directeur général de l'Agence des systèmes d'information et du numérique, M. Aristide Adjinakou, directeur général du Centre national d'investigation numérique, M. Wanilo Medeghan-Fagla, directrice générale de l'Observatoire national du progrès social, Mme Adijatou Hassan Zanouvi. Directeur général de l'agence Bene Partenariat et Expertise. M. Yannick Kouakanou. À la Cour suprême. Sur proposition de son président. Secrétaire général de la Cour suprême. M. Thierry Espoint-Birouzo. À l'autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste. Après élection par les membres du Conseil de régulation. Président, M. Kovie Hervé Guedegbe. Vice-président, M. Alain Aounou. Au ministère des Affaires étrangères. Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près de la République du Niger. M. Yakoubou Amadou. Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin, prêt la Fédération de Russie, M. Malik Abdul-Gominan Seibu Idrissou. Conseil technique chargé du dialogue social et des affaires politiques, M. Ezeb Agbangla. Conseil technique à l'intelligence artificielle, M. Dev Dasi. Au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique. Conseil technique à l'intelligence artificielle. M. Audrey Kweissi Fanyon. Conseil technique aux affaires intérieures. M. Sabi Daouda Draman. Chargé de mission à la chefferie traditionnelle du préfet de l'Atakora, en charge des départements de l'Atakora et de la Donga. M. Yayua Blaise Chechao. Chargé de mission à la chefferie traditionnelle du préfet du Borgou, en charge des départements de Lalibori et du Borgou, M. Marcel Bonaventure Rufiko. Chargé de mission à la chefferie traditionnelle du préfet du département des Collines, en charge des départements des Collines et du Plateau, M. Fatahi Aboudou Fadehi. Chargé de mission à la chefferie traditionnelle du préfet du département du Koufou, en charge des départements du Koufou et du Mono, M. Roque Niasonou. Chargé de mission à la chefferie traditionnelle du préfet du département de l'Atlantique, en charge des départements de l'Atlantique, du littoral, de l'Oemé et du Zoo, M. Jean-Marie Aniglet. Au ministère de la Défense nationale. Chef d'état-major général des forces armées béninoises. Général de corps d'armée Abou Issa. Chef d'état-major de l'armée de terre. Colonel André Dokouifofo. Chef d'état-major adjoint de l'armée de terre. Colonel Toussaint Bessemerlan. Chef d'état-major de l'armée de l'air. Colonel Hervé Setondi Alotienou. Chef d'état-major adjoint de l'Armée de l'Air. Colonel Grégoire Yaoubi Ametounou. Chef d'état-major de la Marine Nationale. Capitaine de vaisseau-major Dosa Humpati. Chef d'état-major adjoint de la Marine Nationale. Capitaine de vaisseau Emile Siemba Sama. Chef d'état-major de la Garde nationale, colonel-major Koyo Saturney Obélakoun. Chef d'état-major adjoint de la Garde nationale, colonel Oladélé Valère Adamassou. Conseiller à la coopération militaire internationale, général de brigade Faizou Gomina. Conseiller à la stratégie liée à la troisième dimension. Colonel-Major Herman William, avocant. Au ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche. Conseil technique chargé du machinisme et de l'irrigation, Kofi Samuel Fagnon. Au ministère de la Santé, directeur de la Transformation Digitale et de l'Innovation, M. Béranger Guédou. Au ministère de l'Enseignement Secondaire. Directeur de cabinet, M. Richard Venance Gandaho. Conseil technique à l'enseignement secondaire, à l'alphabétisation et aux langues nationales, M. Pakoum Béden-Hessi. Conseil technique à l'intelligence artificielle, M. Olawale Amos Olaossi. Au ministère des enseignements maternels et primaires. Directeur de cabinet. Conseil technique à la décentralisation, à la déconcentration et à la coopération. à l'innovation pédagogique et aux réformes. M. Biot-Luc Seket-Toussin, conseiller technique aux projets et programmes, chargé des affaires administratives et sociales, M. Kodjo-Laurent-Hunkarin, au ministère de la décentralisation et de la gouvernance locale. Chargé de mission des préfets du département, ainsi qu'il suit. Ali Bori. M. Bio Jean Biobougo. M. Inoussa Chabi Serro. Atakora. M. Mohamed Bawasissé. M. Mathieu Sambieni. M. Tchananti Tchama. Atlantique. M. Tacheyon Aminou Atindekou. M. Victor Bedo. M. Kojo Grégoire Beho. Borgou. Mme Asana Agathe Ammo. M. Moumoni Mamadou. M. Djibril Sidi. Colline. M. Rafio Iburaima. M. Marius Guillaume Sencha. Koufou. M. Nestor Manowome Bossou. M. Aimé César Sodegla. Donga. M. Bienvenue. Nserma. M. Ignace Woro. Littoral. Mme Modoukpe Stéphanie Axel Assogba Vigan. Mme Adjoavi Annick Viviane Savi. M. Victor Boko. Mono. Mme Yanni Lucrèce Senami Degla. M. B.J.Wilfrid Viahoundé. Weme. Madame Flore Dovanou Mehento. Monsieur Charles Lambert Babadjide. Monsieur Hervé Mentomasé Gbennaou. Plateau. Monsieur Ludovic Wede. Monsieur Kassim Olagouke Oroube. Zou. Monsieur Prudensio Beanzin. Monsieur Tentome Tosse Ekbako. M. Gérard Pierre Olodo. Au ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine. Conseil technique à l'intelligence artificielle. M. Godson Yebadokpo. Conseil technique aux industries culturelles et créatrices. Mme Nelly Wanji. Conseil technique aux arts. Mme Yassine Agnike-Lassissi, au ministère du Commerce Intérieur, directeur de cabinet. M. Gbedasso Laurent Akpo, conseiller technique à l'intelligence artificielle. M. Maouvivi Tourbio-Keke, conseiller technique juridique. Mme Jodavi Flora Akouté, conseiller technique au commerce. M. Isdine O. Akane Bouraïma, au ministère de la Transformation Digitale, en charge de la Stratégie nationale de l'intelligence artificielle. Conseil technique au développement des écosystèmes d'innovation et au suivi des partenariats stratégiques. M. Idris Benjeloun, conseil technique à l'intelligence artificielle responsable et inclusive. Mme Gaëlle Priscille Gangbe, au ministère de l'énergie, de l'eau et des mines. Conseil technique à l'intelligence artificielle, M. Gédéon Gessougo Bédonou. Conseil technique aux mines, M. Kofi Germain Chokpon. Directeur général de la planification énergétique et de l'électrification rurale, M. Alidé Pedro. Président du Conseil d'administration de la Société béninoise d'énergie électrique SB2E, M. Cheyon Amoussou, au ministère du cadre de vie et des transports. Secrétaire exécutif de l'Autorité pour l'aménagement des bassins de la zone côtière entre Fidrosse et Ouida, M. Jean-Claude Kodia. Directeur général de la Société immobilière et d'aménagement urbain, CIMO, Alain Alédaou, au ministère des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l'emploi. Conseil technique à l'intelligence artificielle, Mme Hermione F.W.DNACPO, au ministère en charge des finances et de la microfinance. Conseil technique juridique. M. Issaou Soumanou, conseiller technique à l'intelligence artificielle. M. Vinancetan Rattel Esserundi, directeur général du Fonds d'investissement et de garantie des petites et moyennes entreprises. M. Edouard M. Serlin, au ministère en charge de la mobilisation des ressources et de la gestion de la dette. Conseil technique au partenariat et à la coopération. Monsieur Victorin Edeyaovi. Conseil technique à la gestion de la dette publique. Monsieur Daniel Vincent Simoukoua. Conseil technique au suivi des notations et projets structurants. Monsieur Follarin Armand Ologoudou, je vous remercie.
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