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Ce matin à 7h30, un quart qui opérait une liaison entre Lyon et Bourg-en-Bresse pour le compte de la région a eu un accident, un accident grave avec deux personnes qui sont décédées, un jeune homme de 18 ans et une jeune fille de 7 ans. Avec trois personnes en urgence absolue qui ont été immédiatement à travers les moyens qui ont été mis transportés, notamment à Lyon à l'hôpital et dans les autres. centre hospitalier et clinique. Il y a à l'heure où je vous parle encore une vingtaine de blessés en urgence relative. Mais il y a surtout aussi un grand traumatisme, vous l'imaginez. C'est la raison pour laquelle, grâce à la municipalité, a été mise en place une... Une cellule qui permet au niveau psychologique de venir en aide aux victimes et à tous ceux qui ont assisté à ce terrible accident. Pour tout vous dire, j'étais ce matin sur le quai de la gare de Lyon pour inaugurer le nouveau TGVM dans une journée qui devait être une journée festive, puisqu'on attendait ces équipements ferroviaires depuis longtemps. Et en terminant mon discours, ou pendant mon discours, j'ai appris cette triste nouvelle et j'ai souhaité, bien sûr à la demande du Premier ministre, du Président de la République, me rendre immédiatement sur place, à la fois pour exprimer en premier lieu. Toutes mes condoléances aux familles qui sont concernées, échanger également avec les personnes qui ont été traumatisées par cet accident. Je veux dire qu'avec les collègues du gouvernement, avec le président, avec le Premier ministre, nous sommes à leur côté par rapport au drame qu'ils peuvent vivre. Et puis permettez-moi une... Une parenthèse plus personnelle en tant que papa avec des enfants en bas âge. Et à l'heure où je vous parle, un enfant qui rentre d'une sortie scolaire en car, je ne peux qu'être à titre personnel également très touché par ce qui est arrivé. Parce qu'on sait, c'est un car qui est opéré aujourd'hui pas exclusivement sur le scolaire par la région, mais avec beaucoup de scolaires à l'intérieur. Ils étaient une quinzaine et donc ils ont été les premières victimes de cet accident. Je voudrais dire également que madame la procureure, que je salue et qui s'est immédiatement saisi de l'affaire, a commencé à travailler. J'aimerais remercier également monsieur le préfet qui a mobilisé immédiatement les forces. de police, les forces de gendarmerie, particulièrement sur ce territoire, les pompiers. Il y a pratiquement 100 pompiers qui sont déjà intervenus pour éviter que probablement les urgences absolues ne se transforment en morts par leur efficacité. Je pense également aux 4 hélicoptères qui ont été mobilisés. La gendarmerie est intervenue et nos militaires à hauteur de plus de 70 agents. Donc immédiatement, je salue et j'ai l'occasion de leur dire la réactivité de nos forces de sécurité en général dans notre pays. Et quand je vois qu'un certain nombre osent les décrier, un certain nombre osent même les attaquer, c'est une honte quand on le sait, le travail qu'ils font pour notre sécurité et la sécurité des Françaises et des Français. Sur cet accident, je n'ai pas d'éléments supplémentaires à vous donner. Vous savez, le transport par car ou par bus est un transport très prisé par nos concitoyens. Il y a des centaines de millions de Français qui prennent ces transports, je dirais, par trajet, nombre de trajets, et très régulièrement. avec une sécurité qui est assurée. Alors vous me direz, vous venez dire ça aujourd'hui alors qu'il y a un accident mortel. Je dis simplement que moi sur ce sujet, ça a été comme dans les autres modes de transport en tant que ministre des Transports depuis pratiquement deux ans ma priorité. Tout faire pour essayer d'assurer la sécurité. Sur le transport et particulièrement le transport scolaire, j'ai eu l'occasion malheureusement de me rendre il y a un petit peu plus d'un an et demi à Châteaudin pour un drame assez comparable avec le décès de la petite Johanna. J'étais encore tout récemment avec ses parents que je salue parce que je sais que cet accident aujourd'hui va leur faire remonter de terribles souvenirs. Mais nous avons essayé suite à cet accident de mettre en place un certain nombre de... de procédures qui, je peux vous le dire, fonctionnent dans notre pays et sont effectives. Il y a de très nombreux contrôles qui sont opérés sur les conducteurs. aux stupéfiants ou à la prise de stupéfiants potentiels, puisque c'était le cas pour l'accident de la petite Johanna et de ce car à Châteaudin. Également sur l'alcoolémie, bien sûr sur le matériel. L'entreprise aujourd'hui qui a eu cet accident est une entreprise qui a été contrôlée 106 fois depuis... J'ai profité de mon voyage en train pour me renseigner exactement sur l'entreprise en question. Le conducteur qui est un jeune, un nouveau conducteur, certes, mais a déjà été contrôlé plusieurs fois et notamment au stupéfiant, pas qu'après son accident d'aujourd'hui, mais il y a déjà trois semaines. Donc vous voyez que tout ce qu'on a mis en place dans le plan Johanna est effectif. Et puis, on a le matériel qui se transforme. Le car qui a été accidenté, je parle sous le contrôle du président de la région, est un car qui... qui a passé tous les contrôles positivement et qui était en très bon état. Il y a des technologies nouvelles aussi qui vont nous permettre encore de sécuriser un petit peu plus. Je pense à la question des bris-glaces, je pense à la question des stupothèses que nous installerons pour l'année prochaine. Je pense notamment aux questions des trajectoires qui peuvent être déviées quelques fois par... un conducteur qui peut s'assoupir ou un conducteur qui peut regarder son téléphone. Bref, nous essayons d'utiliser tous les moyens modernes pour faire qu'un accident comme aujourd'hui ne se reproduise plus. Malheureusement, ce matin, ça s'est produit. Je m'en excuse collectivement, je dirais avec toutes les personnes qui œuvrent pour le transport auprès des parents des victimes, auprès des parents des blessés, auprès des blessés eux-mêmes, pour leur dire qu'on vit ça comme un échec, mais on ne renoncera pas à essayer de rendre encore plus sûr, encore plus sûr le transport par car ou par bus dans notre pays, qu'il soit scolaire ou qu'il ne soit pas scolaire. C'est un devoir qui est... Le nôtre. pour éviter des drames comme celui qu'on vit quelque part dans notre chair également, je peux vous le dire. Et je suis, comme tous les élus qui m'entourent, particulièrement affecté de ce qui a pu se passer ce matin sur votre territoire.
Monsieur le ministre, justement, sur les causes de cet accident, on l'a vu, la route, c'est une ligne droite. Globalement, la chaussée avait l'air bien. Est-ce qu'on a des indices sur ce qui a pu se passer ? Il y a enfin une dernière question concernant les personnes en urgence absolue. On nous avance au chiffre de 4, donc potentiellement de 3.
le bilan réactualisé, des informations, mais d'autres personnes sont plus à même, et notamment le médecin du SAMU de vous répondre. Mais par rapport aux informations qu'il m'a données à l'instant, en urgence absolue, nous serions sur trois personnes. Et sur l'autre question... Nous n'avons pas, à l'heure où je vous parle, d'éléments suffisants, et là c'est sous le contrôle de madame la procureure que je parle, et également des enquêteurs, le recul nécessaire et les témoignages suffisants pour expliquer la cause de cet accident. Le chauffeur a été victime également dans l'accident, il a fallu le désinquiéter. Donc il faudra attendre quelques temps pour lui poser les questions d'usage et puis pour recueillir les témoignages des personnes qui étaient présentes dans ce quart. Donc cela va donner un petit peu de temps, mais vu les moyens qui sont mis, vu la qualité des enquêteurs et les compétences du parquet, je ne doute pas un instant que nous saurons très rapidement ce qui s'est passé. On doit cette vérité aux victimes, on doit cette vérité. aux familles, aux personnes qui ont pris ce matin, pensant être en toute sécurité, ce car. Et bien sûr, pour les millions, comme je l'ai dit, de personnes qui utilisent ce mode de transport en commun tous les jours dans notre pays. Il n'est pas considéré comme étant en urgence absolue, mais plutôt en urgence relative encore, puisqu'il a des soins qui lui sont à l'heure où on parle. Le docteur fait sur, notamment, bien sûr, vous l'imaginez, psychologiquement et même physiquement, il a fait partie des personnes qui ont été désincarcérées.
Non,
pas moi, je viens d'arriver comme vous le savez. Je laisse les enquêteurs ou madame la procureure s'ils le souhaitent répondre à ces questions. Mais en tout cas, je ne suis pas en mesure de le faire. Écoutez, les premiers tests, je peux vous confirmer qu'il avait été testé comme le son. Depuis le plan Johanna, de très nombreux conducteurs de mémoire, ça doit être le 14 octobre et que ça avait été négatif. Et que immédiatement après l'accident, j'imagine que ça a été fait. Et je ne sais pas si on peut le dire au niveau de l'enquête, mais il semblerait que les premiers résultats soient négatifs aussi. Mais je vous dis, je parle sous le contrôle de Madame la procureure et de la section de recherche et d'enquête de la gendarmerie.
Quel type de test ? Test stupéfiants ? Oui,
systématiquement maintenant, ce sont les tests stupéfiants et les tests d'alcoolémie qui sont faits. Vous savez que les tests d'alcoolémie sont des tests qui se font automatiquement, sinon on ne peut pas démarrer le bus. Et ce que je souhaite dès la rentrée prochaine, c'est que ce soit le cas également pour les stupéfiants. Puisque je vous rappelle qu'à la différence, semble-t-il, de ce qui s'est passé ce matin pour l'accident de... car scolaire à Châteaudin, le conducteur était sous l'emprise de stupéfiants. Donc, dorénavant, à travers des stupothèses, nous souhaitons équiper tous les nouveaux bus de stupothèses, tous les nouveaux cars de stupothèses. Et si le conducteur, bien sûr, ne souffle pas et n'est pas négatif, le car ne pourra pas se démarrer. Merci. Comment ? Écoutez, dans le brief que j'ai pu faire avec les médecins du SAMU il y a 5 minutes, on était toujours à 2 personnes décédées et 3 urgences absolues, mais avec des blessures assez graves qui inquiètent bien sûr les médecins qui sont à leur chevet, qui font tout pour les sauver. Le bus est très endommagé sur sa partie gauche, notamment sur l'avant, là où il y a eu... L'accident, je dirais, contre l'arbre et probablement la manière dont le bus s'est dévié de sa trajectoire. Je dirais que c'est toute la partie gauche qui est très endommagée. C'est un petit peu moins visible sur la partie droite, mais c'est quelque chose qui est bien sûr choquant de le voir sans personne à l'intérieur. Mais j'imagine, et je leur ai dit, que les primo-intervenants dans les forces de sécurité, de police, les pompiers, les gendarmes, les médecins qui sont intervenus, et d'ailleurs certains me l'ont dit, ont été très choqués par la scène qu'ils ont pu voir et on peut bien les comprendre.
Il y avait combien de personnes à bord ? On nous dit 43, mais certaines personnes qu'on a pu interroger disent qu'il y en avait 70 et que parfois ces bus sont très pleins.
Non, c'était aux alentours de 49. C'est le chiffre qui nous a été donné, monsieur le préfet. Vous me confirmez que c'est bien 49 personnes qui étaient dans le bus impliquées dans cet accident.
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