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a fait un point pour préparer, suite aux instructions que j'ai adressées hier soir, préparer la journée de demain, nouvelle journée de mobilisation en ce samedi 7 novembre. D'abord je voudrais profiter de ce petit point presse pour revenir sur la journée d'hier qui, je vous le rappelle, a réuni 575 000 manifestants dans toute la France et qui a... Nous a permis de constater que les cortèges qui ont en grande partie été organisés, déclarés par les organisations syndicales, se sont globalement bien passés. Ils ont tous pu aller à leur terme. Le plus souvent, dans le cadre d'itinéraires qui avaient été convenus entre les organisations syndicales et les préfets, parfois dans quelques cas limités, ceux-ci ont dû prendre des arrêtés pour imposer ces tracés. qui dans la plupart des cas ont été validés par les tribunaux administratifs compétents. Et il faut évidemment s'en féliciter. La liberté d'expression et de manifester a pu s'exprimer tout à fait normalement. En revanche, je tiens à redire... à nouveau, qu'évidemment un certain nombre d'individus appartenant notamment aux mouvances ultra-gauche, d'extrême-gauche radicalisée, de militants radicalisés, ont cherché à de nombreux endroits à faire dégénérer ces cortèges, soit en provoquant les forces de l'ordre, en tentant de commettre des dégradations, et plus souvent en réalité en essayant d'aller sur les itinéraires qui avaient été interdits, itinéraires qui concernaient pour beaucoup les centres-villes ou pour lesquels des dispositifs de protection, notamment des commerces, avaient été interdits. été mise en place. Je pense notamment à ce qui s'est passé à Lyon, à Rennes, à Bordeaux, à Nantes, à Nancy, à Marseille et dans bien d'autres villes. Une mention peut-être particulière pour Toulouse, où là, de manière assez surprenante, c'est la seule ville où ça s'est produit, l'intersyndical n'a pas respecté l'itinéraire qui avait été arrêté par le préfet et qui avait été validé par le tribunal administratif. Et dans un premier temps, l'intersyndical a refusé de se plier à cette décision, ce qui a entraîné un certain nombre de heurts. Donc le fait qu'un certain nombre de militants des mouvances radicalisées aient tenté de faire dégénérer ces cortèges nous a conduit... évidemment intervenir systématiquement, conformément aux instructions que j'avais passées, évidemment pour contenir des troubles graves à l'ordre public, mais aussi, et je veux le rappeler, pour faire en sorte que les cortèges puissent se dérouler dans la sécurité et la sérénité, ce qui a été le cas systématiquement. On a eu 642 interpellations hier dans le cadre de cette journée. Et je déplore malheureusement 112 blessés parmi les forces de sécurité intérieure qui, une nouvelle fois, se sont totalement engagées pour sécuriser ces cortèges, mettre un terme aux exactions commises par les fauteurs de troubles. Et je les en remercie. Un mot pour... Je voudrais dire un mot avant de parler de la journée de demain. Je voudrais dire un mot sur le mouvement des lycéens. qui a redémarré ce matin de manière bien plus limitée qu'hier. On avait la moitié moins d'établissements qui étaient concernés. Ce que je voudrais dire quand même aujourd'hui, c'est qu'on a assisté devant les établissements scolaires pour ceux qui étaient bloqués. Je vous dis, c'était moitié moins qu'hier. On a des nombres 41 établissements scolaires bloqués ce matin. C'était deux fois plus hier. Mais ce qu'on déplore, c'est des phénomènes de violence extrêmement durs. On a des prises à partie systématiques des forces de sécurité intérieure quand elles interviennent. Et en plusieurs endroits, on a eu ce matin, devant des établissements scolaires, des incidents très graves. Je veux le dire parce que les forces de l'ordre sont intervenues évidemment systématiquement pour y mettre un terme, pour procéder à des interpellations. Mais la violence à laquelle ils ont eu à faire face m'oblige ce soir à le signaler. Et à signaler les incidents qu'il y a eu notamment à Lyon, devant le lycée Édouard-Hériau, où un incendie a été allumé. À Pessac, à Cugnot, dans le 31, où là encore, on a eu un début de mise à feu, notamment dans le hall de l'établissement scolaire. À Saint-Jean-de-Braille, à Saint-Denis, pour le lycée Suger, ou encore à Limoges, où on a assisté à des tirs venant de l'extérieur, de mortiers, sur des élèves qui étaient à l'intérieur. On déplore dans ces trois cas que je viens de citer des élèves qui ont été blessés. Et puis on a eu à Lyon, au moment où les effectifs de police allaient procéder à l'interpellation d'un individu qui s'était rendu coupable de jet de mortier, on a eu à Lyon un commandant de police qui a été isolé. projeté au sol et qui a été violemment agressé, j'emploie même le mot terme de lynchage, par une dizaine d'individus. Donc on a assisté, et d'ailleurs il a été transporté à l'hôpital, et donc il va mieux. Et je lui adresse évidemment mes pensées, mes mots de prompt rétablissement. Et donc ce matin, on a eu devant les lycées des événements extrêmement graves qui ont conduit les forces de l'ordre à intervenir. 16 d'entre elles ont été blessées et il a été procédé à 154 interpellations. Évidemment, on continuera. Je veux redire ici que les forces de l'ordre interviennent quand il y a des violences, quand il y a des exactions, pour protéger les établissements scolaires, protéger les élèves qui se rendent dans ces établissements, qui la plupart d'ailleurs assistent aux cours, et protéger les personnels de l'éducation nationale. Concernant la journée de demain, j'en viens au cœur du sujet. Pour demain, la situation est un peu différente de celle qu'on a connue hier, dans la mesure où nous avons moins de déclarations d'organisations syndicales représentatives. Hier, pour la plupart, on avait des déclarations de la CGT, de la CFDT, de la FSU. En fonction de la ville, le déclarant pouvait être différent, mais on avait une intersyndicale. Ce ne sera pas. Pas le cas demain, samedi. On a un certain nombre de cortèges qui sont déclarés, notamment par des unions départementales de la CGT ou d'autres organisations syndicales. Mais pour la plupart, ce sont des appels à rassemblement. On n'a pas forcément de déclaration. Je vous donne cette précision. Pourquoi ? Parce que ça veut dire que l'encadrement de ces cortèges, on n'a pas forcément d'organisateurs structurés. Ce qui, évidemment, est un peu plus... Porteur de risque, on l'a vu hier, quand les syndicats sont là, quand les cortèges sont encadrés, évidemment moins de risque. Là, demain, dans la plupart des cas, on ne sera pas dans cette situation. Évidemment, les centres-villes demain seront protégés systématiquement. Les préfets ont pris des arrêtés d'interdiction de manifestations dans les centres-villes, de sorte qu'il ne puisse pas y avoir de rassemblement spontané dans les centres-villes. Et pour les manifestations qui ont été déclarées, les quelques manifestations qui ont été déclarées... Des accords ont été trouvés avec les organisateurs pour que les manifestations n'aient pas lieu dans les centres-villes. Donc on maintient évidemment cette ligne de protéger à tout prix les centres-villes, les commerçants. Et il y aura des dispositifs de protection de ces centres-villes. Concernant le risque, on a de nouveau enregistré évidemment sur les réseaux sociaux des appels à la violence demain. Donc violence contre les forces de sécurité intérieure, violence contre les bâtiments publics, violence contre les commerces et naturellement essentiellement des pillages. On enregistre également... en matinée des appels à blocage, blocage d'axes de circulation, d'axes structurants, et puis donc toujours ces appels qui sont toujours présents, d'appels à la révolution, à l'insurrection, des mouvances ultra-gauches ou d'extrême-gauche radicale. Donc le risque est exactement le même que pour les samedis précédents, d'ailleurs il est exactement le même que ce que nous avons enregistré hier, risque qui a été largement contenu. Le dispositif de demain... et reconduit en volume et en doctrine opérationnelle. En volume, ça veut dire qu'on mobilise le même nombre de forces mobiles. On aura 110 forces mobiles qui seront mobilisées pour la gestion de la journée de demain. Ça correspond grosso modo à l'ensemble des forces disponibles actuellement. Les autres sont essentiellement engagées en outre-mer. Et puis on engage à nouveau, je veux vraiment les en remercier, les policiers et les gendarmes territoriaux, les locaux, qui seront également engagés sur ce dispositif qui sera de nouveau, qui va de nouveau mobiliser 70 000 effectifs. On mobilise également nos centaures, les 25 centaures de la gendarmerie, les 15 engins le sardo qui sont mobilisés et qui ont été répartis sur l'ensemble du territoire national puisque, comme je vous le disais, je viens de tenir une réunion avec les préfets de zone où on a fait un dernier passage en revue à la fois de la répartition des forces mobiles dans les territoires et des moyens spéciaux que sont les engins blindés ou les engins lanceurs d'eau, les hélicoptères évidemment, les drones. Et chaque préfet a pris par ailleurs les mesures de police administrative importantes. Comme je vous le disais tout à l'heure, notamment les interdictions de manifester dans les centres-villes. Concernant la doctrine opérationnelle, elle reste exactement la même. C'est-à-dire que c'est une doctrine opérationnelle où on va procéder à des nombreux contrôles en amont sur les flux routiers, sur les axes ferrovières et dans les gares. Partout, donc il y aura des contrôles. Je vous rappelle qu'il y a, pour le samedi 31 octobre, on a réalisé 4... 40 000 contrôles sur l'ensemble du territoire national, dont 15 000 pour la proximité, la région parisienne et notamment les axes. les axes qui conduisaient vers la capitale, j'ai demandé aux préfets, aux préfets de police et aux préfets de zone, de reproduire exactement le même volume de contrôle. Donc on sera partout sur les contrôles et extrêmement mobiles et réactifs. Vous voyez bien que demain, il y a moins de déclarations de manifestations. On s'attend peut-être à un peu plus d'actions spontanées, non déclarées. Et donc la clé du succès sera la mobilité, la réactivité des forces de sécurité intérieure, comme elles l'ont démontré le 24, le 31 et comme elles l'ont démontré encore. Hier jeudi 5 novembre. Voilà en quelques mots ce que je voulais vous dire. Je repasse évidemment un message qui est un message de grande fermeté, de grande fermeté républicaine. Et évidemment s'il devait y avoir des casseurs et des pilleurs, des casseurs et des pilleurs... Je redis ce que j'ai dit il y a encore la semaine dernière. On les attendra de pied ferme. On les attendra de pied ferme. Et pour ceux qui veulent manifester paisiblement, en toute sécurité, on les encadrera et on fera en sorte que la liberté de manifester puisse s'exprimer normalement, comme ça a été le cas ces dernières journées de mobilisation pour ceux qui se sont rendus à des manifestations sans vouloir créer des troubles, des nuisances ou commettre des pillages ou des dégradations. Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots. Mais en résumé, vous l'avez compris, on reconduit exactement le même dispositif. et que le 24 octobre et le 31 octobre. Voilà. Si vous avez quelques questions, puisque je dois aller rejoindre les directeurs généraux.
Bonjour, M. le ministre. Aurore Mésange pour l'AFP. J'ai deux questions. Hier, à l'arrivée de la manifestation Place de la Nation, en l'occurrence à l'angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, des policiers demandaient aux personnes qui voulaient quitter la place des manifestants de retirer tout signe visuel de protestation, stickers, pancartes, chasuble aux couleurs des syndicats. Avez-vous donné des consignes à ce sujet ? Et la suite de ma question aussi sur les consignes, c'est plusieurs de mes collègues hier ont été frappés par des policiers à Lyon et à Paris, à des moments où ils essayaient de filmer et où ils étaient identifiés en tant que journalistes avec des brassards et du matériel de presse. Quelles sont les consignes
Mes consignes, j'ai pas de... D'abord, à Paris, ça s'est bien passé hier. À Paris, la manifestation s'est bien passée. Elle est partie de la place de la République. Elle est allée à la Nation. Il y a eu quelques difficultés dans un scénario assez classique, puisqu'il y a eu un pré-cortège devant le carré syndical d'environ 3 000 à 4 000 personnes, où il y avait des éléments à risque qui ont été contenus par les forces de sécurité intérieure, qui ont été contenus par les forces de sécurité intérieure.
— Je vous parle de mes collègues. C'était à l'arrivée de la manifestation de la Nation. — Oui, oui, je vais venir. J
'ai parfaitement compris votre question. Sur les pancartes qui ont été retirées, moi je passe pas d'instructions, chaque fonctionnaire de police, chaque militaire de la gendarmerie apprécie les pancartes qui doivent être retirées ou pas. Quand vous faites des contrôles de personnes qui se rendent à une manifestation et que vous avez des pancartes qui comportent des mentions, des mentions qui sont contraires à la loi, ça peut être des propos apologiques, ça peut être des propos qui tombent sous le coup de certaines législations, ça peut être des propos insultants. La liberté d'expression, ce n'est pas d'insulter les gens, ce n'est pas d'être dans la diffamation. Vous avez des possibilités, effectivement, que les fonctionnaires de police et militaires de la gendarmerie peuvent, effectivement, prélever un certain nombre de pancartes qui sont constitutives d'une infraction. Au départ, moi, j'ai bien compris votre question, au départ, moi, du cortège, je n'ai pas connaissance qu'on ait demandé de retirer des pancartes, des panneaux. Après, l'endroit... L'endroit que vous venez de citer, c'est l'endroit où on avait les individus à risque. C'est l'endroit où il y avait 300 à 400 individus qui avaient été identifiés par la préfecture de police comme étant des individus à risque.
Vous venez d'entendre le point du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez sur le dispositif de sécurité prévu demain pour cette nouvelle journée de mobilisation.
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