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Premier regard sur ces images et pendant que vous avez le temps de réfléchir, je vous présente, vous êtes une sorte de grand jury, regardez, vous avez face à vous trois journalistes, Julien Arnaud, Nora Amadi et Guillaume Fard. Pas rien
parce que Julien Arnaud était là, ma première télévision. Ah bah voilà,
ce sont des retrouvailles. Regardez ces images. Première, est-ce que vous dites bravo la gauche ? C'est pas votre boutique mais objectivement ils ont réussi une mobilisation très large.
Je dis surtout bravo aux manifestants qui ont eu zéro débordement, ça avait l'air très festif, donc je comprends. Évidemment, les gens qui vont dans la rue ont à peu près dix ans de macronisme. La France est exsangue. Les Français vivent bien moins bien dix ans après. Vous auriez pu manifester ? Moi, ce n'est pas vraiment mon ADN, mais je comprends la colère des Français, bien sûr, je la comprends. Moi, je pense que manifester, c'est bien, mais que voter, c'est mieux. Je suis une femme politique, je suis là pour abandonner des solutions. Je pense que la meilleure façon de renverser la table, parce que finalement, les gens manifestent pourquoi ? Parce qu'ils ne sont pas contents de leur quotidien, ce n'est pas une fatalité, c'est la conséquence de choix politiques qui n'aurait pas été les nôtres. La meilleure façon, pour moi, pour renverser la table, c'est de voter Marine Le Pen le 18 avril et le 2 mai.
Au-delà de votre ADN, sur les revendications à proprement parler, les pancartes, ce qu'ils brandissaient, notamment sur la revalorisation des salaires, Sur le SMIC, par exemple, certains vont le proposer jusqu'à 1 600 euros. Est-ce que ça, ce sont des choses, vous dites, bah oui, banco ?
Vous êtes observateur de la politique, monsieur Arnaud. Vous savez bien que cette augmentation sèche du SMIC n'est pas possible quand on voit l'état de nos entreprises. Vous savez, en tant que députée, je suis invitée par le tribunal de commerce à sa rentrée et on a la litanie des entreprises qui ont fermé. Ils nous disent tous, cette augmentation-là n'est pas possible, même si nous aimerions tous qu'elle le soit. Et est-ce que vous n'exagérez pas quand vous dites...
Marine ou nous aurons Staline ?
Non, nous avons une mesure très différente, nous, qui est d'augmenter dans l'entreprise tous les salariats jusqu'à trois fois le SMIC et que cette augmentation de 10%, cette augmentation-là, soit exonérée des charges afférentes.
J'avais raté ça, vous avez vraiment dit « Voter Marine ou Marine,
ce sera Staline ». Vous avez tweeté l'autoroute de l'URSS à 200 km heure en retweetant un message de Sarah Legrain de la France Insoumise et vous avez mis « Voter Marine ou nous aurons Staline ». C'est exagéré. C
'est pas assez quand même, moi ça fait quatre ans que je l'ai subi, on n'est pas très... loin, on n'est pas très loin de l'URSS, bien sûr. Vous les avez sur votre plateau aussi, on a deux conceptions très différentes évidemment. Est
-ce que vous ne faites pas ce que d'autres vous font, c'est-à-dire de vous extrémiser, de vous faire comme si vous étiez à un point vraiment, c'était dans les années 80 quand on disait l'homme au avant, l'homme au couteau entre les dents, les chars soviétiques sur les Champs-Elysées, Staline vraiment ?
Écoutez, moi j'ai quand même l'impression que les constats... Non mais Staline, c'est des dizaines de
millions de morts. Je suis
d'accord, excusez-moi de vous dire que ça fait 4 ans que je vis avec la France insoumise et qu'il y a une violence qui est inouïe. Et que la violence que l'on vit dans ce pays, je pense qu'ils en sont responsables. Souvenez-vous Thomas Porte qui jouait au foot avec un ballon à l'effigie de la tête du ministre. Mais c'est quand même, quand vous y réfléchissez, c'est absolument
hallucinant. Allez au bout de votre pensée, vous pensez vraiment que la démocratie serait en danger si la France insoumise gouvernait ? Je
pense bien sûr, oui. Oui, je le pense, je les entends parler, je vois bien qu'ils sont des révolutionnaires, ils ont essayé de mettre la France à feu et à sang, excusez-moi, le 17 octobre, ils ont soufflé sur les braises, je me souviens même des émeutes au moment de la mort de Naël, M. Guiraud sur le plateau, je termine simplement, M. Guiraud sur le plateau me disant je n'appellerai pas au calme, donc c'est quand même très particulier, c'est une conception de la démocratie qui n'est pas la nôtre.
Non, pardon, il y a quand même quelque chose de très excessif, si on disait de vous, vous êtes les nouveaux, je ne sais pas quoi, Mussolini ?
Parce que vous ne pensez pas qu'il dit ça toute la journée, excusez-moi de vous dire. Mais quoi qu
'il en soit, l'un ne justifie pas l'autre. Est-ce qu'on n'est pas précisément dans le débordement d'excès qui est dangereux quand on veut rester dans un certain cadre démocratique ? Mais je ne
pense pas que certaines, alors ça va me revenir lors de l'émission, mais certaines de leurs amendements même sont effectivement...
C'est bizarre que ça ne vous revienne pas tout de suite alors.
Parce que ça fait longtemps que je l'ai subi et que je peux vous assurer que des dingueries, j'en ai quand même vu un peu pendant le
temps. Pour autant, c'est un parti qui appelle au vote, à la démocratie, comme vous. Est-ce que, en l'État, vous considérez qu'il sorte
du champ démocratique ? Non, vous avez quand même... C'est un jury variable ce que vous me dites, parce que c'est quand même quand vous prenez Jean-Luc Mélenchon au début, avant le 17 octobre, quand il dit qu'il faut mettre des militants entre les lycéens et les forces de l'ordre, quand vous dites qu'il y a une sauvagerie policière, quand ils disent qu'il y a une violence qui est légitime...
Est-ce que vous pouvez au moins constater qu'il y a eu du côté des policiers et du côté des jeunes gens qui manifestaient des abus ? Il y a eu des jeunes gens éborgnés, il y en a qui ont perdu des mains arrachées. Est-ce que ça vous le constatez ?
Je serai toujours du côté des forces de l'ordre. Je pense que l'institution de la police est l'institution la plus... Même quand elle déborde. Mais quand elle déborde, ils seront punis madame. Si vraiment il y a un dysfonctionnement qui est contesté, bien sûr... Vous pensez qu'un policier se lève le matin en se disant je vais éborner un enfant ? En l'occurrence c'est arrivé, donc qu'est-ce qui s'est passé ? C'est un dommage probablement collatéral et c'est épouvantable. Et la mère famille que je suis trouve ça terrible. Et l'histoire de l'enfant qui a eu sa main arrachée, c'est absolument épouvantable. Mais encore une fois, on ne peut pas imaginer un seul instant, madame, que le policier qui ait fait ça l'ait fait en se disant je vais faire ça. Pas du tout, mais je serai toujours du côté du policier.
Parlons de la sécurité avec Guillaume Fard. J'aimerais qu'on regarde les quelques images, puisqu'on l'a dit, vraiment, manifestation.
Vous jetez le discrédit sur la police quand même. Vous jetez un doute
sur le fait que potentiellement... Je ne suis pas en accusation ici, Madame Lavalette. Non, je ne suis pas en accusation. Je suis en train de vous demander, est-ce que vous actez qu'il y a quand même eu des débordements et qu'en l'occurrence, des mineurs se retrouvent dans ces... Tout le monde est d'accord. Les
faits sont les faits, mais ce que je vous dis, c'est que jamais un policier ne l'a voulu. C'est en maintenant l'ordre, en obéissant à l'ordre de son supérieur. et de maintenir l'ordre parce qu'il y avait... Il y a des enquêtes
de l'IGPN et on verra
bien ce qu'elles donnent. Il y a des
armes de guerre et ça, le Parlement européen a aussi pointé les abus de la France là-dessus, l'ONU à nouveau. Je ne suis pas certaine que ce soit des espaces qui soient hors démocratie là-dessus.
Un mot s'il vous plaît sur la sécurité. Il y a eu des lycées, encore une fois, manifestées en très réussie, 575 000 membres, mais enfin il y a eu des violences hélas. Toulouse, Lille... quand il y a un certain nombre de lycées qui ont été saccagés ou incendiés. Et puis il y a une image en particulier, j'aimerais que vous désignez un mot de ça, Guillaume, qui a beaucoup marqué.
À Strasbourg, c'est un CRS, en tout cas sous forme de mannequin, qui a été reconstitué. Et donc ça s'est passé à Strasbourg et les manifestants y ont mis le feu au cri de Hacab, qui est le slogan de ralliement très hostile aux forces de l'ordre. Et donc c'est une séquence qui évidemment a fait beaucoup réagir et donc on vous demande aussi... Je suis absolument
scandalisée. Je trouve que l'entièreté de la classe politique devrait être scandalisée et devrait dire que c'est absolument épouvantable. Vous imaginez que c'est un représentant de la force publique que l'on brûle le même jour, et je crois que c'était peut-être au même endroit, Marine Le Pen, une marionnette à l'effigie de Marine Le Pen, une marionnette à l'effigie de Pascal Praud, qui est quand même un de vos collègues journalistes. Mais dans quel monde vivons-nous ? Est-ce qu'on peut s'arrêter une seconde sur la semaine que nous venons de passer ? a pris feu parce qu'il a été visé par un objet incendiaire. On a tiré sur un pompier qui intervenait. Une institutrice a été séquestrée et on lui a fait jouer à la roulette russe. On est dans un monde de violence absolument inouïe. Je pense que tous autour de cette table, on peut dire que nous n'avons jamais vu. Moi, je n'ai jamais connu autant de violence dans la vie politique. Je n'ai jamais connu autant de violence vraiment dans la rue. Et ça, ce sont des images...
Mais il y a un autre chiffre, à ce moment-là, par souci d'équilibre, il y a aussi un autre chiffre qu'il faut que l'on commente, c'est que depuis le début de ce mouvement, il y a eu 8000 gardes à vue, dont 7000 qui concernent des mineurs, c'est absolument inédit. C'est-à-dire qu'il n'y a jamais eu 7000 mineurs en garde à vue à l'échelle d'un mouvement social sous la Ve République. Est-ce que c'est excessif ? Est-ce qu'il n'y a pas eu trop d'emprisonnement ? Quand on sait en plus, si on va au bout des chiffres, que 2700 ont donné lieu à des condamnations, c'est-à-dire que vous avez 60% de ces personnes placées en garde à vue qui sont innocentes. Aux yeux de la loi, est-ce que c'est allé trop loin
? Je ne sais pas, vous vous souvenez des images du 17 octobre, de ce que nos commerçants ont vécu ? Je veux dire, il y a eu, c'était spécial quand même le 17 octobre. Moi j'ai eu la chance de poser la question au gouvernement, à monsieur Nunes le mardi, en lui disant, attendez, c'est quoi ce fiasco ? Est-ce que vous n'étiez pas prêt ? Et à ce moment-là, il faut rendre les clés le plus rapidement possible ? Ou est-ce que vous avez laissé faire ? Et il m'a répondu, vous inquiétez pas madame Lavalette, le week-end prochain, c'est moi qui serai aux commandes. Donc je m'interroge un peu. sur quel était le pilote dans l'avion le week-end du 17 octobre. Moi, je pense qu'il faut que les voyous aient une triple certitude d'être arrêtés, avec pourquoi pas une garde à vue, s'ils sont coupables, qui est un jugement, et que ce jugement soit évidemment appliqué. Je ne pense pas, effectivement.
La sortie de crise, on aimerait tous vous entendre sur la sortie de crise. Rappelons l'état des sondages. Qui va profiter de cette sortie de crise ? Quel est le langage que vous vous portez ? On rappelait tout à l'heure la grande manifestation du 30 mai 68 où il y a Malraux, tout le monde qui est là, manifesté sur les Champs-Elysées en disant on arrête la grève, on retourne au travail. Est-ce que c'est le message du Rassemblement National ? Est-ce que vous exigez, oui ou non, que les lycées reprennent les cours, que le travail reprenne après la succession du 24 octobre 31, etc.
Il y a beaucoup de questions dans votre question, parce qu'effectivement, les revendications lycéennes, c'était le début, j'allais dire, de ce mouvement social. Moi, je les partage, je suis maman de lycéen, donc je suis vent debout contre ces emplois du temps qui ont des trous absolument épouvantables. Mais encore une fois, ce n'est pas une fatalité. Vous appuyez ?
Je ne sais pas si vos profs d'enfants ont participé ou s'ils étaient dans un lycée bloqué, mais vous soutenez ? En tout
cas,
je suis
d'accord avec beaucoup des revendications. Je pense que Parcoursup, j'en ai rempli trois, j'ai perdu 10 ans de santé mentale. C'est absolument épouvantable, on s'engueule en famille pour un truc complètement opaque et anxiogène. Il faut évidemment balayer tout ça et mettre autre chose. Les emplois du temps, c'est absolument scandaleux. J'ai écouté la conversation que vous aviez juste avant que je rentre sur ce plateau sur la façon que nous rentrions plus tôt sur le marché du travail. Je pense que nous, on veut vraiment mettre fin au collège unique parce qu'on veut que les enfants aussi se sentent mieux à l'école. On veut revaloriser les filières manuelles. C'est peut-être vertigineux, mais le chantier, il est complètement global. Ça commence, j'allais dire, dès la 6e jusqu'à la rentrée sur le marché du travail. Donc les revendications lycéennes, bien sûr, elles étaient légitimes. Après ce qui s'est passé, la violence n'est jamais évidemment légitime.
Question sur les solutions de crise. Juste avant, petite parenthèse pour être précis. Quand vous parliez de l'autoroute de l'URSS à 200 km heure sur Saline... Ça vous obsède ? Non, non, mais c'est pour être précis parce que vous réagissiez à l'interdiction de certains médias, etc. Donc vous disiez, si on interdit des médias, on arrivera à l'URSS. Et c'est Marine Le Pen qui parlait de l'URSS sur une augmentation autoritaire des salaires, ce qu'elle ne voulait pas. Parenthèse fermée et expliquée. Du coup, je suis un peu sa fille spirituelle. Question sur les solutions de crise. Conférence sociale, lundi, c'est ce qu'a décidé Matignon. C'est la bonne solution, ça peut être bien ? On réunit tout le monde autour de la table et on
avance ? En fait, on ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas eu hier. Et hier, le budget à l'Assemblée nationale a été non voté. Enfin, zéro voix, zéro député. Même les députés du Bloc central, même les suppléants des ministres Amiel et Lescure qui ont présenté ce budget. Non voté pour lui. Donc je pense quand même qu'il y a une humiliation absolument terrible de ce gouvernement à l'heure actuelle et qu'il est démonétisé. Sa parole étant démonétisée, je ne vois pas comment il va pouvoir proposer une sortie de crise qui sera cohérente. Donc on ne fait rien, on attend. Non, moi je pense qu'Emmanuel Macron pourrait peut-être partir, mais il ne le fera pas. Vous espérez qu'il tombe ? Est-ce que vous espérez
que le gouvernement tombe ?
non, pour changer par quoi ? Par le même gouvernement ? Pendant six mois, on va gagner du temps, on va gagner... C'est bizarre
de dire que ça ne marche pas, tout est bloqué, mais on ne fait rien. Je crois malheureusement,
Darius, que le mal, le début du mal, c'est quand même les alliances contre nature qu'il y a eu en 2024 pour empêcher Jordan Bardella d'être Premier ministre, ce qui a fait que nous n'avons pas eu à l'Assemblée nationale la moindre majorité, qu'aucun texte n'arrivait à passer. J'espère évidemment que le 18 avril et le 2 mai...
Ils vous tiennent par la barbuchette. Tout le monde se tient par la fin. Vous n'avez pas très envie d'avoir des élections dissipées. Ce sont quand même les
Français... Je ne pense pas que nous soyons les plus frileux au niveau des élections et je ne crois pas que nous soyons ceux qui y avons le plus à craindre de notre réélection. Néanmoins, ce sont les Français qui trinquent parce que moi, j'ai hâte de savoir, enfin, je n'ai pas hâte parce que je suis très inquiète du nombre d'entreprises qui vont mettre la clé sur la porte. Quand vous entendez les opticiens, enfin, quand vous entendez tous les commerçants, je pense que beaucoup vont mettre la clé sous la porte.
Les précisions sur ce que Jordan Bardella dit ce soir, c'est vraiment l'actualité de la soirée très immédiate quand il dit qu'il aimerait idée de titre. Thierry Breton, l'esprit de Thierry Breton plane toujours sur ce plateau, vous savez, il est là tous les dimanches à votre place, donc il est en quelque sorte là au-dessus de nous, qu'il plane. La règle d'or, Jordan Bardella rejoint Thierry Breton, on peut dire ça
la règle d'or, n'importe quel gouvernant censé devrait s'imposer une règle d'or.
Et ça voudrait dire donc, convocation du Congrès, expliquez bien, parce que c'est l'idée du Rassemblement National officiellement lancée ce soir, c'est quelque chose, que le Congrès soit convoqué.
Marine Le Pen avait déjà parlé de la règle d'or quand elle a parlé de sa trajectoire budgétaire et qu'elle a
présenté tout ça. Et avant ça, pardon, au débat du Medef sur LCI. Exactement.
Et l'idée pour expliquer aux Français, c'est de ne pas tolérer un budget qui ne permette pas de désendetter la France. En fait, on a un problème absolument terrible de dette, de surendettement. Pour que les Français comprennent bien, c'est comme si vous êtes surendetté, puis que vous reprenez un prêt pour pouvoir payer vos intérêts, puis un prêt encore un autre pour payer vos intérêts. Ça peut faire un effet boule de neige, ça peut vraiment être catastrophique. Donc le projet, c'est qu'on convoque le Congrès. de notre dette et que la dette, pour que les Français comprennent bien, c'est un boulet qu'on a au pied et qui empêche à la France d'investir dans l'hôpital, dans l'éducation, dans la sécurité. Donc il faut absolument, puisque je crois que depuis 1974, aucun budget... Mais précisez bien, pardon, c'est une chose importante.
Vous aimeriez que le Congrès
se réunisse, donc à Versailles, c'est bien ce que ça prend. Et quand Jean-Rane Bardel a dit, en urgence... Ça veut dire que c'est maintenant, on n'attend pas la prochaine mandature ou législature. On est
plutôt sympa, on fait bénéficier ceux qui sont en place de notre idée de règle d'or. Donc ça ferait gagner du temps et ça permettrait d'avoir un budget de 2027. Honnêtement, vous n'êtes pas les seuls. De 2027 qui commencerait déjà à désembêter. Mais Laure Lavalette,
de
fait, si vous mettez en place cette règle d'or, qu'est-ce que vous coupez ? Je vais couper notre contribution nette à l'Union européenne, par exemple. On va la ramener à 5 milliards. Et comment vous allez faire pour négocier ça ? Vous savez bien que les
opt-out, ça s'appelle les opt-out, il faut les négocier. Je vous
remercie de votre côté condescendant, je sais que ça s'appelle les opt-out. Je le dis pour
nos téléspectateurs, c'est pas pour vous. D'accord, ça
va alors. Vous savez qu'il y a d'autres pays qui y arrivent, donc pourquoi est-ce que nous, grandes nations, n'y arriverons-nous pas ? Comment se fait-il que nous, nous n'arrivons jamais à négocier quoi que ce soit à l'Union européenne ? Je pense que ceux qui disent que ça n'est pas possible sont ceux qui ne veulent pas... que les choses changent. Donc typiquement, déjà, on la remet à 5 milliards, ce que Jacques Chirac avait trouvé de cohérent, après l'élargissement. Donc nous étions déjà 27. Sachant que nous
sommes l'un des pays les plus bénéficiaires. Par exemple, ça veut dire que potentiellement... Vous récupérez ces 15 milliards sur la contribution, peut-être que l'Europe serait susceptible de dire « dans ce cas-là, on coupe aussi ». C'est sur la contribution nette, que les gens comprennent bien. Ce que derrière, on pourrait très bien vous dire « dans ce cas-là, la PAC, on coupe aussi ». Pour
que les Français comprennent bien, l'Union européenne, on donne de l'argent, elle nous en redonne. Et nous ? Elle nous en redonne moins que ce que nous donnons. Et de façon assez colossale, on sera bientôt à 15 milliards. Donc là, on veut revenir à 5 milliards. Alors, on peut ne pas être d'accord. Il se trouve que nous, c'est un bras de fer que nous voulons engager avec l'Union européenne. Alors, vous allez peut-être vous évanouir, mais on a envie de réserver les allocations de solidarité aux Français. C'est aussi une grande source, évidemment, d'économie. C'est un projet que nous avons depuis longtemps, qui est partagé par plus de 70% des Français. Donc, c'est assez cohérent à ce que veut le peuple français. Et puis, on va aussi s'attaquer à ce milieu. territoriale. Pour l'instant, personne ne l'a fait. C'est d'ailleurs la tristesse de ce budget, c'est que ces trois sources d'économies, qui sont des sources d'économies non récessives, c'est-à-dire qui ne vont pas impacter le quotidien des Français, mais qui vont l'impacter en bien, pas en mal. Et par exemple, sur le millefeuille territoriale, vous supprimez quoi ? Le département ? Non, mais déjà sur les 1400 agences de l'État, il faut faire un tri, il faut voir comment on fait ça. Et puis c'est vrai qu'on réfléchit, vous savez bien, à une réforme territoriale. Nous, on était plutôt sur un triptyque. villes départements nations alors c'est vrai qu'à les grandes régions et les communautés de communes donc il faut on réfléchit effectivement à une réforme à une réforme territoriale mais de l'argent il y en a et avant d'aller chercher dans la poche des français il faut déjà que l'état se sert à l
'état des sondages regardons les tels qu'ils sont alors les sondages fluctués évidemment c'est la règle mais quand on voit que marine le pen votre candidate pour l'instant est très assurée d'être très largement au second tour Après, l'autre nom, et là j'appelle Julien Arnaud, c'est Jean-Luc Mélenchon, est-ce qu'il est, et c'était frappant de voir que le premier échange qui se faisait, c'était assez naturellement sur la France insoumise, est-ce qu'il est votre meilleur ennemi ? Les méchants disent votre marche-pied, c'est-à-dire l'assurance pour ainsi dire que vous soyez...
ne suffit pas d'être élue, monsieur Darius. Il faut avoir d'ailleurs une majorité à l'Assemblée nationale parce que pour réformer le pays, il faut qu'on ait un grand élan. Et donc pour ça, il vaudrait mieux que nous gagnions contre quelqu'un du bloc central. Marine Le Pen a été très claire là-dessus. Alors peut-être avons-nous plus de chances de gagner contre Jean-Luc Mélenchon.
Oui, c'est ce que montrent les hypothèses du second tour. C'est là où Marine Le Pen, c'est le score le plus grand si elle se retrouve face à Jean-Luc Mélenchon. Vous
avez raison, monsieur Arnaud. Mais en fait, l'idée, c'est que comme des gens voteraient contre monsieur Mélenchon et reporteraient leur vote sur nous, peut-être qu'au moment des législatives, soit ils nous donnent... encore une grande majorité soit peut-être qu'il retournerait dans la famille politique et à ce moment là on pourrait se retrouver avec une assemblée qui ressemble à celle que nous vivons là et qui on va pas se mentir n'est quand même pas la meilleure pour réformer le pays alors que si nous gagnons contre un candidat du bloc central on pense évidemment que l'adhésion sera encore plus forte et que ce serait plus confortable pour les cinq ans à venir
Est-ce qu'il y a un autre candidat que vous verriez face à vous ? Vous avez évacué rapidement les autres, je pense à un Raphaël Glucksmann par exemple. Il fait des progrès intéressants. Il augmente, il grappe des points. Ce serait un candidat redoutable face à vous. La victoire à la primaire. Oui,
on est un peu dans la politique fiction quand même. Je pense que vous y songez, vous faites un peu tous les scénarios. Oui, bien sûr. Il n'y a pas tellement songé à Glucksmann pour tout vous dire.
Pourquoi ?
Non, parce que je ne pense pas que ce soit celui qui challenge. Je pense que Luxman ne sera pas au second tour.
Aujourd'hui, quand vous voyez une Christine Lagarde, il y a des surprises possibles. Une Christine Lagarde qui revient dans le jeu. Beaucoup disent que ce serait, on cherche, beaucoup cherchent la machine anti-RN. Qu'on soit d'accord ou non avec cette formule. Cherchent celle ou celui qui pourra faire obstacle au Rassemblement National. Est-ce que... Christine Lagarde est de cela.
En fait, c'est assez choquant la façon dont vous dites ça. Ce n'est pas faire barrage au Rassemblement national. C'est ce que beaucoup considèrent. En démocratie, c'est le peuple. Ces 35% ne viennent pas de nulle part. Vous avez interrogé des Français comme vous et moi qui ont dit que celle qui leur semblait la mieux placée pour répondre à leurs angoisses et à leurs besoins, c'était Marine Le Pen. Je veux bien qu'on passe notre vie à aller contre le peuple français, mais je trouve ça quand même très particulier.
Il y a 65% de Français qui... peuvent légitimement chercher autre chose. 35%, c'est un score élevé, mais c'est pas majoritaire.
On est au premier tour, ça ne vous a pas échappé.
Ça ne m'échappe pas non plus qu'il y a 65% des Français qui aspirent à autre chose que votre parti. Je veux
dire 65%, vous voyez bien qu'on verra au second tour. D'ailleurs, il faudrait qu'on ait un sondage de second tour pour voir, mais il se trouve qu'on est quand même très en tête. Encore une fois, on prend ça avec énormément d'humilité. Il y a six mois, vous avez vu l'état de la campagne qui est d'une violence absolument inouïe. Je pense qu'il peut tout se passer, vraiment. C'est une photo à l'instant T. Mais encore une fois, je suis toujours très gênée de me dire qu'on essaye de... de museler le peuple je pense que sous la cinquième république c'est comme ça je crois que l'a voulu général de gaulle c'est que c'est la rencontre entre le peuple français et un homme ou une femme je pense que c'est le moment de marine le pen en tout cas c'est ce que les français ont l'air de nous dire
merci Laure Lavalette il reste quoi ? 6 mois vous êtes qui à le calendrier exact en tête ? 5 mois et demi je n'ai pas les jours en tête je n'ai pas le calendrier intégré à la tête 5 mois et demi je crois le temps qui vient vous paraît comment Laure Lavalette pardon ? le temps qui vient vous paraît comment ?
je suis inquiète Je suis très inquiète de la violence, même dans les rédactions de cette extrême gauche qui est très puissante, qui fait dire sur votre consoeur Sonia Mabrouk des horreurs. Ça n'arrivait pas à ça avant. Je vous dis, je suis très inquiète du climat. Je n'ai jamais connu un climat comme ça, violent, politique.
Avant le 2 mai, il reste 178 jours. Merci beaucoup.
5 mois et
27 jours.
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