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Mercredi, au cœur de la campagne, c'est notre rendez-vous, rendez-vous qui va nous réunir chaque semaine pendant six mois jusqu'au scrutin du second tour de l'élection présidentielle qui est annoncé le 2 mai 2027. Bonsoir à tous et bienvenue pour le numéro 2 de ce rendez-vous que nous souhaitons, vous le savez, convivial et participatif. Son but, vous faire rencontrer les principaux acteurs de cette campagne présidentielle de Marine Le Pen, leur donner la parole pour échanger avec vous, répondre à vos questions et aussi former et informer nos électeurs, nos adhérents, nos cadres, nos élus sur un thème choisi chaque semaine. Cette émission est bien sûr aussi faite pour les curieux qui souhaitent se faire une opinion sur ce que nous proposons. sur ce que nous défendons sans le prisme déformant de certains médias ou adversaires qui sont en permanence dans la caricature, sans jamais évoquer le fond des sujets. Ici, on prend le temps, on va dans le fond des choses et c'est vous qui nous transmettez vos questions, celles qui vous intéressent et notre invité y répond sur le thème de la semaine. C'est la seule obligation que nous avons, rester dans le thème de la semaine car ce rendez-vous dure une heure maximum chaque semaine afin de rester sur un format regardable. Mais je vous rassure, nous irons en six mois sur tous les grands sujets. En tant que directeur de campagne de Marine Le Pen, il me tenait à cœur pour ce deuxième numéro de Mercredi, au cœur de la campagne, de commencer les grands thèmes par le thème du logement. Vous savez, Marine Le Pen en a fait une de ses priorités, ça a été le sujet de son premier discours, ce discours de rentrée d'Énim-Beaumont. Et pour en parler, celui qui est le coordinateur du pôle logement de la campagne présidentielle, Frédéric Falcone, bonsoir.
Bonsoir Julien.
Merci d'être avec nous. Je suis ravi. Frédéric, je vais te laisser te présenter. On se tutoie d'habitude, donc je ne vais pas artificiellement te ouvrir et je vais te laisser te présenter aux internautes.
Merci Julien. Je suis ravi aujourd'hui d'être parmi vous pour parler logement. Je suis député de la deuxième circonscription de l'Aune, de Narbonne. J'ai été professionnel de l'immobilier pendant dix ans et j'ai l'honneur d'avoir été nommé coordinateur du pôle logement de la campagne de Marine Le Pen.
Alors, avant de me répondre aux questions des internautes, je précise que vous avez été très très nombreux à nous envoyer vos questions, on en a reçu plusieurs centaines, donc voilà, je vais essayer de m'en faire l'interprète, mais nous avons une heure, je le rappelle. Je propose qu'on fasse un petit constat ensemble, quel est d'abord le constat en France de l'état des lieux du logement
bien, Junior. Écoute, Marine Le Pen a une vision déjà très ancienne, depuis 2022. Elle avait déjà fait des propositions pour le logement, mais manque de chance, en 2022, la campagne était ce qu'elle était, et elle n'a pas pu développer tel qu'elle le voulait les propositions qu'elle faisait. Aujourd'hui, la situation est assez compliquée, et Marine Le Pen l'a plutôt bien identifiée. C'est-à-dire qu'on a un problème sur plusieurs points. D'abord, un problème de l'offre. L'offre locative qui s'est complètement effondrée dans un certain nombre de villes. On a des chiffres qui nous expliquent que l'offre a chuté entre 50 et 60, 70% selon les villes. C'est énorme, 70% d'offres locatives en moins. Je ne sais pas si tu vois ce que ça représente pour une ville comme Paris où le marché était déjà tendu. Il faut absolument qu'on trouve une solution là-dessus. Deuxième sujet, on ne construit plus. Le nombre est en train de s'effondrer, c'est-à-dire qu'on est revenu au niveau de la crise des années 92-93, pour ceux qui ont suivi un petit peu l'actualité du monde de la construction, c'est extrêmement bas. On construit autant de logements aujourd'hui qu'en 92, dans la crise de 92, alors que la France comptait 15 millions d'habitants en moins. Je ne sais pas si on mesure ce que ça représente. Il y a un problème de pouvoir d'achat immobilier, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, les Français ne peuvent plus acheter leur logement, ils ne peuvent plus devenir propriétaires. On a une baisse de 20 à 30% du pouvoir d'achat immobilier. Donc la conséquence, elle est directe. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les Français qui peuvent encore acheter achètent plus petits. Donc ça a un impact également sur la natalité. Donc on fait une impasse sur une chambre, une pièce. Donc nécessairement, on n'aura pas forcément le deuxième ou le troisième enfant qu'on attendait. Et enfin, il y a un autre sujet qu'on met de plein pied dans la campagne, c'est le logement social, qui est en grande souffrance, qui est un modèle aujourd'hui qui est complètement obsolète, qui concerne 10 millions d'habitants. Un Français sur sept vit aujourd'hui dans un logement social, 70% des Français sont éligibles à un logement social, et pourtant, il n'y a plus de place, il n'y a plus de possibilité d'accéder à un logement social. Les listes d'attente sont complètement embolisées d'une part par l'immigration, et pour ceux qui y vivent, la vie n'est pas forcément très... C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tu as été maire, on a des gros problèmes d'ordre, des difficultés à exclure les fauteurs de troupes du logement social. Et un problème de mobilité également, un certain nombre de locataires se retrouvent un petit peu assignés à résidence, parfois ils émettent le souhait de changer, de déménager ou de devenir propriétaire en achetant par exemple leur logement social, et tout cela leur est refusé. Donc il y a plusieurs axes sur lesquels on souhaite agir avec Marine Le Pen, qui a une vision qui est assez globale, qui est également intégrée dans une vision d'aménagement du territoire, parce qu'il ne s'agit pas de faire n'importe quoi, il s'agit de recréer un peu l'harmonie, de rééquilibrer les territoires entre eux, et d'arrêter... de surdensifier ces villes qui deviennent complètement asphyxiées et embouteillées et extrêmement chères. On ne peut plus se loger aujourd'hui dans les grandes villes. Alors qu'il y a d'autres territoires en déprise qui sont complètement vides et qui mériteraient d'être revalorisés.
Alors j'ai retenu un petit peu que ce que Marine Le Pen souhaitait aussi, c'était avoir à terme aussi une France de propriétaires. Est-ce que je me trompe ?
à fait, c'est un projet qui nous tient à cœur parce que le nombre de propriétaires aujourd'hui recule. C'est-à-dire que pendant longtemps, depuis l'après-guerre, le taux de propriétaires ne cessait d'augmenter. Ça permettait aux Français de se créer un capital, de préparer l'avenir, parce que la différence se fait également quand on arrive à l'âge de la retraite, en termes de pouvoir d'achat. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un retraité qui est propriétaire, vit mieux qu'un retraité qui est locataire, parce que tout simplement il n'a pas le loyer à verser, et aujourd'hui ce rêve devient inaccessible pour un certain nombre de nos compatriotes. Donc Marine Le Pen a un certain nombre de mesures, la plus forte c'est bien sûr le prêt à taux zéro de 100 000 euros, jusqu'à 100 000 euros. qui se transforme en subvention à partir du troisième enfant. Donc c'est également pour relancer la natalité. Il y a également un volet sur la portabilité des taux, c'est-à-dire qu'aujourd'hui les taux remontent et un certain nombre de Français n'osent plus déménager parce qu'ils ont un taux qui est bas et s'ils vendent, ils vont devoir repartir sur un autre logement avec un taux bien plus élevé et peut-être qu'ils n'auront même pas accès à ce crédit du fait de la remontée des taux. Donc il faut absolument que les Français qui ont aujourd'hui des taux bas à 1, 2, 3% qui ont le projet de partir puissent garder ces taux quand ils achètent un nouveau logement. Et il y a également un volet d'allongement de la durée du prêt. Aujourd'hui, c'est bloqué à 25 ans. On peut monter jusqu'à 30 ans, par exemple. Un certain nombre de pays le font, et en France, on nous le refuse. Tout ça pour augmenter le pouvoir d'achat immobilier, pour permettre aux Français de devenir propriétaires et de préparer l'avenir, de préparer la retraite, en travaillant également dans un autre... sur un autre pilier, sur la baisse des coûts de construction, mais ça on va y venir après, qui sont vraiment pénalisés par les normes qui ont été imposées par Macron ces dix dernières années.
Oui, on va parler de beaucoup de sujets. Encore une fois, il y a des questions sur des thèmes très variés, c'est ça qui est intéressant. Et on voit d'ailleurs dans ces questions la détresse des Français, à la fois la détresse des propriétaires qui se retrouvent parfois face à des squatteurs, à la fois la détresse des locataires et de ceux qui cherchent à louer tout simplement, qui n'arrivent pas à trouver. Donc on va très concrètement aller sur tous ces sujets et on va évoquer l'ensemble des questions qui ont pu être posées en restant dans la limite de temps qui ne... qui nous est imposée pour cette émission. Alors, je propose qu'on aille sur un premier sujet. On a Roger qui nous écrit, qui nous dit « Je souhaite que vous supprimiez les frais de donation pour au moins la maison familiale, parents, enfants. Est-ce que c'est dans votre programme ? »
Le programme de Marine Le Pen prévoit justement d'améliorer la situation en augmentant les abattements sur les droits de mutation lors d'une succession. Aujourd'hui, vous avez un abattement de 100 000 euros tous les 15 ans. L'idée, c'est de maintenir cet abattement de 100 000 euros, mais tous les 10 ans. C'est-à-dire que vous pouvez transmettre plusieurs fois 100 000 euros. Et il est également prévu de sortir le bien immobilier de la succession à hauteur de 300 000 euros. Donc si vous sortez déjà un logement qui a une valeur de 300 000 euros, que vous ajoutez à cela en plus un abattement de 100 000 euros par parent pour chaque enfant, donc si vous êtes deux, ça fait 100 000 euros x 2 pour un héritier, donc c'est déjà pas mal, vous sortez un certain nombre de Français de l'assujettissement à ces droits de mutation. L'idée c'est que les Français ne soient pas contraints de vendre. lorsqu'ils héritent d'une maison ou d'un bien familial, et qu'ils puissent le conserver. Donc on est quand même, avec le projet de Marine Le Pen, les mieux disants là-dessus, après la suppression totale, il ne faut pas non plus exagérer, les hauts patrimoines, c'est-à-dire les successions qui sont importantes, continueront à l'être, mais de façon beaucoup plus allégée qu'aujourd'hui.
Très bien. On rappelle que la gauche, elle, est au contraire pour renforcer les droits de succession.
La gauche lorgne ce qu'ils appellent le grand héritage. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a une génération de baby-boomers qui prend l'âge et qui, demain, va léguer plusieurs milliers de milliards d'euros. Et la bonne idée de la gauche, c'est de mettre la main là-dessus pour pouvoir, par exemple, résorber la dette. Ce n'est pas du tout notre sujet. On veut préserver la propriété, on veut préserver la transmission. On veut que les Français puissent transmettre dans de bonnes conditions à leurs enfants leur patrimoine, notamment leur patrimoine immobilier, qu'ils ne soient pas contraints de vendre en urgence parce qu'ils peuvent... pas payer les droits de succession. On considère que les Français ont travaillé toute leur vie pour constituer leur patrimoine et qu'ils doivent légitimement le transmettre à leurs enfants sans, une nouvelle fois, passer à la caisse et se faire tondre, si vous me permettez l'expression.
sur
Jean
Mélenchon, lui, carrément, il considère que quand on est propriétaire... Donc quelque part, on est un salaud, en fait.
Jean-Luc Mélenchon, il est en guerre contre la propriété privée. Je suis député à l'Assemblée nationale, donc je suis bien placé pour vous le dire. J'entends régulièrement ces députés qui attaquent la propriété, qui veulent la réduire à rien. Alors ils ont compris que ce n'était pas très populaire quand même. Donc ils essaient un peu d'adapter leur discours, parce qu'ils mettent dans le même panier les très grandes successions et les Français moyens. Un Français moyen, il transmet un patrimoine de 200 000, 300 000 euros, dans le meilleur des cas. des cas, il n'y a pas de droits de succession qui sont payés parce que les patrimoines rentrent déjà dans les abattements qui sont prévus par la loi. Donc nous, on veut aller plus loin parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas forcément riches mais qui ont un patrimoine qui est un peu plus conséquent que les abattements dont on vient de parler. Donc l'idée, c'est d'améliorer ça. Et on est en opposition totale avec le projet de Jean-Luc Mélenchon, qui est entre la spoliation et l'Union soviétique. Je ne comprends pas bien. Ce n'est pas la position du Rassemblement national, mais vous verrez que c'est un discours qui va monter. C'est-à-dire qu'un discours anti-propriété est en train de s'installer dans cette gauche radicale. Et malheureusement, elle a un écho auprès de son électorat.
Alors on va changer de sujet, on en a reçu plein, donc vous m'excuserez de passer du coq à l'âne, mais enfin on reste sur le thème du logement. Une question d'Adrien, c'est une question qui revient beaucoup, comment aider les jeunes qui cherchent un logement à en trouver avec les prix de l'immobilier actuel ? Je crois qu'Alain Le Pen a beaucoup parlé aussi de la question du logement social en général, est-ce qu'on peut évoquer peut-être ce sujet-là aussi
Il y a plusieurs réalités. Il y a le logement social chez les jeunes, il y a les étudiants. Par exemple, pour les étudiants, Marine Le Pen propose d'instaurer la priorité nationale dans les résidences étudiantes. Il faut comprendre qu'aujourd'hui, les visas étudiants sont une filière d'immigration. Il n'y a pas beaucoup de vrais étudiants parmi les étudiants étrangers qui ont un visa. Et il y a une surreprésentation des étudiants étrangers dans les résidences étudiantes, 30%. Ils occupent 30% de ces logements alors qu'ils ne représentent que 10% de la population globale étudiante. Donc priorité nationale dans les résidences étudiantes. Et après... Pour la location, on va en parler, on veut mettre le paquet pour remettre de l'offre sur le marché pour que les jeunes actifs, on est rarement propriétaires quand on commence son premier job, puissent trouver un logement relativement facilement avec un loyer correct. Et ensuite, deuxième étape, qu'ils puissent devenir propriétaires avec ce que je viens d'expliquer sur les dispositions qu'on prévoit pour l'accession à la propriété, avec le prêt à 100 000 euros. Mais vous pouvez aussi ajouter à cela pour donner un coup de boost au pouvoir d'achat, et notamment au pouvoir d'achat immobilier. des jeunes, l'absence d'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans.
-ce qu'on pourrait expliquer un petit peu ce prêt à 100 000 euros, en quoi ça consiste exactement
le prêt à 100 000 euros, donc on va communiquer dessus massivement, je pense, dans les semaines qui viennent, correspond à un seuil maximum. Un prêt maximum, enfin, il existe déjà un prêt à taux zéro, sauf que nous, on propose un prêt à taux zéro qui est universel. Aujourd'hui, le prêt à taux zéro, il est limité par des zones, il est limité selon des revenus. Nous, on propose ce prêt à taux zéro pour tous les Français, quels qu'ils soient, quelle que soit leur situation géographique, qu'ils vivent dans une zone tendue ou non, et quelle que soit leur situation de revenus. Et possibilité d'emprunter jusqu'à 100 000 euros. Donc ça permet quand même d'avoir un apport qui est relativement conséquent. Il y aura un complément, bien sûr, si l'acquisition va au-delà par le recours à un prêt classique, auprès d'une banque, avec les taux qu'on connaît. Et en cas d'arrivée du troisième enfant, ce prêt à taux zéro évolue en subvention. Donc le capital restant dû ne sera plus remboursable.
Alors je pense que ta réponse répond à la question de Marie, que je vais lire, puisqu'elle a fait l'effort aussi de nous écrire. Elle travaille dans une banque depuis 25 ans. Les banques, nous dit-elle, ne prêtent plus sans l'apport, les frais de notaire, garantie et autres, ce qui limite incontestablement, selon elle, l'accès aux classes moyennes qui pourraient payer un crédit, mais non pas 20 000 euros de côté. Les banques ne prennent donc, selon elle, aucun risque, ce qui est anormal, surtout quand on se dit banque à mission. Emmanuel Macron a bloqué l'accès aux prêts locatifs depuis la règle de surveillance du Haut Conseil. Mais les banques comptent aussi leur part sur le blocage dans l'accès à la propriété. Il faut donc, c'est ce qu'elle demandait, soit un prêt à taux zéro sur la partie des frais d'accès à la propriété, soit que les banques prêtent simplement cette somme, comme c'était le cas il y a 20 ans. Personne n'en parle, je compte sur vous. Ne laissons pas les classes moyennes passer à côté de la propriété et rester locataires toute leur vie.
Marie a complètement raison. Elle sait de quoi elle parle parce qu'elle travaille dans une banque. Ce prêt à taux zéro à 100 000. euros dans notre esprit c'est qualifié comme un apport c'est à dire que bon techniquement c'est un prêt à tout zéro mais comme il sera ouvert au plus grand nombre il aura valeur d'apport quand vous vous présentez devant une banque et que vous présentez votre projet immobilier voilà donc déjà ça va permettre de débloquer pas mal de situations effectivement l'idée avec marine le pen c'est de tirer un maximum de français alors tous les français ne pourront pas devenir propriétaires c 'est sûr, mais de tirer un maximum de Français vers l'accession à la propriété. On n'en fait pas une obsession idéologique, c'est-à-dire qu'on considère que ça a une utilité sociale. Il faut que les Français puissent se constituer un patrimoine, qu'ils puissent avoir un sens à leur vie, si j'ose dire, qu'ils puissent avoir confiance en l'avenir, parce que sans ça, on ne va pas pouvoir faire relancer la natalité non plus. Et comme je vous l'ai dit un peu plus tôt, Il faut qu'à l'arrivée de la retraite, avec les pensions qui sont plus faibles que les salaires qu'on a tout au long de sa carrière, on puisse être au moins propriétaire de son logement pour ne pas avoir un loyer à payer. Et quand vous n'avez plus de loyer à payer, une fois que vous avez remboursé votre crédit, que vous soyez à la retraite ou non d'ailleurs, parce que vous pouvez rembourser avant, ça vous change la vie en termes de pouvoir d'achat. Vous ne voyez pas les choses de la même façon et vous pouvez anticiper un certain nombre de projets, quels qu'ils soient d'ailleurs. Et ça, on est les seuls vraiment avec Marine Le Pen à tenir ce discours-là, parce qu'Emmanuel Macron pendant 10 ans n'a absolument pas effleuré le sujet. C'est-à-dire qu'on sort de 10 ans d'errements idéologiques et de mesures. toutes plus contradictoires les unes que les autres sur le logement, tout est par terre, il va falloir relancer la machine. Et je voudrais quand même dire une chose, c'est-à-dire qu'au-delà de l'utilité sociale et du confort qu'on veut apporter aux Français matériels, L'immobilier est un secteur également qui pèse lourd dans l'économie. C'est 10% de l'économie et on pense qu'en relançant ce secteur, on pourra aussi, qui est en souffrance, on pourra relancer la croissance relativement rapidement et tirer la croissance globale du pays. Ça, c'est indissociable, si vous voulez, de la vision qu'on a. Et il ne suffit pas grand-chose. Parce qu'on peut nous considérer, nous objecter que ça coûte cher tout cela. Mais dans les projections qu'on fait, notamment avec Jean-Philippe Tanguy, on ne fait pas forcément des mesures sur un coin de table de façon irresponsable. Tout est calculé, chiffré, notamment dans le contexte budgétaire qu'on a. Chaque euro qu'on met dans l'immobilier rapporte x2 ou x3 des recettes fiscales derrière.
bien. Alors on va changer de sujet. Comme je l'ai dit, je passe un peu du coq à l'âne, mais enfin il y a des locataires qui nous regardent, il y a des propriétaires qui nous regardent, donc c'est bien aussi que chacun soit intéressé à un moment ou à un autre de l'émission. Là, on a un propriétaire qui nous dit « être propriétaire, c'est être la cible de taxes. Au mieux, le capital est rémunéré à 3 %, nous dit-il. Le DPE est bloquant selon que l'on fonctionne au gaz ou à l'électricité, sans parler des démarches d'expulsion pour impayés qui sont longues. » DPE, quelle est la position de Marine Le Pen et du Rassemblement national ?
Alors c'est un point qui est important, c'est-à-dire qu'on veut redonner confiance aux propriétaires bailleurs pour qu'ils remettent massivement des logements sur le marché. Les contraintes DPE qui sont arrivées en 2021, progressivement, je ne vais pas refaire tout l'historique, ont eu pour conséquence de participer à l'attrition du marché locatif, à l'effondrement de l'offre locative. une des raisons principales. Et notre position, elle est claire, c'est de mettre fin à ces contraintes. C'est-à-dire que le DPE existera toujours, il existait déjà en 2021 tel qu'on l'envisage, c'est-à-dire qu'il sera informatif. Que vous soyez locataire ou acquéreur, Avant de rentrer dans le logement, vous aurez toujours le DPE qui vous informera de la classe énergétique du logement, qui vous donnera des caractéristiques sur son isolation. Vous saurez où vous mettez les pieds, si j'ose dire. Mais il n'y aura plus d'interdiction louée en fonction de la note du DPE. Nous estimons que cet indicateur est imprécis, qu'il est source d'erreurs et qu'il a des conséquences qui sont, avec son opposabilité, assez graves sur le marché locatif. Vous avez eu l'exemple parfait l'été dernier où vous avez eu 30 ou 40% des logements classés A, qui devaient notamment être dans le top de l'isolation énergétique, qui étaient des bouilloirs thermiques qui étaient invivables. Donc c'est un indicateur qui est trop peu fiable pour qu'on puisse en faire l'alpha et l'oméga de la politique du logement. Ce que tu veux dire, c
'est que c'est faussé et qu'aujourd'hui même des logements parfois qui sont en A ne sont pas forcément des références.
Absolument. D'un diagnostiqueur à l'autre, on n'a pas les mêmes notes en plus. Donc quand on sait les conséquences que ça a sur la valeur du bien, sur sa capacité à être loué ou non, sur le marché locatif, on pense qu'il est raisonnable de revenir à un niveau informatif, ce qui est le cas partout en Europe d'ailleurs. On est le seul pays à s'imposer cela. Ce qui ne signifie pas qu'on ne veut pas... on va en parler après j'espère, avec le 100% Rénov', améliorer le confort des logements. Je propose qu
'on en parle maintenant, parce que je ne voudrais pas que ceux qui nous regardent pensent que le but de Marine Le Pen, c'est de louer des taudis, ça n'est pas du tout le cas.
Alors on a entretenu la confusion entre insalubrité et indécence. Ce n'est pas la même chose. Un logement indécent, c'est un logement qui présente des caractéristiques de confort qui ne sont plus jugées suffisantes selon les critères du moment. Un logement insalubre, c'est un logement qui met votre santé en danger. Tu as été maire, tu as sans doute déposé un certain nombre d'arrêtés d'insalubrité, c'est pas la même chose. Et la gauche a entretenu cette ambiguïté-là. On est ici à Paris dans nos beaux studios, le prix du mètre carré est autour de 10 000 euros, vous avez 15% des logements qui sont F ou G, et pour autant ce ne sont pas des taudis invivables. Donc l'idée c'est qu'en parallèle de ça, de la sortie de ces contraintes, DPE. On poursuive... La rénovation du parc immobilier français avec le 100% Rénov', donc c'est un dispositif qui a été pensé par Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager, qui injecte par an 20 milliards d'euros, donc c'est un préato zéro, qui permet d'isoler, de rafraîchir et d'électrifier les logements. Ce sera un préato zéro qui sera proposé aux propriétaires, qu'ils soient occupants ou bailleurs. ou aux collectivités, et qui permettra de poursuivre les objectifs qui sont fixés par la France en matière d'isolation des logements et d'amélioration du confort. Nous, on préfère parler de confort plutôt que... de performance, cette vision un peu techno, finalement, qui n'aboutit sur rien, avec des chiffres. Mais par contre, le confort des Français, ça nous intéresse. On ne veut pas que les Français aient froid chez eux. On veut que leur facture d'électricité et d'énergie baissent. On a envie aussi qu'ils puissent se rafraîchir dans leur logement avec une climatisation réversible l'été, s'ils le souhaitent. La France a un grand retard là-dessus. Nous sommes tous deux issus du sud de la France. Et quand on voit le taux d'équipement en climatisation au système de rafraîchissement, en Espagne, en Italie, la France est très en retard, y compris dans le Sud. Il faut qu'on continue cette lancée vers le progrès. Mais on amène ça d'une façon plutôt encourageante plutôt que de la contrainte et de l'interdit et de la punition.
bien, on va passer à d'autres sujets, et notamment parmi les questions les plus fréquemment posées, alors je ne pourrais pas citer tous les prénoms de ceux qui ont posé cette question tellement ils sont nombreux, mais c'est le sujet des squatteurs, parce que beaucoup de propriétaires aujourd'hui se retrouvent quasiment livrés à eux-mêmes par l'État, qui n'agit pas suffisamment sur ces sujets. Est-ce que Marine Le Pen, elle, a une volonté d'agir sur ce sujet
? Absolument, Marine Le Pen, elle a... Elle a fixé également comme une de ses priorités, c'est la restauration du droit de propriété qui a été malmenée ces dernières années. Et dans ces atteintes au droit de propriété, on a l'explosion du nombre de squats. Alors, il y a des dispositions législatives qui ont été enterrinées ces dernières années, qui prétendent finalement lutter contre ce risque de squat. Mais j'ai des exemples, on a même un parlementaire, un de nos collègues. Thibault Meunier pour pas ne le citer, qui a été d'ailleurs reçu sur un certain nombre de médias, qui a été squatté, il m'expliquait encore il y a quelques jours qu'il mettait deux mois, il avait mis deux mois à mettre dehors des squatteurs qui plus est étaient clandestins et au QTF. Bon, la totale. Donc, en 24h ou 48h, entre 24h et 48h, il faut que le squatteur soit expulsé manu militari. Voilà. Ça, c'est un objectif qu'on se fixe. Il n'est pas normal aujourd'hui qu'on puisse tergiverser sur ces sujets-là. Il faut restaurer le droit de propriété. Alors, heureusement, il n'y a pas un million de squads dans ce pays, mais il faut donner une impulsion très forte pour restaurer le droit de propriété, pour redonner confiance aux propriétaires, redonner confiance aux bailleurs, parce qu'on parlait de la baisse du nombre d'offres locatives. Elle est également liée aux attaques du droit de propriété. Il faut restaurer ce droit de propriété, sinon on n'arrivera à rien.
bien.
Qui est fondamental d'ailleurs, qui est dans la déclaration des droits de l'homme 789.
Je pense que c'est une réponse qui satisfera toutes les personnes qui nous ont écrit et qui pour vraiment certaines étaient vraiment en détresse. Mais
la gauche est hostile à cette position-là. La gauche, sur la loi anti-squad qui a été posée, qui a été enterrinée il y a quelques mois, qui est très très light, avait prévu dans son programme de 2024 de le supprimer, cette loi. Je ne sais pas si tu te rends compte, Julien. Et là, on parle de petits propriétaires, on ne parle pas de grandes foncières, on parle de Français comme toi et moi, qui sont propriétaires d'un logement, qui ont le malheur de partir en vacances et de retrouver leur logement squaté en rentrant, et qui se retrouvent à la rue avec une procédure qui peut durer des mois, voire des années. La gauche s'opposait à cela. C'est quand même incroyable.
C'est-à-dire qu'il nie toute humanité au propriétaire et il se désintéresse de sa propre sensibilité parce que je peux assurer que dans les mails qu'on a reçus, il y a vraiment des gens qui sont en détresse parce qu'ils n'arrivent pas à faire expulser les personnes qui se sont accaparées leurs biens et ça arrive de plus en plus souvent. On va passer à un autre sujet. On va parler un peu des HLM. Vincent nous dit que prévoit le RN sur la loi SRU. La loi SRU, c'est une loi qui impose, on le rappelle, un quota de logements sociaux dans les communes, me semble-t-il, de plus de 3 000 habitants. Qu'est-ce qu'on propose
Marine Le Pen, dans son discours d'Énim Beaumont, a annoncé la fin de la loi SRU. Donc la loi SRU aujourd'hui... impose aux mairies de plus de 3500 habitants un quota de 20 à 25 % de logements sociaux. Les maires qui ne répondent pas à ces exigences se retrouvent contraints de payer une amende qui est de moins en moins supportable parce qu'il y a un certain nombre d'efforts qui ont été faits ces dernières années et il n'y a plus de foncier dans un certain nombre de communes. Donc une commune qui n'a plus de foncier... doit malgré tout trouver une solution pour atteindre les 25% de logements sociaux. J'ai un exemple dans ma circonscription, un maire qui est passé de 4 à 8% en 10 ans. C'est très bien. Il n'y a plus de place, il ne peut plus construire, il continue à payer 80 000 euros d'amende. C'est plus possible. Donc d'une part, on voudrait mettre fin à cette thérésie, on voudrait assortir cette fin d'obligation de construire des logements sociaux de façon... Un petit peu techno à chaque commune, partout uniforme, à la priorité nationale. Donc les deux sont liés. Fin de la loi SRU avec la priorité nationale. Ce qui n'empêche pas la construction de logements sociaux. On n'a pas attendu la loi SRU pour construire des logements sociaux. J'entends tout ou n'importe quoi. On me dit oui, mais avec la fin de cette loi, on ne construira plus rien. C'est faux. Avec la priorité nationale qui mettra fin à la surreprésentation étrangère dans le logement social, le retour de l'ordre que Marine veut imposer dans le logement social. on va finalement redonner envie aux maires de construire du logement social. Parce qu'aujourd'hui, beaucoup de maires ne veulent pas construire parce qu'on leur impose une immigration qu'ils ne veulent pas. Les logements sociaux sont souvent synonymes de désordre, on n'exclut pas les délinquants, tu es tes maires, tu sais ce qu'il en est. Et donc, pour un certain nombre d'élus, c'est vecteur de problèmes et de difficultés à gérer pour le lendemain. Mais si on redonne ces lettres de noblesse au logement social, si le logement social redevient ce qu'il a été dans les années 60-70, un vecteur d'émancipation des Français, je pense que les choses vont être complètement différentes. Je cite souvent la décennie de Gaulle. dans les années 60, donc pas de loi SRU, on a construit 1,2 million de logements sociaux. Certains ont pu devenir d'ailleurs, ont pu être vendus aux locataires. Et là, j'en viens à la transition. Marine Le Pen souhaite également qu'un certain nombre de ces logements soient vendus aux locataires qui en expriment le souhait pour qu'ils puissent devenir propriétaires en transformant une partie des loyers qui ont été versés en apports. C'est-à-dire que les logements seront vendus avec une décote par rapport à leur valeur réelle pour donner un coup de pouce aux Français qui travaillent, qui vivent dans ces logements sociaux et qui souhaitent devenir propriétaires.
on va revenir un petit peu sur le logement social, mais bon, je rebondis, parce qu'on a un internaute qui est un petit peu perplexe sur cette mesure, qui nous dit pourquoi le Rennes propose d'aider à devenir propriétaire de son HLM sous certaines conditions, parce que pour cet internaute, il ne s'agit pas forcément d'une bonne idée, parce que pour lui, les locataires HLM sont déjà aidés, les HLM sont saturés par l'immigration aujourd'hui, c'est ce qu'il nous dit, il faut aider les Français en priorité, c'est ce qu'on propose, on l'a rappelé. Il nous dit aussi... que les locataires HLM, même non issus de l'immigration, sont souvent des inactifs, que les aidés à accéder à la propriété ne renforceraient pas l'économie, que les HLM ne sont pas attribués aujourd'hui de manière juste avec du copinage et de la corruption, que la France construit déjà énormément de logements sociaux, que la loi SRU impose déjà d'en avoir un pourcentage important. que selon lui, chaque locataire de son propriétaire, de son logement, ça imposerait d'en construire de nouveau. Donc pour lui, une telle mesure renforcerait l'implantation aussi de la délinquance. Voilà ce que nous dit cet internaute.
Je pense que... Tout ce que dit notre ami, ce sont finalement les conséquences de la non-gestion du logement social, parce qu'à l'origine, le logement social n'avait pas vocation à devenir ce qu'il est devenu aujourd'hui. Le logement social, comme je l'ai dit, je ne suis pas nostalgique de la France des années 70 ou 60, mais il a permis à un certain nombre de Français d'accéder au confort, de s'émanciper dans un parcours résidentiel. Beaucoup l'ont quitté d'ailleurs à cette époque-là pour redevenir propriétaire. Et tout cela s'est enrayé à partir, faire l'historique, de la fin des années 70-80, avec une immigration incontrôlable, la délinquance qui explose, le trafic de drogue, etc. Donc moi, 10 millions de Français vivent aujourd'hui dans le parc social. Il faut offrir aux 10 millions de Français... qui vivent dans ces logements, déjà de la sécurité, de l'ordre, parce que, je suis désolé, mais quand on paye un loyer, on est en droit de recevoir un minimum de considération de la part de son bailleur, et beaucoup laissent faire, beaucoup ne prennent pas les devants en prenant la décision d'expulser les fauteurs de troubles, les délinquants. Souvent, c'est une ou deux familles dans un quartier qui suffisent à créer la pagaille. et tu as été maire il y a parfois des maires courageux à qui on donne les moyens parce qu'il faut que le préfet suive derrière si la préfecture ne suit pas qui arrive malgré tout à recréer un cadre apaisé mais il faut pas tout mélanger c'est à dire que oui l'immigration pose problème mais je rappelle qu'on veut réduire le flux migratoire donc déjà les demandes vont se tarir et en plus on veut imposer la priorité nationale aujourd'hui une attribution sur cinq dans le logement social est obtenue par un ressortissant étranger, alors que les étrangers représentent 9% de la population globale. Donc il y a un rapport quasiment de 1 à 3, ce sont les chiffres de l'USH, qui est très marqué à gauche, ce ne sont pas les chiffres du RN. Donc priorité nationale d'une part, retour de l'ordre, et perspective pour ceux qui le peuvent, il ne s'agit pas de vendre à tout le monde, c'est-à-dire qu'il faut que les candidats à l'accession à la propriété ou à l'accession sociale à la propriété... et des revenus qui sont en activité. Il est clair que les publics protégés qui vivent des minima sociaux ne peuvent pas devenir propriétaires demain et devoir subir des charges de copropriété ou des travaux qui ne seront pas en mesure d'assumer. On ne veut pas faire n'importe quoi. Par contre, on construit 5000 logements sociaux par an. 100 000. Donc, ces 100 000 logements sociaux par an... Je peux rappeler
quand même le pourcentage de Français qui remplissent les conditions aujourd'hui pour un marge.
70%. Donc, ça fait beaucoup de monde. Et dans les 100 000 logements sociaux qui sont construits par an, qui sont commandés, disons, par les bailleurs sociaux, on pourrait très bien imaginer qu'ils soient exclusivement réservés à l'accession sociale à la propriété, avec un public qui vient du logement social... existants et qui travaillent, qui est en activité, qui a les revenus pour pouvoir devenir propriétaires, et d'autres également qui ne sont pas du tout aujourd'hui dans le logement social, qui pourraient accéder à la propriété par ce biais-là. Ça ferait 500 millions déjà facilement sur le quinquennat, c'est déjà énorme, plus l'éventail HLM qui serait opéré sur le parc existant et qui serait, là c'est de la dentelle, c'est-à-dire que les quartiers prioritaires de la ville ne pouvaient pas les transformer du jour au lendemain en copropriété. Il ne peut pas avoir des tours... avec des locataires qui ont des revenus faibles, qui deviennent du jour au lendemain des copropriétés avec des locataires qui ont des revenus faibles et qui ne seront pas capables de payer un ravalement ou autre chose. Donc il ne faut pas caricaturer les choses. On veut passer un autre modèle pour le logement social. On ne veut pas le démolir parce que c'est un bien précieux. Les Français ont cotisé, ils ont payé, ils ont financé ce parc. dont on peut être fier aujourd'hui, qui est aujourd'hui malmenée par une gestion qui est relativement lâche, il faut le dire, mais c'est une propriété collective, et ça doit s'intégrer dans une politique au sens large. Pareil, si vous avez été fauteur de troubles, enfin, si vous êtes vecteur de désordre dans une copropriété, il n'est pas question demain qu'on vous permette de devenir propriétaire. Donc je rassure tout le monde, on ne va pas créer... Une sorte de méritocratie, un scoring à la chinoise, ce n'est pas du tout le sujet. Mais quand ça se passe bien, ça doit pouvoir se faire.
Très bien, on a d'autres questions, évidemment. Il nous reste 25 minutes. On a Christophe qui nous indique habiter, je cite, dans un des endroits les plus craignaux de France, dans un quartier de Marseille. Il indique qu'il n'y a aucune mixité sociale dans son immeuble et que la quasi-totalité de son immeuble est communautarisée là-dessus. Encore une fois, quelles sont les propositions ?
Je ne vais pas vous mentir, il y a beaucoup de travail. Effectivement, Marseille est une des villes qui est marquée par l'immigration, par la délinquance, par le trafic de drogue. Et ceux qui vous parlent aujourd'hui de mixité sociale pour justifier le maintien de la loi SRU vous mentent. Qui y croit encore aujourd'hui ? Les plus beaux appartements en général sont réservés, les plus beaux logements, aux amis des amis. et puis le reste aux Français ou à une immigration compliquée. Donc déjà, le coup d'arrêt avec la priorité nationale permettra d'empêcher le développement de ce communautarisme. Ça demande une réforme constitutionnelle, parce que ça doit être intégré dans un projet de loi immigration au sens large qui sera proposé par Marine Le Pen au lendemain de la présidentielle. C'est un acte courageux. Semer d'embûches aussi quand on voit aujourd'hui les résistances du Conseil constitutionnel, mais Marine Le Pen a déjà pris les devants, on passera outre. La volonté populaire doit passer au-delà du bon vouloir de quelques juges qui veulent faire la pluie et le beau temps dans ce pays. Mais c'est une réforme extrêmement courageuse. C'est-à-dire qu'on stoppe. le robinet de l'immigration et on arrête d'emboliser le parc social avec une immigration qui n'est pas solvable. Alors on me dit souvent, oui, mais alors vous manquez d'humanité, mais quand on arrive dans un pays, on doit en théorie être un minimum solvable, on doit être capable de subvenir à ses besoins. Si vous avez un visa et que vous n'êtes pas en capacité de subvenir à vos besoins ou à ceux de votre famille... Vous partez au Canada, c'est comme ça que ça se passe, mais pourquoi en France vous avez tout accepté
Très bien, on va continuer le ping. Je pars un peu dans tous les sens, mais je... Non, non, mais c'est qu'il y a beaucoup de sujets, je l'ai vu avec toutes les questions que nous avons reçues. Ensuite, nous avons Franck qui travaille dans le domaine du syndic de copropriété. Sa question a trait à la loi Climat et Résilience qui a imposé le projet de plan pluriannuel de travaux et le DPE collectif. On en a parlé tout à l'heure du DPE, mais là il s'agit du DPE collectif. Du plan pluriannuel de travaux, oui. Le syndic de copropriété. Quel sera l'avenir de ces dispositions coûteuses et mal définies ? qui jusqu'à maintenant sont obligatoires, mais, nous dit Franck, non sanctionnés en cas de non-adoption en AG. Marine Le Pen a-t-elle une solution alternative à cette aberration législative pour promouvoir la rénovation des copropriétés
? Très bonne question. Pour ce qui est du DPE, je l'ai déjà expliqué, on supprime les contraintes. On n'est pas favorable à un DPE collectif, on ne veut pas le rendre obligatoire. Si les copropriétés veulent un DPE collectif, elles pourront. Pareil pour le plan pluriannuel de travaux qui impose... En gros, un plan qui vous formalise des travaux sur plusieurs années, ça coûte cher. C'est un diagnostic qui coûte parfois 10 000 euros pour les grosses copropriétés. J'ai été concerné à titre personnel. C'est simplement un cabinet qui arrive et qui vous explique comment faire vos travaux, en combien de temps et combien ça vous coûte. Tout ça ne sera plus obligatoire. Le plan pluriannuel de travaux n'est plus obligatoire. Les DPE restent... individuels et non opposables. Et pour ce qui est du DPE collectif, non n'y est pas favorable. Je pense qu'on peut le supprimer. C'est une aberration, c'est-à-dire qu'aujourd'hui... Ils essaient de se défausser sur un DPE collectif, mais la réalité de l'isolation et des caractéristiques des logements font que ça n'a pas de sens.
Très bien. Et sur la promotion de la rénovation des copropriétés ?
Sur les copropriétés, j'ai évoqué le 100% Rénov' dont on a parlé un peu plus tôt, qui vise à rénover les logements. Il sera également... ouvert aux propriétaires en copropriété. C'est-à-dire que si demain vous avez votre copropriété qui vote des travaux pour isoler l'extérieur de l'immeuble, enfin une isolation par l'extérieur, comme on appelle ça, une ITE, que ça coûte 100 000 euros, chaque copropriétaire pourra se financer par ce biais-là également pour faire face aux appels de fonds.
on a beaucoup d'internautes qui nous écrivent aussi, comme Régis, qui a 55 ans, qui nous dit « Je suis français et surtout breton, j'en connais une autre. Est-ce qu'à mon âge, je pourrais accéder à la propriété d'un logement ? Actuellement, je paye 600 euros de loyer pour un T2 en location et on me refuse toujours un crédit pour être propriétaire. » On a beaucoup d'autres internautes qui sont dans ces conditions-là, qui nous disent que c'est très compliqué d'obtenir un crédit. Là, vous voyez, il y en a Xavier, plus de 50 ans aussi, qui est séparé, qui gagne environ 3 500 euros par mois. Il travaille, il a des revenus réguliers et pourtant, il n'arrive pas à envisager sereinement l'achat d'un logement en région parisienne. À mon âge, la durée des emprunts et les conditions imposées par les banques deviennent de véritables obstacles. Je suis dans une situation paradoxale, je gagne correctement ma vie, mais je n'ai pas les moyens d'acheter, pas assez modeste pour accéder facilement à certains dispositifs d'aide. Pas assez fortuné pour devenir propriétaire. Comment peut-on accepter qu'une personne de plus de 50 ans qui travaille et qui gagne 3500 euros par mois puisse se retrouver dans l'impossibilité de devenir propriétaire, de construire sereinement son avenir ? Que proposez-vous ? Je ne demande ni privilège ni assistance particulière, mais juste la possibilité d'accéder à un logement, de vivre sans avoir le sentiment que malgré mon travail, je suis condamné à rester locataire toute ma vie. Le logement ne devrait pas être un privilège réservé à ceux qui ont déjà un patrimoine ou des revenus très élevés.
C'est une très bonne question. Effectivement, on a aujourd'hui en France un problème avec ceux qui ont plus de 50 ans et qui souhaitent obtenir un crédit immobilier. Ce qui pose quand même un problème d'éthique. Honnêtement, à 50 ans, aujourd'hui, vous êtes en pleine forme. Vous pouvez travailler encore au moins 10 ans. Je vous ai déjà parlé du prêt à taux zéro, qu'on veut ouvrir à tous les Français. Par exemple, Régis, qui a 50 ans, On serait éligible à ce prêt à taux zéro. Mais par contre, il faut aussi demain que les banques jouent leur jeu, enfin leur rôle. Et il faut qu'on ait une discussion avec les banques pour qu'elles puissent continuer à financer les acquisitions immobilières et l'économie. Parce qu'à un moment donné, le rôle d'une banque, c'est de prêter. Aujourd'hui... certes les taux remontent, donc elles ont tendance à fermer les robinets, mais il faut vraiment qu'on ait une discussion avec elles pour pouvoir ouvrir les robinets du crédit immobilier. Parce que nous, ce qu'on souhaite mettre en place, c'est déjà un gros effort, un prêt à taux zéro de 100 000 euros ouvert à tous, c'est pas rien, surtout aujourd'hui quand on connaît les taux, mais ça suffira pas, il faudra demain que les banques jouent le jeu. Je rappelle qu'elles ont fait 40 milliards d'euros de bénéfices l'année dernière, on est très contents pour elles, mais à un moment donné, bon... il faut quand même qu'on trouve une solution.
Alors on a ensuite une question de Rita qui nous dit « Prévoyez-vous de baisser la taxe foncière qui, ici, chez moi, à Montpellier, est passée de 2500 à 3500 euros en 3 ans ? » Bon, on rappelle que ce sont les communes qui fixent les taux.
Montpellier, qui est une belle mairie socialiste, toi qui étais maire du Gard, je pense que tu peux en parler, leur gestion qui est calamiteuse. Alors là, c'est difficile d'intervenir au niveau communal, mais ce que je voudrais dire... Arita, c'est qu'on a l'exemple des villes Rassemblement National qui, elles, n'ont pas bougé leur taxe foncière depuis une dizaine d'années. Avec une bonne gestion, on peut arriver à garder un niveau de taxe foncière qui reste bas, voire la baisser. Parfois, certaines communes l'ont baissée. Oui, on a des
communes à Rennes qui l'ont baissée. Qui ont baissé
la taxe foncière. Donc on peut toujours optimiser les gestions. Là, au niveau national, on ne peut pas obliger une commune à baisser sa taxe foncière s'il n'y a pas de délibération municipale. Donc la solution,
c'est de voter à son national. La solution municipale également dans ces communes.
Ce qui pose un problème, effectivement, on observe tout de même que la taxe foncière aujourd'hui est scrutée. C'est-à-dire que les gens, les Français, lorsqu'ils font un achat, regardent le niveau de la taxe foncière et arbitrent leur choix. parfois dans une autre commune voisine, selon le niveau de la taxe foncière, qui peut avoir un ratio de 1 à 3 dans une agglomération dans la même agglomération.
Alors on va parler un petit peu de qualité de vie quand même, parce que c'est vrai qu'on a parlé de logements sociaux, on a Christian et Patrick qui nous écrivent. Christian, comment financer la réalisation de milliers de logements sans tomber dans la réalisation de cités d'ortoirs bétonnées, source d'une partie de nos mots actuels ? Quelle défiscalisation éventuelle ? Y aura-t-il respect du cadre de vie, du bien-être, de la sécurité des personnes ? En bref, les nouveaux logements où, pour qui et quel usage ? Donc ça c'est Christian. Et Patrick, sur le même registre, nous livre un témoignage. Il est dans le Tarn. Il est attaché à la nature, sans être écolo pour autant, nous dit-il. Il voit la nature diminuer de manière importante, avec autour des villages des grands prés entourés de bois qui sont pris pour faire des lotissements avec des petites maisons serrées les unes à côté des autres, ce qui, selon lui, est très moche. Peut-on faire un peu autrement, par exemple utiliser les maisons inhabitées depuis longtemps et parfois par des dizaines d'années ?
c'est intéressant comme réflexion, et on est assez en phase, Marine Le Pen a parlé du beau, elle parle régulièrement du beau, notamment pour l'immobilier, le logement. Ces 10 dernières années, allez, ces 20 dernières années, on a surtout concentré nos efforts sur le côté fonctionnel, la performance, bon très bien, on a réussi à obtenir... des logements qui consomment moins d'énergie. Tout ça est formidable. Mais là, l'étape d'après, je pense que ça sera de regarder un petit peu moins les indicateurs et d'essayer de faire quelque chose d'harmonieux. Il est vrai que ce qui a été produit ces 20 dernières années n'est pas spécialement esthétique. Et il faut qu'on puisse avoir une réflexion là-dessus, d'aménagement du territoire. Alors c'est Philippe Olivier qui en parle très bien, tu l'avais reçu la semaine dernière. avec la fin notamment de la verticalité, et d'être un peu plus sur la maison individuelle, une aspiration profonde des Français, qui a été moquée par Madame Wargon, qui estimait qu'aujourd'hui on n'avait plus le droit de vivre dans une maison, sauf elle. L'élite a le droit d'accéder à la maison individuelle, mais le peuple, lui, non. Pour des raisons bassement idéologiques, sous couvert d'écologie, ça me fait bien rire. Donc on a une réflexion là-dessus. On veut arrêter de construire la ville sur la ville aussi, ça c'est le mythe de gauche qui nous explique qu'il ne faut plus consommer le moindre espace et qu'il faut qu'on s'empile, si j'ose dire, dans des villes toujours plus denses. Les étés sont de plus en plus chauds, en termes de confort ça devient compliqué. Voilà, on a une réflexion pour changer de paradigme, si j'ose dire. Alors, c'est quelque chose qui s'inscrit sur le temps long, j'ai pas forcément une mesure choc à donner là, mais la suppression de certaines normes comme le ZAN... qui est un peu technique pour les Français qui nous écoutent, mais qui veut en gros limiter un maximum, qui ne veut plus qu'on consomme le moindre foncier qu'on construise, tout simplement au-delà de ce qui est déjà artificialisé, alors qu'il y a pas mal de friches, on pourrait faire beaucoup de choses. On veut sortir de ce carcan-là pour offrir... un nouveau modèle aux Français, sachant que la France n'est pas le pays le plus artificialisé d'Europe, loin de là. Les pays du Nord le sont beaucoup plus. On a de l'espace, sans consommer de l'espace agricole et naturel, j'insiste là-dessus, mais il est possible de faire beaucoup de choses avec des architectes, des cabinets d'ingénieurs, des aménageurs, ils ont plein d'idées, mais tout ça est souvent stoppé sur l'hôtel des idératas idéologues.
Alors Christophe nous dit la construction de la maison individuelle est à l'arrêt sur tout le territoire par volonté politique. Est-ce que vous, avec Marine Le Pen, vous voulez relancer cette production ? Par quels moyens et quels dispositifs ? On l'a un peu évoqué sur l'allègement de certaines normes. Est-ce que vous voulez supprimer des règles d'urbanisme anti-maison, faire des incitations fiscales ou financières pour les primo-accédants et les investisseurs ?
C'est une très bonne question en prolongement de ce que je viens de te dire, c'est-à-dire qu'il y avait les normes qui voulaient restreindre le développement de la maison individuelle, donc nous nous sommes extrêmement opposés à cela, c'est-à-dire que les Français ont droit d'accéder à la maison individuelle s'ils le souhaitent. Et il y avait également des dispositifs fiscaux qui n'étaient pas possibles pour l'achat de maisons individuelles. C'est-à-dire que toute la politique qui a été menée ces dix dernières années tournait autour de l'habitat collectif, donc en gros en immeuble, dans des villes, dans des grandes villes. Et tout ce qui était jugé un peu étalement urbain ou autre, c'était puni ou pas du tout encouragé. Donc nous, on veut sortir de cela. On veut revenir à quelque chose d'harmonieux. d'encourager dans une logique d'aménagement du territoire également le développement de villes moyennes et de petites villes qui ont du foncier disponible et qui ont la capacité de répondre à cette aspiration profonde des Français. et d'en finir avec 10 ans de macronisme, je dirais, allez, 15 ans de socialo-macronisme, parce que ça avait commencé ce délire un peu sous l'air Hollande. On avait les prémices, et puis on a eu l'application directe, concrète, de cette idéologie sous l'air Macron.
Oui, on a Thierry qui nous rappelle d'ailleurs qu'à l'époque, Mme Wargon, qui a été ministre, avait déclaré le pavillon dont on peut faire le tour, c'est fini. Mais de
quel droit ces gens se permettent de dire ce qui est bon ou non pour les Français ? Moi, j'ai un vrai problème avec ça. En quoi Mme Wargon était-elle légitime pour juger ce qui est bon pour nous ? Non ? Bon. La maison individuelle, c'est une aspiration profonde. Alors tout le monde ne veut pas vivre dans une maison individuelle. Mais pourquoi on devrait s'empêcher de construire cela ? Et ça a produit ses effets concrets. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on construit 100 000 maisons individuelles par an contre 170 000, 180 000 en temps normal. Donc ils ont réussi leur plan. à effondrer complètement la production de maisons individuelles, qui tirait pourtant la construction à deux fois moins. La chute est de 40 à 50%, c'est terrible, donc il faut qu'on retrouve, qu'on renoue avec ça. Et les promoteurs sont tout à fait prêts demain à mettre leur savoir-faire à la disposition de ce projet.
Alors Philippe nous écrit Tahiti, il va un peu dans le même sens, il nous fait une suggestion, il dit qu'il faudrait tenir compte du désir des Français d'être propriétaires et non locataires, donc ça on est en phase. Et il nous dit de préférence dans un village ou une campagne pas trop éloignée d'une grande ville pourvoyeuse d'emplois, et de préférence dans une maison individuelle avec un petit jardin. sens c'est à dire que relancer justement la possibilité d'avoir une maison et de construire et c'est ce qui vient d'être développé mais je voulais quand même dire son témoignage qui nous écrit de taille oublié
nos amis d'outre-mer c'est qu'ils subissent les mêmes normes alors il ya un système dérogatoire pour pour les com des collectivités d'outre-mer dans les drômes c'est quasiment la même chose À quelques exceptions près. Donc, avec des normes qui ne sont absolument pas adaptées aux réalités locales, aux réalités climatiques, parce qu'on n'est pas en métropole. Et on ne les oublie pas, c'est-à-dire que pour le coup, on souhaiterait vraiment faire du sur-mesure avec eux. Ça fait partie de la politique du programme de Marine Le Pen, mais ce n'est pas anodin. La crise du logement qui s'opère dans les Outre-mer est plus amplifiée encore que ce qu'on vit en métropole.
Alors, il nous reste 10 minutes, donc on va encore prendre 5 minutes de questions-réponses et on fera une conclusion. Donc, Pascal nous dit qu'il est vrai qu'il y a un grand manque de logements. Sa question est de savoir pourquoi ne pas restaurer des bâtiments abandonnés pour en faire des logements avant de faire des constructions. Je crois que Marine Le Pen en a parlé dans son discours.
Tout à fait, on n'oppose pas du tout la construction neuve et la rénovation de l'ancien. Il y a déjà le dispositif dont je vous ai parlé, il y a les friches qui existent, il y a les terrains de l'État qu'on souhaite mettre à disposition. des promoteurs pour construire. Il y a les bureaux vides, il y a 9 millions de mètres carrés de bureaux vides qui peuvent être valorisés notamment avec des habitats modulaires à destination des étudiants. Donc tout l'existant qui n'est pas valorisé a vocation à l'être. Et il y a les centres anciens aussi ou alors les logements qui mériteraient une rénovation lourde. qui doivent être accompagnés. On met beaucoup d'argent dans la politique de la ville. On a regardé ce matin, depuis 2010, 120 milliards d'euros dans la politique de la ville pour rénover surtout les quartiers prioritaires. On ne veut pas opposer cela au reste, mais il n'y a pas beaucoup d'efforts qui ont été faits pour rénover les centres anciens et pour rénover le patrimoine existant. L'idée, c'est de flécher également une partie de ces fonds vers ces projets-là.
Je vais lire deux témoignages de personnes qui sont en HLM. Je pense qu'on a répondu à leurs questions, mais je lis quand même leurs témoignages. Un locataire HLM de Montélimar nous écrit qu'il est depuis 25 ans dans son HLM et n'a jamais reçu la moindre proposition d'achat. Il aurait aimé que ça lui soit proposé, donc ça va dans le sens d'une des propositions de Marine Le Pen. Un internaute nous dit que le sujet du logement intéresse beaucoup. Il nous dit chercher depuis 5 ans à déménager de Royan, qu'il a fait 6 demandes de HLM dans 6 départements différents, car il est à la retraite avec une petite retraite. et qu'il n'a reçu aucune proposition, qu'il est désespéré. Donc il y a vraiment beaucoup de Français en attente de logement social, là encore, c'est pour ça que c'est un sujet important.
Il y a le sujet de notre ami qui vit dans un logement social et qui souhaiterait devenir propriétaire. L'idée, demain, c'est qu'on puisse... Une fois qu'on aura une majorité à l'Assemblée nationale, qu'on puisse mettre en place un plan pour permettre à un maximum de ces locataires de devenir propriétaires. Il n'est pas normal qu'un locataire qui a des revenus, qui est locataire depuis X années, qui souhaiterait acheter son logement ou alors acheter un logement social à proximité, le soit empêché. Ça pose un vrai problème. C'est souvent lié à une question, enfin une approche chez les bailleurs sociaux qui est plutôt sur le stock, sur une forme de rente, parce que finalement il y a déjà des choses qui existent aujourd'hui, mais on sent que les bailleurs sociaux n'ont pas vraiment envie de s'ennuyer avec ça. Aujourd'hui il est possible d'acheter son logement social. Mais quand on pose la question aux bailleurs sociaux, finalement ils préfèrent toucher leur loyer, ils n'ont pas envie de réorganiser complètement leur modèle, et c'est beaucoup plus confortable. plutôt que de se lancer dans une vraie rotation et passer d'une logique de stock à une logique de flux. Donc il y a beaucoup de paresse intellectuelle derrière tout ça. Quand on nous dit que ce n'est pas possible, que c'est compliqué, c'est faux.
on prend encore quelques questions. Gérard nous dit qu'il serait judicieux et cela plairait aux propriétaires que la plus-value pour la vente d'une maison ne soit plus à 30 ans comme l'a conçue François Hollande, mais qu'elle soit ramenée à 15 ans comme ça l'était sous Nicolas Sarkozy.
à fait. Alors là, pour le coup, la position de Marine Le Pen est extrêmement claire. On souhaite revenir à une durée d'étention de 15 ans pour l'exonération de la plus-value. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, vous avez tout un tas de projets qui sont bloqués, le marché est bloqué parce que les gens attendent. C'est-à-dire que plutôt que de payer au prix fort la plus-value, on attend les 30 ans. Mais bon, ça vous paralyse complètement le marché. Donc l'idée, c'est de refluxifier tout ça. Et ça ne coûtera pas plus cher aux finances publiques parce que finalement, qu'on attende 30 ans ou 15 ans, c'est de l'argent qui ne rentre pas. De toute façon, ce sont des gens qui ne veulent pas payer la plus-value. Donc qu'ils ne la payent pas dans 30 ans ou au bout de 15 ans, c'est la même chose. Donc c'est extrêmement neutre pour les finances publiques et ça permettra de relancer la machine. Et accessoirement, pour les collectivités, d'engranger des droits de mutation, des frais de notaire, parce que les départements vivent... en partie grâce à ces droits de mutation qui leur sont versés et qui ont fortement baissé ces dernières années avec la crise immobilière. Donc pour l'État, ça ne change pas grand-chose. Par contre, pour les collectivités, ça permet de donner un pot de gras, si j'ose dire, et ça refludifie le marché au sens large, ça remet des logements disponibles à la vente sur le marché.
on a vraiment des propriétaires et des locataires qui nous écrivent et qui ont parfois vécu des traumatismes. Donc Catherine estime qu'en tant que propriétaire bailleur, elle trouve que les locataires ont trop de droits et que nous sommes percus de normes à respecter en tant que propriétaire. Elle nous dit « je comprends le manque de logements, mais c'est devenu beaucoup trop compliqué aujourd'hui pour les propriétaires ». Elle nous explique qu'elle a préféré vendre deux maisons de deux appartements chacune avec terrain, qui lui en reste encore. Mais sa question, c'est que comptez-vous faire pour rassurer aussi les propriétaires ? Il y a des logements vacants, mais vu la situation actuelle, mieux vaut aujourd'hui ne pas les louer que mal les louer.
C'est tout le problème, c'est-à-dire qu'on a évoqué toutes les contraintes qui pèsent sur les bailleurs, et on n'a pas 36 solutions si demain on souhaite remettre sur le marché des logements, parce que s'il n'y a plus de bailleurs, il n'y a plus de locataires, enfin c'est compliqué.
Donc c'est réaffirmé en gros la propriété privée ? C'est réaffirmé le
droit de propriété, donc enlever un certain nombre de contraintes qui pèsent sur eux, et restaurer le droit de propriété, notamment en étant impitoyable sur le squat. Et il est vrai qu'il y a le risque impayé, qui est un gros sujet qu'on ne néglige pas. Et là-dessus, il faudrait qu'on ait une réflexion sur les procédures qui sont effectivement extrêmement longues. 24 mois ou plus, ou 36 mois, c'est plus tenable. Et en plus, il y a des différences selon les juridictions. À Larbonne, vous avez une audience chez moi au bout de deux mois. Il y a des villes, c'est huit mois. Donc il y a au niveau territorial une inégalité de traitement, en tout cas d'un point de vue judiciaire. Il faudrait harmoniser tout ça et avoir une réflexion là-dessus. Un
cadre plus rassurant pour les propriétaires et réaffirmé par l'État. Très bien. Deux derniers sujets. Marie-Christine nous dit « On constate une forte spéculation foncière dans des secteurs touristiques comme le littoral Corse où j'habite. » On salue la Corse. Cette spéculation porte le prix du foncier et des loyers à un niveau inaccessible pour les résidents et les jeunes. Ils ne peuvent plus se loger. Les acquéreurs des biens sont quasi exclusivement des continentaux ou des étrangers. La plupart des biens sont en location saisonnière. Dans mon lotissement, il y a 80% de maisons fermées hors saison touristique. En plus, beaucoup de ceux qui achètent n'ont aucune notion de la culture corse. Pour eux, la Corse n'est qu'une carte postale. Quelle solution le RN pense-t-il apporter à cette problématique de l'immobilier en Corse ?
Il y a effectivement un sujet, comme le dit Marie-Christine, sur l'explosion des résidences secondaires dans un certain nombre de territoires. Alors ça ne concerne pas toute la métropole ou la Corse, c'est assez localisé. Il y a des difficultés essentiellement en Bretagne, aux Pays basques, en Corse et dans certaines grandes villes comme à Paris. Donc Marine Le Pen l'a évoqué, il faut absolument qu'on puisse réguler cela. Il n'y a pas de difficultés là-dessus. Mais on est pour une approche plutôt territorialisée parce qu'on ne veut pas non plus imposer des contraintes uniformes à tout le territoire où la location saisonnière est déjà bien présente et ne pose pas de problème. Je prends l'exemple des stations de ski. et des stations du Languedoc chez nous, le Gros du Roi, des stations balnéaires, gruissants ou autres, où la location saisonnière est un modèle de développement et ne pose pas de difficultés, n'entre pas en concurrence avec des logements loués pour le long terme. Donc il faut vraiment une approche très très fine en associant les communes et ne pas, comme a tenté de le faire le gouvernement, imposer des contraintes uniformes, notamment une fiscalité. punitives, uniformes, qui pénalisent tout le monde. On a eu des exemples malheureux. Il y a eu une augmentation de la fiscalité sur la location séminaire qui s'est opérée. Sur le principe, pourquoi pas ? Mais en fait, on a touché les gîtes ruraux, qui sont des revenus d'appoint pour les agriculteurs, les chambres d'hôtes, et les fameuses stations qui vivent essentiellement de cette activité. Donc, il faut qu'on travaille là-dessus. Mais de façon très localisée. Pour ne pas transformer un certain nombre de territoires en zones de résidence secondaire. Des territoires, souvent, il y a des fortes identités, comme la Corse, la Bretagne, les Pays-Bas, qui comprennent difficilement cette évolution du territoire. On les comprend. Ils ne reconnaissent plus vraiment leur région. là, il y a des problèmes. Là, il y a des problèmes. On ne le nie pas. Mais on continue à consulter pour voir quel est le meilleur chemin.
Oui, ça ne peut pas se régler de manière uniforme sur l'ensemble du territoire, bien sûr. Nous arrivons quasiment au terme de cet entretien, puisqu'on s'est fixé une heure, évidemment. Je suis un peu frustré, parce qu'il y a eu beaucoup, il y a eu plusieurs centaines de questions, donc vous me pardonnerez pour ceux dont je n'ai pas pu me faire l'interprète de vos questions. Mais je pense qu'on aura l'occasion de se revoir. Avec plaisir, quand tu veux, cher Julien. Il y a aussi des questions, notamment sur le pouvoir d'achat. Donc ça, on y reviendra avec d'autres invités qui nous parleront des solutions de Marine Le Pen, puisque certains nous disaient, voilà, on a un voyer de 800 euros et on gagne 1 800 euros à deux. Ça, on y reviendra dans une prochaine émission. des professionnels de l'immobilier qui nous parlent aussi. la loi d'interdiction sur le démarchage téléphonique, et puis certains nous parlent de la retraite et de la période de fin de vie, avec la facilité pour accéder au logement dans un EHPAD, donc là on sera plus sur le côté santé, sanitaire, soins, et on y reviendra aussi avec Laurent Castillo, le coordinateur sur le sujet de la santé, dans une prochaine édition. Alors il te reste quelques instants pour conclure, en résumé, qu'est-ce qu'on peut dire sur le projet de Marine Le Pen, en quoi il est différent de celui de M. Mélenchon ? de monsieur Philippe, de monsieur Attal, et pourquoi est-ce que Marine Le Pen est la meilleure candidate pour le logement des Français ?
Alors, en conclusion, je voudrais dire que ce qui différencie Marine, c'est son approche qui est très globale. C'est-à-dire que vous l'avez vu, alors effectivement, on met l'accent sur l'accession à la propriété, mais pas uniquement. C'est-à-dire qu'on a parlé du logement social. Qui parle aujourd'hui du logement social de la façon dont on en parle ? Personne. L'accession à la propriété, retrouver cet idéal, très bien. Mais ça n'oppose pas non plus à cela les locataires. C'est-à-dire que les locataires doivent aussi pouvoir se loger avec des loyers qui soient dignes, corrects, des logements qui soient un minimum confortables. Donc je pense qu'on a quand même balayé là toutes les dimensions, toutes les composantes, on pourrait rentrer encore plus dans le détail, du logement, l'augmentation du confort, le paquet sur l'offre locative, le logement étudiant. L'accession à la propriété comme projet de société pour relancer la natalité. C'est le principal frein aujourd'hui. C'est pour ça qu'on insiste beaucoup là-dessus. Si on veut relancer la natalité, il faut qu'on ait un projet d'accession à la propriété qui soit massif. On n'en fait pas non plus, tu l'as compris, une obsession. C'est simplement une utilité. Et le logement social. Je ne vois personne aujourd'hui dans le spectre... de la présidentielle, qui balaie, avec une vision aménagement des territoires assez globale, toutes les composantes du logement. Et rien n'est figé, on peut encore évoluer sur un certain nombre de sujets. L'idée, c'est que ce dont on parle, là, aujourd'hui, soit affiné. Il y a des réflexions qui sont encore en cours, notamment sur la propriété.
Il y a évidemment des choses qui se font au niveau de la présidente de la République, mais il y a aussi un travail parlementaire pour la prochaine majorité sur certains sujets.
Tout à fait. Il y a la dimension également pouvoir d'achat, parce qu'il y a le logement au sens propre du terme, mais il y a également toutes les charges qui vont autour. On aurait pu parler de l'énergie, c'est lié aussi à cela. Ça participe aussi à la baisse du pouvoir d'achat. Aujourd
'hui, effectivement, il est en baisse. On rappelle que Marine Le Pen propose de passer de 20 à 5,5% la TVA sur l'ensemble des énergies, que ce soit l'essence, le gaz, l'électricité, le fuel. c'est important de le rappeler, effectivement.
Voilà, donc, la vision est globale, et on n'est pas dans le gadget, parce que souvent, c'est ça, on fait la communication à la hâtale, on a de super idées, vous avez vu, non. C'est une vision de long terme, pour les 5, 10, 20 prochaines années. Pour construire une France, la Renaissance, c'est le discours, le superbe thème qui a été lancé, que j'aime beaucoup, ça participe à la Renaissance du pays. Il y a une volonté, il y a une envie de devenir propriétaire, il y a un intérêt pour le logement, quelle que soit sa situation, et Marine Le Pen y répond, à mon sens, dans chacune des situations.
Très bien. Merci beaucoup, Frédéric. On se retrouvera sans doute pour une prochaine émission au cours de cette campagne. Il nous reste six mois. En tout cas, on l'aura compris, Marine Le Pen n'oppose pas les propriétaires aux locataires, mais veut être la présidente de tous les Français. Et avec une France où, effectivement, il y aurait plus de propriétaires parce qu'on est forcément plus épanoui lorsqu'on possède son bien. Et ça permet des perspectives. Donc, on reviendra aussi dans une prochaine émission, je pense, sur l'accession à la location, puisque c'est aussi un sujet avec de plus en plus de conditions qui sont demandées. 3 mois de
travail.
Ce sont des sujets qui seront évoqués lors d'une prochaine émission. Merci à tous, à la semaine prochaine pour un nouvel invité et une nouvelle émission. Merci.
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