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8h13, bienvenue dans la grande interview CNews Europe 1 et je reçois ce matin Serge Groir. Bonjour monsieur le maire, bonjour à tous. Merci d'être avec nous, maire d'hiver droite d'Orléans et président d'Orléans Métropole. On va balayer toute l'actualité, on va balayer également votre appel que vous allez lancer ce matin sur CNews et sur Europe 1 à tous les Français qui en ont marre. Je voulais vous entendre tout d'abord sur ce qui s'est passé hier dans quasiment tout le pays. Grosse journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat. 600 000 personnes ont défilé dans les rues, 70 000 policiers et gendarmes mobilisés en France. On va parler de la situation sociale, mais déjà en termes sécuritaires. Quelle est votre vision de ce qui s'est passé, du bilan ? Est-ce que vous diriez que l'État et la police ont repris le contrôle de la rue ?
Je
dirais
d'abord que c'est un... Un jour sans fin, vous savez le film, le jour sans fin. Donc toutes les semaines, ça recommence avec plus ou moins de violence. Est-ce que l'État a repris la main ? Non, je ne crois pas qu'on peut dire ça. Je pense que le ministère de l'Intérieur fait tout son possible, que l'on a des forces de l'ordre que je salue, parce qu'ils se font quand même casser la gueule toutes les semaines. Et pour l'instant, on n'a pas eu de drame. C'est un miracle qu'il n'y ait pas de drame. Et puis, on a, pardonnez-moi de le dire, un président de la République qui est aux abonnés absents. Dans des situations de crise comme celle-ci, quand vous n'avez pas le pilote, les autres font ce qu'ils peuvent. Et ce n'est pas glorieux. Vous vous rendez compte de l'image que la France donne ? de tous les Français, comme je le dis, qui en ont par-dessus la tête. En tant que maire, je l'entends tous les jours. Et des appels aux secours. Mais évidemment, ça, ça passe un peu en dessous des radars. Et voilà le nombre de commerçants qui en ont par-dessus la tête. Les entreprises, on est en limite. En fait, on est en train de danser au bord du gouffre. Voilà, on est totalement irresponsable et la France se casse la gueule. Moi, en tant que gaulliste viscéral, je ne supporte plus cela, de voir la France qui se
casse la gueule. Vous lancez un appel à tous les Français qui, comme vous, en ont marre. Marre de voir nos rues devenir des champs de bataille. Marre de voir des policiers se faire frapper. Marre de la France insoumise qui attise les tensions. On voit votre appel que vous avez lancé sur les réseaux sociaux. Il y a cette affiche également. Stop, ça suffit. Et vous invitez tous les Français qui le souhaitent à se rendre aujourd'hui devant la mairie d'Orléans à 18h. Exactement, parce qu'il y
a une immense majorité silencieuse. qui est silencieuse, et j'allais dire qu'il y a une ultra minorité aboyeuse. Alors il faut remettre les pendules à l'heure. Et donc je dis à celles et ceux qui veulent venir, bienvenue, dites. Vous en avez assez, ça suffit. Stop. Stop. Dites-le dans la dignité, dans le calme, dans le respect des autres, dans le respect de ceux qui bossent. C'est pour ça que je le fais notamment devant la mairie, pour éviter d'aller emmerder encore les commerçants. Donc, mobilisons-nous quelque part. J'en ai appelé également aux élus de la République pour qu'ils se manifestent. Et je peux vous dire que j'ai beaucoup de messages.
Alors vous allez nous le dire, je vais décrire l'affiche pour les auditeurs d'Europe 1. Appel au rassemblement. En très gros, il y en a marre. Et on voit une photo du gendarme mobile qui a eu la jambe brûlée. Parce qu'un manifestant violent a lancé un cocktail Molotov. Et puis ensuite, vous en avez marre, j'en ai marre, nous en avons tous marre, peut-on lire sur votre appel. Vous dites, il y en a marre des policiers qui sont agressés, de LFI qui soufflent sur les braises. Et vous dites, stop, ça suffit, la réforme, oui, la chianlit, non. Est-ce que vous pensez que c'est le début d'un grand mouvement de reprise en main ? Vous lancez un appel à la France qui bosse, à la France qui se lève tôt, comme disait Nicolas Sarkozy, à la France qui tient ses gamins, j'allais dire. à la France qui paye ses impôts, à la France qui ne casse pas, qui s'arrête au feu
rouge ? Vous avez tout dit, c'est exactement cela. Et moi, je souhaite être relayé par tous les maires de France, en tout cas tous ceux qui le veulent. Vous imaginez si chaque maire de France prend la même initiative que moi ? Eh bien, le mouvement, tout ce que l'on voit, cette bordélisation que l'on voit actuellement, ça va s'arrêter. Et il faut que ça s'arrête parce que qu'est-ce qui va se passer la semaine d'après, la semaine d'après, la semaine d'après ? On va continuer jusqu'à l'élection présidentielle. Et derrière tout cela, moi, je vois une stratégie. Je vois une stratégie de l'ultra-gauche aidée en cela par la France Insoumise et quelques autres dans ce périmètre-là d'empêcher. la campagne électorale. Parce que quand il y a cette bordélisation, vous ne pouvez pas faire campagne, donc vous ne pouvez pas poser les vrais sujets. La France est confrontée à des défis immenses. On peut les relever. Sauf qu'il faut déjà les poser sur la table. Il faut entendre les candidats pour savoir ce qu'ils en pensent, ce qu'ils proposent. Ça, aujourd'hui, c'est de fait interdit. Vous ne pouvez pas le faire. Et donc, on va être encore privés de cette élection présidentielle, comme de la précédente, d'ailleurs.
Donc, la démarche de la France insoumise, si je vous suis bien, est clairement antidémocratique. Elle est pour empêcher, si ce n'est empêcher, en tout cas, l'organisation de la présidentielle, sérieusement la perturber.
La perturber et détourner le regard et détourner la pensée. Parce que quand vous détournez et que vous mettez le projecteur sur autre chose, ceux qui sont dans une posture républicaine et démocratique, qu'est-ce qu'ils font ? Ils s'expriment comment ? Ils ne s'expriment pas. D'ailleurs, c'est ce qui se passe. Je défie quiconque de me dire le projet électoral de tel ou tel candidat. On n'en parle pas. On n'en parle pas et on ne peut pas en parler. Donc je pense qu'il y a une véritable stratégie derrière tout cela. Et je dénonce cette stratégie parce que moi je suis républicain. Je veux que tout le monde puisse s'exprimer, y compris M. Mélenchon, qu'il nous dise quel est son projet. Mais je veux aussi que Mme Le Pen puisse s'exprimer. C'est ce que nous avons fait à Orléans puisque nous avions eu le 24 et 25 octobre dernier à la fois le congrès du RN, la contre-manifestation et un certain nombre de casseurs. Et tout s'est bien passé. Et tout s'est bien passé. Et c'est la démonstration que lorsqu'on restaure l'autorité, parce qu'avec le préfet du Loiret, et moi-même, on ne rigole pas. Donc on a mis le dispositif qui allait bien et on a fait en sorte que tout se passe bien. Il y a eu zéro casse. Et là, la démocratie a pu s'exprimer.
Comment en est-on arrivé à cette situation, Serge Groir ? Maire d'Orléans, vous qui êtes les deux pieds dans le terrain.
Dans la terre. Déjà, le fait qu'il n'y a plus de résultats au niveau politique. Les gens en ont marre parce que depuis, et ce n'est pas depuis dix ans, c'est beaucoup plus long que cela, il n'y a plus de résultats. Donc la vie politique, elle sert à quoi ? Elle sert à rien, elle sert à nous emmerder. L'État nous contraint. Qu'est-ce que l'État porte comme projet, comme espoir, comme perspective ? On a beaucoup parlé de la jeunesse et quelque part, c'est tant mieux, parce qu'on n'en parlait jamais. Quel est le grand projet pour la jeunesse aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'on leur dit à nos jeunes ? Rien. On leur parle retraite. Exactement, on leur parle retraite et fin de vie. Je ne dis pas que ce ne sont pas des sujets importants, ils sont importants. Mais de temps en temps, on pourrait s'adresser à nos enfants et leur dire des choses positives. C'est ce que l'on essaie, là encore. Je ramène ça, ma fonction de maire, et tous les maires sont dans cette situation-là. Ce sont les mécanos de la République, comme dit Borloo. On essaie de proposer, nous, dans le quotidien, des solutions. Nous, on a tout un volet prévention réussite éducative pour la jeunesse d'Orléans, et ça marche. On a une baisse fulgurante de la délinquance des mineurs. Donc, ça marche, et il y en a d'autres qui font des trucs vachement bien. Seulement, il n'y a pas de... Il n'y a pas de voix au niveau central. Il n'y a pas de perspective donnée. On se démerde chacun dans notre coin.
Quelle est la part de responsabilité d'Emmanuel Macron ? Vous avez dit qu'on ne l'entend pas. Et pourquoi on ne l'entend pas, selon vous
Ça, c'est un grand mystère. Je n'ai pas envie de tirer sur l'ambulance. C'est tellement facile. Vous
connaissez la politique ? Vous connaissez le président de la République ? Très peu. Vous connaissez bien la politique ?
Je suis exaspéré. mais profondément exaspéré. Quand on a l'honneur de diriger un pays comme la France, on écoute, on est au service des Français. À un modeste niveau, le maire que je suis, comme les autres, on est au service de nos concitoyens. Et je pense que ça s'est oublié depuis trop longtemps, depuis très longtemps. Et je pense que c'est la clé des choses. C'est de... Moi, vous voyez, je vais vous dire un truc. Sur Orléans, je fais régulièrement le tour des bistrots. Je vais voir les gens dans la rue. J'entends plein de choses. Mais 9 fois sur 10, ils ont raison. Je leur dis, je ne peux pas le dire mieux que vous, ce que vous êtes en train de me dire. Mais encore faut-il les écouter et ne pas faire semblant. Ne pas faire semblant. Et je pense que le président et l'Elysée sont complètement hors sol. Depuis le début ? J'aurais tendance à le penser personnellement. C'est une intuition. Voilà. Et que voulez-vous ? Et vous êtes entouré d'une cour qui vous flatte. C'est le premier cercle. Moi, je me souviens de Jacques Chirac. Jacques Chirac, il m'appelait de temps en temps. Bon, moi, j'avais une infection pour Jacques Chirac. Il m'appelait. Alors, il me disait, Serge, là, tu sens quoi, là ? Et je me souviens qu'une fois, je lui avais répondu, monsieur le président, je sens qu'on est aux fraises. Ah, pourquoi tu dis ça ? Voilà. Et puis, de temps en temps, quelques-uns, pas que moi, mais il m'arrivait d'aller le voir à l'Élysée. Et il posait des questions. Il avait un petit bloc papier et puis il notait. Et il intégrait. Ça l'intéressait. Et c'est ça la clé de la vie politique. Je pense qu'on a perdu ça. Puis ensuite, on a une technostructure qui a pris le pouvoir. Parce que comme le politique est totalement défaillant... Mais que fait la technostructure ? Elle prend le pouvoir et elle cherche à le conserver. Et pardon de le dire, elle aussi, même s'il y a des gens très brillants, elle est totalement déconnectée des réalités. Et vous avez un État qui devient un État qui paralyse. Au lieu d'inciter, d'encourager, d'aider, de porter, de donner une vision, il vous emmerde tous les jours. Je peux en témoigner comme maire et toute la journée, je n'entends que cela.
sont vos premiers retours depuis que vous avez lancé votre appel ? Il y en a marre à vous retrouver ce soir à 18h devant la mairie d'Orléans.
Alors, énormément de soutien sur les réseaux, énormément de maires qui m'appellent en me disant « je suis avec toi, merde, je ne vais pas pouvoir ce soir être là, mais je vais envoyer des élus de mon conseil si tu le veux bien ». Voilà, beaucoup, beaucoup de soutien, quelques critiques, mais comme toujours, mais beaucoup, beaucoup
de soutien. Est-ce que vous attendez des hommes et des femmes politiques de niveau national, j'allais dire, et des candidats à la présidentielle ?
Je vais vous faire un aveu. C'est que je n'attends plus rien. Et c'est dramatique. Mais j'attends que la France, le peuple français se lève et se réveille. J'attends là aussi, comme le dit Jean-Louis Borloo, que les mécanos de la République, les mécanos se lèvent. J'attends qu'il y ait une équipe de France, j'attends qu'il y ait le 15 de France qui se lève, qui se manifeste et qui dise « voilà le projet de redressement de la France » et qui ait le courage de le dire, qui fasse passer ses tripes, qu'il n'y ait pas les petits égaux qui soient là en permanence dont on n'a que faire, on s'en fout. sur le Titanic. On est sur le Titanic. L'équipage s'engueule. L'équipage s'engueule. Et le bateau coule. Et les Français assistent impuissants à ce spectacle. Voilà. Donc non, ça, c'est pas la France. C'est pas le Titanic, la France. La France, c'est le France. Voilà. Et la France doivent se réveiller. Je pense qu'aujourd'hui, il faut refaire France. Il faut retrouver les voies et moyens. Mais pour cela, il faut qu'il y ait un projet, un vrai projet porteur, en mettant en avant tout ce que nous avons de richesse dans ce pays. Parce que ce pays a des talents partout. Vous voyez ce que je veux dire ? Et puis après, ça se décline par des mesures très concrètes et
précises. Serge Groir, maire d'hiver droite d'Orléans, est avec nous ce matin sur CNews et sur Europe. Je voudrais revenir un instant sur le profil des casseurs. Parmi les mises en cause, 95% d'hommes... deux tiers de 18-25 ans, 70% de Français, 30% d'étrangers, la moitié sans aucun antécédent. Ce sont des faits qui ont engendré une polémique qui ne vous aura pas échappé. Le candidat à la présidentielle Horizon, Edouard Philippe, parle d'une surreprésentation des jeunes issus de l'immigration. Jean-Luc Mélenchon l'accuse de calomnie raciste. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je pense
que tout ça, on n'en a rien à faire parce qu'une fois de plus, ce sont des mots et qui demain ne changent pas. Alors que ces messieurs s'invectivent sans gueule, pendant ce temps-là, encore une fois, c'est le bateau qui coule. Ce que je pense là-dedans, c'est qu'il y a beaucoup d'amalgaves. Qu'est-ce que ça
dit de la société française au-delà de la polémique ? Ça
dit que la société française est fracturée. Et ça dit qu'il faut... Faire le maximum pour la réunir. On est tous français, bon sang. Je me fous de savoir si tel jeune est issu de l'immigration, pas de l'immigration. Je m'en fous. Moi, je travaille sur Orléans avec des gens bien partout. Sauf que
certains soufflent sur les braises et rappellent toujours l'origine
des personnes et les victimisent. Mais bien sûr. Pour bien les maintenir sous cloche. Mais parce que derrière, il y a une stratégie électorale. Ça n'a échappé à personne. quelqu'un, je vais prendre rendez-vous avec lui, puis je vais essayer d'expliquer. Il y a une stratégie électorale là-dedans, c'est de récupérer certains votes. Et ça, c'est très communautariste. Et ça, notamment, c'est toute la logique de LFI qui met en permanence du feu, qui attise le feu pour arriver à cette fracture. Et malheureusement, aujourd'hui, ça fonctionne bien. Mais ce que je veux dire, c'est que sur le terrain... Vous avez beaucoup de gens, beaucoup de jeunes, d'où qu'ils viennent, qui ne sont pas du tout dans ces registres-là. Je pense à certains, je pourrais vous donner des noms ou des prénoms, qui se battent, par exemple, pour les couleurs d'Orléans. Voilà, je me souviens dans des matchs... Des jeunes gens issus de familles, issus de l'immigration. Oui, issus de l'immigration, mais moi, je m'en fous. Moi, Imad, c'est un mec super bien. Et lui, je l'ai vu pleurer parce qu'on perdait. Donc il n'a pas de leçon à recevoir de quiconque. Mais qu'est-ce qu'on veut pour la France de demain ? On veut continuer à... Mais ça ne veut pas dire non plus que l'on accepte. C'est là où les choses sont complexes. Moi, je n'accepte pas cette immigration ouverte dans une sorte de moulin où tout le monde vient. –
Romain Bénard, que vous connaissez, qui est maire d'Hiverdroite, aussi de Béziers, qui était invité de Laurence Ferrari hier à votre place, on n'intègre pas quand on reçoit 400 000 à 500 000 personnes par an. Vous pourriez dire la même chose ? – Je
souscris.
Moi, j'ai
même dit à un moment, immigration zéro. Je vais très loin. La France reprenne son souffle en matière d'immigration. Exactement. Et puis enfin, on n'est pas un moulin. Ça va, il y en a marre. C'est là où il y a la complexité. Je vois des jeunes super formidables. Je vois des gens qui débarquent à Orléans. J'ai dit qu'Orléans ne serait pas Calais. que j'ai été confronté avec, vous vous souvenez, l'arrivée de migrants pendant les Jeux Olympiques. Mettez la poussière sous le tapis. Ça, c'est encore une méthode de l'État central. Voilà, recevez dans les provinces. On nous a inventé des trucs qui n'avaient des capacités d'accueil, mais rien du tout, que dalle. Moi, j'ai été obligé de me fâcher. J'ai été obligé de dire, écoutez, vous continuez à m'envoyer des migrants. Il n'y a pas de logement, il n'y a rien, même pas de logement d'urgence. Moi, je vais mettre un autre quart à disposition. Je vais vous les renvoyer dans la foulée. Mais c'est indigne tout cela. Ce n'est pas un grand pays qui fait ça. Donc, bien sûr qu'il faut regarder la réalité. Et nous, on met sur Orléans en place des dispositifs de réussite éducative, je le redis, qui fonctionnent. Ça marche. Sur le
terrain, ça marche. Serge Groir, le maire d'Orléans, comme vous l'avez compris, invité de la grande interview, c'est News Europe 1. Je voulais vous entendre évidemment sur 2027. Est-ce que vous avez déjà votre candidat
puisque je vous dis, on a des candidats déclarés et je ne veux pas être désobligeant avec qui que ce soit. On a suffisamment de tensions en ce moment pour ne pas en rajouter. Vous auriez envie d'être désobligeant avec qui ? Pratiquement avec tous. De leur dire, mais vous êtes l'équipage du Titanic, les amis. Vous faites quoi pour la France ? Ce que vous pouvez faire pour la France, si vous l'avez dans les tripes, c'est éventuellement de vous retirer. Vous êtes issu des LR. Il y a un certain temps, oui. Je suis parti des LR. Je suis gaulliste.
Vous êtes gaulliste.
Est-ce que vous pourriez voter pour Marine Le Pen certaines configurations, oui. Laquelle ? Une configuration notamment avec M. Mélenchon au deuxième tour. Mais qui me met la pagaille partout dans le pays ? Je peux vous le dire, je n'ai pas vu les gens du RN mettre la pagaille à Orléans. Ils ont été agressés à Orléans, c'est différent. Et nous, on les a protégés, comme on a protégé la contre-manifestation. C'est ça la République, c'est que chacun puisse s'exprimer. Voilà, mais j'en ai marre des anathèmes, des trucs, et puis des procès d'intention qui évitent d'avoir à proposer des choses aux Français, du concret, parce que les Français, ils attendent pour demain matin. Qu'est-ce qu'on fait pour eux ? Mais il y a plein de choses qu'on peut faire pour eux. Voilà, et commencer par complètement remettre en état, justement, l'état central, qui est dans une pagaille absolue, une réforme, comme dit Jean-Louis Borloo, le fédéralisme à la française. pour que l'État central soit dépoussiéré, j'allais dire presque désaussé, que le pouvoir soit rendu sur les territoires. La France va faire des merveilles si on fait ces réformes de fond.
Merci
beaucoup
Serge Groir, maire d'Orléans, d'être venu ce matin sur le plateau de CNews et dans le studio d'Europe. Bonne journée à vous et à bientôt. Merci.
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