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Quand il y a eu une crise de plusieurs mois de l'eau à Mayotte, vous avez été moins rapide à débloquer des fonds et à faire une loi que pour, après un cyclone dont on ne connaît pas encore le nombre de morts, pour remettre en question le droit du sol sur une partie du territoire. Et pourquoi vous le faites ? Pourquoi vous le faites ? Non pas pour les Mahorais. N'essayez même pas de poser cet argument parce qu'au fond, ça n'est pas pour cela que vous le faites et vous l'avez dit dans chacune de vos prises de parole. Pourquoi vous faites cela ? Parce que vous estimez que vous pouvez gagner sur Mayotte et ainsi faire la technique du cheval de Troyes et faire en sorte que le droit du sol soit remis en question sur l'ensemble du territoire français. Je vous le rappelle, Mayotte est un département. Les positions sont claires. Voilà les macronistes ce que vous soutenez si vous soutenez cette loi. Vous soutenez en réalité une réforme constitutionnelle pour faire en sorte que nos droits fondamentaux, nos droits constitutionnels soient remis en cause. Nous serons toujours ici pour vous empêcher de faire cela. Parce que sur tous nos bâtiments publics, il y a trois mots qui sont absolument essentiels à notre vivre ensemble. Liberté, égalité, fraternité.
débat prend ici une tournure particulièrement tendue, au cœur de la confrontation, le droit du sol à Mayotte. D'un côté, certains dénoncent une remise en cause des principes constitutionnels français. De l'autre, leurs adversaires estiment qu'une réforme est indispensable pour lutter contre l'immigration clandestine. Deux visions radicalement différentes s'affrontent.
Je serais bien tenté de vous imiter à nouveau, mais à la différence de vous, je crois pas trop aux comiques de répétition. Tout ça pour vous dire que... Votre discours est, comme d'habitude, grotesque et honnêtement assez ridicule. La vraie question, c'est... Vous évoquez des grands principes, les grands principes... Ils sont dans la Constitution française. Ce qui n'est pas dans la Constitution française, par définition, ne relève pas d'un grand principe. Il se trouve que le droit du sol n'est pas dans la Constitution française et que par une simple loi, nous pourrions et même nous devrions supprimer. le droit du sol pour l'ensemble du territoire national.
La réponse est désormais clairement posée. Pour cet intervenant, le droit du sol ne constitue pas un principe inscrit dans la Constitution et pourrait donc être supprimé par une simple loi. Il présente cette réforme comme une réponse politique à la situation migratoire. Mais son adversaire défend une position opposée. Il considère que cette démarche menace des droits fondamentaux.
Pourquoi ? Pourquoi nous allons certes voter cette loi ? C'est un signal pas suffisant. Le signal précédent n'était pas suffisant non plus. C'est vrai, ça n'a pas changé fondamentalement les choses, mais ça reste un signal. Le problème c'est que dès que vous laissez une brèche, en réalité il y a des gens qui vont s'engouffrer dans cette brèche. Leur espoir va s'engouffrer dans une brèche. S'il y a une personne sur cinq, migrant clandestin, qui a une chance pour qu'un de ses enfants devienne français, eh bien il y en aura 15 qui prendront la mer. S'il y en a un sur 20, il y en aura 120 qui prendront la mer. Donc il faut juste qu'il y en ait zéro. Et alors personne ne risquera sa vie en tentant cette traversée pour espérer bien entendu obtenir à terme la nationalité française. Estelle Youssoufa a eu parfaitement raison. Dès le lendemain, dès le lendemain de Chido, dès le lendemain, il y avait des Kwasa Kwasa qui arrivaient. Ça veut dire que ça n'était pas la nourriture, l'eau ou le confort matériel qu'ils venaient chercher. C'est évidemment l'espérance d'avoir un jour la nationalité française. Il faut, je le crois, faire cesser cet appel d'air de l'immigration clandestine.
Je dois
vous dire que je suis agacée et j'en ai assez. d'entendre la gauche donner des leçons, se prendre pour le camp du bien, de l'humanité, de la générosité. Et j'en ai marre que la gauche me renvoie systématiquement à mes propres origines. Et alors quoi ? Parce que je suis issue de l'immigration, il faut que j'adhère à vos thèses et à vos thèses angéliques sur l'immigration ? Il faudrait que je ne voie pas la réalité ? C'est ça votre conception de l'individu, Madame Diop ? C'est ça des clichés, des caricatures et de l'essentialisation, encore et encore ? Et alors qu'est-ce que ça veut dire ? Je suis là devant vous, par charité de la France peut-être ? Non, la France est un beau et... grands pays et nous avançons précisément parce que nous avons un cadre légal. Et j'ajoute que les principes ne sont rien, moi je tiens aux principes, ils ne sont rien s'ils ne sont pas confrontés au réel. Rien. Sinon ils se transforment en dogme. Voilà ce qui est devenu la gauche, une gauche dogmatique qui ne fera rien pour les Mahorais, qui ne fera rien pour les Français issus de l'immigration parce que précisément vous ne les traitez pas comme des Français.
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