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000 travailleurs qui sont broyés chaque année, physiquement ou psychiquement, qui sont broyés par les troubles musculo-squelettiques ou par les burn-out. 100 000. Ça a plus que doublé en 10 ans. C'est comme si toute l'industrie automobile disparaissait chaque année. Et on s'en fiche. C'est de la poussière d'humains qu'on met sous le tapis. 100 000 personnes qui pouvaient produire, enrichir le pays, qui à la place sont classées inaptes et condamnées à rester chez elles. C'est un gigantesque gâchis. Un gâchis d'abord pour des humains, qui pouvaient travailler, être utiles à la société. Et un gigantesque gâchis productif pour le pays, avec 100 000 personnes de plus chaque année. Où est-ce que ça le plus bondit ? dans le médico-social. Ce sont toutes les auxiliaires de vie qui ont les genoux, les épaules et les esprits qui sont broyés aussi. La France est la championne du mal-travail en Europe. Sur 40 ans... Le travail s'est intensifié à la fois physiquement et psychiquement. La charge de travail n'a pas été soulagée par le numérique, l'informatique, la mécanique, mais au contraire, c'est renforcé. Et avec une anxiété au cœur des travailleurs français, 47% des salariés sont en anxiété contre 11% seulement chez nos voisins allemands. La moitié des salariés qui vivent bien leur travail, qui s'y sentent épanouis, et pour l'autre moitié, Le travail n'est pas la santé, mais au contraire contribue à la détruire. Qu'est-ce qu'on fait face à ça ? On instaure un principe simple, le broyeur-payeur. C'est le pollueur-payeur pour l'environnement. C'est le broyeur-payeur dans le monde du travail. C'est le cas pour les accidents du travail. Et c'est pour ça que les entreprises font attention à avoir moins d'accidents du travail ou qu'elles les cachent. Mais aujourd'hui, un burn-out, et même des burn-out en série dans une entreprise, elle n'a rien à payer. Ça ne représente rien dans sa comptabilité. Et c'est la société qui paye pour les dégâts qu'elle produit. Donc on instaure ce principe simple, le burn-out. est reconnue comme une maladie professionnelle. Le burn-out, ou plus exactement, les troubles psychiques liés au travail, sont reconnus comme une maladie professionnelle. Et c'est l'entreprise qui paye. Ça, c'est un chapitre de notre livre sur le gâchis productif, le gigantesque gâchis humain. Au boulot
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