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Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin dans le 740 France Info. Vous êtes le coordinateur de la France Insoumise. On va parler beaucoup de choses avec vous, notamment bien sûr de l'élection présidentielle. On est à moins de six mois du premier tour, 18 avril prochain. On va parler aussi de la sortie aujourd'hui de votre programme, l'Avenir en commun, dans un livre publié en librairie. Mais avant, on va parler bien sûr de cette nouvelle journée de mobilisation d'hier, partout en France, avec beaucoup de monde dans les rues du pays, entre 1,6 million au niveau des manifestations. En tout cas, c'est le chiffre des organisateurs des syndicats et quasiment 500 000 personnes, 475 000 personnes pour être tout à fait précis selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Est-ce que vous nous dites ce matin, Manuel Bompard, qu'il y aura un avant et un après 5
novembre
?
Je le crois, je le souhaite, je l'espère. C'est une mobilisation extrêmement puissante. C'est les manifestations les plus nombreuses en France depuis la mobilisation contre la retraite à 64 ans. Et ça dit, je crois, le niveau d'exaspération, le niveau de colère, le niveau de difficulté sociale de nombreux Français, de nombreuses Françaises qui tout simplement n'arrivent plus à finir les fins de mois et qui demandent des réponses en matière de pouvoir d'achat, en matière d'augmentation des salaires. Ça dit aussi la persistance de cette mobilisation de la jeunesse. qui pour l'instant n'a pas obtenu les réponses souhaitées en matière d'investissement dans des conditions d'éducation qui sont dignes. Maintenant, il appartient au gouvernement d'apporter des réponses rapides, immédiates et qui permettent d'améliorer la situation pour les Françaises et les Français. Donc vous
envoyez la balle au gouvernement, mais on fait quoi maintenant ? Est-ce que vous appelez quand même, si jamais il n'y a pas de réponse du gouvernement concrète, à la manifestation, à continuer à se mobiliser ? C'est-à-dire que toutes les semaines, jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle, vous appelez Français à descendre dans la rue ?
D'abord, ce n'est pas moi qui dirige cette mobilisation, mais évidemment, si les organisations syndicales continuent à appeler à se mobiliser, moi je les soutiens totalement maintenant, moi ce que je souhaite. Mais c'est étonnable ça, six mois comme ça ? Ça c'est au gouvernement qu'il faut poser la question. refuse de répondre aux revendications les mobilisations se poursuivront donc maintenant il lui appartient d'aller au delà du point de vue des réponses à la jeunesse vous savez que les organisations de jeunesse On prévue 10 mesures qui sont très importantes, des investissements massifs, la fin de parcours sup, des places supplémentaires dans l'enseignement supérieur à la recherche. Après, le gouvernement peut agir sur les salaires, notamment en augmentant le SMIC. Et pas seulement, en faisant en sorte que l'ensemble des salaires
puissent augmenter. Avant qu'on détaille les propositions probas potentielles possibles du gouvernement, est-ce que vous demandez ce matin la démission, le départ de Sébastien Lecornu, le Premier ministre ? Il y a de nombreux responsables de gauche qui la réclament depuis hier soir. mobilisation. Je pense à Marine Tondelier, la candidat des écologistes, qui dit « la question de son départ se pose », je la cite, ou encore Sandrine Ousseau qui réclame clairement
sa démission. Écoutez, bien sûr que la question se pose, y compris la question du départ du président de la République, mais moi je ne vais pas vous raconter d'histoire, je sais que ce n'est pas ce qu'ils vont faire. Donc je préfère me poser la question de savoir quelles sont les réponses politiques qu'ils peuvent apporter. Je sais, vous avez raison, il va y avoir des élections très importantes dans six mois. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que pour des millions de Français, six mois c'est très long. Et tout le monde n'a pas le luxe. d'attendre six mois pour avoir des réponses à des difficultés sociales qui sont majeures avec l'augmentation des prix des carburants aujourd'hui. Vous avez des gens qui se privent tous les jours. Vous avez des gens qui, par exemple, renoncent à tout loisir parce qu'il faut remplir la voiture. Donc c'est maintenant qu'il faut des réponses. Et je crois que le gouvernement nous a déjà fait perdre beaucoup trop de temps.
Mais vous ne demandez pas la démission de Sébastien Cornu pour autant. Mais je crois que ce que demandent les gens... En mettant la pression,
comme le font les écologistes ou d'autres. On a en ce moment un débat budgétaire à l'Assemblée nationale. Si le Premier ministre décide de passer en force son budget, zéro voix à l'Assemblée nationale pour son budget, s'il décide par exemple par un 49-3 d'essayer de passer en force, oui, évidemment, on déposera une motion de censure et on cherchera à renverser le gouvernement. Mais moi, ce qui m'importe, c'est comment on améliore la vie des gens immédiatement. Et ça, aujourd'hui, ça nécessite des réponses politiques.
En tout cas, Sébastien Lecornu, visiblement, il ne baisse pas les bras puisqu'il organise une conférence sociale lundi. L'objectif, c'est de réunir syndicats et patronats du côté de Matignon. Est-ce que quand même vous saluez cette initiative
? Je salue cette initiative. C'est bien qu'il y ait une conférence sociale, évidemment. Mais maintenant, la question, c'est pour faire quoi ? Pour dire quoi ? Alors, une conférence sociale, ça permet de mettre les organisations syndicales et le patronat. autour de la table. Et il est clair que le patronat doit lâcher du lest et faire en sorte d'augmenter les salaires, puisque les salaires n'ont pas augmenté autant que les prix ces dernières années en France, ce qui veut dire que la plupart d'entre nous, nous avons perdu du pouvoir d'achat. Donc oui, il faut que le patronat fasse des efforts. Le patronat
que Sébastien Cornu rencontre aujourd'hui même, notamment le président du MEDEF,
Patrick Martin. Mais attention, il ne faut pas seulement dire que c'est au patronat de faire des efforts. Le gouvernement a des leviers pour agir, notamment l'augmentation du SMIC, une décision qui appartient au gouvernement, ou par exemple la revalorisation du point d'indice des fonds. qui sont des décisions gouvernementales. Il doit
proposer un coup de pouce pour le SMIC lundi, à l'issue de cette conférence sociale, c'est Mathien Lecornu, c'est ce que vous lui demandez. Qu'est-ce que vous demandez d'autre ? La hausse des salaires ?
D'abord, évidemment, un véritable coup de pouce sur le SMIC. À combien ? 100 euros, 150 euros ? Dans le programme que nous présentons aujourd'hui, nous défendons le SMIC à 1 700 euros net, c'est-à-dire une augmentation de 15%. Je crois que les organisations syndicales demandent entre 5 et 10% d'augmentation immédiate du SMIC. 10% pour la CGT ? Voilà, je pense que c'est des revendications qui sont... évidemment des revendications absolument justes. Quand j'entends que le gouvernement pourrait augmenter le SMIC de 0,5%, c'est-à-dire 7 ou 8 euros par mois, honnêtement, si c'est ça la réponse à l'exaspération sociale que connaît notre pays aujourd'hui, ça sera totalement à côté de la plaque. Donc oui, il faut augmenter le SMIC. Il ne faut pas seulement augmenter le SMIC parce que tous les salaires, tous les salariés ne sont pas au SMIC. On a défendu et on défend ce qu'on appelle l'indexation des salaires sur l'inflation, c'est-à-dire les salaires qui augmentent automatiquement quand les prix augmentent. Puis il faut aussi revaloriser le point d'indice des fonctionnaires, parce que le point d'indice des fonctionnaires a été gelé quasiment depuis 10 ans, les fonctionnaires ont perdu beaucoup de pouvoir d'achat, et il faut aussi revaloriser leur rémunération.
Il y a quand même eu 11 hausses du SMIC en 5 ans et demi, pour vous, bien sûr on comprend que ce n'est pas suffisant, ils ont quand même fait
un geste. Oui, c'est la loi, c'est-à-dire que chaque année quand les prix augmentent, le SMIC est censé augmenter d'autant. Mais vous savez, c'est simple, en Allemagne, en Belgique, le SMIC a augmenté deux fois plus vite qu'en France depuis 10 ans. En Espagne, le SMIC a augmenté quatre fois plus vite qu'en France. Alors j'entendais Mme Le Pen dire l'augmentation du SMIC, c'est l'URSS. Qu'est-ce que vous en pensez alors que ça ? Moi, je n'ai pas vu les chars de l'Union soviétique sur la Puerta del Sol à Madrid. Vous voyez, pourtant, à Madrid, en Espagne, on a augmenté quatre fois plus vite qu'en France le SMIC. Le général de Gaulle avait augmenté le SMIC de 30%. Ce n'était pas tout à fait l'Union soviétique. Je vois que Mme Le Pen... de plus en plus se rapproche des positions qui sont les positions libérales, patronales, et qu'elle abandonne complètement les salariés, qu'elle abandonne complètement le peuple. Enfin, le gouvernement dispose d'un levier avec le SMIC pour permettre une augmentation d'abord des bas salaires, et puis ensuite faire en sorte que ça se propage sur l'ensemble de l'échelle des salaires. Sauf que, manuellement, vous
trouvez l'argent où ? On sait que les caisses sont vides, vous faites comment ? Augmentation du SMIC, augmentation des salaires, le point d'indice des fonctionnaires, ça fait beaucoup.
Attendez, l'augmentation du SMIC, ça ne coûte pas un euro. à l'État, au gouvernement. C'est une décision qui nécessite que les entreprises augmentent les salaires. Et l'ensemble de ces mesures cumulées, c'est de l'argent. Oui, bien sûr, évidemment. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que si vous augmentez les salaires, c'est l'économie de manière générale qui va en profiter. Quand vous parlez aujourd'hui avec des commerçants, avec des artisans, qu'est-ce qu'ils vous disent ? Ils vous disent, mais malheureusement, les gens n'ont plus de pouvoir d'achat. Donc nous, on le ressent dans notre activité économique au quotidien. Augmenter les salaires, c'est distribuer, faire en sorte que c'est de l'argent qui retourne, parce qu'il retourne par la consommation directement dans l'économie. Donc c'est exactement ça qu'il faut faire et toute l'économie française s'en portera mieux. Manuel
Bompard, demain la coordination des Gilets jaunes appelle à une nouvelle journée de manifestation, ça serait la quatrième en quatre semaines, on se souvient bien sûr du 17 octobre, du 24 et du 31. Là ils disent, cette fois-ci, c'est écrit noir sur blanc sur l'ensemble des sites des Gilets jaunes qui appellent à ce mouvement de demain. qu'ils pourraient désobéir à l'État en se rendant quand même place de la Concorde. Place de la Concorde, on a vu que c'était un tracé qui était jusqu'à présent interdit par les autorités. Est-ce que vous voulez les encourager à désobéir et aller en effet place
de la Concorde ? Moi, j'encourage le gouvernement à cesser de remettre en cause le droit de manifester, la liberté de manifester. Ils remettent en
cause le droit de manifester ? Il y a des manifestations quand même chaque week-end ? Enfin non,
il y a un certain nombre de villes dans lesquelles les manifestations ont été interdites. Vous savez, par exemple, peut-être... Pour des raisons de risque, de violence... Non, attendez, hier... à Toulouse par exemple, à Toulouse. qui est une des plus grandes villes de France, il était interdit de manifester. Il y a eu des dizaines de milliers de personnes qui étaient bloquées pendant deux heures parce qu'ils ne pouvaient pas manifester. Je rappelle qu'en France, la liberté de manifester, c'est une liberté garantie par la Constitution. Donc le gouvernement doit arrêter de s'attaquer à la liberté de manifester et d'essayer d'empêcher par la répression, à la colère qui s'exprime dans le pays, de pouvoir s'exprimer dans la rue. Aujourd'hui, le gouvernement doit répondre aux revendications plutôt que d'empêcher les manifestants de manifester. Vous serez dans la rue,
vous, demain à nouveau ?
Un grand meeting qui a lieu à 15h au Bourget. Je serai au Bourget. Je ne sais pas si les organisations syndicales appuyeront ou pas cet appel à se manifester. En tout cas, je sais qu'il y aura des prochaines dates et qu'on les soutiendra, évidemment. Vous l'avez dit, demain,
la convention de l'EFI du côté du Bourget, avec une prise de parole de Jean-Luc Mélenchon, votre candidat. Et donc, vous publiez aujourd'hui, on est à moins de six mois du premier tour de la présidentielle, votre programme, l'Avenir en commun, qui sort en librairie. C'est quoi l'objectif ? C'est de tenter de réintéresser les Français à des propositions, à un programme ? On voit que sur ces dernières années on votait avant tout pour un candidat, pour un homme, pour une femme. Là c'est quoi ? C'est le programme votre priorité ?
Oui bien sûr. Alors nous on a toujours dans toutes les élections présidentielles publié un programme parce qu'il me semble que c'est quand même la base dans une élection. ont choisi entre des projets de société. Et nous, on considère que c'est normal que chacun présente son projet de société. Donc on a sorti un livre que vous avez là, à côté de vous, qui contient plus de 1000 propositions, qui est le programme de la France Insoumise et que tout le monde peut trouver en librairie. Je vous invite à le commander, à aller l'acheter, à l'offrir, parce qu
'il faut le faire connaître. 1069 propositions sur les services publics, l'éducation, l'écologie, la 6ème République, l'intelligence artificielle. relever deux thèmes peut-être un peu nouveaux chez vous. Alors vous allez me dire non, on parle d'écologie depuis longtemps, mais quand même ce que vous appelez les nouvelles maladies écologiques face auxquelles vous proposez d'intégrer la santé environnementale dans toutes les politiques publiques notamment. Et puis deuxième thème aussi un petit peu nouveau sur les nouvelles familles, les nouveaux schémas familiaux avec la reconnaissance, la création d'un statut pour les familles monoparentales et la reconnaissance du statut du beau-parent. Là vous vous adressez à qui sur ces propositions-là
? Au pays tout entier, mais c'est vrai que... Notre programme évolue d'élection en élection et notamment il prend en compte des nouveaux sujets, des nouvelles questions. Cette question-là, ce qu'on appelle des nouvelles familles. Ça existe encore, mais il y a de plus en plus d'autres formats familiaux qui existent. C'est ça, la Nouvelle France aussi ? C'est aussi ça, la Nouvelle France, c'est aussi ces nouvelles familles. Il faut que ces nouvelles familles aient des droits. Si on met en place, par exemple, une carte pour les familles monoparentales, ça leur permettra de bénéficier, par exemple, de réduction dans les transports, un peu à l'image des cartes qui existent pour les familles nombreuses. Quant à la question des maladies écologiques, malheureusement, je crois que dans n'importe quelle famille, aujourd'hui, on connaît des gens qui sont atteints de cancer. Et il s'agit de montrer aussi que ces maladies-là, elles viennent de... Décisions politiques, l'utilisation des pesticides, d'un certain nombre de produits dans notre alimentation. C'est beaucoup d'argent aussi encore,
ces politiques-là liées à l'écologie. Oui, mais ça rapporte aussi beaucoup d'argent. Comment vous financez tout ça, franchement ?
Je vais vous répondre, mais n'oubliez jamais que, par exemple, la question de la santé environnementale, c'est aussi faire beaucoup d'économies. Parce que quand les gens sont malades, c'est la sécurité sociale, c'est la prise en charge des soins. Et on peut faire la démonstration au contraire qu'avoir une politique de prévention contre les maladies écologiques, ça permet de gagner de l'argent à la fin. Comment on le finance ? On a présenté déjà le chiffrage de notre... première année, et puis ensuite il y aura une présentation du chiffrage de l'ensemble du programme sur les 5 ans. On le finance notamment, évidemment, en mettant à contribution les plus riches, les très grandes entreprises. C'est quoi la taxe Zuckman ? Par exemple, vous savez, ces grandes entreprises... On n'entend pas
du tout parler de ça dans cette campagne.
Ah ben, la taxe Zuckman, le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, faire en sorte que celles et ceux qui ont beaucoup, beaucoup... contribuent davantage. Mais ce n'est pas seulement ça notre réponse. Si vous avez une politique et une politique d'investissement public et une politique de pouvoir d'achat, comme je vous le disais tout à l'heure, c'est toute l'économie qui va en profiter. C'est des recettes fiscales supplémentaires aujourd'hui pour l'État haussier qui permettent de financer notamment nos services publics et nos politiques publiques. Manuel Bompard, France Télévisions,
dévoile aussi ce matin en exclusivité la nouvelle affiche de votre candidat Jean-Luc Mélenchon. On va la voir dans quelques instants à l'image avec un nouveau slogan. liberté, égalité, solidarité. Si Jean-Luc Mélenchon est élu président de la République, ça sera quoi ? La nouvelle devise sur les frontières des mairies ? On remplace fraternité par solidarité
? Non, il faut distinguer ce qui est de l'ordre de la devise de la République et ce qui est de l'ordre d'un slogan politique. Pourquoi liberté, égalité, solidarité ? Parce qu'on considère que... On doit construire ce qu'on pourrait appeler la société de l'entraide, c'est-à-dire une société dans laquelle on est solidaires les uns avec les autres, et que cette question-là de la solidarité, on considère qu'elle doit être au cœur de notre campagne. Plus important que
la fraternité ? Non, mais la
fraternité, c'est un comportement personnel. La solidarité, c'est plutôt un projet politique. Et donc, dans un slogan politique, on trouvait que liberté, égalité, solidarité, ça résumait bien d'un certain point de vue la société dans laquelle on a envie de vivre demain, après la victoire de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle.
Manuel Bompard, après le Bourget, il y aura un meeting début décembre du côté du Havre, le 5 décembre précisément. Vous disiez il y a quelques semaines que l'objectif, c'était de vous rendre directement sur les terres de vos adversaires politiques. Là, c'est quoi ? Le but, c'est de défier directement Edouard Philippe chez lui. C'est votre principal adversaire, d'ailleurs, dans cette campagne, Edouard Philippe. On voit bien qu'il y a un petit peu un jeu à deux entre Marine Le Pen et vous, en tout cas selon les sondages. Et là, le but, c'est quoi ? C'est d'affronter directement Edouard Philippe
? Notre principal adversaire, je pense, dans cette campagne, c'est évidemment l'extrême droite. Vous ne les oubliez pas un peu, l'extrême droite ? Je vais vous montrer qu'on ne les oublie pas. Vous attaquez les autres,
mais rarement Marine Le Pen.
Regardez, je vous ai parlé tout à l'heure de l'absurdité du propos de Madame Le Pen, comme quoi augmenter le... Ce serait l'URSS. Et d'ailleurs, la convention, le grand meeting qu'on organise demain au Bourget, j'en profite pour dire aux gens, venez, c'est à 15h, est une réponse aussi au meeting de lancement de campagne du Rassemblement National qui a eu lieu il y a une dizaine de jours. Donc non, évidemment, on ne les oublie pas, mais Edore Philippe y participe aussi des différentes candidatures qui sont présentes aujourd'hui. Et donc aller aussi en meeting au Havre, c'est aussi montrer qu'il y a une confrontation entre des points de vue, des projets. C'est ça la démocratie, il faut montrer les différences entre les différents programmes. qu'ensuite les Françaises et les Français puissent trancher en connaissance de cause. Et donc pour ça, il faut s'inscrire sur les listes électorales, c'est important, pour des élections qui auront lieu maintenant dans six mois. Merci Manuel Bompard. Merci à vous. Merci d'avoir été avec nous dans le 740 France
Info.
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