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Radio Classique. Esprit libre, Géraldine Vossner et Jean-Marie Colombani. Jean-Marie Colombani, suite à ce que disait Géraldine sur cette montée d'intolérance et cette façon d'interdire, de prohiber, de boycotter, c'est les médias, c'est Glucksmann, c'est l'agenda idéologique. Il y a un vrai savoir-faire dans le
terrorisme intellectuel. En tout cas, c'est les ressorts et les remèdes. Trumpiste au secours de la France Insoumise. C'est un peu ça, ce que vous décrivez. L'objectif de Jean-Luc Mélenchon, c'est de faire place nette, de façon à être seul en effet face à Marine Le Pen au second tour, parce qu'il pense qu'à ce moment-là, il pourra capitaliser et vaincre Marine Le Pen. C'est du moins son credo. Et donc il va tout faire pour effacer en effet l'autre partie de la gauche. Cela dit, c'est une triste tradition historique chez l'extrême gauche. comme ça, de faire d'abord la guerre aux socialistes, de faire la guerre à ce qu'ils appelaient les sociotraitres, ou le social-fascisme. Ils taperont beaucoup plus sur Glucksmann et sur cette partie-là de la gauche, sur la gauche réformiste, que sur toute autre chose, parce que c'est la gauche réformiste qui devrait être face à Marine Le Pen, et non pas l'extrême-gauche. Donc ils vont continuer à cogner comme des sourds, si j'ose dire. Et l'entreprise de démolition, de Glucksmann a commencé. Il y aura malheureusement pour Glucksmann des points d'appui au Parti Socialiste, parce qu'il y a des socialistes qui sont quand même sous l'influence intellectuelle et doctrinaire de la France Insoumise. Rappelez-vous, ça a été longtemps la gauche, toute l'histoire de la gauche était plombée par cela, par l'idée que vous n'étiez de gauche que si vous étiez proche du Parti Communiste, que si vous étiez marxiste, etc. Et là, François Mitterrand avait mis fin à tout cela. Et Jean-Luc Mélenchon... revient avec cette doctrine-là, en effaçant le fait que notre gauche puisse exister, il est le seul porteur de la vraie croix, le seul porteur de... Hélas, les leçons de l'histoire ne servent pas, et on insiste à une ressucée de ce qui s'est produit, hélas, dans des temps très très difficiles, qui risquent... hélas aussi de revenir.
Géraldine Wassner, je parlais de terrorisme intellectuel, ça marche aussi pour les rédactions. Enfin, je vais dire, la pétition pour interdire ces news, le psychodrame chez BFM, si vous savez pas de quoi il s'agit, vous qui nous écoutez, vous en prendrez connaissance dans la presse, mais enfin, en clair, à quotidien, un journaliste est invité, un journaliste de BFM TV, et puis il commence à être interviewé sur le fait que sa collègue, sa collègue de BFM TV, Sonia Mabrouk, invite des personnes... de droite ou d'extrême droite, parmi des personnalités de gauche et d'extrême droite. Et évidemment, un procès en racisme commence à être fait à la chaîne, directement inspiré par une campagne éléfiste,
qui ne dit pas son nom. Bien sûr, mais en fait, c'est ce qu'on voit dans cette campagne, et très inquiétant d'ailleurs. La façon dont Luxman est reçue dans cette manifestation, on hurle, on le eut, pour qu'il se taise et pour qu'il disparaisse. Et là, vous avez quelques poches d'influence qui veulent... qui veulent diriger les débats, c'est-à-dire qu'il ne sera pas autorisé de parler d'immigration. C'est le procès qui a été fait à Edouard Philippe, qui a parlé de français issus de l'immigration, qui est une catégorie de l'INSEE classique utilisée pour documenter le racisme, par exemple, les discriminations. C'est interdit de le dire, c'est pointé comme raciste, ça a pour but simplement qu'on ne... parle pas de ce sujet sur le plateau de télévision pendant la campagne. Les voix critiques du mouvement étudiant, c'était des voix paternalistes, elles doivent se taire. En fait, ce sont des méthodes assez violentes, mais classiques, qu'on a déjà connues dans l'histoire. Jean-Marie le disait, pour empêcher que certains thèmes n'émergent, ce sont des thèmes interdits. Par exemple, vous verrez que bientôt on ne parlera plus des pillages qu'il y a eu en marge du 17 octobre, ils n'ont quasi pas eu lieu, ou alors ils sont minimisés. minimise en fait les éléments dérogeants pour imposer un récit. Et ça fonctionne en réalité. Le danger, c'est que... pour les citoyens de se faire voler ce débat de la présidentielle.
Jean-Marie Colombani, si vous me faites une réponse courte, j'en serais ravi. Y a-t-il une cinquième colonne trotskiste dans les médias ?
Il ne veut pas répondre. Non, parce que je pense qu'il y avait une guerre culturelle authentique et que cette guerre culturelle, elle a plutôt été gagnée par l'extrême droite aujourd'hui en France. Là où la parole s'est libérée, hélas, c'est dans le sens où le racisme est devenu une opinion comme une autre. L'antisémitisme aussi. Non, je n'exagère pas. Et c'est ça, un des grands problèmes du pays aussi. Donc, il ne faut pas voir ça d'un seul côté. Il n'y a pas que les trotskistes. Il y a aussi les extrémistes de droite.
Ce sera le mot de la fin. Vous retrouvez Jean-Marie Colombani demain dans Commentaires. Géraldine et Jean-Marie, ce sera la semaine prochaine. Nous allons nous quitter en musique avec un certain Philippe Verdelot, musicien baroque des années 1480. Pourquoi je vous parle de Philippe Verdelot ? Parce que Franck Ferrand va consacrer les grands dossiers de l'histoire à Del Sarto, le peintre. Et il se trouve que Verdelot et Del Sarto vivaient à la même époque en Italie. Peut-être se sont-ils croisés. Mais si vous voulez avoir la bande-son de Del Sarto, il faut peut-être écouter un peu de Verdelot, compositeur français.
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