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Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation Sébastien Chenu. Bonjour Madame. Hier, mobilisation en France qui dépasse le nombre de manifestants du 17 octobre, c'est la journée la plus suivie depuis le début du mouvement. C'est une crise sociale qui s'étend selon vous, ce n'est que le début ?
Toutes les additions se payent en même temps pour les dix années de gouvernement Macron. La réalité, c'est que cette crise sociale qui fait écho à une crise sécuritaire, à une crise économique, à une crise migratoire, à une crise politique, est en train d'éclore sous les yeux d'un président totalement impuissant en fin de mandat qui ne sait quoi répondre. Oui, le mécontentement des Français, la vie difficile aussi que traverse beaucoup de nos compatriotes saute aux yeux aujourd'hui de ce gouvernement qui n'a rien fait, qui n'a géré aucune des difficultés. qui n'a fait aucune réforme structurelle dans le pays et qui a laissé notre pays s'endetter, s'appauvrir. On va
voir quelles sont vos réponses à vous. Juste un point sur la question sécuritaire, parce qu'elle a quand même beaucoup préoccupé ces dernières semaines. Le ministère de l'Intérieur fait état de, je cite, cortèges qui se sont globalement bien déroulés. C'est vrai que nos équipes l'ont constaté, l'état d'esprit a été en grande majorité très bon dans les rangs des manifestants, malgré des tentatives de les faire dégénérer, insiste le ministère dans certaines villes. Bon, bonne réponse du gouvernement d'un point de vue... Le gouvernement est au rendez-vous de cet enjeu désormais ?
L'ordre a été maintenu. Est-ce que la sécurité dans le pays est rétablie ? Je ne crois pas. La réalité, c'est que tous les chiffres sur la sécurité sont au rouge. L'ordre a été maintenu parce que les effectifs de police ont été adaptés. Mais d'ailleurs, ça dit quelque chose. Ça veut donc dire que le ministère de l'Intérieur, le gouvernement, doit... anticiper les choses et pour anticiper, il y a des mesures d'anticipation.
Mais c'est ce qu'il a fait, donc ? J'y viens, mais
il doit le faire à chaque fois et non pas se laisser surprendre comme la dernière fois où le ministère de l'Intérieur, le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'il avait été surpris, pas au niveau, etc. Donc l'anticipation, que ce soit une anticipation administrative ou une anticipation par le renseignement ou par les frontières, adapter sa réponse, évidemment, au maintien de gestion de la force publique et puis surtout adapter ça. Pour l'instant, je ne suis pas sûr qu'il le fasse, la réponse. pénale en bout de chaîne pour les délinquants qui ont été arrêtés. Le débat sur la
sécurité n'est pas terminé. Il y a plusieurs organisations, dont le syndicat des avocats de France et la Ligue des droits de l'homme, qui dénoncent une bascule autoritaire de l'Etat.
Je ne crois pas qu'il y ait une bascule autoritaire. Moi, je suis très attaché à la liberté de manifester. Je pense que c'est très important que les Français qui ont envie de se faire entendre puissent le faire dans un cadre de sécurité, dans un cadre d'apaisement. Important également que ceux qui mènent la vie économique du pays puissent continuer, évidemment, à commercer, à travailler. Et donc, je pense qu'il faut être soucieux de cela. Raison pour laquelle il faut anticiper les choses. Les services de renseignement de la dernière fois, visiblement, n'ont pas été au niveau. C'est ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur. Se défaussant un peu, et je trouve que ça, c'est... assez piteux, mais moi je crois qu'effectivement il faut être dans notre pays capable de pouvoir manifester, se faire entendre.
Je reviens donc sur la mobilisation d'hier sur le fond, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet s'est réjouie d'une journée de grève extrêmement efficace, les syndicats qui estiment qu'ils sont en position de force désormais, ils ont tort, c'était la journée des syndicats en grande partie hier, syndicats unis comme très rarement FO, CFTC, on rejoint le cortège, la CGT, CFDT, deux représentantes, l'une à côté de l'autre, c'est la réussite des syndicats dans ce pays. C
'est surtout l'échec du gouvernement. Je ne sais pas si c'est la réussite des syndicats, c'est l'échec du gouvernement de façon manifeste. Parce que quand le gouvernement propose une conférence sociale, et elle est la bienvenue, mais on s'est déjà fait avoir quelque part. On va
revenir sur la conférence sociale, je reste vraiment un instant sur les syndicats. Est-ce que ça vous ennuie dans le fond que les syndicats puissent être en réussite ? Parce que vous, Sébastien Chenu, vous avez multiplié... les coups de boutoir contre la CGT encore récemment. D'ailleurs, je m'arrête sur ce point, comme ça on va au bout des choses. Vous avez déclaré que si Marine Le Pen arrivait au pouvoir, il n'y aura plus un centime pour la CGT. Sophie Binet... Je n'ai pas dit ça
exactement, vous coupez la moitié de la phrase. J'ai dit que les partis politiques, les associations, les associations, j'ai commencé par ça, qui font de la politique, ne peuvent pas être subventionnées par de l'argent public. Les syndicats sont une association, mais ce sont des associations particulières. Et Marine Le Pen a indiqué qu'effectivement, elles seraient davantage contrôlées comme le sont les partis politiques si elles prennent des positions. politique au moment des élections c'est un petit peu différent mais c'est ce qu'a bien compris c
'est ce qu'a bien compris sophie binet mais elle a réagi à nouveau à votre place juste ici hier matin moi je vous propose qu'on l'écoute ensemble et vous lui répondrez également juste après regarder
est là Le Rassemblement national est un danger pour nos démocraties. Je rappelle au Rassemblement national qu'en démocratie, le gouvernement ne choisit pas qui sont les syndicats qui ont droit à des financements. Il veut attaquer tous les contre-pouvoirs, toutes celles et ceux qui peuvent le critiquer.
Madame Binet est toujours excessive, on le sait, et nous ce qu'on lui reproche c'est de prendre des positions d'appel à voter pendant les élections, c'est ça en réalité. Moi je pense qu'au contraire, il n'y a pas assez de Français qui sont syndiqués, il y a des pays dans lesquels il y a beaucoup plus de travailleurs. qui sont syndiqués, et ça en fait des interlocuteurs beaucoup plus faciles pour les pouvoirs publics. On est un pays dans lequel il y a finalement peu de travailleurs qui sont syndiqués. Ce qu'on reproche à certains syndicats, c'est de ne pas vouloir, par exemple, dialoguer avec des partis politiques qui représentent des millions de Français, comme le Rassemblement National, par exemple. La CFDT fait de la politique puisqu'elle refuse de dialoguer avec nous. Non, la porte est ouverte. Vous, si vous arriviez
au pouvoir, vous pourriez dialoguer avec la CGT, avec la CFDT, avec l'Assemblée nationale. Et si je vais plus loin, à l'issue d'une journée comme celle d'hier, vous seriez... pouvoir, comment vous réagiriez ? C'est-à-dire que vous auriez autant de Français dans la rue, à l'issue d'une journée d'intersyndicale quand même plutôt réussie, vous feriez quoi à la fin de la journée ? Vous leur dites, écoutez, oui, on vous reçoit, oui, nous parlons avec vous, nous allons vous entendre ou vous leur claquer la porte au net en disant mais non, on avance. Je
pense même qu'il faut, comme en matière de sécurité, anticiper. Il ne faut pas attendre qu'il y ait des centaines de milliers de Français dans les rues pour recevoir les syndicats. Il ne faut pas attendre qu'il y ait des centaines de milliers de Français dans les rues pour faire une conférence sociale. Marine Le Pen avait demandé d'ailleurs ces conférences sociales. il y a très longtemps. Vous vous rappelez, il y a déjà eu beaucoup de consultations de ce type-là, les conférences sociales, les cahiers de doléances, les grands débats. Moi, je pense qu'il faut évidemment avoir un dialogue constant avec la société civile lorsqu'on est aux manettes. Donc, il ne faut pas attendre que les Français soient dans la rue pour rencontrer les syndicats. Nous, notre porte, elle est... Aujourd'hui, dès aujourd'hui, ouvert aux partenaires sociaux. Donc si la CGT veut vous
rencontrer, vous la recevez.
Mais bien
sûr ! Mais à la conférence sociale, donc lundi, vous l'avez déjà évoqué, on va y aller plus précisément. Pour vous, c'est un gadget cette conférence sociale à Matignon entre patronat et syndicat ?
Je ne dis pas que c'est un gadget, je dis qu'on a déjà eu le sentiment de se faire avoir par ce type de conférence sociale. Par exemple, quand j'entendais qu'ils veulent la fin des minimums de branches inférieures au SMIC, c'est depuis Elisabeth Borne qu'ils nous ressortent ça, à chaque fois qu'il y a des manifestations. gouvernement nous ressort ça donc pourquoi pas mais oui il faut le faire mais pourquoi pas mais pourquoi le dire l'annoncer et ne jamais le faire donc si vous voulez chat et chaudé craint l'eau évidemment et je pense que ces conférences sociales sont souvent vues comme un été noir aux revendications je pense qu'il faut être très concret les français ont plusieurs demandes elles sont des demandes liées au salaire est lié au pouvoir d'achat et on peut les traiter différemment
alors ça commence à se préciser un tout petit de travail il était l'invité d'elizabeth martichoux sur tf1 ce matin on va le réécouter il veut qu'on passe la barre si possible des 1500 euros net il le dira mieux que moi on va l'écouter juste ici
il ya la barre des 1500 euros net voilà il faut faut on n'y est pas encore on est à 1477 est ce qu'on peut arriver à franchir cette barre c'est important
On sait déjà que les syndicats jugeront que c'est insuffisant. C'est 100 euros net, dit la CFDT, qu'il faut sur la table. 150 euros net, dit la CGT. Vous répondez quoi au ministre du Travail
? On s'enferme. Que c'est
insuffisant qui passe à côté de l'essentiel ? Oui, on s'enferme dans
un débat qui n'est pas satisfaisant. Je pense qu'il y a un problème salarial dans notre pays. Il est important. Il ne touche pas que les Français qui sont au SMIC. Il touche les Français qui sont au SMIC, mais également ceux qui sont un peu au-dessus. Ceux qui sont à 2000 euros, ceux qui sont à 2200 euros, etc. ont le droit à travers leur travail d'être mieux. Donc en gros,
ça laisse la classe moyenne de côté pour vous.
Exactement. Et nous, nous avons une mesure qui est celle jusqu'à trois fois le SMIC de pouvoir augmenter les salaires de 10% en échange d'un gel des cotisations patronales. Pourquoi cette mesure est intéressante ? Parce que d'abord, elle n'est pas une contrainte pour les entreprises, une obligation. Si vous obligez les PME en particulier, qui sont celles qui embauchent le plus de travailleurs dans notre pays, à augmenter le SMIC comme ça brutalement, vous allez à la fois créer de l'inflation parce qu'il faut bien répercuter cette... d'augmentation sur le prix de ce que vous vendez. Le boulanger va devoir répercuter ça sur le prix de ce qu'il vend et vous allez évidemment créer de l'inflation mais aussi des licenciements. Donc voyons les choses plus largement. Mais les
syndicats vous disent déjà non par nature, par définition. J'ai beaucoup parlé de la CGT, citons la CFDT. Moi je lui dis, il parle au patronat, il parle à Patrick Martin parce que les patrons publiaient une tribune dans les échos hier pour dire en gros laissez-nous, laissez-nous tranquilles, suffisant les charges pour le moment. moi je lui dis augmenter les salaires et on peut regarder après la question des allégements de charges cfe cgc L'État doit mettre la pression sur les entreprises quand FO préfère parler de conditionnalité des aides publiques versées aux entreprises. Vous êtes à contre-courant des demandes. Non, non, parce que
d'abord vous parlez du MEDEF, moi je viens de vous parler des PME, des TPE. Non, non, mais la tribune
d'hier, c'est le MEDEF et 72 représentants
d
'entreprises.
Et j'y viens, moi je crois qu'effectivement il faut que l'État soit un partenaire pour inciter. Tout à l'heure je vous disais, l'État doit pouvoir recevoir les syndicats de salariés. L'État doit être un partenaire pour accompagner les entreprises. justement par ces charges patronales qui seraient défalquées pour pouvoir augmenter les salaires. L'État doit inciter, doit pousser, doit accompagner les entreprises à augmenter les salaires. Il le fait à travers cette proposition. La proposition qu'on fait, il n'y a pas de perdant. En réalité, il n'y a pas de perdant. Les entreprises sont gagnantes, les salariés sont gagnants. Donc allons-y, créons les conditions qui permettent cela. Le reste, c'est souvent vu comme de la brutalité, souvent vu comme inefficient économiquement et ça crée des situations de blocage. soit dans des situations de blocage, que dans six mois, on se redise, les salaires n'ont toujours pas augmenté dans notre pays.
Le débat va se poursuivre, on va voir ce qui sort de cette conférence sociale pour mieux avancer, mais parmi vos solutions, je voudrais qu'on avance sur le dossier des retraites. Dans un livre qui est publié cette semaine, Jean-Denis Bardella a détaillé l'une des mesures pour financer ce que vous préconisez au RN, un retour à l'âge légal de départ à 60-62 ans. Il propose d'augmenter la durée de cotisation effective plutôt que relever l'âge légal. Je prends le temps d'expliquer un peu. Aujourd'hui en France, un salarié rémunéré au SMIC, 1867. euros brut par mois peut valider ces quatre trimestres annuels en travaillant seulement quatre mois par an. Jordan Bardella dit qu'il faut travailler plus de quatre mois par an pour obtenir ces trimestres. Dans ce contexte social qu'on vient de regarder ensemble, dont on vient de parler, le fait de demander de durcir les modalités pour valider un trimestre, de demander de travailler plus pour valider un trimestre... Est-ce que ce n'est pas un peu audacieux
? Non, il y a un certain nombre de trimestres qui sont validés sans avoir été en réalité travaillés. C'est l'effort que Jordan Bardella propose, c'est l'effort que nous proposons pour pouvoir maintenir, parce que nous ce que nous voulons, ce progrès social que nous voulons, c'est-à-dire maintenir le fait de pouvoir partir en retraite à 62 ans avec 42 années de cotisation, ou à 60 ans quand on a commencé à travailler avant 20 ans avec 40 années de cotisation, cet effort-là, effectivement, ce progrès social que nous proposons aux Français, effectivement, il s'accompagne d'un certain nombre de réformes. des trimestres qui sont validés sans avoir été qu'à des gens qui ne
mérite pas leur trimestre
il s'agit pas de pas mériter il s'agit de se dire que si on veut ce progrès de pouvoir partir à la retraite tôt on doit pouvoir faire évoiler le dispositif le 17 novembre marine le pen va proposer présenter exactement cette mesure figurera probablement en tous les cas marine le pen la proposera d'une façon ou d'une autre probablement dans sa conférence du 17 novembre elle explique En tous les cas, comment notre système de retraite, notre progrès social, notre capacité à faire en sorte que les Français partent plus tôt à la retraite, se financent. Je
vais plus loin et je vais rendre au Télégramme de Brest, qui appartient au Télégramme de Brest, qui a fait un petit papier sur cette proposition. Les personnes en contrat court, dit le Tégramme, les travailleurs saisonniers, les salariés à temps partiel subis, pourraient avoir de grandes difficultés à valider ces quatre trimestres par an, ce qui pousserait mécaniquement leur âge de départ à taux plein malgré un âge... théoriquement plus bas.
Vous aurez des mesures correctives qui permettront évidemment de ne pas mettre en difficulté les gens. Marine Le Pen les présente le 17 novembre, je ne vais pas évidemment. Et donc on en sera plus sur le sol ici, ce n'est
pas quatre mois. Marine
Le Pen vous dira tout ça très bien, mais vous voyez que nous l'idée c'est toujours de maintenir un progrès social pour les Français.
Alors le budget, le budget il n'est pas passé cette semaine et autant dire que c'est passé... complètement dans l'obscurité, hors radar. Voilà ce que je voulais dire. Ça ne fait pas réagir énormément. Vous, ça vous fait déjà réagir. Vous êtes vice-président de l'Assemblée nationale. Mais c'est quoi le signal ? C'est que l'Assemblée, ça n'avance plus, l'Assemblée, ça ne sert plus à rien, ça se passe ailleurs, la réponse, elle est ailleurs, désormais, soit dans la rue, soit dans les urnes
Non, c'est deux choses, c'est que la dissolution qui a créé cet état de fait, avec la complicité de la France insoumise et des macronistes, se soutenant finalement les uns les autres, eh bien aujourd'hui, on en paye évidemment l'addition. La deuxième chose, c'est qu'effectivement, là aussi, le gouvernement, non seulement pour la première fois, je crois, depuis la Ve République, personne ne vote le... budget, il n'y a pas un député qui vote le budget, et bien manque sa cible sur la réduction des déficits, nous a raconté n'importe quoi sur la croissance, est obligé de revoir ses prévisions de croissance, raconte n'importe quoi sur les économies qu'il va faire, et en fait nous présente un budget qui a un côté insincère, évidemment, on vote contre et on a voté contre ce budget, on va voir comment le Premier ministre corrige éventuellement sa copie, comment le Sénat fait évoluer cette copie, comment elle nous revient à l'Assemblée nationale, et on se dit – Mais la musique
qui monte, c'est celle des ordonnances, il y a Le Monde qui écrivait encore, c'était hier je crois, devant l'impasse des débats, c'est bien Sir Lecornu explore la voie des ordonnances, si c'était le cas, comment réagiriez-vous ?
– Eh bien madame, on verra ce qu'il y a dans ces ordonnances, en tous les cas, il n'y a pas de réforme structurelle, il n'y a pas d'économie, il y a une hausse des dépenses publiques, ce budget il est insupportable pour les Français, on a réussi nous à obtenir quelques victoires sur évidemment, notamment l'abattement sur les retraites des Français, sur la TVA, sur les produits de première nécessité, on a… tenue des victoires, on aimerait que ces victoires soient maintenues par Sébastien Lecornu dans la copie finale qu'il présentera.
Une question à nouveau au vice-président de l'Assemblée nationale. Un député peut-il dire ça ? La directrice de la Civis, commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, saisie la présidente de l'Assemblée nationale après des propos qu'elle qualifie d'inadmissibles de Julien Audoul, Julien Audoul qui est un député RN de Lyon. Jeudi dernier, lors d'un débat qui vise à créer un parcours des soins intégralement pris en charge par la Sécurité sociale pour les victimes de violences sexuelles. Julien Audoul a interpellé la rapporteure de la proposition, la députée LFI du Valdoise, avec ces mots. C'est quoi la civise, le service sanitaire du Hamas ? Est-ce que vous soutenez de tels propos ? Est-ce que comme le demande la patronne de la civise, il faut le rappeler à l'ordre
Non mais madame, la civise a beaucoup à se reprocher. La civise, cette structure, et vous pourrez regarder son historique, a beaucoup à se reprocher. Qu'elle vienne aujourd'hui jouer les vierges effarouchées me semble être évidemment de mauvaise alloi. L'expression des députés...
L
'expression des députés dans l'enceinte de l'hémicycle, nous on se fait traiter de nazis et de la fenessesse toute la journée. Donc si vous voulez j'ai connu des attaques plus violentes et plus désobligeantes que celles que la civise reproche à Julien Audoul. L'expression des députés est libre, c'est même un des fondements de notre démocratie, c'est que les députés disent exactement ce qu'ils veulent dans l'enceinte de l'hémicycle et donc par conséquent Julien Audoul a choisi de mettre en cause la civise qui encore une fois a beaucoup à se reprocher et qui aujourd'hui prend ce prétexte pour éviter. Évidemment, essayer d'attaquer le Rassemblement national, ce n'est pas très digne d'une structure comme la civile.
Alors, on va passer aux questions de français. Une question quand même sur les États-Unis avant. Est-ce que, vous le savez, ces dernières heures, on a entendu beaucoup parler de votre malaise au RN, de votre prise de distance peut-être nécessaire avec Donald Trump après cette débâcle bleue démocrate qu'il a remportée. La gauche se félicite comme dans un immense soulagement de voir Trump battu, l'impression d'un mouvement général. Serbie, Hongrie, Bolsonaro, etc. Vous prenez vos distances. Effectivement, vous êtes gêné. Oui, vous allez me dire, ça fait un moment que vous avez pris vos distances avec Donald Trump. Mais est-ce que vous voyez, vous aussi, un mouvement général, une vague qui s'éteint à l'international ? Et est-ce que ça vous inquiète, vous ? Je
ne sais pas. Les peuples sont libres et je pense que c'est comme ça qu'il faut regarder les choses. Les gens jugent en fonction, d'ailleurs, souvent d'intérêts nationaux, d'intérêts domestiques. Et d'ailleurs, quand on regarde le détail du vote des États républicains, On pourrait être surpris parce qu'il valide en même temps des propositions que font les républicains. Donc c'est probablement un peu plus complexe que ça. Je pense que Donald Trump paye fortement son échec dans la fin de la guerre en Ukraine, dans l'engagement dans la guerre en Iran et probablement aussi dans la situation économique des États-Unis qui n'est pas si flamboyante que ça. Je pense qu'il en paye l'échec. C'est comme ça qu'il faut lire les choses.
Alors en tout cas, de gauche jusqu'à la droite, on voit quand même l'analyse qui en est faite. Je vois Bruno Retailleau, le populisme et la démagogie de Marine Le Pen avec l'idée que demain... sera Noël, je cite, pour tous, conduira au même résultat.
Bruno Retailleau, il ferait mieux d'être humble. Il a été ministre d'Emmanuel Macron. Ses résultats ont été particulièrement mauvais. Il a été, je crois, le plus mauvais ministre de l'intérieur qu'Emmanuel Macron ait pu héberger ces dernières années. Donc sincèrement, Bruno Retailleau, qui est à 5% dans les sondages, devrait être extrêmement humble avant de porter des jugements sur les autres. On l'a vu à l'œuvre et ce n'était pas brillant.
Les questions de français, on y vient. Et là, comme toujours, je les découvre avec vous. C'est Patrick à Toulouse. Bonjour Patrick. Pourquoi êtes-vous absent des cortèges pour le pouvoir d'achat des Français ? Ça ne vous intéresse pas ?
Non seulement ça nous intéresse parce qu'on fait des propositions régulièrement, et j'ai pu en faire sur votre plateau encore ces dernières minutes, mais quand on voit des effigies de policiers, des effigies de Marine Le Pen qui sont brûlées ou décapitées dans les cortèges, évidemment vous comprenez que nous ne sommes pas les bienvenus et qu'en général nous en sommes exclus par des gens très sectaires qui vont même jusqu'à exclure, on l'a vu sur votre antenne, Raphaël Glucksmann. Donc les cortèges, souvent, ils sont gérés, organisés par une gauche ou une extrême gauche. qui ne veut pas nous voir et qui ensuite nous dit « Ah ben vous n'y étiez pas, moi je suis allé dans des cortèges ». Et des militants de la CGT, ça s'est terminé au tribunal, m'ont tabassé à l'époque. Donc si vous voulez, nous nos propositions, on les fait partout, on ne s'interdit rien. Il y a des villes où on peut y aller parce que les manifestants en réalité nous accueillent plutôt bien, mais les organisateurs souvent, évidemment, sont très politisés et très hostiles.
Des effigies de Marine Le Pen brûlées ? Oui,
j'ai cru voir ça, je ne sais plus dans quelle ville, mais j'ai vu passer, j'ai entendu ça en tout cas dans les médias d'Emmanuel Macron, de Marine Le Pen. J'ai entendu ça hier soir sur les médias, peut-être sur votre chaîne d'ailleurs.
Une autre question qu'on découvre ensemble, c'est donc René, vous êtes à Mittalvir. Bonjour à vous René. Pour augmenter les salaires, pourquoi ne pas supprimer les 35 heures et passer à 40 heures
Parce que nous avons d'autres propositions. Je vous en ai fait une qui était celle de pouvoir augmenter les salaires jusqu'à trois fois le SMIC. Mais ce n'est pas uniquement l'augmentation des salaires qui compte dans le pays. Il y a l'augmentation des salaires et puis redonner du pouvoir d'achat. Là aussi on a des propositions. D'ailleurs hier avant-hier, ces dernières heures, dans le cas du budget, On a fait voter la fin de la taxe, le CVEC, pour les étudiants, une centaine d'euros par an, parce qu'on veut redonner du pouvoir d'achat aux étudiants. Et on voit bien que les Français, ils croulent sous les taxes multiples et variées. C'est aussi ça, redonner du pouvoir d'achat. Augmenter les salaires, redonner du pouvoir d'achat, c'est-à-dire faire baisser les taxes.
Et Christophe Barbier fait son entrée sur ce plateau. Même pas le temps d'enlever votre écharpe, Christophe. Vous êtes face à Sébastien Chenu ce matin, je vous en prie.
Bonjour monsieur le président du groupe. La France Insoumise publie son programme, un livre, l'avenir en commun, 1000 propositions. L'ERN a fait des propositions mais on n'a pas encore le programme complet. C'est pour quand ?
Vous savez, des propositions, on en égrène, on en fait. Marine Le Pen avait commencé sa rentrée en faisant des propositions sur le logement. Donc voilà, nous on choisit d'en égréner. – Il n'y a pas de moment
solennel pour dire aux Français, voilà nos 110 propositions.
– Il y aura peut-être un moment solennel, un moment donné de la campagne, mais nous on préfère égréner un certain nombre de propositions. La proposition sur la réforme des retraites va être présentée définitivement le 17 novembre. Je pense que c'est bien, ça nourrit le débat. Mais je vois qu'effectivement, il y a peu de candidats qui font des propositions et qui sortent un programme. Je ne vois rien chez Glucksmann. Rien chez Philippe, rien chez Retailleau. Les petites mesurettes de temps en temps annoncées, mais des choses structurées. Force est de constater que la France Insoumise fait une offre programmatique, que nous faisons des offres programmatiques. Le reste, ça se balade entre quelques slogans et le vide sidéral. Donc ce paysage est installé. Mélenchon, Le Pen ? Pas forcément. Moi, je crois qu'une campagne, c'est fait pour vivre, c'est fait pour bousculer les choses qui sont soi-disant installées dès le départ. Je pense que Marine Le Pen peut se retrouver avec d'autres candidats face à elle. Mais c'est vrai qu'ils sont un peu à faune tout à l'heure. Monsieur Glucksmann, qu'on a vu réapparaître pendant ses manifestations, on ne l'avait plus vu depuis sa primaire réussie du Parti Socialiste. Il y en a un qu'on voit beaucoup,
c'est David Lissnard. Il
a
proposé d'ailleurs à Éric Ciotti de le rejoindre. Est-ce que vous craignez la montée de cette droite-là ?
Non, pas du tout. Je crois que David Lysnard, c'est une des déclinaisons du système qui est en échec. D'ailleurs, il a dit lui-même qu'il ne voulait pas travailler avec le Rassemblement national. Il avait appelé à voter Emmanuel Macron. Il avait même donné sa signature à Jean-Luc Mélenchon. Donc, David Lysnard, c'est une nuance du système en place. Il n'y a pas grand-chose à en attendre au bout du compte.
Tiens, puisqu'on parle de David Lysnard, nous sommes le deuxième parti de France derrière le RN. C'est ce qu'a dit David Lysnard hier. Il a fait certifier, c'est une info du Figaro, il a fait certifier ses 100 000... adhérents. Vous reconnaissez quand même la dynamique de David Lissnard dans cette campagne ? Est-ce qu'il peut même vous inquiéter ? Il se passe quelque chose,
comme dit son citoyen. Non, mais il est à 5-6%. C'est plutôt pour Bruno Retailleau ou Éric Zemmour que c'est inquiétant, parce que quand vous regardez les bascules des électeurs, c'est pas vers le Rassemblement National que David Lissnard prend des électeurs. C'est plutôt dans la même sphère d'un électorat libéral et conservateur.
Mais je vais jusqu'au bout, je tire le fil. Vous, c'est 153 000 adhérents, c'est ça le RN ?
plus de 160 000 au dernier congrès.
Et vous avez fait attester par officier ministériel assermenté et neutre vos adhérents, comme l'a fait David Disner ? Parce qu'il réclame la transparence à ses rivaux.
Oui, mais on a même fait faire un vote, c'est-à-dire que nos adhérents ont même pu voter tout ça sous contrôle huissier, donc c'est facile de voir. Ce qui est intéressant de voir, c'est que les vieux partis du système sont à 30 ou 40 000 adhérents, le parti socialiste c'est 30 000 adhérents. Donc effectivement, on voit bien qu'il y a dans notre pays une envie, et puis il y a ceux qui ne font rien valider, rien constater, comme... La France insoumise, une espèce de nébuleuse sans démocratie, sans vote. Bon, nous, on est un parti politique classique, moderne, démocratique, vivant. Et je crois que, voilà, on émerge comme une force politique d'avenir.
Un parti qui a nommé des référents thématiques, pour coordonner la réflexion, c'est votre futur gouvernement pur RN, si vous gagnez, ou bien il y aura une ouverture vers d'autres formations de droite ?
Ah non, pas du tout. Les référents thématiques ont vocation à travailler pendant le temps de la campagne sur les sujets qui sont les nôtres. Ça n'en fait pas deux automatiquement. future ministre, Marine Le Pen a dit qu'elle voulait un gouvernement d'union nationale. Elle veut aller chercher très loin les gens qui voudront se retrousser les manches pour redresser le pays. Y compris l'ouverture, comme disait Nicolas Sarkozy. C'est pas l'ouverture, l'union nationale, c'est quelque part... Parce que l'ouverture, il y a un côté débauchage individuel. Marine Le Pen, elle veut des gens qui, sur ses propositions, se relèvent les manches et disent on va participer au redressement du pays parce que vu l'état du pays, on va franchement avoir besoin de tout le monde.
Merci beaucoup Christophe Parbier, merci à vous Sébastien Chenu d'avoir accepté l'invitation ce matin.
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