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Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
Poste Marine Le Pen qui a décidé de se consacrer à sa campagne présidentielle. Bonsoir M. Chenu, soyez bienvenu sur ce plateau. On parlait de ce qui se passe en ce moment en France. Hier, entre 600 000 et 1 600 000 manifestants, de nouveaux appels à manifester demain et notamment des appels des Gilets jaunes qui ont prévu de manifester Place de la Concorde à Paris en dépit de l'interdiction lancée par les préfecteurs. Est-ce que ça vous inquiète ou est-ce que désormais, on a entendu vos critiques pendant plusieurs semaines sur Laurent Nunes, mais vous considérez que la situation est aujourd'hui sous contrôle ?
dirais que l'ordre est rétabli ponctuellement, mais l'ordre n'est pas assuré dans notre pays. La sécurité n'est pas assurée dans notre pays. Et ce qui m'inquiète, effectivement, c'est toujours la réponse du gouvernement. En tous les cas... Ce que j'en ai vu, je me souviens d'un Laurent Nunez venant nous expliquer un peu piteusement qu'il y avait eu des ratés, qu'ils s'étaient laissés déborder dans un grand pays comme la France, qu'un ministre de l'Intérieur vienne nous dire ça. Ça n
'arriverait pas avec le RN. Est-ce que vous pouvez dire ça avec certitude ? Ça ne serait pas
arrivé. Monsieur, en tous les cas, je ne sais pas si ça serait arrivé ou pas, mais nous n'aurions probablement pas géré les choses de la même façon, dans le sens où nous, ce que nous demandons depuis longtemps, c'est une anticipation qui s'appuie sur effectivement des moyens. de renseignements, mais aussi une gestion des frontières. Je vous rappelle qu'on nous a dit que les Black Blocs venaient de pays étrangers, on ne nous l'a dit pas avant les manifestations, depuis très longtemps, on nous dit qu'ils viennent par centaines, etc. La gestion des frontières, on l'a vu pendant le Covid, elle peut se faire. Donc une anticipation... Comment vous auriez bloqué les Black Blocs à la frontière ? Comme on l'a fait pendant le Covid, on a repris le contrôle des frontières. Si vous vous souvenez, vous ne pouviez pas, moi qui suis nordiste, vous ne pouviez pas aller en Belgique, naturellement, vous aviez des contrôles aux frontières qui étaient très ponctuels. Vous souhaitez qu'il y en ait en permanence ? Non, je viens de vous dire ponctuellement. Ce jour-ci, c'est les jours autour de la manifestation de façon à empêcher l'arrivée de black blocs étrangers. Les services de renseignement, visiblement, avaient été probablement défaillants. Mais il y a également une doctrine, probablement, moi je ne suis pas un praticien de la doctrine du maintien de l'ordre, je me garderais bien de donner des leçons en cela. Mais une doctrine qu'il faut probablement faire évoluer et adapter. Et puis, évidemment, de l'autre côté, à l'autre bout de la chaîne. Et là, ce n'est pas le... le ministre intérieur qui est responsable, c'est adapter la réponse pénale. Moi, je serais très curieux aujourd'hui de savoir combien de personnes interpellées sont en prison au moment où nous nous parlons, interpellées le 17 octobre lors des émeutes. Combien aujourd'hui il y en a en prison ? Probablement très peu.
Mais vous
n'avez pas de chiffres. – J'aimerais le savoir, je le demande, et d'ailleurs le ministère de l'Intérieur devrait nous le communiquer. –
Est-ce que vous soutenez, c'est ce qui manifeste aujourd'hui, contre la vie chère, pour le pouvoir d'achat, ou est-ce que vous leur dites, ça ne sert à rien à six mois d'une élection ?
Ça ne sert jamais à rien lorsqu'on est un Français qui souffre, qui a du mal à boucler les fins de mois, de se faire entendre. Moi, j'ai beaucoup de respect pour les gens qui viennent exprimer leur mécontentement. Et on a un peu le sentiment que toutes les additions se payent en même temps. Les problématiques de pouvoir d'achat ou les problématiques salariales, elles ne sont pas nouvelles dans notre pays. Là encore, on a l'impression que le gouvernement essaye de trouver des solutions à la va-vite. Ça fait dix ans qu'ils sont là. Aujourd'hui, il y a un chiffre qui est sorti, c'est le nombre record encore de défaillitions. d'entreprises et c'est le xème mois que le chiffre est record donc là encore on voit bien que ce gouvernement n'a rien anticipé et qu'à un moment il se retrouve face à une crise dont il ne sait pas comment sortir ces défauts d'anticipation sont aussi des
défauts d'écoute des français est ce que vous craignez une présidentielle qui se jouerait dans la rue c'est à dire des manifestations qui se répéterait semaine après semaine jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle est ce que ça vous inquiète pour que les français puissent voter sereinement dans six mois
Moi je pense que ce serait mieux qu'effectivement le gouvernement trouve les voies et moyens de pouvoir faire en sorte que la campagne se passe sereinement, s'il en fait sa responsabilité. Nous, mais comme celle de celle des candidats, nous on va faire des propositions. Mais on le dit aux Français, tenez bon, six mois à tenir avant de pouvoir changer de direction politique. Le macronisme ne sera plus qu'un mauvais souvenir dans six mois. Ça c'est une réalité. Maintenant, le temps du débat et de l'offre politique, il doit être évidemment le plus serein possible. on a des propositions à faire valoir. Marine Le Pen, on a fait valoir dernièrement sur le logement ou sur le pouvoir d'achat depuis très longtemps. Mais moi, je me méfie des grenelles, des réunions. Vous savez, on a déjà eu les grands débats, les cahiers de doléances. Et tout ça n'a servi à rien. Donc ce gouvernement, en fait, depuis 10 ans, n'écoute pas les Français, n'entend pas leurs souffrances et les a laissés à l'abandon très souvent. Est-ce qu'il est sain,
Sébastien Chenuc, le second tour de l'élection présidentielle se déroule le dimanche 2 mai, c'est-à-dire au lendemain des cortèges syndicaux ? qui rassemble généralement beaucoup de monde, au lendemain également d'ailleurs de l'événement que le RN organise chaque année le 1er mai, et dans une période où les médias ne peuvent pas, ils n'ont pas le droit, c'est la période de réserve, raconter ce qui se passe en France.
– Oui, c'est d'une perversion insoutenable que le président de la République ait mis le scrutin le 2 mai. – Pour être honnête, il n'a pas beaucoup de dates possibles. – Bah si, le suivant, le 9 mai par exemple, enfin il pouvait décaler, d'ailleurs rappelez-vous, Mitterrand a été élevé un 10 mai, Sarkozy je crois. Vous demandez
encore ? Aujourd'hui, la date n'est pas encore gravée dans le marbre. Non,
on l'a dit. Il faut un maximum de sérénité. Et puis vous savez très bien qu'on ne peut pas s'exprimer, vous avez dit que vous ne pouvez pas couvrir, et on ne peut pas s'exprimer politiquement la veille d'un scrutin pour laisser les Français à leur propre réflexion. On va voir évidemment des cortèges, des gens qui appelleront à voter pour ou contre un ou une candidate. Tout ça n'est pas très sérieux. Il faut laisser les Français, la veille d'un premier tour, peser le pour et le contre de leur choix. C'est qu'on décale le premier ou le second tour d'une semaine. Mais Emmanuel Macron nous a indiqué, a indiqué aux Français que non, il maintenait sa décision. Ce président de la République, sincèrement, on n'a jamais connu un président de la République qui ait si peu l'envie de calmer un pays, d'écouter un pays, de le rendre serein. C'est quand même un président de la République qui, à chaque fois, a appuyé sur la pédale d'accélérateur dans les problèmes. Vous nous avez dit il y a quelques
instants, Sébastien Chenu, je ne crois pas au Grenelle. Ce n'est pas un Grenelle qui est organisé l'année prochaine, c'est une conférence sociale. C'est dans la terminologie des rendez-vous politiques. Et le gouvernement semble aujourd'hui prêt à faire un geste sur le niveau du SMIC. Je voudrais vous faire entendre ce que dit aujourd'hui Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, sur le montant du coup de pouce.
— L'idée, c'est de... Vous voyez, il y a la barre des 1 500 euros net. Voilà. On n'y est pas encore. On est à 1 477. L'objectif, c'est la convergence, qui me paraît important. Si on arrive à avoir une convergence, je le redis, où on arrive à augmenter le SMIC, les minimas de branches et les salaires sans affecter l'emploi, c'est ça qui est mon objectif.
faut essayer de franchir la barre des 1500 euros net, dès aujourd'hui Jean-Pierre Farandou, alors que Sébastien Lecornu recevait le patronat aujourd'hui. Le SMIC est à 1477, ce qui voudrait dire une grosse vingtaine d'euros, sachant qu'une partie de toute façon était une revalorisation automatique. Est-ce que vous dites que c'est mieux que rien ou il ne faut pas le faire ?
Alors j'y viens, il y avait une revalorisation automatique, vous venez de le dire. De l'ordre de 1% au 1er janvier prochain qui serait avancé d'un mois. Grosso modo finalement le SMIC augmenterait de 7 euros en plus de la revalorisation. Le gouvernement ferait un geste de 7 euros. Ils se sont mis, je vais vous dire, dans un corner, dans un coin, qui est, à mon avis, une impasse. Pourquoi ? Parce que vous avez les milieux économiques qui vous disent, vu l'état de l'économie française, et ça ne s'améliore pas avec le bazar qui règne dans le pays, les dégradations de commerce, etc., qui vous disent, notamment les PME en particulier, notre tissu de PME, qui nous disent, nous... On n'arrivera pas à le payer. On n'arrivera pas à assumer une augmentation du SMIC, ou alors ça va créer de l'inflation, ou alors ça va créer des licenciements. Donc les milieux économiques sont assez mécontents. Les Français qui vont gagner 7 euros de plus qui sont au SMIC, ce n'est pas un geste exceptionnel, 7 euros. Moi, je crois qu'il faut sortir de ça en se bloquant, en arrêtant de se bloquer sur le SMIC. Il faut prendre en considération les travailleurs qui gagnent le SMIC, mais également les travailleurs qui gagnent jusqu'à 3 fois le SMIC, parce que vous pouvez gagner plus que... que le SMIC, sans être un Français très riche, ait travaillé et augmenté les salaires. Nous, nous le proposons de 10% jusqu'au Français qui gagne 3 000 SMIC, avec effectivement une baisse, un gel des charges patronales. Sur le principe, j'essaie de comprendre
le logiciel économique du RN. Marine Le Pen, qui a été interrogée hier sur la proposition de la CGT d'augmenter le SMIC de 10%, a eu cette phrase qui peut surprendre. Elle dit « On ne peut pas faire ça de manière coercitive parce que sinon on change de régime, on rentre dans l'URSS ».
Et
je ne suis absolument pas convaincu de l'efficacité de l'URSS. Augmenter le SMIC, c'est vivre en URSS.
Imposer aux entreprises, aux PME en particulier, une augmentation du SMIC. Imposer, c'est ce que dit Marine Le Pen. Ça veut dire que Marine Le Pen à l'Elysée, il
n'y aura jamais de coup de pouce au SMIC. Au
-delà de la revalorisation automatique. Il y aura une hausse des salaires. dont le SMIC, mais bien au-delà des gens qui sont au SMIC. Parce que d'ailleurs, pourquoi est-ce que des Français qui sont juste au-dessus du SMIC ne seraient pas aujourd'hui intéressés à avoir leur salaire augmenté ? Donc nous, ce que nous disons, c'est que nous embarquons les Français qui sont au SMIC, mais les Français qui sont jusqu'à trois fois le SMIC, dans une hausse des salaires de 10%. Et on veut, non pas... contraindre, obliger, tabasser les entreprises qui les gens n'en peuvent plus, mais créer à travers la baisse des charges, en tout cas le gel des charges patronales, créer le contexte, créer l'environnement, créer les possibilités aux entreprises de le faire, les accompagner dans cette hausse des salaires. Il y a une problématique de salaire dans notre pays. Mais le fait de s'enfermer dans une hausse du SMIC, c'est d'abord oublier beaucoup de Français qui ne sont pas au SMIC et qui ne sont quand même pas très riches et qui bossent beaucoup. Pourquoi est-ce qu'on les oublierait ? Généralement, les entreprises derrière sont importantes. obligé de répercuter. Et puis, je vous le dis, les contraindre, écoutons ce que nous disent nos entreprises, écoutez ce que va vous dire votre commerçant du coin, votre boulanger, le boulanger de Thian, dans ma circonscription, va me dire, écoutez, moi, je vais donc augmenter mes pains au chocolat, mes croissants, etc., si c'est ça. Parce que je ne peux pas ne pas payer davantage mon employé si je n'augmente pas. Donc, ça crée de l'inflation et ça ne permet à personne d'embaucher. Je voudrais
vous entendre sur la CGT. Et sur ce que vous avez dit il y a quelques jours au sujet de la CGT, vous avez menacé de couper les subventions publiques aux syndicats dirigés par Sophie Binet en cas de victoire. C'est quoi ? C'est une vengeance parce qu'elle a manifesté contre vous ?
Non, ce n'est pas ça. Et Marine Le Pen a eu raison de me faire préciser les choses. Nous, ce que nous considérons, c'est qu'un appareil syndical, il ne doit pas procéder à des appels à voter au moment des élections. Ce n'est pas son boulot, a priori, puisqu'il touche des fonds publics. Il devrait garder une certaine forme de neutralité pendant la période électorale. Et nous allons non pas lui couper. les subventions, mais le mettre au même régime que les partis politiques s'ils souhaitent faire de la politique. C'est-à-dire un contrôle de ses comptes par les organes qui aujourd'hui contrôlent les comptes des partis politiques. Donc vous pouvez rassurer Sophie Binet si Marine Le Pen arrive au pouvoir et que vous n'enlèverez pas un euro de subvention ? Les élus du Rassemblement National votent dans les régions ou dans les départements ou dans les communes les subventions aux syndicats. Ce qui nous heurte, c'est que de l'argent public soit utilisé par des associations et c'est là en fait où les syndicats ne sont pas des associations exactement comme les autres. Mais ce que vous dites, c
'est que la CGT... est devenu un parti politique.
– Souvent, Mme Binet, j'ai l'impression qu'elle est une roue de secours de LFI, qu'elle fait de la politique, qu'elle donne des brevets, elle dit pour qui il faut voter, pour qui il ne faut pas voter. – Il
est arrivé régulièrement Sébastien Chenouk, la CFDT se mette en travers de votre chemin, appelle clairement à ne pas voter pour vous, voire à voter. Donc la CFDT est aussi pour vous un parti politique. – Ce n'est pas le
rôle, mais ils seront traités comme des associations qui font de la politique, c'est-à-dire avec un contrôle évidemment de leur compte comme le sont les partis politiques. Mais ce n'est pas leur rôle, le rôle c'est de défendre les travailleurs, c'est de faire de la… La politique, j'ai à dire avec un grand P, de regarder les enjeux de notre société. Ce n'est pas de dire aux électeurs ou à leurs adhérents plutôt pour qui ils doivent voter. D'ailleurs, je rassure Mme Binet, il y a beaucoup d'adhérents, et je les remercie, de la CGT qui vote pour le Rassemblement national. Je les connais, je les remercie. Un syndicat qui appellerait
à voter pour l'ERN serait soumis
aux mêmes nouvelles conditions. Aux conditions que je vous ai indiquées. Contrôle des comptes. Contrôle des comptes, etc. Ce n'est pas... On a connu des sanctions plus dures, quand même. Mais c'est normal, quand vous faites de la politique, quand vous distribuez des tracts politiques en disant, vous pouvez voter pour l'un ou pour l'autre, vous devez quand même rendre des comptes, puisque vous touchez de l'argent public, c'est ça, la réalité. C'est parce que derrière, il y a des subventions publiques, c'est-à-dire que c'est l'argent de tous les Français, c'est le vôtre, le mien. Et donc, nous, on considère qu'il faut, évidemment, dans ces cas-là, être contrôlé. Mais, encore une fois, on a besoin des syndicats. dans une vie démocratique. Moi, j'ai aucun problème et je trouve même qu'on n'a pas assez de Français qui sont syndiqués. Parce que quand vous avez des syndicats qui sont robustes, qui sont forts, vous avez des interlocuteurs qui sont crédibles. Mais en revanche, on a besoin des syndicats qui défendent les travailleurs. Ça fait bien longtemps que Mme Binet, elle défend tout sauf les travailleurs.
– Édouard Philippe. s'attire les foudres d'une partie de la gauche pour avoir expliqué que selon lui, parmi les pilleurs du 17 octobre, il y avait, je vais le citer, une surreprésentation des Français issus de l'immigration parmi les casseurs. Faites-vous la même analyse que lui ? Estimez-vous que c'est une faute de sa part
Moi, j'ai regardé les chiffres du ministère de l'Intérieur. Sur les personnes qui ont été interpellées ce jour-là, lors des émeutes du 17 octobre, puisqu'on va prendre le jour où il y a eu les plus grosses émeutes, 30% des interpellés étaient de nationalité étrangère. Tout à fait. Alors,
je peux préciser le chiffre ? Oui, bien sûr. J'ai aussi regardé, parce que c'est un sujet inflammable ces derniers jours, le seul chiffre dont on dispose, clairement, parmi les 186 personnes. 186 incarcérés pour des faits le 17 octobre. 70% françaises, vous avez raison, 30% étrangères. Il n'est à aucun moment question des Français. issus de l'immigration. Et c
'était les propos d'Edouard Philippe
qui lui sont reprochés, les Français issus de l
'immigration. C'est pour ça que M. Philippe, en fait, se prend les pieds dans le tapis dans le sens où il ne sait pas ce qu'il raconte. Moi, je sais ce que je raconte, je vous dis, il y avait 30% des interpellés qui sont de nationalité étrangère. Après, qu'il y ait des Français qui soient d'origine immigrés ou d'origine de Bretagne, etc., c'est un autre débat. Mais M. Philippe confond tout. Et moi, je crois que c'est là où ça se voit que ces gens-là ne savent pas aborder... le problème de l'immigration et qu'ils confondent tout. Moi, je pense qu'on a un problème d'immigration parce qu'il y a des gens qui sont des non-nationaux et qui se comportent très mal dans notre pays et qui doivent être évidemment expulsés de notre pays. Vous n'êtes pas français, vous cassez, vous êtes délinquant, vous devez être renvoyé chez vous et puis après, vous avez des Français. Quelle que soit leur origine, s'ils se comportent mal, s'ils se comportent comme des voyous, ils doivent avoir une réponse pénale adaptée.
Vous considérez que le problème, ce sont des chiffres très partiels. Je le précise, 186 personnes incarcérées, il y en a eu des milliers et des milliers d'autres. C'est un petit échantillon qu'on a. Vous vous dites, je ne note pas de surreprésentation des Français issus de l'immigration, je note une surreprésentation des étrangers.
Une surreprésentation des étrangers ? Et ensuite, allons plus loin dans le débat, il y a dans la délinquance... Je précise
un point parce qu'il est important, Sébastien Chenu, pour la bonne compréhension. Quand un étranger, par exemple, qui est en OQTF, est arrêté pour autre chose, il est immédiatement placé en détention ce jour. Ce qui peut expliquer ce chiffre. Les
OQTF ne sont jamais expulsés. Mais ensuite, il y a dans la délinquance une surreprésentation de la jeunesse et de l'immigration. Tous les sociologues, évidemment, le disent. Tant que vous ne traitez pas la problématique de la réponse pénale de la jeunesse et la problématique migratoire dans notre pays, vous ne réglez pas le problème de la délinquance. Oui, il y a dans la délinquance une surreprésentation de l'immigration et de la jeunesse. Nous, on dit les choses clairement, on s'appuie sur des faits objectifs et on propose des solutions qui, je crois, peuvent permettre de régler ces problèmes-là. Le problème d'Edouard Philippe, c'est que lorsqu'il s'aventure sur ce terrain-là, il a été un tellement mauvais Premier ministre, il a tellement ouvert les vannes, ils ont accueilli... 500 000 étrangers légaux par an sur notre territoire depuis 10 ans. Il n'y a pas 500 000 étrangers légaux qui entrent
chaque année en France. Il y en a un peu moins de 400 000 et on compte pour un tiers des étudiants étrangers qui viennent faire leurs études en France. Tout
le monde entre, personne ne sort. Et puis il y a tous les illégaux. Donc vous voyez, même votre chiffre serait largement dépassé. La réalité, c'est qu'on voit bien qu'Edouard Philippe est incapable de prendre à bras le corps le problème de l'immigration. Il confond tout. très mal agit, je crois, lorsqu'il était Premier ministre sur ce sujet, et il ne propose aucune solution qui soit adaptée.
Le budget, Sébastien Chenet, il s'est passé quand même quelque chose cette semaine à l'Assemblée, et vous y étiez, le budget a été rejeté comme un seul homme, c'est le cas de le dire, 458 voix contre, aucune voix pour, la dette française brûle, la croissance s'effondre, et vous, les députés,
vous regardez ailleurs.
Ah
ben non, nous on s'oppose. Depuis 10 ans, nous nous sommes opposés à tous les budgets d'Emmanuel Macron. Vous ne pouvez pas nous prendre à défaut. Nous ne sommes pas d'accord avec la politique qui est menée. D'ailleurs, les Français ne sont pas d'accord non plus avec la politique qui est menée. Mais là, la majorité, ce n'est plus Emmanuel Macron. Le problème, c'est qu'il n'y a plus personne pour soutenir Emmanuel Macron. Mais ça, ça fait bien longtemps qu'on a vu cette situation se dégrader. Et puis pourtant, ils ont essayé. Ils ont fait élire des LFI. LFI a fait élire des macronistes. Aujourd'hui, plus personne ne soutient la politique d'Emmanuel Macron. Il n'y a pas un macroniste pour soutenir le début du commencement d'un budget. Parce que la gauche a ajouté des mesures.
avait ajouté des mesures et que ce budget est indigeste pour tout le monde. – Oui, et heureusement qu'on était là
pour protéger les retraites des Français, pour faire voter la fin de la cotisation de la vie étudiante, plus de 100 euros par mois. Heureusement qu'on a été là pour essayer de faire bouger les liens. – Comment on sort de tout ça ? – Ils ont créé une crise économique, une crise sociale, une crise financière et une crise politique. Ils auront vraiment tout abîmé durant 10 ans. Comment on en sort ? Évidemment par l'élection, évidemment par les choix profonds. – Mais avant l'élection, il faut un budget. – Comment on sort de cet impasse budgétaire aujourd'hui ? Vous dites quoi ?
Il faut que Sébastien Lecornu fasse un budget et on ne le censurera pas et qu'on passe à autre chose. – Moi j'attends de voir
ce que le Premier ministre va faire dans la copie qu'il va proposer aux députés en matière budgétaire. On ne votera pas ce budget, on ne le votera pas. – La question c'est la censure. – Mais la question c'est la suite. Donc où ce budget est absolument insupportable, mais il est… corrigeable, c'est-à-dire qu'effectivement c'est un budget pour quelques mois et on peut le corriger et on fera très attention à ce que, évidemment, la France se donne un budget pour ne pas déstabiliser les marchés. Mais ça veut dire que vous continuez
à brandir le risque d'une censure, on avait cru comprendre. me suis peut-être trompé que c'était fini. Que vous estimiez qu'à six mois d'une élection présidentielle, la page Lecornu était déjà tournée.
Monsieur Fauvel, nous sommes des gens libres et des gens responsables. Libres, on ne s'interdit rien. Si on doit censurer M. Lecornu, on les a tous censurés avant lui, on censurera M. Lecornu. Mais nous sommes des gens responsables, nous n'ajouterons pas un problème au problème, c'est-à-dire au fait que la France puisse dévisser, que les marchés disent on arrête de prêter à la France, nous n'ajouterons pas un problème au problème qu'ils ont créé tous. Un budget réversible, un budget modifiable, un budget qu'on pourrait corriger dans six mois en arrivant. On peut regarder un budget qui ne soit pas corrigé, pas réversible, qui entame trop ces possibilités de conversion et on prendra nos responsabilités. Ce que vit
aujourd'hui le bloc central Sébastien Chenug, il y a une hypothèse, un scénario où vous pourriez le vivre vous aussi. C'est-à-dire une victoire à la présidentielle et pas de majorité absolue aux législatives qui suivront quelques semaines. Pourquoi
? – Mais je n'y crois pas du tout, parce que je pense que si les Français font confiance à Marine Le Pen et l'élice présidente de la République, ils donneront une majorité, pourquoi ? Parce qu'on ne donne pas les clés à quelqu'un pour un mois après, lui dire, écoutez, on vous a donné les clés, mais finalement, on garde le moteur de la voiture. Ils donneront à Jordan Bardella une majorité pour appliquer, aller au bout des réformes qui sont nécessaires. Ce serait un non-sens, et je vais vous dire… – Sauf celui,
par exemple, on a eu des exemples récents, la gauche met sous le tapis ses divergences et des signes… Pour bien même.
Et je vais vous dire, et vous l'avez dit, l'image de l'Assemblée nationale qui a été vue a profondément écœuré les Français. Ces trois blocs qui se neutralisent tous les trois montrent qu'il faut une majorité. Et nous, on demandera aux Français de donner une majorité pour que Jordan Bardella puisse mener la politique. Sinon, effectivement, c'est lier les mains de la présidente de la République immédiatement. Or, ce n'est pas le but. Le but, c'est de changer de politique. Ce n'est pas de continuer et d'empêcher et de donner qu'à moitié. Emmanuel Macron ne sera plus président dans un
peu plus de six mois, mais en attendant, il s'invite dans cette campagne, dans des confidences faites à plusieurs journalistes. Il souhaite qu'une grande coalition qui pourrait aller sur sa rive gauche de Raphaël Luxman à sa rive droite, David Lissnard, en incluant Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Edouard Philippe. Il souhaite que tout cela... aboutissent à une candidature unique au premier tour face au duel annoncé Jean-Luc Mélenchon-Marine Le Pen ? D'abord, est-ce que pour vous c'est un scénario crédible ? C'est-à-dire un tout sauf Mélenchon, tout sauf Le Pen qui naissent aujourd'hui au centre
? Je vais vous dire, moi c'est 50 nuances de macronisme, d'Edouard Philippe à David Lysnard en passant par Bruno Retailleau qui a été ministre des gouvernements macronistes. Oui, il a dit qu'il ne gouvernerait jamais avec le Rassemblement national. Il a appelé à voter Emmanuel Macron la dernière fois. Il avait même donné son parrainage à Jean-Luc Mélenchon. C'est une nuance du bloc central, David Lysnard, qui peut être plus acceptable parfois. Mais il est une nuance du bloc central. Il ne veut pas travailler avec le Rassemblement national. Donc toutes ces 50 nuances de macronistes, ça ne m'intéresse pas. On essaie de trouver des solutions aux problèmes des Français. Et ils sont nombreux les problèmes et ce sont eux qui les ont créés. La dernière chose, c'est qu'Emmanuel Macron a fait quelque chose d'incroyable. Et c'est en ça que c'est une escroquerie. son bloc central, il a rapproché finalement d'une espèce de tuyauterie le PSCLR qu'il a mis dans le même tuyau que Renaissance, c'était ce gros tuyau Renaissance, il les a rapprochés, il les a dilués, maintenant ce tuyau, c'est un tuyau d'évacuation qui va terminer d'écrouler le bloc central. Qu'il garde ses conseils, que chacun fasse ce qu'il veut, qu'ils y aillent tous, qu'il n'y en ait qu'un qui aille. personne n'a envie d'une déclinaison nouvelle du macronisme. Mais ça veut dire que si
Marine Le Pen arrive au pouvoir, le gouvernement d'union nationale qu'elle a promis de mettre en place, il n'y aura que des RN à l'intérieur ? Ou des siotistes ?
Non, ce n'est pas le principe. Ça ira jusqu'où ? Tous ceux qui, d'accord avec notre constat, d'accord avec les grandes lignes du redressement du pays, voudront se retrousser les manches, sont les bienvenus. Ça va jusqu'où ? Mais on ne se limite pas. Ça va jusqu'où ? On ne se limite pas. d'accord avec le constat, d'accord avec les grandes lignes de redressement du pays qui ont envie de se retrousser les manches et qui ont quelques compétences, il y en a quand même quelques-uns dans notre pays, on leur fera appel, Marine Le Pen leur fera appel. – Vous ne pensez pas qu'ils sont déjà là ? C'est-à-dire qu'Éric Ciotti qui est arrivé avec un bout des Républicains qui aujourd'hui… – Il y a beaucoup de gens qui nous rencontrent, presque tous les jours d'ailleurs, il y a beaucoup de gens qui ont été… escroqués d'ailleurs par le macronisme, escroqués par LR, escroqués par la gauche, avec des gens de bonne foi, et qui ont envie aujourd'hui peut-être de se dire, écoutez, c'est la dernière chance, si tout ça terminera très mal dans notre pays, allons donner un coup de main à la nouvelle présidente. Donc il y a des élus, des députés qui aujourd'hui sont prêts à rejoindre. Et dont Jordan Bardella a redressé le pays, et nous on leur ouvre les bras, on a besoin de tout le monde. Notre message, je ne vais pas vous donner des noms, on ne va pas. Je ne vais pas vous donner des noms pour que vous les harceliez ensuite matin, midi et soir. Ce que je veux dire.
Ils sont des républicains, des centristes. Il y a aujourd'hui des députés qui ne sont pas de votre famille, qui viennent vous
voir. Bien sûr. Et puis, notre message... Il s'adresse à tout le monde. Vous ne croyez pas qu'on a besoin de recoudre quelque chose, qu'on a besoin d'unir les gens, qu'on a besoin de les réunir, de faire travailler des gens ensemble sur des grands objectifs de réindustrialisation, des grands objectifs de pouvoir d'achat. Est-ce que notre pays ne mérite pas ça ? Bien sûr que notre pays mérite ça. Moi, je crois que Marine et Jordan sont prêts à ouvrir les bras très largement. Et c'est comme ça qu'on unit les Français. Et puis notre pays a traversé bien des crises. On en a vu des fois où la France a été ruinée dans notre histoire. On en a vu et après des guerres et après des épisodes... historique des fois où la France a été ruinée. On s'est relevé. On s'est relevé quand on a su mettre les gens autour d'une même table. C'est notre but. Est-ce que vous allez lire le livre de
la journaliste Françoise de Gois qui publie ces jours-ci certains de ses échanges, ses textos avec Emmanuel Macron ? Il explique par exemple pourquoi il n'a pas démissionné au pic de la crise, pourquoi il a refusé de nommer un premier ministre de gauche après la dissolution. Qu'est-ce que vous avez pensé de ce livre ?
J'ai trouvé d'abord que Françoise de Goua est une femme qui écrit très bien. Le livre est assez enlevé. Ce n'est pas une accumulation de SMS. On lui a fait un peu un mauvais procès en disant qu'elle balance les SMS de Macron. Ce n'est pas ça. On voit un président très déconnecté ou plutôt qui n'a jamais été connecté au pays. On nous dit que c'est un homme très intelligent. Mais si l'intelligence, c'est savoir ingurgiter des dossiers à la chaîne, ne pas dormir la nuit et faire des notes de synthèse. et mener ce type de politique, alors je me pose des questions. Non, il n'était pas intelligent pour faire de la politique, peut-être pour faire des deals de banquiers. Mais on voit quelqu'un qui n'a jamais compris les Français. Moi, c'est ce qui m'a sauté aux yeux, qui a une expression parfois un peu originale ou triviale, mais enfin bon, dans le cadre d'échanges privés. Les dirigeants du RN sont
des gens qui sont dingues, ils sont dangereux. Mais ça fait partie
des excès d'Emmanuel Macron. On a l'impression qu'il se regarde dans un miroir lorsqu'il dit ça. Sincèrement, ce président de la République n'a jamais été au diapason des... Français. Pas le premier jour, pas le dernier jour. Il s'est fait piéger avec ce livre ? Je ne crois pas. J'ai même le sentiment qu'il a laissé Françoise de Goua rédiger ça. Je n'ai pas le sentiment qu'elle est piégée. Ce n'est pas ce que dit l'Elysée qui dit qu'on a appris la publication de ce livre de jour à l'entrée. Bien sûr, mais
est-ce qu'on peut croire l'Elysée ? Vous pensez quoi ? Que c'est une opération téléguidée ?
pense qu'il laisse faire les choses. Que ça l'amuse, c'est un président joueur. On a l'impression de quelqu'un qui, sans arrêt, a joué avec le pays, avec les journalistes, avec les Français. C'est un président qui joue, Emmanuel Macron, égaré, finalement, dans un univers politique trop grand pour lui. Vous
êtes le chef.
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Sébastien Chenu, ne me regardez pas comme ça, le chef des députés du Rassemblement national. Et je trouve que l'un de vos députés, Julien Audoul, a dit quelque chose il y a quelques jours à l'Assemblée qui a heurté, et pas qu'un peu heurté, la présidente de la Civise. Voici, je vais remettre un élément de contexte, si vous le permettez, c'était jeudi dernier, lors d'un débat organisé à l'Assemblée visant à créer un parcours de soins pris en charge pour les victimes de violences sexuelles. Julien Audoul a interpellé une députée de la France Insoumise et lui a dit… ouvre les guillemets, c'est quoi la Civise, le service sanitaire du Hamas ? La directrice de la Civise a saisi la présidente de l'Assemblée, Gaël Braun-Pivet. Elle dénonce des propos inadmissibles de la part de votre député. Que dites-vous, vous ?
Je dis d'abord que la Civise a beaucoup de choses à se reprocher. Son mode de gouvernance n'a jamais été terrible. La Civise n'a jamais été forcément au niveau de confiance auquel on pouvait s'y attendre. Vous pouvez regarder. Je dis que la présidente de la Civise a les oreilles. Il y a eu beaucoup de gens qui ont démissionné, qui ont été mis en cause dans des... histoires. Donc, je pense que la présidente devrait s'occuper... Mais ça vaut d'être traité de service sanitaire du Hamas ? Je pense que la présidente de la Civise a également des inclinaisons politiques qui font qu'elle valorise beaucoup de dirigeants politiques. Elle n'est pas complètement neutre et que la parole des députés, elle est libre. Et c'est pour ça qu'existe l'immunité des parlementaires. Vous savez, quand on se fait... Quand on n'est pas d'accord avec quelqu'un, on peut lui dire que vous êtes du Hamas. C'est un mouvement qui a du sang sur les mains. Matin, midi et soir, les députés de la France Insoumise insultent les députés, pas uniquement RN du Bloc central, de Waffen-SS et de néo-nazis. J'ai connu des mises en cause plus rudes que ce qu'a dit Julia Oudoul vis-à-vis de la présidente de la Civis, qui a les oreilles bien fragiles en ce qui concerne les propos de Julia Oudoul. Donc vous maintenez votre
confiance à Julia Oudoul et vous considérez que dire de la présidente de la Civis qu'elle est le service sanitaire du Hamas n'est pas une insulte
? Qu'elle nous démontre que la Civis a une utilité, qu'elle est objective, qu'elle est liée à... aucun parti politique. Oui, je pense que la civilisation a beaucoup de choses à démontrer pour qu'on puisse, évidemment, être dans une relation de totale confiance avec elle. Mais encore une fois, elle a les oreilles fragiles. Je suis président d'un groupe parlementaire qui se fait insulter chaque semaine. Nous, on a la peau dure. On a le cul répète. Mais derrière nous, c'est des millions d'électeurs qu'on nous râle-bol d'être insultés de racistes, de Waffen-SS, de Collabo et autres.
Merci beaucoup. Merci, M. Pauvel.
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