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chers compatriotes, ce mercredi, l'Assemblée nationale a rejeté en première lecture le budget de la France proposé par le gouvernement. Un vote historique, puisque ce texte a été unanimement rejeté, y compris par les députés macronistes eux-mêmes, ce qui témoigne d'un régime en pleine débâcle. Malgré les apports... Et les corrections importantes des députés du Rassemblement national dont je veux saluer ici le travail, ainsi que notre mobilisation pour empêcher le vote de dizaines de milliards d'impôts nouveaux venus de la gauche, la copie gouvernementale ne répond toujours pas à une double exigence incontournable. S'attaquer enfin aux mauvaises dépenses publiques et aux injustices fiscales pour baisser le déficit tout en relançant notre économie. Avec 1 400 milliards d'euros de dettes supplémentaires en 9 années. Emmanuel Macron et ses ministres ont détérioré les finances publiques avec une ampleur sans précédent. A l'Assemblée, leur incompétence et leur manque de courage conduisent à des hausses d'impôts systématiques qui ne suffisent même pas à limiter l'effet boule de neige de l'endettement, les taux d'intérêt que nous devons payer devenant chaque jour plus étouffants. Or, ce ne sont pas les députés ou les ministres macronistes qui paieront la facture de ces taux d'intérêt, mais bien les contribuables français, les entreprises, les travailleurs et les retraités. Pour sortir de cette situation dégradée, sans perspective d'amélioration future, la France a besoin d'un choc de croissance et d'un choc de confiance. Pour le choc de croissance, avant de vouloir répartir les richesses, commençons par continuer à en créer, par une relance massive de la production comme nous le proposons. Pour le choc de confiance, je propose de mettre en application dès maintenant la règle d'or proposée en octobre dernier par Marine Le Pen dans le cadre de la campagne présidentielle. Son principe est simple, inscrire dans le marbre de notre constitution qu'aucun budget ne pourra être voté s'il augmente le niveau d'endettement du pays. A l'exception de quelques candidats irresponsables, la majorité de la classe politique reconnaît l'urgence de la situation et considère, comme les Français, la question de la dette comme primordiale. Il m'apparaît aujourd'hui nécessaire d'accélérer le calendrier et de voter en urgence cette règle d'or qui, depuis sa publication, a été favorablement accueillie par les marchés financiers. Nous demandons ainsi solennellement au gouvernement d'inscrire « en urgence » un projet de loi constitutionnel en ce sens. Un vote rapide du Parlement, suivi d'un vote du Congrès, après sa convocation par le président de la République, permettrait d'avoir dans un délai de quelques semaines un cadre budgétaire clair pour faire aboutir le budget 2027. J'appelle tous les responsables politiques qui ne souhaitent pas que notre pays plonge dans la crise budgétaire et financière à s'emparer de notre proposition et de joindre leur voix au nôtre pour que le président de la République et que le gouvernement saisissent au plus vite le Parlement sur ce sujet essentiel pour notre avenir et pour l'avenir de la nation.
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