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À cinq mois de la présidentielle, c'est l'homme qui a le vent en poupe des sondages en hausse entre 17 et 19% au premier tour. Un programme publié, une affiche de campagne dévoilée aujourd'hui. Un nouveau slogan, liberté, égalité, solidarité. Un meeting géant demain devant plus de 20 000 personnes. Et une question, comment expliquer cette percée de Jean-Luc Mélenchon ? C'est la question que nous avons posée à Trois-Sondeurs.
y a incontestablement une dynamique, Jean-Luc Mélenchon, depuis la rentrée. Il situe un niveau qui est supérieur à celui qu'il a connu avant
l'élection présidentielle de 2022. Jean-Luc Mélenchon arrive à capter et la colère et les demandes sociales de la population. Il est, comme disent les anglo-saxons, un campaigner. Il donne le sentiment aux électeurs de gauche d'être véritablement le seul en campagne. Et il se nourrit de la faiblesse de ses concurrents les plus proches.
Bonsoir Sandrine Cassini. Vous êtes journaliste politique au Monde, en charge de la gauche. Et bonsoir Antoine Oberdorf. Vous êtes journaliste politique à l'Opinion. Vous allez nous aider à comprendre le système Mélenchon. A 75 ans, il mène sa quatrième campagne présidentielle. Vous le décrivez, Antoine Oberdorf, en apesanteur. Qu'est-ce qui a changé chez lui par rapport aux trois premières tentatives ?
C'est d'abord que Jean-Luc Mélenchon n'est plus le seul émetteur puissant de la France insoumise. Il peut compter maintenant sur une armée extrêmement disciplinée qui va bien au-delà de quelques députés. Il a plus de 70 députés à l'Assemblée nationale et tous en ce moment ratissent le territoire, vont dans des réunions publiques avec à chaque fois des centaines de personnes à Poitiers, à Brest, parce qu'il y a désormais d'autres figures que lui. Même si, évidemment, à la fin des fins, les gens sont fascinés par le côté tribunicien de Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a Rima Hassan, il y a Bali Bagayoko, il y a Mathilde Panot, il y a Manuel Bompard, Clémence Guettet. Tout cet écosystème au service de Jean-Luc Mélenchon et avec un accent mis. particulièrement sur les réseaux sociaux, cette puissance de feu que l'on voit déferler, qui leur permet de mobiliser leur base.
Sandrine Cassini, il a perfectionné sa méthode au fil des campagnes, il a appris aussi de ses défaites ?
à fait, il a appris de ses erreurs, et c'est sa quatrième campagne, ils ont tout vécu, il y a eu les perquisitions, il y a eu un tas de choses, et aujourd'hui, fort de cette expérience, il peut être en selle. Et d'ailleurs, il a organisé sa campagne pour éviter de les reproduire, et notamment pour... Masqué en tout cas pour adoucir son image. Il évite d'aller dans des endroits où il pourrait s'énerver, sur des plateaux télé où on pourrait le confronter. Et ils font très attention à ne pas commettre d'outrance, à ne pas déraper, à éviter tous les mauvais bruits qui peuvent faire dérailler le discours, le récit.
C'est lui qui tire le plus grand profit, Sandrine Cassini, de la contestation qui règne aujourd'hui en France, de la colère qui règne.
je ne sais pas si c'est lui qui tire le plus grand bénéfice ou si c'est le Rassemblement national. Ça, c'est un petit peu l'inconnu. C'est certainement lui qui en tire les fruits à gauche, en tout cas. En tout cas, il répond, il catalyse cette colère, ce besoin de radicalité. Il récolte le fruit du travail fait dans la jeunesse depuis très longtemps. Aujourd'hui, dans les enquêtes d'opinion, plus de 40% des jeunes de 18 à 24 ans votent. disent vouloir voter pour Jean-Luc Mélenchon. Et ça, c'est 15 ans de travail sur le terrain et par des mesures.
Mais vous dites qu'il adoucit son image. Mais c'est toujours la même chose, c'est-à-dire qu'il l'adoucit au dernier moment, si j'ose dire, un an avant. Quand vous dites qu'il n'a aucune violence, il en a vis-à-vis des journalistes, il en a sur les réseaux sociaux, il a effectivement une armée de bataille qui est en pleine forme et qui est très efficace quand les autres se demandent ce qu'ils sont en train de faire. Est-ce que les gens sont dupes de ça ? C'est-à-dire que le Mélenchon violent, tout d'un coup, devient Mélenchon tout doux
Écoutez, les gens, je ne sais pas s'ils sont dupes parce que... Ça reste quand même une figure qui est... Enfin, l'envers du décor, c'est que ça reste une figure qui est repoussoir pour toute une partie de la population française, en tout cas. Mais pour l'électorat de gauche... L'électorat de gauche, en tout cas, a décidé, visiblement, en tout cas pour au moins 20% d'entre eux, pour l'instant, de se tourner vers lui. Donc, effectivement, a décidé de gommer cette partie-là.
Antoine Obardoff, vous vous voyez un peu hoché de la tête.
Non, mais parce qu'on le connaît, le numéro. C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon, c'est toujours Dr Jekyll et Mr Hyde. Et donc, il y a un moment où il change, où il remet son costume propret des grands jours. Et au fond, sa prédiction, c'est que... Il sera l'homme le plus détesté de France et qu'importe, jusqu'au second tour. Et au second tour, il sommera tout le monde de choisir un camp. Moi, ce qui me frappe énormément, c'est que Jean-Luc Mélenchon ne prend pas au sérieux le barrage républicain. Pourquoi ? Il passe son temps à expliquer qu'en se référant notamment à l'historien spécialiste du nazisme, Joanne Chapoutot, qu'au fond, les bourgeois, les élites économiques seraient prêtes à se vendre à Hitler plutôt qu'à Blum. Donc en gros, à voter Marine Le Pen. parce que Jean-Luc Mélenchon leur inspire du rejet et de la détestation. D'une part, il dit ça. et donc ils taxent les macronistes supplétifs de l'extrême droite, mais dans le même temps, ces mêmes bourgeois devraient venir comme un seul homme aux urnes pour faire barrage face à Marine Le Pen et l'amener au pouvoir. Il y a quand même un paradoxe que moi je ne m'explique pas, surtout dans un pays et une France où la
gauche
est
à 28%. C'est ce qu'on entend tout le temps, voter au Mélenchon au premier tour, c'est faire élire Le Pen au second tour.
On n'en sait rien en réalité, on n'en a pas fait l'élection encore. Non, mais eux regardent quand même les législatives et ils voient quand même que le barrage républicain, il a quand même fonctionné en réalité. On pense qu'il n'a pas fonctionné. Il a quand même fonctionné puisqu'il a permis d'endiguer la vague du Rassemblement national. Et ils espèrent que cette vague se reproduira. Et probablement que dans une partie de la population, elle marchera. Après, il reste à savoir combien, reste à savoir à quelle hauteur.
Mais un ancien directeur de sa communication de campagne, Arnold Champrenier Trigano, vous confie, Antonio Bordoff, que le pouvoir n'intéresse pas vraiment Jean-Luc Mélenchon. Alors déjà, on est surpris en lisant cette phrase-là. C'est la conquête. C'est la conquête, en clair. Est-ce qu'il veut davantage entrer dans l'histoire que gouverner ? Ça, c'est romantique. Mais on entend aussi qu'il a envie de conflictualiser les choses. On entend aussi parfois dire, il y a eu plein de phrases qui lui ont été attribuées. En off souvent, à la fin des fins, il ne restera que Marine et moi. Absolument.
À la fin des fins, c'est sa prophétie. Mais cette
prophétie, si elle a lieu, qu'est-ce qui se passe ensuite dans nos rues
? Mais qu'est-ce qui se passe ? D'abord, c'est à peu près, si vous êtes à coup sûr, vous avez un 17 octobre XXL avec un troisième tour social qui était, il faut le rappeler, il y a un livre d'ailleurs qui vient de sortir sur le sujet de deux confrères qui étaient planifiés, étudiés. par les experts sécuritaires, y compris qui avaient commencé à reprendre la carte des émeutes de l'été 2023 après la mort de Naël et qui regardaient les foyers de contestation qui étaient les foyers potentiels d'un troisième tour social s'il y avait un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Ça, c'était des choses qui étaient à l'étude. Ce qu'on n'avait pas anticipé, c'est que le troisième tour serait décalé avant le premier tour. Mais Jean-Luc Mélenchon, en fait, il pousse la conflictualité au maximum parce que, pour lui, c'est un gage de mobilisation. En fait, nous... On pense que la diabolisation va infléchir sa dynamique, mais jusqu'à preuve du contraire, lui, il est persuadé que la conflictualité, c'est la vie. Et qu'effectivement, comme le dit Arnaud Champremé-Trigano, là où la conquête du pouvoir impose des contraintes, impose à un moment donné de rassembler une majorité de Français, lui préfère parfois le charme révolutionnaire. Et donc, effectivement, il y a un doute sur le fait qu'il veuille encore véritablement accéder à l'Élysée. Il y a un véritable doute là-dessus chez ses proches. Raquel Garrido dit par exemple, au fond, pourquoi Jean-Luc Mélenchon aurait besoin d'accéder au pouvoir ? Il vit déjà comme un président. Il a une cour, il a un camarade qui l'attend en bas de chez lui pour faire sa sécurité. Il est oréolé de son pouvoir et de son prestige. Pourquoi vouloir devenir président de la République ? Et je
voudrais qu'on revienne sur le chiffre qu'on a vu tout à l'heure. Un Français sur deux de 18K qui, entre 18 et 24 ans, veut voter Jean-Luc Mélenchon. Il a 75 ans, Jean-Luc Mélenchon. Il a convaincu tous les jeunes. Et d'ailleurs, sa stratégie, Sandrine Cassini, c'est de dire, Antoine Léaumont, qui est un député insoumis, a dit, allez-y les jeunes, allez convaincre vos parents et vos grands-parents. C'est plus que fort ce qu'il fait avec les jeunes. Oui,
il arrive à convaincre les jeunes. C'est tout ce paradoxe. C'est-à-dire que lui aussi, malgré ses 75 ans, il a compris que la jeunesse, parce qu'aujourd'hui les autres candidats... Les autres candidats aimeraient bien avoir cette jeunesse en réalité, même si elle est beaucoup plus abstentionniste que l'électorat. Le RN, là,
un peu après, c'est-à-dire sur la tranche, 5, 30, ça bascule et ça se met à baisser chez un jeune Mélenchon.
Mais quand même, ça ne les empêche pas d'essayer de mener des discours envers la jeunesse. Ils sont complètement inaudibles. Mais Jean-Luc Mélenchon, ce qui parle à la jeunesse, c'est tout le travail sur le programme, le virage sur la bifurcation écologique, sur les sujets sociétaux. l'antiracisme, tout ça, ça parle à la jeunesse. Et ces sujets ont été laissés un petit peu en jachère par le reste de la classe politique, puisqu'on sait très bien que ceux qui votent, ce sont d'abord les
électeurs les plus âgés. Alors justement, parmi les électeurs les plus âgés, on le voyait sur le sondage, ils ne recueillent que 7% d'intention de vote chez les plus de 65 ans, ceux qui votent le plus massivement. Antoine Bordoff, quand on voit ce chiffre... 7%, on se dit qu'il n'a aucune chance d'être élu ?
Oui, parce que l'écart de participation, si vous voulez, entre les 18-24 ans qui sont à peu près à la dernière action présidentielle, a 58% de participation. Contre versus pour les 60-69 ans, 88% de participation. On se dit que ça va être difficile. Et Jean-Luc Mélenchon le sait. J'en tiens pour preuve le fait que, par exemple, en 2022, dans l'entre-deux-tours des législatives, il s'était énervé. Il y avait une sortie qui avait fait date où il disait « Mais bouge-toi, mon pote. Moi, vraiment, je me crève à défendre Parcoursup, à défendre des avancées pour les jeunes. Et vous, vous n'êtes pas foutu d'aller aux urnes ? » À ce moment-là, il avait eu comme une forme d'aveu. Il avait dit « Si je reste avec des gens de 70 ans comme moi, je suis minoritaire. » Donc Jean-Luc Mélenchon a conscience que s'il ne l'amène pas... La jeune génération, cette France de la jeunesse et des quartiers populaires qu'il a agrégée, amalgamée avec son concept de nouvelle France, s'il ne l'amène pas aux urnes, il est battu et archi-battu.
Ce qui explique peut-être aussi une partie de son succès, c'est qu'il a une façon de faire les choses, un sens du spectacle phénoménal. Ça peut intéresser les jeunes avec des hologrammes, des meetings immersifs. Il ne manque pas d'idées pour mettre en scène ses discours. Regardez.
Et maintenant, à Paris !
On connaît son talent oratoire, mais au-delà de tout ça, qu'est-ce qui explique cette capacité à électriser les foules ?
Ce n'est pas juste la passion de l'esthétique. Ça, ça veut dire quelque chose de très précis, je ne sais pas si tu seras d'accord Sandrine, c'est ici est la force. Nous aurons toujours un coup d'avance, que ce soit sur les hologrammières et demain sur l'intelligence artificielle, parce qu'ici est la force.
Oui, d'ailleurs c'est un petit peu contradictoire, parce que là il a tout un discours autour de l'IA, alors que l'IA c'est aussi une source d'angoisse folle dans la jeunesse. Il est quand même toujours un peu Il est toujours pour le progrès, il est pour l'espace, il est très fri... Pardon, excusez-moi. Il est très idéaliste et il adore la technologie, en réalité, et
le progrès. Jean-Luc Mélenchon a dévoilé aujourd'hui sa nouvelle affiche de campagne. Le regard tourné vers le haut, l'air serein, avec en arrière-plan le plateau de Gergovi, près de Clermont-Ferrand, et ce slogan, liberté, égalité, solidarité, pourquoi ces choix ? Sandrine Cachini, comment vous les analysez
D'abord, sur cette affiche, on dirait un peu Mitterrand. Il n'y a pas le
clocher. Il n'y a pas le clocher,
mais la scénographie est un peu la même. Donc Mitterrand, ça reste quand même son grand homme. Et c'est un peu cette affiche de 81, la force tranquille. C
'est pour rassurer les plus âgés ? Peut
-être.
C'est pour montrer qu'il est républicain, puisque c'est le blanc-rouge. Comme il sait très bien, et que Dieu sait s'il y a des gens qui réfléchissent dans cette classe politique à la campagne, il sait très bien où sont ces déficits d'image. républicain puisqu'il a beaucoup utilisé la rue et beaucoup pousser les gens à se battre si j'ose dire et il rectifie comme d'habitude c'est l'apaisement à montrer donc c'est du marketing extrêmement bien mené
dans la rue justement nathalie l'influence de jean-luc mélenchon se fait aussi sentir par exemple hier son concurrent à gauche rafael guxman a été eu et prise à partie dans la manifestation parisienne
n'est pas d'accord avec cette gauche supposée qui rejette la gauche, la vraie gauche. Il n'était pas là au début, il condamne les actions des étudiantes, il ne les soutient pas. Je ne sais pas ce qu'il veut faire là. Pour moi, il n'a pas de légitimité à être là. Pour moi, c'est uniquement pour sa campagne qu'il est là. Ce n'est pas pour soutenir la manifestation, ce n'est pas pour manifester. –
Raphaël Glucksmann qui a dû quitter la manifestation après y être resté une quarantaine de minutes. Pendant ce temps, on a appris hier également que plusieurs députés communistes neufs précisément avaient annoncé leur soutien à Jean-Luc Mélenchon malgré la candidature. de Fabien Roussel, ça veut dire, Antoine Oberdorf, que Jean-Luc Mélenchon s'est devenu la principale force d'attraction à gauche.
Il est un pôle d'attraction, mais il veut s'arroger à un monopole, et en particulier un monopole sur la rue. Et le témoignage de ce jeune est tout à fait significatif. C'est-à-dire que quand vous êtes militant ou sympathisant insoumis aujourd'hui, vous êtes persuadé d'être du bon côté de l'histoire, d'avoir le totem de la vraie gauche, et que précisément tous les autres sont soit des traîtres, soit... L'alternative, c'est bien souvent, et ça a été dit encore à Raphaël Glucksmann, des sionistes. C'est ce qu'on entend beaucoup dans cette génération Gaza. Le problème, c'est que si Raphaël Glucksmann n'est pas un camarade, si François Ruffin n'est pas un camarade, si Fabien Roussel n'est pas un camarade, voire presque un collabo comparable à Jacques Doriot, qu'est-ce qui reste à la fin ? Parce que dès lors que vous n'épousez pas l'idée selon laquelle la police tue, déjà vous êtes quasiment un socio-fasciste. n'adhérez pas, par exemple, à l'idée qu'il faudrait abandonner la solution à deux États, pour ce qui concerne le conflit serelo-palestinien, ce qu'a fait la France Insoumise dans son programme, et qu'il faudrait donc aller, comme Rima Hassan, vers l'idée d'un État binational, alors vous êtes un sioniste, ami de Netanyahou et de sa bande. Donc le problème, c'est qu'à la fin, ce sectarisme-là, il ne fait que cantonner dans les marges la France Insoumise, malgré tout, jouit de son monopole, ça c'est indéniable. Et on le rappelle qu'il faut aussi
beaucoup de respect envers les journalistes. On a une pensée pour Apolline de Malère, pour Anne-Pierre Courbet ces dernières semaines, et qu'il est le bienvenu sur le plateau de cet avou, Jean-Luc Mélenchon, parce que ça fait très longtemps qu'il n'est pas venu sur le plateau de cet avou. Une question pour vous, Daniel Ball. Patrick Martin, le patron du MEDEF, avait déclaré en un mot, puisqu'on a dans quelques instants le 505 d'Amandine Bégaud, qu'une victoire de LFI pourrait faire fuir les patrons. Et il a ajouté... Ce serait mon cas. Je vous pose la question de manière directe. Si LFI arrive au pouvoir en 2017, est-ce que vous quittez la France ?
Non, évidemment. C'est les Français qui doivent choisir leur président. C'est la démocratie. Et c'est notre rôle ensuite dans les entreprises de continuer à faire tourner ce pays, à continuer à faire tourner l'économie, à créer de la valeur et à partager la valeur. Et qu'est-ce qui fait le mieux la création et le partage de la valeur que l'entreprise ? Ça
ne vous inquiète pas.
À un moment, il faudra prendre les résultats des élections. Et ces résultats, on les verra dans six mois. Il y aura les élections législatives derrière. Mais notre responsabilité, et en tant que chef d'entreprise, en tant que président du Crédit Mutuel, je dois évidemment participer au débat, mais pas au débat politicien dans ce sens, et par contre penser à qu'est-ce que nous ferons. Et pour nous, les choses sont claires, nous devons penser d'abord à nos sociétaires, aux clients, à la société, et puis continuer à avancer. On a 80 000 salariés dans le groupe, je pense à eux, et eux, on doit continuer à leur offrir des perspectives dans l'entreprise.
Merci à vous Daniel Ball, merci Sandrine Cassini. Vous êtes journaliste au Monde, en charge de la gauche. Merci à vous, Antonio Bardor. Vous êtes journaliste politique à l'Opinion. Vous restez avec nous tout de suite.
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