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7h36, votre invité ce matin, Elisabeth Martichoux, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail. Bonjour. Bonjour. Vous serez en première ligne à la conférence sociale qui se tiendra lundi à Matignon avec syndicat et patronat. D'abord, revenons à un instant sur la mobilisation d'hier. Avez-vous été surpris par le monde dans les rues, par cette colère qui, au fond, s'amplifie
d'abord, je me réjouis que la manifestation s'est bien passée. On sait que c'est important, je m'en réjouis. Et d'ailleurs, on voit tout le sens des responsabilités aussi, notamment des organisations syndicales qui ont encadré la manifestation. Tout s'est bien passé et je m'en réjouis. Non, non, mais je suis parfaitement conscient que pour les salariés, ce n'est pas facile. Il y a les sujets de pouvoir d'achat. On en connaît l'origine principale. C'est ce qui se passe en Iran, Hormuz, augmentation du coût du carburant. C'est vrai qu'un sujet de pouvoir d'achat, il s'exprime et on est là pour essayer d'amener des réponses.
Alors, la question que tout le monde se pose, c'est que peut proposer un gouvernement ? aussi faible, sans argent, face à la rue qui mobilise à ce point-là. Votre réponse, c'est une conférence sociale ? C'est ça la réponse
? La réponse à la conférence sociale, c'est un aboutissement. Moi, ça fait 15 jours maintenant qu'à la demande du Premier ministre, je consulte. J'ai bien sûr discuté avec l'ensemble des organisations syndicales et organisations patronales, parce que les salaires, c'est quand même dans les entreprises que ça se passe avec les négociations annuelles obligatoires. Et je vois des lignes de sortie, je vois des lignes de convergence possibles. On n'a pas franchi la ligne d'arrivée, mais on a franchi des étapes importantes dans les discussions.
Donc lundi, c'est l'aboutissement des discussions que vous poursuivez tout le week-end jusqu'à dimanche soir, d'après ce qu'on a compris. fait dire matillon à vous êtes chargé de de discuter vous avez rapproché les points de vue il ya un sujet c'est le smic vous l'avez entendu augmentation du smic les syndicats par exemple la cfdt l'avait dit ici même 100 euros net la cgt 150 par exemple vous aviez dit il ya quelques jours c'est une fausse bonne idée
'est à dire qu'il faut bien sûr partie
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Il faut bien sûr travailler à l'augmentation des salaires. En jouant d'ailleurs sur une combinaison, le SMIC, ensuite on répercute dans les branches, sur les minimas conventionnels, et ensuite on va dans toutes les entreprises pour tous les salariés. C'est ça la dynamique dans laquelle on veut aller, mais il faut faire ça sans affecter l'emploi. Si on augmentent trop vite et trop fort les salaires, les coûts salariaux augmentent, les masses salariales augmentent, les entreprises sont dans la difficulté, elles réduisent l'emploi, elles peuvent même fermer parfois, ou alors elles répercutent sur les prix et c'est la vie chère. Donc il faut de l'équilibre. la manière dont on va jouer sur les salaires.
Il y a la réalisation du SMIC automatique au 1er janvier, 1er décembre, c'est possible ? D'anticiper un mois ?
Alors dans les discussions bien sûr sur le SMIC, la première partie de cet étage à trois fusées, il y a effectivement la date et on discute d'une anticipation possible au 1er décembre. Dans ce cas-là, il faut aller vite parce qu'il y a tout simplement, vous savez, il faut rentrer les valeurs dans les feuilles de paye. Donc il faut qu'on décide dans le courant de la semaine prochaine si on veut effectivement être en capacité. Vous y êtes favorable ? Oui, moi je trouve que le symbole est important. C'est symbolique à moi. C'est
symbolique à moi, mais bon.
Oui, mais ça prouve qu'on agit. C'est important, je pense, pour les Français de rendre compte que ce gouvernement, il veut agir, il veut agir vite sur le SMIC. Il veut aussi agir vite sur les négociations dans les branches parce que c'est là que ça va se passer. Il faudrait que très rapidement les principales branches engagent ces négociations et qu'on envoie les répercussions dans les négociations annuelles obligatoires dans toutes les entreprises.
Alors, toujours sur le SMIC, le coup de pouce, il est à qui
Le coup de pouce, il n'est pas acquis à ce stade. Il n'y a rien d'être acquis. On discute. Non, non, tout n'est pas tranché. Il y a le coup de pouce. Vous savez, ce n'est pas fréquent, le coup de pouce. Le dernier, c'était il y a plus de 14 ans. Oui, donc voilà, on voit bien qu'il a un caractère exceptionnel. Parce qu'en toute logique, le SMIC, vous savez, il est indexé sur l'éflation. Dans le SMIC, il augmente mécaniquement. Dans le SMIC, il se porte pas mal. Mais de temps en temps, le gouvernement peut estimer, en écoutant l'expression des gens, et c'est le cas aujourd'hui, qu'il est utile d'un coup de boost. Le coup de pouce, c'est aussi un coup de boost, comme on l'est dit, puisque ça les grilles et toutes les négociations dans les entreprises.
Pierre Farandou, on peut se le dire, s'il n'y a pas de coup de pouce lundi annoncé à la sortie de la conférence, c'est raté.
Je ne suis pas dans cette optique. Je suis dans une optique de finaliser les négociations pour essayer de converger. Je le redis sur trois éléments importants. Il faut les trois pour que ça marche. Juste le SMIC, les branches et les entreprises. La convergence, vous la
voyez ? Elle arrive ? 0,6%, 0,7% ? Ça fait combien de plus de 0,6% ? Par exemple, sur un SMIC. Ça fait combien par mois de plus ?
L'idée, c'est de... Vous voyez, il y a la barre des 1 500 euros net. On n'y est pas encore. On est à 1 477. Est-ce qu'on peut arriver à franchir cette barre ? C'est important. Qui se rajouterait d'ailleurs à la prime d'activité ? On n'en parle jamais. Est-ce que c 'est
votre objectif ? Est-ce que vous nous dites ce matin, l'objectif de cette discussion, c'est d'atteindre 1500 euros nets pour le SMIC ? Est-ce que vous pouvez nous dire que c
'est au moins un objectif ? Mon objectif, c'est la convergence, ce qui me paraît important. Si on arrive à avoir une convergence, je le redis, où on arrive à augmenter le SMIC, les minimas de branches et les salaires sans affecter l'emploi, c'est ça qui est mon objectif.
Alors, je vous parlais des minimas de branches, vous en avez parlé déjà 3-4 fois, c'est important. Les syndicats réclament depuis des années que les gouvernements tordent le bras aux entreprises. qui payent moins que le SMIC, en réalité. Ils compensent, bien sûr, mais pas par la négociation. Est-ce que là, ça va avancer ?
Mais là, on est prêt à agir aussi, donc agir sur le SMIC, agir par décret. Il y a un décret qui est prêt. On a un décret qui est prêt, on va d'ailleurs le mettre à la discussion, on l'a déjà fait. Et ce décret inciterait très fort les entreprises, enfin les branches, pardon, à relever leur minima parce que sinon, on va affecter ce qu'on appelle la réduction de charges. Il y a un mécanisme qui est en place et le gouvernement est prêt à passer ce décret pour inciter très fort les entreprises. à relever leur minima conventionnel au niveau d
'un décret pour conditionner le niveau de charge à la renégociation du smic dans ces entreprises c'est ça le décret avec un impact que vous pensez important
Oui, parce que là, il y a un impact important. Je pense que c'est normal. En plus, on rappelle que c'est quand même normal. Normalement, on voit bien que dans chaque branche, le salaire le plus bas est d'autre au niveau du SMIC. Ça, c'est clair. Mais ce n'est pas le cas. On a aujourd'hui à peu près 70 branches qui ne le font pas. Il faut absolument qu'on y arrive. Donc, on est prêt à mettre un levier important par un décret pour vraiment faire en sorte que dans toutes les branches, les minimas soient au niveau du SMIC.
L'emploi aussi, vous l'avez dit plusieurs fois, le MEDEF ne veut pas d'augmentation du SMIC. Il dit précisément que ça va coûter des emplois, surtout que le gouvernement nous prend 11 millions. dans le projet de budget. 11 milliards sur les charges. Vous leur dites quoi ?
Ce qu'on dit là-dessus, c'est le troisième étage de la fusée. On arrive maintenant dans les négociations dans toutes les entreprises. Ce n'est pas l'État qui les fait, ce n'est pas le ministre du Travail. Il fait les salaires, c'est vraiment les chefs d'entreprise. Il voit bien la situation de chacune des entreprises. Nous, on dit que si on constate une dynamique salariale à la fois dans les branches et dans les entreprises, on est prêt à discuter avec les organisations patronales sur un ajustement du coût du travail.
Vous leur dites qu'il y a des sucreries, pardon, il y a des contreparties. Vous allez faire des concessions sur les charges si elles jouent le jeu de la négociation salariale.
On est prêt à travailler avec le nom patronal sur le coût du travail et on le fera d'autant plus et d'autant mieux qu'on aura constaté une vraie dynamique salariale. Vous partez dans 6 mois,
Jean-Pierre Farandou, c'est important ma question du timing. On
est en train de discuter, vous savez la discussion n'est pas terminée, il me reste 3 jours, 3 jours c'est important, à la fois pour aller au bout des discussions sur le SMIC avec plutôt les organisations syndicales, plutôt d'aller au bout de ces ajustements sur le coût du travail. avec les organisations patronales. Laissez-moi ces trois jours, j'en ai encore besoin. Mais vous savez, on n'a pas franchi une arrivée, mais on a franchi vraiment des étapes importantes. On n'est pas si loin. Les derniers pas sont souvent les plus compliqués dans une négociation, on le sait. J'espère que ces trois jours vont me permettre de les franchir.
Vous êtes raisonnablement optimiste, on va dire.
Voilà, exactement. Vous êtes l'ancien
patron de la SNCF. Un mot, parce qu'on va parler du TGV, Bruce, bientôt.
TGVM. Le nouveau TGV. On va
poser la question, les trains sont toujours en retard ? Les trains sont toujours en retard ? Non,
c'est pas vrai, c'est pas vrai. Vous savez, la France est un des réseaux les plus... réguliers en Europe, dans les grands réseaux, on est bien meilleurs que les Allemands, par exemple, qui ont des gros problèmes de régularité. C'est un peu les Français, on a toujours tendance à s'autoflaviner, c'est pas vrai, et notamment les TGV. Les TGV, c'est plus de 90% de régularité, vous vous rendez compte, vous traversez la France, vous êtes 800 km, moi je le prends souvent, le TGV, pour aller dans le Sud, vous arrivez à 5 minutes près à Paris ou à Marseille, c'est formidable. Donc les TGV sont à l'heure. Merci Jean
-Pierre Farandou, merci Elisabeth Martichoux.
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