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On a aujourd'hui en France estimé un rapport du Sénat voté par, je vous assure, pas que des gauchistes, qu'aujourd'hui en France, on dépense environ 211 milliards pour aider les entreprises. On a depuis une dizaine d'années ce qu'on appelle la politique de l'offre, que vous nous expliquez être la meilleure politique, c'est-à-dire plutôt que d'aider les gens à pouvoir consommer, on aide les entreprises à pouvoir produire. La politique de l'offre aujourd'hui, c'est ce qui fait que tous les gens-là qui ont manifesté leur mécontentement, leur galère, leur incapacité à payer leur facture sont dans cette situation. Et moi, madame, j'ai beaucoup de mal. Vous êtes courageuse, vous êtes venue. Je comprends bien que la situation n'est pas facile. Vous parlez d'Algal Giverney, députée Ensemble pour la République. Voilà, parce que finalement, en fait, dans la salle, vous êtes la seule représentante. des responsables de la situation dans laquelle on est donc je reconnais que c'est pas confortable comme situation mais enfin vous nous avez dit là le gouvernement à force de prendre des décisions dans l'urgence pour répondre à ces manifestations là soudainement et puis on agit dans l'urgence enfin dans l'urgence mais ça fait dix ans que la situation se dégrade et elle se dégrade pas Comme ça, par hasard, soudainement, il y a un mouvement social parce qu'il y a un problème de pouvoir d'achat. Mais s'il y a un problème de pouvoir d'achat en France, c'est parce qu'il a été orchestré par des choix politiques, des choix politiques conscients, expliqués, qui ont été faits depuis 10 ans et qui ont consisté à faire une chose très simple, appauvrir l'État. Appauvrir l'État en faisant des cadeaux fiscaux et donc ensuite... Définancer les services publics, c'est ça qui explique la crise des lycéens. Les lycéens, en fait, ils aimeraient simplement que l'argent qui était abandonné à l'éducation nationale et qui aujourd'hui payait par, on parlait de la TVA, aujourd'hui, quand vous payez votre panier de courses pour acheter à manger, la TVA que vous payez, elle sert à payer les entreprises. qui ont eu des réductions de cotisations sociales. C'est la vérité, c'est la vérité. En grande partie, 110 milliards. Avant, la TVA servait aussi à financer les services publics. Donc les gens disaient, je paye des impôts, mais j'ai l'hôpital public à la place, j'ai l'éducation gratuite. Aujourd'hui, on paye des impôts. beaucoup plus qu'avant pour aider les entreprises qui, elles, ne payent pas des salaires décents. Et donc on est dans cette situation. Je finis juste là-dessus parce que comme c'est compliqué de parler, le fait de dire... 'on est là dans une réaction, que le gouvernement réagit à une situation qui vous paraît de ce que vous dites, conjoncturelle. Il y a une crise, soudainement, mais d'où vient-elle ? Et alors on doit réagir dans l'urgence et on ne peut pas faire les investissements de fonds. Enfin, vous n'avez rien venu venir depuis dix ans, c'est vous qui avez créé cette situation.
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