Chargement...
Chargement...
Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans C'est à vous, très heureux de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h en direct pour toute l'actualité de ce vendredi 6 novembre avec Eglantine Emmeyer, Amandine Bégaud, Nathalie Sincric et Louis Amard. Bonsoir à tous. Bonsoir Manette. A la lune de l'actualité ce soir, une cyberattaque historique sur un groupe bancaire en France.
'attaque est d'une ampleur inédite. Le groupe breton Crédit Mutuel Arkea, victime d'une cyberattaque. La banque aurait perdu au moins 100 millions d'euros. Détourné vers des sites de crypto-monnaie.
A priori, les comptes clients ne sont pas concernés. Cela pose des questions de sécurité évidentes. Un préjudice de plus de 100 millions d'euros. Daniel Ball, le président du Crédit Mutuel, a choisi cet avou pour réagir. Nathalie, c'est un autre chiffre. qui vous fait rager. Oui,
absolument. Dans un sondage, 85% des Français pensent être appauvris en disant « Pour l'INSEE, c'est un peu plus compliqué. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi et comment.
Après 20h, églant-il un 5 sur 5 pop un peu particulier avec une invitée exceptionnelle en plateau ?
Eh oui, on a l'impression de la connaître depuis toujours. Elle fait partie de l'histoire du cinéma français. Sa carrière l'a menée aux quatre coins du monde. Elle joue la comédie, elle chante, elle réalise et elle écrit aussi. Nous aurons la chance tout à l'heure d'avoir Sophie Marceau sur notre plateau.
Et on est... Très heureux. On retrouvera également une icône de la musique Marc Lavoine en duo avec sa fille et Laurent Mariotte qui nous donnera des recettes pas chères mais toujours délicieuses. Amandine, les images les plus marquantes de la journée, c'est dans le 5 sur 5 et ce soir... Un petit nouveau sur les rails français.
Le nouveau TGV de la SNCF, le fameux TGVM, ça fait 10 ans qu'on l'attendait. Il a enfin quitté Paris ce matin, direction Marseille. Un nouveau TGV, on va vous montrer les images à l'intérieur, plus propre pour l'environnement, plus confortable également. 5 cm de plus pour les jambes, par exemple, en seconde classe.
L'ambiance est bien, lumineuse. C'est agréable, même en seconde classe, on a de la place pour le café, pour l'ordinateur.
Je suis assise de manière très confortable, aussi bien pour les jambes que pour les bagages.
Écoute Tonnerre à Buckingham, aux Etats-Unis, le père de Meghan Markle arrêté par le FBI.
Nouveau rebondissement dans cette affaire qui agite la famille royale. Thomas Markle, 82 ans, le beau-père du Prince Harry, est accusé de détention d'images pédo-criminels. Il a été interpellé aujourd'hui en Floride par des agents du FBI. dans la maison de retraite où il réside.
Amandine, en France, la chasse aux cigarettes reprend de plus belle.
Vous le savez, on est en plein mois sans tabac. Les Français sont visiblement prêts à durcir les règles. Après les parcs, les plages, les abords des écoles, 51% des Français souhaitent qu'on interdise de fumer dans la rue, n'importe où dans la rue, 66% sur les terrasses des cafés, des bars et des restaurants. C
'est sûr que ça va basculer mon quotidien, mais après en soi, je peux comprendre que les fumeurs passifs n'ont pas forcément envie d'être confrontés à ça. Je
pense que ce serait une excellente loi pour la jeunesse. Je suis contre l'interdiction parce que je trouve que c'est un vrai plaisir pour les fumeurs.
Merci Amandine, rendez-vous en fin d'émission, mais avant ça... Les syndicats avaient appelé à manifester, mais aussi les lycéens. La journée de mobilisation a rassemblé hier en France entre 600 000 et 1 600 000 personnes dans les rues. Des défilés qui se sont globalement déroulés dans le calme pour réclamer notamment plus de pouvoir d'achat.
Il y a des jeunes, il y a des moins jeunes, il y a des avocats, il y a des secrétaires. Je crois qu'on est tous concernés, en fait. Il y a des gens qui crèvent la dalle. Il y a des problèmes de logement. Franchement, moi, à la place d'Emmanuel Macron, je ne dors pas, en fait. On n'en peut plus, en fait. On ne considère pas du tout notre jeunesse. C'est eux qui vont être les citoyens de demain. On fait l'objet d'une bascule absolument scandaleuse pour nos libertés publiques. On a dû se battre aujourd'hui pour pouvoir battre le pavé dans ce cortège. Ce n'est pas normal. Ça devient vraiment un moment d'ensemble. C'est hyper nécessaire que toute la société se fédère les plus privilégiées pour soutenir les plus en difficulté. J'ai pas l'impression qu'on ait encore été entendus, surtout. Donc je crois qu'on est encore là pour répéter. On est en lutte, on sera en lutte jusqu'au présidentiel. Qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il fasse soleil, on sera
toujours là pour essayer de revendiquer nos droits. On veut montrer qu'on gagne et que c'est nous qui aurons le dernier mot.
président du Crédit Mutuel, Daniel Ball, est l'invité de CETAVOU. Bonsoir, Daniel Ball.
Bonsoir, madame.
Merci à vous, merci d'avoir accepté votre invitation. Avant de vous donner la parole, tout de suite, le billet de Nathalie. Nathalie, depuis plusieurs semaines, la baisse du pouvoir d'achat est au cœur des manifestations et des revendications des Français. Pas exactement ce que dit l'INSEE. On peut y voir plus clair ?
Alors on va tenter sans pour autant que je vous inflige un cours d'économie. Prenons les choses dans le détail. Un sondage de Doxa révélé il y a quelques jours que 85% des Français estime cette appauvrie en 10 ans. quand l'INSEE de son côté considère, chiffre à l'appui, que c'est faux, considérant que le pouvoir d'achat est en forte hausse depuis 1945. Vous me direz, ça me fait une belle jambe, vu que vous n'étiez pas né, moi non plus. Et par ailleurs, qu'il y a eu un ralentissement dans la hausse du pouvoir d'achat et simplement maintenant une légère baisse, notamment pour cause d'inflation. Alors la raison, la différence entre le réel et le ressenti est assez facile à expliquer. D'abord, l'INSEE travaille sur une moyenne. Or, dans la vie courante, la moyenne, ça ne nous dit pas grand-chose, ça dit encore moins à une mère de famille qui élève seule ses enfants, comparé à un cadre supérieur. Deuxièmement, le décalage est vécu également puisqu'il y a des produits contraints, c'est-à-dire quoi qu'on fasse, on est obligé de les acheter. Il y a l'eau, le gaz, l'électricité, le carburant, les transports, et ça, ça a bondi, et ça, c'est monstrueux pour le pouvoir d'achat. Troisièmement, on rajoute les loyers qui ont pris une part. considérable dans le budget des ménages et le budget des Français. Et puis enfin, les boucliers d'hiver, vous savez, en 2022, qui avaient été mis en place par l'État. Eh bien, c'est fini parce que je vous rappelle que les caisses sont vides. Dernier élément, nous bassine, à juste titre, sur une alimentation saine à base de poissons, fruits, légumes, etc. Et on n'a pas les moyens parce que les produits ont augmenté très fortement. Donc en clair, Nathalie, il y a une baisse de pouvoir d'achat ou pas ? Oui, mais elle est beaucoup plus faible que ce qui est ressenti en raison d'un sentiment global qui est difficile à chiffrer, mais qui est étudié notamment par un certain nombre de sociologues ou la Fondation Georges Haurès, le sentiment de déclassement. On se dit qu'on vivra moins bien que nos parents. Anxiété généralisée face à l'avenir. On se dit, ce n'est pas une mauvaise passe, ça va durer toute notre vie. Et puis, on a toujours cru, ça c'est dans la mentalité de tout le monde, que si c'était difficile au début de la vie, ça irait mieux après. Or là, quand on voit certains en profiter... semble-t-il, ça ne passe pas du tout dans une société égalitariste comme la société française. Et puis peut-être le pire pour la fin, tout ça dans les études, le sentiment de solitude, à savoir qu'on n'a personne sur qui compter si on avait un coup dur. Alors quand on voit tout ça, on se dit qu'il était peut-être temps de convoquer une conférence sociale, comme ça aura lieu lundi, avec le patronat et les syndicats. Parce que là, on l'a vu, la mobilisation ne faiblit pas et ça ne risque pas de s'arranger.
Daniel Ball, vous êtes le président du Crédit Mutuel. On va revenir évidemment sur l'attaque informatique de grande ampleur que votre banque a subie. C'est la première fois que vous réagissez ce soir. Un préjudice évalué à plus de 100 millions d'euros. Mais avant ça, vous êtes patron de banque, mais aussi un acteur de la vie économique. Vous êtes aux avant-postes des finances des Français. On en parlait à l'instant avec Nathalie. Cet appauvrissement, cette perte de pouvoir d'achat, c'est plus qu'un sentiment, Daniel Ball.
C'est un sentiment puisque les Français l'expriment. Nous, ce qu'on voit effectivement, c'est qu'on a davantage de tensions sur les comptes. On a aujourd'hui davantage de cas de surenêtement. Ça aussi, ce sont des chiffres qui le démontrent. J'ai le sentiment que moins on est favorisé. plus on a effectivement de difficultés. Donc elles sont renforcées. Elles sont renforcées, par exemple, chez les familles monoparentales. Elles sont encore plus fortes aujourd'hui sur les personnes qui ont beaucoup de dépenses de carburant, parce que ça, c'est effectivement un des éléments importants. Après, on sent également ces difficultés, pas seulement chez les ménages, mais également chez les entreprises. Et on a aujourd'hui des entreprises qui sont en difficulté. Là aussi, les chiffres parlent. Malheureusement, il y a davantage de défaillances d'entreprises. On est dans une situation économique qui n'est pas sereine, qui pose problème aujourd'hui, avec une incapacité à apporter les vraies réponses. Et évidemment, ça se traduit. Et je comprends également. qu'au-delà de la réalité, il y a également ce sentiment, et notamment le sentiment de solitude dont vous parliez. Ça, c'est une vraie réalité.
Un Français... 3 sur 5 se retrouvent à découvert chaque mois. Concrètement, au Crédu Mutuel, c'est ce que vous constatez de plus en plus de clients qui sont dans le rouge et qui sont dans le rouge de plus en plus tôt. Avant, on disait le 20 du mois. Maintenant, on a l'impression qu'on le dit le 8 ou le 10.
Oui, après, on ne va pas faire des statistiques là-dessus. Mais la réalité, c'est qu'effectivement, il y a le découvert. Mais en même temps, la banque est également là pour assurer ce découvert, ce qui permet effectivement de faire le joint. Et pour la grande majorité de nos clients, on arrive à leur apporter les solutions. Et il n'y a pas que le découvert, il y a d'autres solutions parfois qu'on peut leur apporter pour leur permettre de faire face. La question est de savoir est-ce qu'aujourd'hui la difficulté est temporaire ou est-ce qu'elle est plutôt dans la durée ? Lorsqu'on voit qu'une des raisons majeures aujourd'hui des difficultés est... pour notamment les populations rurales, les personnes qui vivent en zone rurale et qui ont des déplacements importants en voiture à réaliser, on se dit que c'est vraiment le sujet du prix du carburant qui est effectivement important. Et on a fait une étude, on voit que beaucoup de clients qui ont 50 euros de réserve à la fin du mois, lorsqu'il y a la facture de carburant, on passe dans le rouge.
Daniel Valle, il y a bien sûr le carburant, il y a aussi la question des salaires. Et on l'entend beaucoup dans les cortèges, dans les manifestations d'hier, pour tenter de sortir de cette... Chris Sébastien Cornu, le Premier ministre, organisera lundi une conférence sociale. Il y réunira, et Nathalie le rappelait, syndicat et patronat. Ce matin, le ministre du Travail a plaidé pour un SMIC au-delà de 1 500 euros net, ce qui implique une hausse d'au moins 1,5%.
L'idée, c'est qu'il y a la barre des 1 500 euros net. On n'y est pas encore. On est à 1 477. Est-ce qu'on peut arriver à franchir cette barre ? C'est important. Si on arrive à avoir une convergence, je le redis, où on arrive à augmenter le SMIC, les minimas de branches et les salaires sans affecter l'emploi, c'est ça qui est mon objectif.
Augmenter le SMIC, vous y êtes favorable, vous
C'est... Ce qui est dommage, c'est qu'il fallait faire une mesure imposée d'augmentation du SMIC. Il faut évidemment augmenter les salaires. J'ai aucun doute et je suis convaincu que l'ensemble... Non, non, non. L'ensemble des chefs d'entreprise sont bien convaincus qu'il faut mieux partager la valeur et sont prêts à augmenter les salaires. Sauf qu'aujourd'hui, toutes les mesures qui ont été prises, et on voit encore les mesures qui sont dans le projet de budget, amène quand même des charges supplémentaires pour les entreprises, des charges, qu'elles soient fiscales ou sociales. Et ça, c'est un vrai frein à l'augmentation des salaires. Alors que le SMIC augmente, oui, sans doute, je pense que c'est une bonne réponse, mais ça ne doit pas être que le SMIC.
Mais bien entendu, d'une
manière générale, une entreprise a la volonté de permettre à ses salariés d'avoir davantage de salaire. Et c'est très vertueux, puisque davantage de salaire, c'est davantage de consommation, davantage de consommation... C'est l'économie qui va mieux et c'est ensuite davantage de recettes fiscales pour l'État. Je ne sais pas si les... Le
patronat en tout cas, pardon. Je dis les patrons et c'est sans doute une mauvaise chose. Dans notre entreprise, on a une
tradition de partage de la valeur qui est forte. Je connais beaucoup de chefs d'entreprise qui disent si je peux augmenter, bien évidemment que je vais augmenter les salaires. Est-ce que
vous prenez au sérieux la menace de limiter les aides aux entreprises en contrepartie ? De l'augmentation des salaires, c'est-à-dire dire en gros, écoutez, si vous ne faites pas un effort, nous on n'en fera pas.
Non, attention à ne pas tomber dans des réponses qui soient finalement contre-productives. Aujourd'hui, on a forcément, et depuis deux ans, on a encore augmenté les charges fiscales et sociales. Alors, lorsqu'on réduit un certain nombre d'aides, ça revient exactement à la même chose. Ce n'est pas en réduisant ainsi la capacité de l'entreprise de distribuer... que l'on va améliorer la situation par rapport au salaire. Vraiment, un chef d'entreprise, lorsqu'il peut augmenter les salaires, il le fait. Mais aujourd'hui, les contraintes sont fortes. Ajoutez à ça les incertitudes sur la situation économique et ça n'encourage effectivement pas. Et politique. Mais tout est lié. Si on est aujourd'hui dans une situation économique compliquée, c'est quand même que ça fait quelques temps, bientôt trois ans, deux ans et demi au moins. qu'on est dans une situation d'indécision dans ce pays qui ne favorise pas le retour à une situation de croissance économique.
Vous venez de parler d'incertitude politique. Mercredi, après 11 jours de débat, les députés ont repoussé le volet fiscal du budget par 458 voix contre zéro. C'est tout simplement historique, du jamais vu en France. Le texte passe maintenant au Sénat. Le gouvernement devra peut-être recourir aux 49.3 ou aux ordonnances. Vous êtes, je le rappelle, Daniel Ball, l'un des... le patron dans l'une des plus grandes banques françaises. Vous leur dites quoi, aux députés, ce soir ? Votez un budget, sinon vous allez alourdir notre dette ?
On est en plus le troisième ou quatrième contributeur à l'IS dans ce pays. Donc effectivement, on apporte l'impôt sur les sociétés. Nous apportons largement notre contribution. Oui, il faut un budget. Il faut un budget parce que la société... Même un
mauvais ?
question telle qu'elle est posée, j'ai envie de dire que le budget soit le moins mauvais possible. On est quand même dans une situation aujourd'hui où on a un endettement abyssal pour notre pays. Cet endettement abyssal aujourd'hui est un vrai frein, y compris pour les gouvernants de demain, parce qu'il va bien falloir rembourser ces dettes, il va falloir payer les intérêts de la dette, et les intérêts de la dette deviennent aujourd'hui le premier poste du budget de l'État. Donc il faut un budget de raison. qui permettent aujourd'hui à la fois, bien entendu, de continuer à assurer les dépenses, à maintenir quand même aujourd'hui un niveau d'aide sociale qui est quand même conséquent. Mais par contre... Arrêtons d'utiliser les traditionnelles recettes qui sont de dire on va augmenter la taxation, notamment celle de l'entreprise, parce qu'en taxant l'entreprise, on taxe le travail. Or, taxer le travail, c'est contre-productif à terme.
Pour les Français aussi, concrètement, il y a des incidences énormes de cette instabilité politique. Par exemple, pour acheter un logement aujourd'hui, ils doivent emprunter en moyenne à 3,7% pour un prêt sur 20 ans, à 3,8% pour un prêt sur 25 ans. C'est 0,5 point de plus qu'en juin dernier. Est-ce que les banques vont devenir plus strictes pour favoriser ces prêts, pour leur donner ces prêts
? Lorsque les taux montent, ça renchérit évidemment la mensualité, donc ça donne un peu moins accès au crédit. Mais ça, ça reste marginal. Non, les banques aujourd'hui ont la volonté de continuer à distribuer du crédit, et notamment du crédit immobilier, parce que c'est juste... C'est un petit peu
paradoxal à entendre, Daniel Ball, puisque même si c'est pas... Ce n'est pas votre responsabilité, cette hausse des taux, ce n'est pas votre responsabilité. Vous dites aujourd'hui qu'on a envie de prêter, mais quand un Français vient vous voir pour 20 ans ou 25 ans, il est à 3,70, il y a
2 ans, 3 ans, il était à 1,10, 1,20. Bien entendu, aujourd'hui les conditions sont plus difficiles, les taux ont augmenté, donc ça donne moins de marge de manœuvre. Cela étant, on a encore beaucoup de dossiers qui tiennent la route, et là, par contre, on a un vrai problème, c'est qu'on a moins de demandes. Ça peut continuer
? la fin des élections je sais pas
c'est peut-être une question de confiance c'est possible je pense aussi que effectivement les incertitudes ne favorise pas aujourd'hui l'envie d'acheter un logement et par conséquent on n'a pas de demande aujourd'hui Les banques ont la volonté de continuer à distribuer le crédit. C'est même pour eux essentiel. C'est un des moteurs de leur développement. Et la une des
échos était envisagée 4% à partir de lundi.
Il ne faut pas l'exclure. La hausse des taux que l'on a eue, la hausse des taux, y compris de la dette française, la hausse des taux de la Banque Centrale Européenne, a forcément des répercussions sur les taux qui sont pratiqués. Lundi, vous
pensez qu'on sera à 4 ?
Je ne vais pas dire qu'on sera à 4. De toute manière, on ne fixe pas les taux entre banques. que c'est le marché qui les fixe et les grilles de taux sont celles de chaque banque et on n'a pas forcément l'intention d'augmenter les taux. Lorsqu'on est dans une banque comme le Crédit Mutuel, lorsqu'on a à fixer les taux, on essaye évidemment de trouver le juste équilibre entre le coût de notre ressource et également le prix à faire payer à notre client. aujourd'hui, ce serait complètement déraisonnable de dire qu'il va y avoir une baisse des taux à court terme. On
va parler d'un livret A qui est très important pour les Français. Pour ceux qui veulent simplement mettre un peu plus d'argent de côté et qu'ils peuvent, le gouvernement va augmenter le plafond du livret A en février. Il est actuellement de 22 950 euros. Bercy doit décider s'il montera jusqu'à 30 000. Vous venez de sortir de Bercy, je crois.
Non, non, je ne sors pas de Bercy, mais j'ai eu quelques informations et j'ai l'impression qu'on serait plutôt aux environ 25 000. Bon, peu importe. Avec une
rémunération qui ne bouge pas ?
Ah non, la rémunération va augmenter au 1er février, puisque la rémunération est indexée notamment sur un certain nombre de critères, dont l'inflation. Écoutez, c'est une très bonne nouvelle pour les épargnants. Et c'est une très bonne nouvelle, notamment pour les épargnants aisés. Évidemment, puisque des clients qui sont en dépassement de plafond représentent moins de 10%, je crois, globalement. Le solde moyen d'un livret A est aux environs de 3 500 euros. Donc la grande majorité des Français ne seront absolument pas concernés par cette augmentation du plafond. Et cette augmentation du plafond aura un effet. qui est tout simplement de favoriser ses clients aisés de leur permettre d'avoir aujourd'hui une épargne défiscalisée à un niveau plus important qu'aujourd'hui. Alors si je traduis votre réponse, vous dites... C'est un nouveau coût fiscal pour l'État.
Si je traduis votre réponse, vous dites aujourd'hui à Sébastien Lecornu, qui a eu l'idée avec ce gouvernement, c'est pas une bonne idée parce que ça va pas calmer la colère.
Je ne pense pas que ce soit fait pour calmer la colère. En tout cas, ça ne le calmera certainement pas. Je ne comprends toujours pas pourquoi on veut augmenter le plafond du livret. Augmenter le plafond du livret, c'est sortir des ressources des banques pour les mettre à la Caisse des dépôts et de consignations. Aujourd'hui, les banques font le job. On dit notamment que c'est pour mieux favoriser la transition environnementale. Les banques font le job et aujourd'hui, je ne suis pas convaincu qu'il y ait des difficultés pour financer la transition.
Un événement historique vous a tout le temps. cette semaine, Daniel Ball, une cyberattaque particulièrement sophistiquée qui vient de cibler le crédit mutuel Arkea, un préjudice de plus de 100 millions d'euros. Même si les comptes des particuliers n'ont pas été victimes de cette attaque, les usagers des banques s'inquiètent.
pas que ça puisse arriver ? On a l'impression que de plus en plus nous sommes de moins en moins protégés. Quelle assurance qu'on a si nous nous sommes concernés ? Parce qu'après tout, notre argent se trouve bien à la banque. Je
suis étonnée quand même. Qu'on ne soit pas informé, ça a l'air... C'est énorme.
Il y a déjà des arnaques bancaires qui sont de plus en plus nombreuses. Donc si ça m'arrivait à moi, je pense que je serais quand même un petit peu embêté. Il devrait y avoir plus de contrôle, ça ne devrait pas arriver, ça c'est sûr.
Daniel Ball, vous ne vous êtes pas exprimé publiquement encore sur cette cyberattaque qui a visé le crédit mutuel Arkea. Qu'avez-vous à dire à vos clients pour les rassurer ? Est-ce que des comptes de particuliers ont été touchés ?
D'abord, le crédit mutuel Arkea a été très clair en indiquant qu'aucun compte de particuliers n'a été touché. Cela étant, si des comptes de particuliers avaient été touchés, ça ne veut pas dire qu'il y aurait eu un préjudice pour les particuliers. Parce que bien entendu, la banque aurait été largement en mesure de couvrir ce qui serait sorti des comptes des particuliers. Là, il y a eu effectivement une cyberattaque. Il faut bien voir, et j'entends la personne que vous avez présentée tout à l'heure, dire qu'il faudrait qu'on soit informé. Je vais vous dire. Les attaques, les cyberattaques, nous en avons tous les jours. Tous les jours
? Mais
de cette ampleur,
non.
Non, tous les jours. Heureusement, la grande majorité, la quasi-totalité des attaques sont déjouées. Mais des tentatives, nous en avons. Mais d'autres entreprises en ont aussi. Les administrations... Aujourd'hui, un des budgets les plus importants d'un système d'information, de l'informatique, c'est effectivement les moyens qui sont mis en oeuvre. pour lutter contre les cyberattaquants. C'est de vrais criminels qui l'utilisent. Aujourd'hui, les sujets de cyberattaques sont encore plus prégnants parce qu'il y a des moyens encore plus forts. L'IA, et notamment l'IA agentique, donne aujourd'hui des moyens d'agir extrêmement forts. Aujourd'hui, pourquoi il y a ces attaques ? Deux raisons. D'une part, le gain financier. Ça peut être le cas. Il y a une intrusion dans les comptes d'une banque pour... enlever ainsi plusieurs millions d'euros, plusieurs dizaines de millions d'euros, c'est ça. Mais il y a également beaucoup d'autres attaques qui sont juste pour déstabiliser. Et cette déstabilisation... Et qui viennent d'où ? Qui viennent de France ou de l'étranger. Vous avez des informations sur cette attaque-là ? Sur cette attaque-là, je ne peux absolument pas dire si elle est française ou étrangère, mais des attaques étrangères, il n'y en a. Quand vous voyez l'histoire des frigos, de la grande consommation ou même de l'établissement français du sang, on voit qu'aujourd'hui, c'est le vrai sujet. Une entreprise, ça prend des risques. Une banque prend notamment des risques. une entreprise industrielle prend des risques dans son process de fabrication. Mais aujourd'hui, un des principaux sujets, ce sont les risques cyber. Et c'est pour cette raison que nous investissons très fortement. Ce problème qu'a eu Crédit Mutuel Arkea, évidemment, doit servir de leçon. Je suis convaincu que l'ensemble de la place bancaire, aujourd'hui, regarde ce qui aurait pu éventuellement arriver. Et en tant que président du Crédit Mutuel, nous veillons effectivement à utiliser tous les enseignements pour renforcer encore cette protection que l'on peut apporter. Mais je veux vraiment être très rassurant pour les clients. Ce ne sont pas eux qui seraient les victimes, puisque les banques, et notamment au Crédit Mutuel, il y a une telle solidité. que cela ne remet absolument rien en cause. Et au-delà, il y aurait de toute manière la garantie des dépôts. Donc de ce point de vue, c'est effectivement très préjudiciable pour la banque qui est l'objet d'une telle attaque. Effectivement, pour Crédit Mutuel Arkea et pour l'ensemble du groupe Crédit Mutuel, ce n'est pas une bonne nouvelle, mais ça ne met en aucune manière en cause la crédibilité, la force du système. Là, j'ai envie de dire aux clients, soyez prudents. Mais cela étant, soyez également prudents parce qu'un des intervenants parlait des arnaques qui arrivent. Effectivement, il y a des arnaques d'une autre nature où des clients se font arnaquer parce qu'ils rentrent dans le jeu.
Vous avez récupéré l'argent ?
Alors Crédit Mutuel Arkea a récupéré aujourd'hui déjà une partie, donc je n'ai pas les derniers chiffres.
– Et est-ce qu'on peut avoir une enveloppe des chiffres qui vous ont été
volés ? – Non mais les chiffres que vous avez donnés sont les chiffres qui m'ont également été donnés. – Donc plus de 100 millions d'euros ? – Ce serait l'ordre de vendeur, oui effectivement.
– Merci à vous Daniel Ball, vous êtes président du Crédit Mutuel, vous restez avec nous, on a d'autres sujets d'actualité à vous présenter, on passe au reportage de 7 à vous, c'est ici et maintenant avec Louis Yamard.
apprenons à l'instant un accident. Plusieurs victimes après un accident de quart dans l'un.
C'est forcément une grande émotion. Je pense d'abord évidemment aux victimes et surtout à leur famille. Il appartiendra à l'enquête de déterminer les circonstances.
était 7h30 ce matin quand un car qui relaie Lyon à Bourg-en-Bresse a quitté la route et heurté plusieurs arbres. 49 personnes étaient à bord, dont des mineurs qui se rendaient à l'école. Un enfant de 7 ans est décédé, un jeune homme de 18 ans également. Vous le voyez sur ces images, le côté gauche du car a été arraché, à l'avant le pare-brise est pulvérisé. Cette femme a réchappé de justesse à l'accident.
a entendu le « attention, tenez-vous ». Dans le fossé, il y avait de la fumée, il y avait les vitres cassées, il y avait des gens avec plein de sang qui essaient de passer par les fenêtres. Enfin, c'est assez choquant. J'ai dû garder la petite fille et je devais l'éloigner de sa soeur qui est décédée. Elle était sous état de choc. Elle arrivait à parler, elle demandait où était sa soeur, où était sa mère.
tout, 22 personnes ont été blessées, 4 sont en urgence absolue, 2 ont ce soir leur pronostic vital engagé. Quelques minutes après l'effet, 4 hélicoptères et une centaine de pompiers ont été dépêchés sur place pour aider les rescapés et surtout extraire les passagers encore coincés à l'intérieur, dont le conducteur.
est sur un véhicule léger, l'habitacle est facilement accessible. Sur un car, on est déjà sur une difficulté supplémentaire. Et ensuite, il y a l'accès à l'habitacle, l'accès à la zone de vie du bus, qui est l'intérieur du bus, qui nécessite parfois la mise en œuvre d'outils lourds pour couper le pare-brise et qui nécessite forcément des moyens de secours routiers lourds dont disposent les sapeurs-pompiers
intervenants sur place. Emmanuel Macron déplore sur X. Un terrible accident, émotions partagées. par le Premier ministre Sébastien Lecornu et par Édouard Geffray, en charge de l'éducation, qui adresse une pensée aux élèves et à leurs familles. Le ministre des Transports, lui, est arrivé sur place en début d'après-midi.
'ai souhaité me rendre immédiatement sur place, à la fois pour exprimer en premier lieu toutes mes condoléances aux familles qui sont concernées. Permettez-moi une parenthèse plus personnelle en tant que papa avec des enfants bas âge. Et à l'heure où je vous parle, un enfant qui rentre d'une sortie scolaire en car, je ne peux qu'être à titre personnel également très touché par ce qui est arrivé. Nous saurons très rapidement ce qui s'est passé.
vérité aux victimes. Philippe Tabarro qui précise également que l'entreprise concernée par cet accident avait été contrôlée 106 fois depuis 2024 et que le car était en parfait état. Quant au conducteur, on sait qu'il est âgé de 26 ans, qu'il avait 18 mois d'expérience et qu'il avait été embauché il y a peu en CDI. Il ne conduisait pas sous l'emprise de l'alcool puisque les autocars de transport scolaire sont désormais équipés d'éthylotests qui empêchent le véhicule de démarrer si le résultat n'est pas strictement négatif. Les dépistages effectués montrent qu'il n'avait pas non plus consommé de stupéfiants. Ce soir, la procureure de Lens a donné de premiers éléments sur les causes de l'accident.
indique qu'il se serait assoupi, aurait effectivement traversé la chaussée, en tout cas lorsqu'il s'est réveillé, il s'est retrouvé de l'autre côté de la chaussée et a percuté plusieurs arbres qui bordaient cette chaussée avant de s'immobiliser dans le Ravin.
Le maire de Lens, la commune où s'est produit le drame, a décidé d'ouvrir sa salle des fêtes pour accueillir les passagers et leurs familles. Des associations de soutien aux victimes étaient également présentes pour les aider à se remettre du choc.
était sur la gauche, il a toutes les vitais qui ont explosé. Elle a mal au bassin, elle a l'arcade ouverte et elle a des bouts de verre plantés dans elle qu'ils n'arrivent pas à enlever.
Elle pleurait, elle a eu un accident. En fait, je pense qu'elle a été choquée, donc c'est pour ça. Ça m'a un peu rassurée de savoir qu'elle a pu prendre ce téléphone, nous appeler, donc ça va déjà bien.
enquête a été ouverte par le parquet de Bourg-en-Bresse au chef d'homicide routier et de blessure routière aggravée. Le chauffeur du car a été placé en garde à vue.
Merci beaucoup Louis Amard. À cinq mois de la présidentielle Célom qui a le vent en poupe des sondages en hausse entre 17 et 19% au premier tour. Un programme publié, une affiche de campagne dévoilée aujourd'hui. Un nouveau slogan, liberté, égalité, solidarité. Un meeting géant demain devant plus de 20 000 personnes. Et une question, comment expliquer cette percée de Jean-Luc Mélenchon ? C'est la question que nous avons posée à 3 sondeurs.
y a incontestablement une dynamique, Jean-Luc Mélenchon, depuis la rentrée. Il se situe à un niveau qui est supérieur à celui qu'il a connu avant l'élection présidentielle de 2022. Jean-Luc Mélenchon arrive à capter et la colère et les demandes sociales de la population. Il est, comme disent les anglo-saxons, un campaigner. Il donne le sentiment aux électeurs de gauche d'être véritablement le seul en campagne. Et il se nourrit de la faiblesse de ses concurrents les plus proches.
Bonsoir Sandrine Cassini. Vous êtes journaliste politique au Monde en charge de la gauche. Et bonsoir Antoine Oberdorf. Vous êtes journaliste politique à l'Opinion. Vous allez nous aider à comprendre le système Mélenchon. A 75 ans, il mène sa quatrième campagne présidentielle. Vous le décrivez Antoine Oberdorf en apesanteur. Qu'est-ce qui a changé chez lui par rapport aux trois premières tentatives ?
C'est d'abord que Jean-Luc Mélenchon n'est plus le seul émetteur puissant de la France insoumise. Il peut compter maintenant sur une armée extrêmement disciplinée qui va bien au-delà de quelques députés. Il a plus de 70 députés à l'Assemblée nationale et tous en ce moment ratissent le territoire, vont dans des réunions publiques avec à chaque fois des centaines de personnes à Poitiers, à Brest, parce qu'il y a désormais d'autres figures que lui. Même si, évidemment, à la fin des fins, les gens sont fascinés par le côté tribunicien de Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a Rima Hassan, il y a Balibaga Yoko, il y a Mathilde Panot, il y a Manuel Bompard, Clémence Guettet. Tout cet écosystème au service de Jean-Luc Mélenchon et avec un accent demi. particulièrement sur les réseaux sociaux cette puissance de feu que l'on voit déferler qui leur permet de mobiliser leur base
sandrine cassini il a perfectionné sa méthode au fil des campagnes il a il a appris aussi de ses défaites
tout à fait il a appris de ses erreurs et c'est sa quatrième campagne ils ont tout vécu il y a eu les perquisitions il y a eu un tas de choses et aujourd'hui fort de cette expérience il peut être en selle et d'ailleurs il a organisé sa campagne pour éviter de les reproduire et notamment pour masqué en tout cas pour adoucir son image il évite d'aller dans des endroits où il pourrait être il pourrait s'énerver sur des sur des plateaux télé où on pourrait le confronter donc et ils font très attention à ne pas commettre à ne pas commettre d'outrance à ne pas déraper à éviter tous les mauvais bruits qui peuvent faire dérailler le discours le récit
c'est lui qui tire le plus grand profit à sandrine cassini la la contestation qui qui règne aujourd'hui en france de la colère qui règne
je ne sais pas si c'est lui qui tire le plus grand bénéfice ou si c'est le Rassemblement national. Ça, c'est un petit peu l'inconnu. C'est certainement lui qui en tire les fruits à gauche, en tout cas. En tout cas, il répond, il catalyse cette colère, ce besoin de radicalité. Il récolte le fruit du travail fait dans la jeunesse depuis très longtemps. Aujourd'hui, dans les enquêtes d'opinion, plus de 40% des jeunes de 18 à 24 ans votent. disent vouloir voter pour Jean-Luc Mélenchon. Et ça, c'est 15 ans de travail sur le terrain et par des mesures.
Mais vous dites qu'il adoucit son image. Et c'est toujours la même chose, c'est-à-dire qu'il l'adoucit au dernier moment, si j'ose dire, un an avant. Quand vous dites qu'il n'a aucune violence, il l'en a vis-à-vis des journalistes, il l'en a sur les réseaux sociaux, il a effectivement une armée de bataille qui est en pleine forme et qui est très efficace quand les autres se demandent ce qu'ils sont en train de faire. Est-ce que les gens sont dupes de ça ? C'est-à-dire que le Mélenchon violent, tout d'un coup, devient Mélenchon tout doux
Les gens, je ne sais pas s'ils sont dupes, parce que ça reste quand même une figure qui est... Enfin, l'envers du décor, c'est que ça reste une figure qui est repoussoir pour toute une partie de la population française, en tout cas. Mais pour l'électorat de gauche... L'électorat de gauche, en tout cas, a décidé visiblement, en tout cas pour au moins 20% d'entre eux, pour l'instant, de se tourner vers lui. Donc, effectivement, a décidé de gommer cette partie-là.
Antoine Obardoff, vous vous voyez un peu hoché de la tête.
Non, mais parce qu'on le connaît, le numéro. C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon, c'est toujours Dr Jekyll et Mr Hyde. Et donc, il y a un moment où il change, où il remet son costume propret des grands jours. Et au fond... Sa prédiction, c'est qu'il sera le plus détesté de France et qu'importe, jusqu'au second tour. Et au second tour, il sommera tout le monde de choisir un camp. Moi, ce qui me frappe énormément, c'est que Jean-Luc Mélenchon ne prend pas au sérieux le barrage républicain. Pourquoi ? Il passe son temps à expliquer, en se référant notamment à l'historien spécialiste du nazisme, Joanne Chapoutot, qu'au fond... Les bourgeois, les élites économiques seraient prêtes à se vendre à Hitler plutôt qu'à Blum. Donc en gros, à voter Marine Le Pen parce que Jean-Luc Mélenchon leur inspire du rejet et de la détestation. D'une part, il dit ça. et donc ils taxent les macronistes supplétifs de l'extrême droite, mais dans le même temps, ces mêmes bourgeois devraient venir comme un seul homme aux urnes pour faire barrage face à Marine Le Pen et l'amener au pouvoir. Il y a quand même un paradoxe que moi je ne m'explique pas, surtout dans un pays et une France où la gauche est à 28%. C'est ce qu'on entend tout le temps,
voter au Mélenchon au premier tour, c'est faire élire Le Pen au second tour. On
n'en sait rien en réalité, on n'a pas fait l'élection encore. Non, mais eux regardent quand même les législatives et ils voient quand même que le barrage républicain, il a quand même fonctionné en réalité. On pense qu'il n'a pas fonctionné. Il a quand même fonctionné puisqu'il a permis d'endiguer la vague du Rassemblement national. Et ils espèrent que cette vague se reproduira. Et probablement que dans une partie de la population, elle marchera. Après, il reste à savoir combien, reste à savoir à quelle hauteur.
Mais un ancien directeur de sa communication de campagne, Arnold Champrenier Trigano, vous confie, Antonio Bordoff, que le pouvoir n'intéresse pas vraiment Jean-Luc Mélenchon. Alors déjà, on est surpris en lisant cette phrase-là. C'est la conquête. C'est la conquête, en clair. Est-ce qu'il veut davantage entrer dans l'histoire que gouverner ? Ça, c'est romantique. Mais on entend aussi qu'il a envie de conflictualiser les choses. On entend aussi parfois dire, il y a eu plein de phrases qui lui ont été attribuées. Alors en offre souvent, de toute façon à la fin des fins il ne restera que Marine et moi. Absolument,
à la fin des fins, c'est sa prophétie. Mais cette
prophétie, si elle a lieu, qu'est-ce qui se passe ensuite dans nos rues
? Mais qu'est-ce qui se passe ? Alors d'abord c'est à peu près, si vous êtes à coup sûr, vous avez un 17 octobre XXL avec un troisième tour social qui était, il faut le rappeler, il y a un livre d'ailleurs qui vient de sortir sur le sujet de deux confrères qui étaient planifiés. étudiés par les experts sécuritaires, y compris qui avaient commencé à reprendre la carte des émeutes de l'été 2023 après la mort de Naël et qui regardaient les foyers de contestation qui étaient les foyers potentiels d'un troisième tour social s'il y avait un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Ça, c'était des choses qui étaient à l'étude. Ce qu'on n'avait pas anticipé, c'est que le troisième tour serait décalé avant le premier tour. Mais Jean-Luc Mélenchon, en fait, il pousse la conflictualité au maximum parce que, pour lui... C'est un gage de mobilisation. En fait, nous, on pense que la diabolisation va infléchir sa dynamique, mais jusqu'à preuve du contraire, lui, il est persuadé que la conflictualité, c'est la vie. Et qu'effectivement, comme le dit Arnechampromé Trigano, là où la conquête du pouvoir impose des contraintes, impose à un moment donné de rassembler une majorité de Français, lui préfère parfois le charme révolutionnaire. Et donc, effectivement, il y a un doute sur le fait qu'il veuille encore véritablement accéder à l'Élysée. Il y a un véritable doute là-dessus chez ses proches. Raquel Garrido dit par exemple, au fond, pourquoi Jean-Luc Mélenchon aurait besoin d'accéder au pouvoir ? Il vit déjà comme un président. Il a une cour, il a un camarade qui l'attend en bas de chez lui pour faire sa sécurité. Il est oréolé de son pouvoir et de son prestige. Pourquoi vouloir devenir président de la République ? Et je voudrais qu'on revienne sur le chiffre qu'on a
vu tout à l'heure. Un Français sur deux de 18K, qui a entre 18 et 24 ans, veut voter Jean-Luc Mélenchon. Il a 75 ans, Jean-Luc Mélenchon. Il a convaincu tous les jeunes. Et d'ailleurs, sa stratégie, Sandrine Cassini, c'est de dire, Antoine Léaumont, qui est un député insoumis, a dit, allez-y les jeunes, allez convaincre vos parents et vos grands-parents. C'est plus que fort ce qu'il fait avec les jeunes. Oui,
il arrive à convaincre les jeunes. C'est tout ce paradoxe. C'est-à-dire que lui aussi, malgré ses 75 ans, il a compris que la jeunesse, parce qu'aujourd'hui les autres candidats... Les autres candidats aimeraient bien avoir cette jeunesse en réalité, même si elle est beaucoup plus abstentionniste que les électorales.
Le RN, là, un peu après, c'est-à-dire sur la tranche, 25, 30, ça bascule et ça se met à baisser chez les jeunes.
Mais quand même, ça ne les empêche pas d'essayer de mener des discours envers la jeunesse. Ils sont complètement inaudibles. Mais Jean-Luc Mélenchon, ce qui parle à la jeunesse, c'est tout le travail sur le programme, le virage sur la bifurcation écologique, sur les sujets sociétaux. l'antiracisme, tout ça, ça parle à la jeunesse. Et ces sujets ont été laissés un petit peu en jachère par le reste de la classe politique, puisqu'on sait très bien que ceux qui votent, ce sont d'abord les électeurs les plus âgés. Alors justement,
parmi les électeurs les plus âgés, on le voyait sur le sondage, ils ne recueillent que 7% d'intention de vote chez les plus de 65 ans, ceux qui votent le plus massivement. Antoine Bordeaux, quand on voit ce chiffre... 7%, on se dit qu'il n'a aucune chance d'être élu ?
Oui, parce que l'écart de participation, si vous voulez, entre les 18-24 ans, qui sont à peu près à la dernière action présidentielle, a 58% de participation. Contre, versus, pour les 60-69 ans, 88% de participation. On se dit que ça va être difficile. Et Jean-Luc Mélenchon le sait. J'en tiens pour preuve le fait que, par exemple, en 2022, dans l'entre-deux tours législatives, il s'était énervé. Il y avait une sortie qui avait fait date où il disait « Mais bouge-toi, mon pote. Moi, vraiment, je me crève à défendre Parcoursup, à défendre des avancées pour les jeunes. Et vous, vous n'êtes pas foutu d'aller aux urnes ? » À ce moment-là, il avait eu comme une forme d'aveu. Il avait dit « Si je reste avec des gens de 70 ans comme moi, je suis minoritaire. » Donc Jean-Luc Mélenchon a conscience que s'il ne l'amène pas... La jeune génération, cette France de la jeunesse et des quartiers populaires, qui l'a agrégée, amalgamée avec son concept de nouvelle France, s'il ne l'amène pas aux urnes, il est battu et archi-battu.
qui explique peut-être aussi une partie de son succès, c'est qu'il a une façon de faire les choses, un sens du spectacle phénoménal. Ça peut intéresser les jeunes avec des hologrammes, des meetings immersifs. Il ne manque pas d'idées pour mettre en scène ses discours. Regardez.
maintenant, à Paris !
On connaît son talent oratoire, mais au-delà de tout ça, qu'est-ce qui explique cette capacité à électriser les foules ?
Ce n'est pas juste la passion de l'esthétique. Ça, ça veut dire quelque chose de très précis, je ne sais pas si tu seras d'accord Sandrine, c'est « ici est la force ». C'est nous aurons toujours un coup d'avance, que ce soit sur les hologrammières et demain sur l'intelligence artificielle, parce qu'ici est la force.
Oui, d'ailleurs c'est un petit peu contradictoire, parce que là il a tout un discours autour de l'IA, alors que l'IA c'est aussi une source d'angoisse folle dans la jeunesse. Or lui, il est quand même toujours un peu Il est toujours pour le progrès, il est pour l'espace, il est très idéaliste et il adore la technologie en réalité et
le progrès. Jean-Luc Mélenchon a dévoilé aujourd'hui sa nouvelle affiche de campagne. Le regard tourné vers le haut, l'air serein avec en arrière-plan le plateau de Gergovie près de Clermont-Ferrand et ce slogan, liberté, égalité, solidarité. Pourquoi ces choix, Sandrine Cassini ? Comment vous les analysez
D'abord, sur cette affiche, on dirait un peu Mitterrand. Mitterrand... Il n'y a pas le
clocher. Il n'y a pas le clocher,
mais la scénographie est un peu la même. Donc Mitterrand, ça reste quand même son grand homme. Et c'est un peu cette affiche de 81, la force tranquille. C
'est pour rassurer les plus âgés ?
Peut
-être. C'est pour montrer qu'il est républicain, puisque c'est bleu, blanc, rouge. Comme il sait très bien,
et que Dieu sait s'il y a des gens qui réfléchissent dans cette classe politique à la campagne, qu'il sait très bien où sont ces déficits d'image. Côté républicain, puisqu'il a beaucoup utilisé la rue et beaucoup poussé les gens à se battre, si j'ose dire, et il rectifie, comme d'habitude, la manière à montrer. Donc c'est du marketing extrêmement bien mené.
Dans la rue, justement, Nathalie, l'influence de Jean-Luc Mélenchon se fait aussi sentir. Par exemple, hier, son concurrent à gauche, Raphaël Glucksmann, a été hué, prise à partie dans la manifestation parisière.
n'est pas d'accord avec cette gauche supposée qui rejette la gauche, la vraie gauche. Il n'était pas là au début, il condamne les actions des étudiantes, il ne les soutient pas. Je ne sais pas ce qu'il veut faire là. Pour moi, il n'a pas de légitimité à être là. Pour moi, c'est uniquement pour sa campagne qu'il est là. Ce n'est pas pour soutenir la manifestation, ce n'est pas pour manifester.
Raphaël Glucksmann qui a dû quitter la manifestation après y être resté une quarantaine de minutes. Pendant ce temps, on a appris hier également que plusieurs députés communistes, neuf précisément, avaient annoncé leur soutien à Jean-Luc Mélenchon malgré la candidature. de Fabien Roussel, ça veut dire, Antoine Oberdorf, que Jean-Luc Mélenchon s'est devenu la principale force d'attraction à gauche ?
Il est un pôle d'attraction, mais il veut s'arroger à un monopole, et en particulier un monopole sur la rue. Et le témoignage de ce jeune est tout à fait significatif. C'est-à-dire que quand vous êtes militant ou sympathisant insoumis aujourd'hui, vous êtes persuadé d'être du bon côté de l'histoire, d'avoir le totem de la vraie gauche, et que précisément tous les autres sont soit des traîtres, soit... L'alternative, c'est bien souvent, et ça a été dit encore à Raphaël Glucksmann, des sionistes. C'est ce qu'on entend beaucoup dans cette génération Gaza. Le problème, c'est que si Raphaël Glucksmann n'est pas un camarade, si François Ruffin n'est pas un camarade, si Fabien Roussel n'est pas un camarade, voire presque un collabo comparable à Jacques Doriot, qu'est-ce qui reste à la fin ? Parce que dès lors que vous n'épousez pas l'idée selon laquelle la police tue, déjà vous êtes quasiment un socio-fasciste. Dès lors que vous... n'adhérait pas par exemple à l'idée qu'il faudrait abandonner la solution à deux États pour ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, ce qu'a fait la France Insoumise dans son programme, et qu'il faudrait donc aller comme Rima Hassan vers l'idée d'un État binational, alors vous êtes un sioniste ami de Netanyahou et de sa bande. Donc le problème c'est qu'à la fin, ce sectarisme-là, il ne fait que cantonner dans les marges la France Insoumise, qui malgré tout jouit de son monopole, ça c'est indéniable. Et on le rappelle qu'il faut aussi beaucoup de respect
envers les journalistes. On a une pensée pour Apolline de Malheur, pour Anne Carcouillet ces dernières semaines. Et qu'il est le bienvenu sur le plateau de Cet à vous, Jean-Luc Mélenchon, parce que ça fait très longtemps qu'il n'est pas venu sur le plateau de Cet à vous. Une question pour vous, Daniel Ball. Patrick Martin, le patron du MEDEF, avait déclaré en un mot, puisqu'on a dans quelques instants le 505 d'Amandine Bégaud, qu'une victoire de LFI pourrait faire fuir les patrons. Et il a ajouté... Ce serait mon cas. Je vous pose la question de manière directe. Si LFI arrive au pouvoir en 2017, est-ce que vous quittez la France ?
Non, évidemment. C'est les Français qui doivent choisir leur président. C'est la démocratie. Et c'est notre rôle ensuite dans les entreprises de continuer à faire tourner ce pays, à continuer à faire tourner l'économie, à créer de la valeur et à partager la valeur. Et qu'est-ce qui fait le mieux la création et le partage de la valeur que l'entreprise ? Ça
ne vous inquiète pas.
À un moment, il faudra prendre les résultats des élections. Et ces résultats, on les verra dans six mois. Il y aura les élections législatives derrière. Mais notre responsabilité, et en tant que chef d'entreprise, en tant que président du Crédit Mutuel, je dois évidemment participer au débat, mais pas au débat politicien dans ce sens, et par contre penser à qu'est-ce que nous ferons. Et pour nous, les choses sont claires, nous devons penser d'abord à nos sociétaires, aux clients, à la société, et puis continuer à avancer. On a 80 000 salariés dans le groupe, je pense à eux, et eux, on doit continuer à leur offrir des perspectives dans l'entreprise.
Merci à vous Daniel Ball, merci Sandrine Cassini. Vous êtes journaliste au Monde, en charge de la gauche. Merci à vous, Antonio Bardor. Vous êtes journaliste politique à l'Opinion. Vous restez avec nous tout de suite le 5 sur 5 d'Amandine Bégo. Pour commencer, vous nous emmenez à bord du tout nouveau TGV de la SNCF. On l'attendait celui-là.
Le TGVM, plus de 10 ans qu'on l'attend. Il devait à l'origine, pour rappel, être inauguré en 2023. Ensuite, on nous l'avait promis avant les JO. Bon, ça y est, c'est fait. Le tout premier est parti ce matin de Paris, direction Marseille. Premier changement, le nombre de places à bord. 573 à 740 selon les versions, contre 500 places aujourd'hui pour les TGV duplex.
Certains départs en vacances, certains week-ends, on est obligé de refuser des voyageurs parce qu'on n'a pas de train. Alors c'est l'objectif d'arriver du TGV de nouvelle génération, c'est aussi évidemment de répondre à cette attente. C'est super
plus de place assise, vous allez me dire, ça veut dire qu'on a moins de place, qu'on est plus serré. Eh bien non, puisque les motrices ont été raccourcies de 4 mètres, une neuvième rame a été ajoutée. Résultat, 5 cm de plus au niveau des jambes en seconde classe.
L'ambiance est bien, lumineuse. C'est agréable. Même en seconde classe, on a de la place pour le café, pour l'ordinateur. Il y a des prix si on n'a plus de batterie.
C'est beaucoup plus spacieux, même au niveau du carré. Quelqu'un de ma corpulence où je suis assise de manière très confortable, aussi bien pour les jambes que pour les bagages.
Autre nouveauté, un wagon-barre bistrot sur deux étages, mais sans comptoir. Les plats sont accessibles en libre-service. Vous vous cherchez, vous vous... Servez, merci. Ne me demandez pas si c'est meilleur ou si c'est moins cher. Je n'ai pas encore testé. Ce nouveau TGV en tout cas promet de consommer 20% d'énergie en moins. 13 rames devraient être livrées d'ici à la fin de l'année pour être... progressivement déployée donc sur la ligne Paris-Marseille.
J'espère que ce sera moins cher. Elle a suscité plus de 30 ans de débat et de controverse, Amandine.
L'autoroute A69 qui relie Toulouse à Castres, 53 kilomètres ultra contestés par des collectifs de riverains, par des associations écologistes également. Le chantier avait été suspendu par la justice pendant des mois. Cette autoroute a finalement ouvert ce matin.
Bien évidemment, on est tous déçus. Il y a 90% d'avis défavorables suite à l'enquête publique environnementale, qui a même sur 6200 avis déposés. Et malgré ça, en fait, ils sont passés en force. Là où aujourd'hui, on rigole quelque part, c'est que l'autoroute, elle a 20,40 euros. Et que ce matin, on est allé, je suis allé en tout cas sur site. Je peux vous assurer que la fréquentation est très basse. Et on a même aujourd'hui des pro-autoroutes qui commencent à dire qu'à ce prix-là, l'autoroute, ils ne la prendront pas.
À 20,40 euros, l'aller-retour Toulouse casse en effet. Ça fait l'une des autoroutes les plus chères de France. Elle est dans le top 5. Gain de temps estimé, une vingtaine de minutes.
Et c'est mieux
pour vous
? Justement, je fais le test. Je vais voir. J'ai laissé le compteur tourner en temps et je vais voir si je gagne du temps ou pas.
Bien sûr que je vais l'embrunter. Je vais gagner du temps, je serai la sécurité, je serai beaucoup plus vite à casse. Pour moi, c'est une très bonne chose. Vous allez
la prendre, vous, aujourd'hui ?
Ah non, aujourd'hui, ça ne va pas.
Demain, après-demain... A cause
de quoi ?
Le tarif.
terme, la société d'autoroutes table sur 10 000 véhicules par jour.
L'alerte orange a été levée en Corse du Sud, mais la circulation reste par endroits difficiles.
De très très nombreuses routes ont été inondées après les fortes pluies qui ont touché tout le sud-est hier et avant-hier. Images ici de la RT10, c'est le principal axe routier de l'est de la Corse. Des intempéries qui ont coûté la vie à deux personnes. Un couple de septuagénaires, morts noyés dans leur voiture, ça s'est passé la nuit dernière. Leur fille, qui se trouvait également dans le véhicule, a réussi à s'extraire. Elle a pu être secourue, évacuée par hélicoptère vers la clinique de Porto Vecchio.
a été appelé à 1h35 par une dame qui était à bord d'un véhicule qui a été emporté. L'objectif prioritaire, c'était de venir au plus près de cette personne qui était accrochée aux branches. Et du coup, on a un sapeur-pompier qui a fait un acte héroïque, qui s'est mis à l'eau et qui a tout fait pour garder avec lui cette personne.
Inondation qui a également touché le Gard. Là encore, de très nombreuses groupes coupées parce qu'un pratique table, il y est tombé. Regardez ces images, elles sont impressionnantes. L'équivalent de deux mois de pluie en 24 heures. À Saumière, le fleuve a atteint 4,5 mètres. Les rues et les commerces ont été touchés, les écoles fermées. C'est là-bas la troisième inondation en deux mois seulement.
'est sport, parce qu'il faut tout monter, tout débrancher. Moi, je suis resté toute la nuit. Le plafond, je l'ai repris quatre fois. 4 fois ça repart comme ça parce qu'à chaque fois il y a un taux d'humidité. 3
jours qu'on ne travaille pas, 2 jours de pluie, 1 jour de nettoyage, ça commence à devenir épuisant et moralement c'est terrible.
Amandine, de nouvelles alertes à la bombe dans le ciel français.
Quatre nouvelles alertes qui ont visé aujourd'hui des avions survolant la France. C'est ce qu'a indiqué Matignon qui précise que ces quatre appareils se sont posés sans encombre à l'aéroport d'Orly où les services de déminage ont procédé à des inspections. 23 autres alertes du même genre ont été signalées aujourd'hui dans le ciel européen. Après, vous en souvenez, une douzaine hier, il y avait un avion qui avait été intercepté par des rafales ici en France. Pas ou peu d'explications pour l'instant. Deux de ces fausses alertes ont été revendiquées par un groupuscule extrémiste russe qui signe les combattants de l'état masculin.
Amandine, la Russie avec qui Donald Trump semble se rapprocher de jour en jour.
Oui, après avoir rencontré à Washington hier l'émissaire de Vladimir Poutine, le président américain a évoqué devant la presse un grand accord.
va y avoir un accord, il va y avoir un grand accord, et il va y avoir plus de l'Ukraine. Il va y avoir plus de l'Ukraine, et je peux même dire qu'il va y avoir toute l'Europe. Il va y avoir un grand accord, magnifique, et tout le monde va être content.
Alors pas plus de précision pour l'instant, ni sur la nature de cet accord, ni sur l'implication des Européens. Ce qui est sûr en revanche, c'est que depuis plusieurs semaines, Donald Trump multiplie les rapprochements avec Moscou. Vous vous souvenez de cet accord sur le gazole russe, censé faire baisser les prix aux Etats-Unis. Deux pétroliers ont bien quitté la Russie à la fin du mois d'octobre, mais ils ont visiblement du mal à accoster, puisque personne aux Etats-Unis ne semble vouloir acheter. ce gazole compte tenu des sanctions occidentales.
C'est le coup de tonnerre de l'après-midi au Royaume-Uni, à Buckingham, les Etats-Unis, où le père de Meghan Markle a été arrêté en Floride.
Il a été accusé cette semaine de détention d'images pédopornographiques. Le beau-père du prince Harry, qui est âgé de 82 ans, a donc été interpellé aujourd'hui en Floride, dans la maison de retraite où il réside. Thomas Markle, qui est brouillé avec sa fille depuis plusieurs années, elle a juste dit cette semaine qu'elle était horrifiée par ces accusations.
Et à propos de santé... des Français qui semblent prêts à durcir les règles contre le tabac.
À étendre les interdictions de fumer. Regardez ce sondage Aris Interactive pour RTL. Un Français sur deux est favorable à une interdiction de fumer dans la rue. 62% pour une interdiction sur les terrasses des bars, des cafés et des restaurants. Réaction avec Zidane Azouzi. Si on
ne fume plus en terrasse, on fume où ? C'est sûr que ça va basculer mon quotidien, mais après en soi, je peux comprendre que les fumeurs passifs n'ont pas forcément envie d'être confrontés à ça. Ça fait
partie de nos habitudes, on va dire, donc plutôt contre.
Je pense que ce serait une excellente loi pour la jeunesse. Je ne suis pas fumeuse, mais je suis contre l'interdiction parce que je trouve que c'est un vrai plaisir pour les fumeurs de fumer en terrasse. C'est à nous aussi d
'être intelligent, de voir s'il y a un enfant ou de demander à la personne à côté si ça l'adhère. dérange, s'il y a une cigarette, s'il y a de la fumée, et puis si on voit que ça dérange, on s'écarte. J'imagine
que chez nos téléspectateurs,
c
'est pareil, vous devez en discuter. Est-ce que vous vous souvenez tous autour de la table, à quand remonte l'interdiction de fumer, par exemple, dans les avions
? 40 ans
Non, c'était en novembre 2000, donc il y a 26 ans. En 2000 ? Oui, en 2000.
les avions Air France, le service ne sera plus aussi classique qu'avant. Au même titre que plate au repas ou boisson, vous pourrez obtenir désormais une de ces étranges petites plaquettes, des substituts à la nicotine. Car depuis hier, tous les vols longs courriers de la compagnie bannissent catégoriquement
la cigarette. Le 1er novembre 2000, interdiction de fumer en terrasse qui a été votée. En Belgique, la mesure devait entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Elle a été retoquée par le Conseil d'Etat. Aucune date officielle pour l'instant,
là-bas. On a interdit la cigarette en terrasse, Eglantine ? Non,
mais on remet des règles de politesse bien en évidence. Demandez au non-fumeur à côté de vous si votre cigarette le dérange.
Louis, on a interdit ? Joker !
Merci
à vous, Daniel Balle, merci à vous, Antoine Aubardorf, et merci à vous, Sandrine Cassini. Restez avec nous dans un instant en invitée. Une invitée exceptionnelle. Elle est rare dans les médias. Sophie Marceau sera notre invitée et un 5 sur 5 pop spécial avec Sophie Marceau. Marc Lavoine en duo avec sa fille et Laurent Mariotte pour des recettes simples et pas chères. C'est à vous, reviens dans un instant. Ne bougez pas, on est ensemble jusqu'à 21h. On est en direct avec Sophie Marceau.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.