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bonjour à tous, mon invité ce matin pour les 4 vérités est Nicolas Dupont-Aignan. Bienvenue. Bonjour monsieur. Candidat à la présidentielle, président de Debout la France. On va revenir sur la journée d'hier, mobilisation importante contre la vie chère dans les rues, un peu partout en France, entre 575 000 personnes réunies et 1 600 000 selon les syndicats. Est-ce que c'est un succès selon vous ? C'est énorme.
cela veut dire qu'il y a des millions de Français aujourd'hui qui ne peuvent plus vivre de leur travail, de leur retraite. Et si on ne comprend pas ça, on n'a rien compris. Et c'est pourquoi je propose, et d'ailleurs ce n'est pas nouveau, de vraies mesures concrètes. Parce que vous ne pouvez pas vivre avec 1477 euros par mois pour un SMIC, avec des retraites souvent de moins de 1000 euros.
Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, ce matin, justement, dit qu'il faudra qu'on aille sans doute au-delà des 1500 euros.
Mais il se moque du monde. C'est ahurissant. Et moi, j'ai une proposition très saine. C'est pas assez. Vous voulez dire c'est quoi ? C'est impossible. Il faut mettre le SMIC net. à 1 600 euros. Parce que tous ceux qui ont une fiche de paie sous les yeux voient très bien qu'il y a une énorme différence entre le brut et le net. Les entreprises ne peuvent pas payer plus, sinon elles vont faire faillite. Et donc la seule solution pour remonter le SMIC net, c'est-à-dire ce qu'on a dans la poche, c'est de baisser les charges salariales. Pour 4 millions de salariés à bas salaire, ça coûterait 5 milliards d'euros. Ça, c'est votre proposition. Oui, et ce que je veux dire, vraiment, j'insiste là-dessus. On nous dit qu'il n'y a pas d'argent. C'est curieux. Il y a 20 milliards de fausses cartes vitales. Il y a 15 milliards pour l'Union européenne. Il y a eu 25 milliards pour l'Ukraine. Donc il y a des dizaines de milliards de gaspillés. Mais quand il s'agit de la facture d'électricité, la facture d'essence, la facture de chauffage ou le SMIC, il n'y a jamais l'argent.
Le Premier ministre annonce une conférence sociale avec les syndicats patronaux, mais aussi les représentants des salariés. Est-ce que c'est une conférence ? qui va servir à quelque chose selon vous
? Est-ce que vous le souhaitez ? Écoutez, moi je souhaite que tout avance, parce que c'est la peine humaine, parce qu'aujourd'hui, dans notre pays, il y a des millions de Français qui doivent choisir entre se chauffer ou manger. C'est ça la réalité. Donc il y a un moment, moi vous savez, je suis un héritier de Philippe Séguin, du gaullisme social. On ne peut pas avoir une société où il y a tant d'écarts de richesse. Et je n'accepterai jamais qu'on dépense autant de milliards d'euros gaspillés à l'étranger et que les Français crèvent. Ça, ce n'est pas possible.
On va parler encore d'hier. Tension dans certaines villes, Lyon, Toulouse, à Strasbourg, un mannequin en carton avec un écusson. CRS-SS a été brûlé. Le préfet Dubarin a saisi la justice. Est-ce que vous condamnez cette image et cette action ?
Bien sûr, je la condamne. Mais la vraie question, c'est... Qu'est-ce qu'il y aura comme suite par la justice ? Parce que vous avez vu les sanctions sur les pilleurs. Vous trouvez qu'elles
sont inférieures à ce que vous attendiez ?
Bien évidemment. Mais vous savez, à partir du moment où vous pouvez piller, casser, où vous avez d'ailleurs 30% d'étrangers qui ont cassé, pillé, qui sont toujours en France, avec moi, ils sont expulsés dans l'instant. On est le seul pays au monde. qui accepte ça. On est le seul pays au monde qui accepte ça.
J'aimerais qu'on aborde la question du soutien à l'Ukraine. Vous l'avez un peu abordé à l'instant. Volodymyr Zelensky a officiellement invité, vous l'avez vu, Marine Le Pen à venir à Kiev dans l'espoir de lui montrer le terrain et de la faire changer d'avis. Est-ce que déjà vous, vous iriez à sa place ?
Mais moi, je veux bien aller à Kiev s'il le faut, mais je n'ai pas besoin d'aller à Kiev pour savoir que cette boucherie est abominable, que Zelensky a précipité son peuple aussi. dans cette boucherie, qu'il y a eu des efforts de paix, qu'il y avait une paix à Istanbul qui était possible trois mois après le début de la guerre. Vous ne contestez pas
aujourd'hui que la Russie a démarré les hostignés et est arrivée en
Ukraine. Mais en attendant, ce conflit est une abomination, la paix était possible, Zelensky n'a pas d'élection depuis maintenant de nombreux mois, il kidnappe les jeunes pour les envoyer au front et on déverse, on déverse des dizaines de milliards d'euros et c'est la cause ce conflit. La cause de l'explosion des prix de l'énergie. Donc moi, je pense aux Français…
Et je voudrais qu'on arrête cette guerre. L'argument selon lequel on dit « aider l'Ukraine, ça protège les Européens et ça protège la France ». C'est complètement
faux. Et je dis aux Français, ne cédez pas à cette manipulation. La paix est possible là-bas. Une paix juste, le retrait des Russes, et puis un statut de neutralité pour l'Ukraine. Et c'est la cause aujourd'hui de l'explosion du prix du diesel. C'est la cause de la misère qu'il y a dans notre pays. Donc il y a un moment où il faut savoir arrêter une guerre. Parce que si on finance, je vais vous dire, si on demande aux Français de continuer à financer toutes les guerres du monde… Eh bien, qu'est-ce qu'on fera, nous ? On n'est pas capable de rétablir l'ordre à Marseille, à Strasbourg, à Brest, à Nantes, et on veut envoyer des soldats en Ukraine. On est fous.
Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, c'est la quatrième fois. Vous militez pour que la France sorte de l'Union européenne. En quoi est-ce qu'une réponse comme la vôtre est plus pertinente aujourd'hui, alors qu'on voit que le Royaume-Uni revient un peu du Brexit ? On a le Premier ministre britannique qui a dit, par exemple, que ça avait affaibli l'économie et le contrôle de l'immigration.
En attendant, l'Angleterre a une croissance beaucoup plus forte que la France aujourd'hui. Mais ils ont un regard critique aujourd'hui. Je ne suis pas pour imiter l'Angleterre, je suis pour que le futur président de la République soit pas sur le siège passager avec Madame Van der Leyen qui tient le volant. Si on veut résoudre la question de l'immigration, de l'agriculture, de l'industrie, de l'énergie, du prix de l'énergie, il faut reprendre le volant. Et je serai le seul candidat à oser dire... que les présidents de la République ne sont plus présidents de la République. En fait, je suis le seul candidat à la présidence de la République. Ils sont tous candidats à être gouverneurs d'une province. Parce que les décisions aujourd'hui, et on ne le dit pas aux Français, elles ne sont plus prises en France. Et donc je veux qu'on revienne à la démocratie. Le général de Gaulle, il y avait une belle Europe. Moi, je ne suis pas contre l'idée de l'Europe. Je suis contre cette Europe défigurée parce qu'il n'y a plus de démocratie. Et je serai le porte-parole. des 55% de Français qui avaient voté non, et qui ont été abandonnés par la classe politique.
Quatrième candidature, on le disait, vous avez réalisé entre 1,8 et 4,7% des suffrages dans les dernières présidentielles. Qu'est-ce qui vous fait dire que cette fois, le score sera plus important ? Déjà, est-ce que vous avez vos parrainages ?
Les parrainages, je ne les ai pas encore. J'appelle les maires à garantir le pluralisme. Ce n'est pas un soutien, le parrainage. Vous en êtes où aujourd'hui ? Ça avance, ça avance bien. J'avais eu les parrainages. Et vous savez, les maires me soutiennent, me parrainent. Voyez, je fais l'erreur. me parrainent parce que je suis maire moi-même et que je porte aussi les revendications du monde rural totalement abandonné dans notre pays. Vous avez des financements aujourd'hui. Ils savent que je suis sincère. On sait qu'à la barre des 5% pour se faire rembourser. Très peu. Mais vous savez… Le pays aujourd'hui est à l'abandon parce que les dirigeants ne dirigent plus. Et je veux rendre aux Français le pouvoir. Et je veux aussi, et je propose la démocratie directe à la Suisse, le référendum pour qu'ils choisissent leur destin. Merci
beaucoup d'être
invité
des 4 vérités ce matin.
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