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C'est l'événement de ce vendredi soir en direct sur Europe 1 et sur CNews. À l'heure où l'avenir du pays s'écrit en pointillé, miné par les crises économiques, sécuritaires, migratoires, diplomatiques, comment refaire la France ? Quels doivent être les ressorts du réveil français ? Alors où tout se consomme et se consume si rapidement dans cette société de l'instant, peut-on tirer de notre histoire ? les racines de notre sursaut. Deux générations, deux parcours différents, Philippe Devilliers et Jordan Bardella sur un même plateau après avoir tous deux pris la plume aux éditions Fayard. Gouverner de Jordan Bardella, résurrection de Philippe Devilliers, une heure de dialogue entre Philippe Devilliers et Jordan Bardella, une heure de débat pour une certaine idée de la France. Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir monsieur Deval. Et rebonsoir Philippe Devilliers. Je me tourne vers vous Jordan Bardella, je le disais c'est un format inédit. Pourquoi avoir accepté notre initiative de vous réunir tous les deux et de débattre, d'échanger vos idées avec Philippe Devilliers
? Bonsoir et merci de votre invitation. Bonsoir aux auditeurs d'Europe 1 et aux téléspectateurs de CNews. J'ai accepté cette conversation avec Philippe Devilliers parce que je pense que cette campagne présidentielle qui démarre manque peut-être déjà de temps long et que pour diriger la France, il faut d'abord savoir d'où elle vient. J'ai beaucoup d'estime pour Philippe Devilliers, pour le bâtisseur. Pour l'éclaireur, pour la mémoire vivante qu'il est, je vous lis depuis très longtemps. J'ai lu Résurrection et je pense que vous êtes, Philippe Deville, un des gardiens de la mémoire française. Dans Résurrection, j'ai vu une flamme, une espérance. Et dans les fonctions auxquelles je me prépare, il m'appartient avec ma candidate, avec Marine Le Pen, de tracer un chemin, un chemin d'espérance pour le pays et d'expliquer comment rendre à la France sa grandeur, son indépendance, sa fierté, au fond ce que des millions de Français attendent. Et je pense qu'on ne perd jamais de temps à parler de la France et à parler des Français. Et c'est ce que je suis venu faire ce soir à vos côtés. Et ce qui est
extraordinaire, Philippe Devilliers, parce que je vais vous poser la même question, c'est qu'on retrouve dans Gouverner et dans Résurrection la même citation. Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, ce sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation. Jordan Bardella.
qui est incroyable, c'est que ces deux citations, donc en une, apparaissent dans nos deux livres. Et j'ai remarqué cela en vous lisant qu'elles apparaissent à trois pages d'intervalle. Donc je précise qu'on ne s'est pas concerté avant. Mais au fond, ça veut peut-être dire qu'on est d'accord sur cette fidélité à la France. Et il est vrai que nous avons deux points communs. Le premier point commun, c'est effectivement cette citation d'Elite Saint-Marc, qui est un soldat français. rescapé, résistant, déporté à Buchenwald, hélas poutchiste à Alger face au général de Gaulle. Mais il a un parcours très intéressant. Et Elie de Saint-Marc, qui est aussi un grand écrivain, a livré ses mémoires dans les champs de Braise. Et il a surtout livré une définition de l'honneur et du courage et de la fidélité aussi dans ce livre qui est « Les Sentinelles du soir », qui est l'un de mes livres préférés. J'ai utilisé cette citation, j'ai vu que vous l'aviez citée également. Et je crois qu'on a un deuxième point commun. Philippe de Villiers, c'est notre affection commune pour la Duchesse de Berry. Vous, par fidélité vendéenne, qui est la mère du comte de Chambord, qui a tenté coûte que coûte de sauver la dynastie des Bourbons en 1832. Et moi, par... Comment dire, plutôt par affection personnelle, puisque le nom de la duchesse de Bérine est autre que Maria Carolina de Bourbon-Sicile.
un peu plus loin d'en gouverner, il y a une phrase qui va vous marquer, qui rejoint. Et c'est pourquoi on a voulu aussi, on a pensé à cette conversation entre vous deux. À la France, vous dites et vous écrivez, Jordan Bardella, à la France, nous devons la résurrection. Aux Français qui espèrent, nous devons dévouement. Et fidélité. Il s'avère que Philippe Devilliers, votre dernier ouvrage, s'appelle Résurrection. Pourquoi, alors qu'on se voit tous les vendredis, c'est la première fois que vous acceptez, vous aviez accepté un temps très court avec l'exceptionnel et ami Gauthier Lebret, d'échanger avec Louise Montangon, qui est menacée de mort d'ailleurs, sa famille également. Mais pourquoi avoir accepté d'échanger avec Jordan Bardella
vais vous répondre. Après avoir remercié Jordan Bardella, de ces mots aimables, sympathiques, chaleureux, sur nos points communs, qui vont chercher loin dans les racines, et sur lesquels je voudrais dire ceci. Moi je suis hanté par la fin de la France. Je ne veux pas que mon pays meure. Nous sommes devant un crime perpétré par une gente politicienne qui échappe au jugement de l'instant. Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer d'art de vivre. Nous sommes en train de changer de civilisation. Quand on tue un homme, on parle d'un homicide. Quand on tue un peuple, on devrait parler de populicide. Or, on nous le cache. Et pourquoi je dis ça ? Parce que ce qui m'intéresse beaucoup dans votre parcours et dans votre personnalité, ce n'est pas simplement que vous résistez au colibé, avec une force d'âme d'un Français qui toise l'adversité, mais aussi parce que je sais d'où vous venez, et d'ailleurs vous l'avez écrit. Vous êtes originaire de l'Italie, et vous êtes arrivé en Seine-Saint-Denis. Donc à tous ceux qui... parle de la France comme un objet extérieur, vous pouvez répondre et vous répondez. Moi j'en suis, je sais d'où je viens, je sais où je suis arrivé, je sais où j'ai passé mon enfance. Et voilà la raison pour laquelle j'ai accepté ce dialogue. C'est que j'ai pensé qu'entre un Français d'héritage et un Français de préférence, pour reprendre le mot d'Aragon, nous avions des choses à nous dire et qu'il était utile que beaucoup de Français qui nous regardent ou qui nous écoutent voient autre chose que le déballage de mesurettes qui sont sans rapport avec le pronostic vital de la France qui est engagée. Donc je sais qu'avec vous, nous serons à la bonne hauteur parce que non seulement nous partageons Cette expression de Deloitte Saint-Marc, mais je sais que nous partageons une autre expression qui est de Marie-France Garraud qui disait « il est temps que la politique devienne sacrificielle ».
Bardet a peut-être une réponse. Quand il parle de pronostic vital engagé, vous-même vous écrivez dans Gouverner aux éditions Fayard. La France est arrivée à la croisée des chemins. Elle se trouve à un moment de son histoire où la prudence ne suffit plus. Le risque de disparition de notre peuple est bien trop grave pour que nous nous contentions de gérer le déclin. Et c'est vrai qu'on entre maintenant dans le vif du sujet. J'ai envie de vous demander comment gouverner dans une France en crise et en déclin.
pense qu'il existe deux types de dirigeants politiques. Il y a les dirigeants politiques qui sont engagés par passion et dont la situation de la France de très grande urgence provoque des insomnies. Et puis, il y a d'autres dirigeants politiques qui s'accommodent du déclin de la France, qui s'accommodent de la misère et des souffrances de notre peuple. Et à l'évidence, j'appartiens à une génération qui a ce feu sacré en elle, qui a cette espérance française, qui a cette fidélité à ce que nous sommes. On voit beaucoup de jeunes en ce moment dans les rues des grandes villes avec des drapeaux palestiniens à la main, jeter le discrédit sur nos forces de l'ordre, sur nos policiers, sur nos gendarmes, taguer nos statuts. J'appartiens à cette génération, que cette outrance à nos fidélités et à nos beautés françaises dévore de l'intérieur. J'ai commencé la politique, et merci de l'avoir rappelé, cher Philippe De Villiers, dans le département de la Seine-Saint-Denis, pris par un sentiment d'urgence. Parce qu'au fond, dans l'environnement dans lequel j'ai grandi, confronté à la violence très tôt, au fin de mois difficile de mes parents, J'ai très tôt été pris, dévoré par un sentiment d'urgence qui m'a toujours donné envie de faire de la politique. Et je sais au fond de moi que le plus grand risque que court notre pays, c'est son effacement et c'est sa disparition. Et au fond, j'aimerais que les Français qui nous regardent ce soir aient bien en tête que cette élection présidentielle est très certainement la plus importante de toute la Ve République. André Suarez disait qu'il y a des heures qui engagent des siècles. Et je pense que chacun doit avoir en tête que si on ne reprend pas maintenant le contrôle de la France, si on ne donne pas tout pour continuer la France, dans dix ans, il n'y aura plus une exploitation agricole. Dans dix ans, il n'y aura plus une usine qui produit des voitures françaises. Dans dix ans, le basculement démographique et les masses migratoires qui bouleversent les grands équilibres de la société française en auront fini de la France. Donc, ce livre qui s'appelle Gouverner, qui essaie modestement de proposer un chemin, est en réalité... Une solution que nous proposons démocratique avec Marine Le Pen dans le cadre de cette élection présidentielle. Et d'abord pour répondre à votre question comment gouverner la France, je pense que pour gouverner la France différemment, il faut commencer par ressentir les souffrances des Français comme autant de souffrances personnelles. Et il faut surtout commencer par aimer les Français, les respecter et les considérer. Quand vous fermez les yeux devant la multiplication des violences. Quand vous êtes indifférent au sort de ces artisans, de ces commerçants qui ont les larmes aux yeux en regardant leurs vitrines dévastées, voire s'envoler une vie de travail, vous ne portez pas le même attachement au pays. Donc nous avons la passion de la France en nous. Et au fond, ce que j'ai voulu faire dans ce livre, c'est d'emmener les Français avec nous dans ce chemin qui doit conduire au redressement. Le concept, l'espérance que nous avons choisi, c'est la renaissance de la France. Et à ceux qui doutent, aujourd'hui, j'aimerais rappeler que l'histoire de France, et vous la connaissez bien, cher Philippe de Villiers, c'est une succession d'épreuves surmontées, de défaites et de résurrections. Et aujourd'hui, je pense qu'on arrive à une fin de cycle. Et si les Français le décident dans quelques mois, alors la renaissance de la patrie est possible.
Alors, vous avez dit beaucoup de choses. qui me paraissent justes, avançons et allons un peu plus loin. Parce que nous sommes là pour dialoguer sur l'espérance française. Vous l'avez dit, je l'ai dit. L'espérance française, ça passe par quelques... actions déterminantes. La première, c'est de refaire un peuple de producteurs. Vous l'avez dit entre les lignes en citant l'industrie automobile, etc. Moi, j'ai vécu le moment de bascule vers le nouveau paradigme, comme disent les économistes. Après le traité de Marrakech, la droite et la gauche ont voté ensemble le traité de Marrakech. Et le traité de Marrakech, c'est la création de l'Organisation Mondiale du Commerce, que j'avais appelée l'Organisation Commerciale du Monde. Au terme de ce traité, il n'y a plus de douane. On croit à ce moment-là, avec Fukuyama, etc., qu'il n'y aura plus de guerre, après la chute du mur de Berlin. Qu'il n'y aura plus de religion, plus d'idées, et qu'il n'y aura plus de douanes. Et qu'on va faire un grand marché planétaire de masse qui, avec les chaînes de valeur globale, vont créer des liens inextricables qui rendront la guerre impossible. Je cite, je les cite tous, Pascal Lamy et tous les autres. Et à partir de cet instant, on a désarmé l'Europe, on a désarmé la France. Mais pire ! On est passé d'une société qui donnait le primat à la production sur une société qui donne le primat à la consommation. C'est-à-dire qu'on allait chercher les biens les moins chers. Et on délocalisait la production dans les pays où le travail était le moins cher. Et cette inversion, ce renversement... Le passage d'un espace de production qu'était la France à un espace de consommation, vous venez de le décrire, on a perdu nos paysans, on a perdu notre industrie automobile, etc. Et donc l'urgence des urgences, c'est d'envoyer un signal à tous ceux qui... serait tenté de quitter la France pour créer de la richesse. Non, rester, on va renverser le système et le remettre à l'endroit, faire de la France un espace de production et non pas un espace de consommation. La deuxième action déterminante... Je vois qu'Eliott s'impatiente, donc je vais être bref. Je note ! Quand il son stylo en l'air... Il faut que je réponde après. Évidemment ! C'est refaire un peuple de petits Français. fait, vous, comment vous êtes arrivé à la France par l'amour de la France ? Et comment vous êtes arrivé à l'amour de la France ? Parce que... Vous avez compris par l'imaginaire français que la France était un rêve tramé dans l'étoffe des songes. Aujourd'hui, les jeunes français, on ne leur met pas à leur portée le rêve tramé dans l'étoffe des songes. Et donc, on fait grandir des plantes d'hébétudes qui promènent leurs étourdissements dans l'air du temps. Et ça donne ce qu'on a vu les lycéens dans la rue. Donc, refaire des petits Français, un peuple de petits Français, c'est-à-dire refaire un peuple amoureux. Une nation, c'est un lien amoureux. Et troisièmement, la troisième action déterminante, c'est l'indépendance. Faire du peuple français un peuple indépendant. Faire de la nation française une nation indépendante. sortir de l'Union européenne.
Bardella, je rappelle qu'il est 20h17 pour les auditeurs d'Europe 1 et que nous avons la chance d'avoir et d'écouter cet échange inédit entre Jordan Bardella qui est venu pour son livre Gouverner et Philippe Devilliers. Je rappelle votre ouvrage aux mêmes éditions, Fayard, Résurrection. Trois grands axes pour l'espérance française, la puissance économique, l'identité française, qu'est-ce qu'être français ? Et l'indépendance ? Vous souhaitiez répondre, j'imagine, à Philippe Devilliers. Jordan Bardella.
'abord sur l'économie. Emmanuel Macron, et je dresse un portrait très dur de son action depuis dix ans, était présenté, vous vous en souvenez, comme le Mozart de la finance. L'économie française est dans une situation particulièrement critique. On a des taux d'endettement aujourd'hui qui approchent les 5%, des taux d'intérêt qui approchent les 5%, 3 500 milliards d'euros de dettes, un déficit du commerce extérieur majeur imputable, notamment à ce rêve de la mondialisation heureuse qui est aujourd'hui fini, qui consistait à expliquer qu'on allait bâtir une société de service et qu'on n'avait plus besoin d'exploitation agricole. qu'on n'avait plus besoin de manufacture et qu'on n'avait plus besoin d'industrie. Or, je pense qu'une nation qui dépend des autres est une nation finie. Et l'enjeu et la priorité qui sera celle demain du gouvernement, je l'espère que j'aurai vocation à conduire, si les Français élisent Marine Le Pen, c'est la relance de l'économie. Nous devons sortir du socialisme en matière économique. La France est asphyxiée de normes, la France est asphyxiée d'impôts. On est l'État qui prélève le plus de toutes les économies développées. On doit arrêter de créer des contraintes et du temps de paperasse administrative pour nos chefs d'entreprise. Je rencontre beaucoup de chefs d'entreprise. Aujourd'hui, il faut déployer des montagnes d'efforts pour réussir à gagner sa vie quand on crée son entreprise. La France, il y a une étude qui est sortie cette semaine, est l'un des pays où les marges des entreprises sont parmi les plus faibles d'Europe. Donc, il faut simplifier notre économie. Et je l'ai dit, si nous arrivons demain au pouvoir, nous allons prendre très vite à la fois des décrets et des ordonnances pour supprimer des dizaines de normes, des contraintes. Vous savez, on parle beaucoup du ZAN, du DPE sur le logement, des ZFE dans les grandes villes qui privent par exemple la France du travail. de son moyen de se déplacer. Nous allons supprimer les impôts qui pèsent sur la production. Nous avons des impôts de production qui sont parmi les plus élevés de l'Union européenne. Naturellement, vous avez un effet retour lorsque vous taxez moins. vous avez nécessairement plus d'entreprises, plus d'industries, plus d'usines qui ont envie d'investir, de créer leur activité. Nous allons faire du patriotisme économique. Nous devons retrouver, et on va très certainement aller très vite sur le sujet européen, qui je sais vous tient à cœur, cher Philippe Devilliers, retrouver un prix national de l'électricité. Rendez-vous compte que depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, Un certain nombre de chefs d'entreprise, que ce soit des petits boulangers, des restaurateurs, des commerçants, des artisans, mais aussi de très gros industriels, ont vu les prix de l'électricité multipliés par 3, 4, 5, 6 ou 7 parce qu'on est soumis à des règles européennes. qui indexent les prix de l'énergie et les prix de l'électricité, notamment en France, sur le prix du gaz en Allemagne. C'est une aberration. Demain, nous permettrons à la France de retrouver un prix national de l'électricité pour faire baisser les factures. Donc, il y a mille et une mesures pour sortir du socialisme en matière économique et pour redonner à nos chefs d'entreprise la liberté de produire. On parle beaucoup en ce moment dans le débat du partage des richesses. Dans tous les débats économiques, le premier totem qui est érigé, c'est le partage des richesses. Mais avant de partager la richesse, il faut commencer par en créer. Or, aujourd'hui, là, depuis quelques jours, nous avons passé le nombre record de faillites d'entreprises. 71 000 faillites de petites et moyennes entreprises, mais aussi d'entreprises de taille intermédiaire depuis le début de l'année. Cette situation, elle est insupportable. Et donc, nous souhaitons demain à la tête du gouvernement relancer la production. soutenir les entreprises françaises, arrêter de considérer que lorsqu'on a une entreprise, chercher à dégager des marches, c'est forcément un gros mot, et permettre aux Français de vivre mieux de leur travail. Nous voulons un pays sûr. Et la situation de violence, les scènes de guerre civile qu'on voit depuis maintenant plusieurs jours, et en fait depuis plusieurs semaines, parce qu'au fond, ce qu'on vit là, ça ne date pas du 17 octobre. Il n'y a plus un seul village, il n'y a plus une seule ville française qui est épargnée par cette violence d'atmosphère qui s'abat sur le pays et par un sentiment d'impunité. Et ce sentiment d'impunité, on le voit à l'oeuvre depuis quelques jours dans les grandes villes, par l'alliance mortelle de l'ultra-gauche d'un côté qui veut la destruction de l'État et des prédateurs de banlieue qui veulent une revanche contre la France et qui viennent dans les grandes villes pour asseoir un sentiment de revanche. contre la France et contre la République française. Donc, en quelques mots, nos priorités demain seront la relance économique, le rétablissement de l'ordre et de la sécurité. Vous avez abordé la question fondamentale de l'Union européenne. J'ai une différence d'approche avec vous, cher Philippe de Villiers. Je sais que cette question vous tient à cœur. Moi, je pense qu'on ne quitte pas la table des négociations. quand on est en train de gagner la partie. Il y a dix ans, lorsqu'on proposait de sortir de l'Union européenne, on était isolé en Europe. La voie des souverainistes, la voie de l'indépendance française est une France qui se construirait dans l'autonomie. La souveraineté et l'indépendance étaient isolées dans une Europe qui était faite de dirigeants politiques européistes, François Hollande, Angela Merkel, Matteo Renzi, je pense qu'on a changé d'époque. Vous avez cité la Pologne, j'ai rencontré il y a quelques semaines à Varsovie le président polonais qui est un homme très courageux. dont le profil ressemble beaucoup à celui de Giorgia Meloni en Italie, qui s'appelle Carole Navroski. Et il y a aujourd'hui en Europe une nouvelle génération de dirigeants politiques qui ont envie de cette Europe des nations et qui considèrent que l'Europe est d'abord et avant tout le fait de nations, le fait d'un continent qui a inventé le concept même d'État-nation. Et en soi... Je considère qu'il faut changer radicalement les politiques européennes et qu'il n'y a que deux pays qui peuvent impulser ces changements, la France et l'Allemagne. Nous avons une très grande ambition pour la France, mais nous voulons aussi que la France retrouve son indépendance et sa liberté. Et il n'y a aucune raison que la France continue à se complaire dans un carcan qui, sur le plan de ses frontières, de sa politique énergétique ou des migrants qui lui sont imposés, continue de se soumettre à des textes qui sont contraires à ses intérêts. J'ajoute un mot, dans le cadre européen. l'Allemagne réussit parfaitement à défendre ses intérêts. Parce que les autres pays, beaucoup d'autres pays européens, considèrent qu'il faut d'abord défendre son intérêt avant de livrer ses intérêts vitaux à l'Union européenne. Il
y a
une formule que j'ai
retrouvée dans Gouverner, bien évidemment, et dans Résurrection, c'est le mur de Maastricht est sur le point de tomber. Et vous dites, Jordan Bardella, dans Gouverner, qu'on assiste à la fin de Maastricht. L'Europe, quelle France ? Dans quelle Europe, Philippe de Villiers
je vais vous répondre, c'est vrai qu'on a une nuance. Je pense que, je vais vous dire franchement, je pense que vous serez obligés, on sortira les images tous les deux, vous serez obligés de faire ce que je vais vous dire maintenant. Je vais vous donner un exemple. Dans votre livre, vous dites qu'il faut... La double frontière. Le problème, c'est un problème que je connais bien, parce que j'ai écrit un livre sur le traité d'Amsterdam. La machination à Amsterdam. Je l'ai lu. Et dans le traité d'Amsterdam, il est dit qu'il n'y a plus de Schengen. En fait, c'est les traités. Et pour changer les traités, en l'occurrence faire ce que vous souhaitez faire, c'est-à-dire une frontière pour les migrants extérieurs ou pour les migrants intérieurs, qui est en soi une bonne idée. Mais ce n'est pas possible juridiquement, ou alors il faut l'unanimité, puisqu'il faut changer les traités. Je reviens à la question de Maastricht. Elle est très importante. Moi, j'ai connu l'avant Maastricht et l'après Maastricht. Avant Maastricht, ce qui explique que De Gaulle ait accepté le traité de Rome en 1958, avant Maastricht, l'Europe reposait sur deux piliers la préférence européenne. C'est comme ça qu'on l'appelait. C'est-à-dire le marché commun et la coopération entre les États. Le marché commun, ça voulait dire que si on voulait manger du miel, il fallait d'abord consommer le miel européen avant de consommer le miel d'Afrique du Sud. Et si on voulait s'acheter une automobile, on achetait d'abord une automobile européenne avant d'aller acheter une automobile chinoise. Ça, c'était le marché commun. C'est-à-dire qu'il y avait un cordon douanier extérieur qui protégeait l'Europe. L'Europe était protégée. Et deuxièmement, la coopération. La coopération entre les États avec le droit de veto. Qui est fondamentale. Fondamentale, on est d'accord. Droits de veto que Mme Van der Leyen est en train de vouloir faire sauter. Avec le soutien d'Emmanuel Macron. Après Maastricht, c'est fini. Il n'y a plus de marché commun. Il n'y a plus de protection. Il n'y a plus de protection douanière. Et on passe de la coopération à l'intégration. Et on va vers un modèle où les décisions se prennent à la majorité qualifiée. Et donc la France pèse de moins en moins lourd. On l'a vu avec l'affaire du Mercosur, où elle n'a pu rien peser du tout. J'ai vécu Maastricht. Et l'après Maastricht, qu'est-ce que j'ai constaté ? Quatre choses que je voudrais mettre à votre portée, à la portée de votre sagesse. Un peu juvénile, mais quand même. Vous êtes sur la voie, parce qu'en fait, quand on lit votre livre, on se dit « Oh là là, il va s'ébrouer un jour, devant Van der Leyen ou le successeur ». Alors, premièrement, on nous dit « On va faire une civilisation, c'est l'Europe de la civilisation, la promesse de civilisation ». Et qu'est-ce qu'on a eu comme promesse de civilisation ? On a eu l'entrée, l'arrivée d'une nouvelle civilisation. Pas besoin de décrire. En d'autres termes, le choix qui a été fait par l'Union européenne, c'est le choix du multiculturalisme qui nous est imposé chaque jour, sans que les Français le sachent et sans qu'ils en aient décidé. Deuxièmement, la promesse de prospérité, promesse de civilisation, promesse de prospérité. Vous l'avez dit vous-même, vous l'avez suggéré vous-même, on pourrait parler de la silicium économie, par exemple, on est totalement absent. en matière de prospérité, on a eu la désindustrialisation, les délocalisations, la métropolisation massive, la paupérisation des services publics. Bref, une Europe décadente et qui ne compte plus, qui est devenue une colonie américaine, colonie technologique américaine, colonie industrielle chinoise. Et ça ne va pas s'arranger. Troisièmement, la liberté, la promesse de liberté. Vous connaissez comme moi le goulag numérique qui est en train de se mettre en place. C'est même impressionnant. Le bouclier de la démocratie, etc. C'est-à-dire qu'en fait, l'Europe, bientôt, va lire dans nos pensées, va lire dans nos courriers, va savoir ce qu'on achète et ce qu'on dépense. Donc c'est un système orwellien. Et enfin, alors, on va arriver sur une petite nuance, même carrément une nuance, c'est la paix. La guerre en Ukraine n'est pas notre guerre, parce que l'Ukraine est extérieure au périmètre européen. La promesse de paix, l'Europe c'est la paix, je me souviens. C'est ce qui faisait que les Français ont finalement voté pour Maastricht. L'Europe c'est la paix. Et on va faire la guerre, et peut-être même, si on écoute Macron, on va envoyer des soldats bientôt là-bas. Et pourquoi en fait ils font cette guerre ? Pourquoi ils veulent cette guerre ? Vous le savez bien, c'est parce qu'ils veulent fédéraliser l'Europe. C'est une stratégie bismarckienne de Madame von der Leyen. Bismarck, il avait fait l'Allemagne avec deux guerres, une contre l'Autriche, une contre la France, pour qu'il y ait plus de 350 États, mais un seul État. Parce qu'avec la guerre, vous fédéralisez. Et donc, en fait, ils veulent fédéraliser, ils veulent étatiser. l'Union européenne, en faire un véritable État. Et je dirais deuxièmement, je suis d'accord avec Marine Le Pen là-dessus, parce que dans son discours d'Orléans, elle a dit la France est une puissance de paix. Elle a raison, la France n'est pas là pour faire la guerre, pour envoyer des soldats. Et pour une raison simple, qui va vous faire bondir, moi je crois qu'on n'a pas le choix. Il faudra réintégrer la Russie et faire l'Europe de De Gaulle, de l'Atlantique à l'Oural et non pas de l'Atlantique à la Vistule. Pourquoi ? Parce que comme le disait Talleyrand, c'est la géographie qui commande à l'histoire. Et nous, la France, on est là pour être une puissance d'équilibre, de contrepoids. Il faut quitter l'OTAN, Jordan Bardella, il faut quitter l'OTAN. La France est une grande puissance mondiale, elle ne doit pas rester dans l'OTAN. Donc il faut quitter l'Union Européenne, il faut quitter l'OTAN, il faut quitter la CEDH, qui nous empêche d'avoir une politique migratoire, pour retrouver l'indépendance. Et le jour où on sera indépendant, alors on sera puissant, à nouveau.
partage une grande partie du constat, mais pas tout. Et je vais naturellement l'expliquer. Sauf votre respect, cher Philippe de Villiers, je pense qu'il ne faut pas dédouaner les dirigeants politiques qui sont à la tête de la France depuis 50 ans et qui ont épousé l'intégralité des transferts de souveraineté. Parce que quand on dit que la CEDH empêche la France de maîtriser sa politique d'immigration... En réalité, on ne dit pas que les dirigeants français acceptent d'appliquer les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme. Et c'est la raison pour laquelle nous considérons et nous mettrons en oeuvre, et ça fera partie des premières mesures que mettra en place notre mouvement si nous gagnons les élections, c'est de déclencher un référendum constitutionnel sur l'immigration. Aujourd'hui,
l'État français... Pourquoi pas... Est-ce que vous êtes d'accord pour... J'y viens. Attendez, ma question est vachement importante. Il faut un référendum sur la sortie de l'Union pour que les Français se prononcent. Vous avez remarqué qu'il n'y a aucun sondage là-dessus. Parce qu'en fait, à mon avis, on est au point de bascule. Il faudrait faire un référendum, je vous le demande, un référendum sur la sortie de l'Union européenne. Oui, mais je me permets
de
répéter. Je
me permets de me répéter. Quand on est en train de gagner la partie, je pense qu'il serait mal venu de quitter la table des négociations. Et si le siège français...
L'Allemagne est en train de faire chambre à part. Le couple franco-allemand s'est fini. Regardez l'Allemagne.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement allemand est en train de dénoncer... La politique du Green Deal, le pacte vert, qui est l'incarnation même de la politique européenne, qui est en fait, vous avez parlé de la politique de peuplement en matière d'immigration, mais qui est de sa politique économique, c'est une politique de décroissance. Le Green Deal, nos chefs d'entreprise savent de quoi on parle, c'est la multiplication des normes et des contraintes sur l'autel de l'écologie, l'enfer étant pavé de bonnes intentions, qui s'appliquent sur l'Europe et qui ont vocation à faire du continent déjà le plus propre au monde, encore le continent le plus propre au monde. En sacrifiant notre production, nos entreprises et notre capacité à rester souverain dans un certain nombre de domaines. L'Allemagne est en train de remettre en cause les normes du Green Deal sur l'automobile. L'Allemagne a rétabli, et je ne suis pas l'avocat du gouvernement allemand, l'Allemagne a rétabli il y a quelques mois des contrôles aux frontières. Donc moi ce que je ne comprends pas, et ce
qui
m'est insupportable, c'est de voir les dirigeants français accepter ces transferts de souveraineté. Et je ne veux pas... que l'argument qui consiste à mettre tous les malheurs du peuple français sur le dos de l'Union Européenne viendrait à dédouaner les responsables français de leurs propres responsabilités. N'oublions pas que la nomination d'Ursula von der Leyen ne vient pas du gouvernement allemand. Elle vient d'Emmanuel Macron. Ursula von der Leyen était la candidate de l'Europe de Macron parce qu'elle incarnait précisément la politique du président Macron. Et en réalité, on voit que depuis des années... L'Union européenne a utilisé toutes les crises, et je vous rejoins à 100% dessus, pour s'octroyer des compétences nouvelles. Ça a été le cas le pacte migratoire et la compétence en matière d'immigration après la crise des réfugiés en 2015. Ça a été le cas avec la compétence santé lors de la crise sanitaire du Covid-19. Ça a été le cas depuis 2022 avec la compétence diplomatique après l'agression de l'Ukraine par la Russie. Dans ce dossier... Et on a peut-être une divergence. Je ne confonds pas l'agresseur et l'agressé. Mais je ne suis pas pour envoyer des soldats français mourir en Ukraine. Et précisément, le positionnement que nous avons exprimé avec notre mouvement... Et avec Marine Le Pen, c'est le positionnement d'une France indépendante qui est capable de défendre un gouvernement ami qui est attaqué aux portes de l'Europe, de ne pas être dupe sur les multiplications des opérations d'ingérence de la Russie, notamment dans le sabotage d'entreprises qui produisent de l'armement. Ça a été le cas près de Toulouse, il y a quelques semaines, lorsqu'une entreprise qui produit des drones, me semble-t-il, a été cyberattaqué et les types interpellés sont des biélorusses. Moi, je suis allé en Pologne. Je suis allé à la frontière polonaise. Et les Polonais connaissent l'intimité de la menace russe. Et on voit bien comment la Russie, par l'intermédiaire de son proxy biélorusse, utilise l'immigration aux portes de l'Europe pour déstabiliser la société polonaise et pour pousser des migrants à entrer dans les sociétés européennes au risque de notre sécurité. Mais je ne suis pas non plus pour une guerre larvée avec une puissance nucléaire aux portes de l'Europe. Je dis juste que la France doit défendre ses intérêts. Elle ne doit pas être dupe quant aux ambitions de Poutine à l'est de l'Europe. Elle doit être capable aussi de soutenir des gouvernements alliés lorsqu'ils sont attaqués, mais jamais au prix d'une guerre. C'est vrai, je vous rejoins sur ce sujet.
Philippe de Villiers, deux mots. Premièrement, je pense que sur la question européenne, vous allez aller à la confrontation avec la Commission de Bruxelles. Exemple. Vous avez judicieusement, vous et Marine Le Pen, dit qu'on ne veut plus payer ce qu'on paye. Absolument. Parce qu'aujourd'hui, il faut que les téléspectateurs et les auditeurs comprennent qu'entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit, il y a 13 milliards, 15 milliards et bientôt 20 milliards d'écarts. Et donc, inadmissible. Ensuite, on donne 20, 25 milliards et on va donner plus bientôt à l'Ukraine. L'infirmière qui nous regarde en ce moment, elle ne peut pas payer son essence. Donc zéro centime pour l'Ukraine. Et j'ajoute un point alors plus important, de géostratégie. Ce qui est en train de se passer en ce moment. Le contrat, le deal, Poutine-Trump. Moi je l'ai décrypté de la manière suivante. Trump en fait... rejette la doctrine Brzezinski. Brzezinski qui disait qu'il tient l'Eurasie, il tient le monde. Trump, en fait, rompt avec cette doctrine. Cette doctrine qui consistait à dire qu'il faut, pour dominer l'Eurasie, que l'Ukraine entre dans l'OTAN. Ce qui a été le premier ferment qui a conduit à la guerre. Et Trump, maintenant, n'en veut plus de ça. L'Amérique n'en veut plus. Ça, c'est très important comme nouveauté. Mais surtout, Trump, pris dans le piège de Thucydide avec la Chine, se dit qu'il faut réarimer la Russie à l'Occident. C'est ça qui est en train de se jouer en ce moment. Et nous, la France, on regarde nos trois partenaires potentiels qui sont nos trois adversaires. comme un mendiant agar qui ne sait plus où il habite. C'est-à-dire que la Russie, alliée de la Chine, nous regarde comme une puissance désormais ennemie, voire comme légérante. L'Amérique nous considère non même plus comme des protégés ou des partenaires, mais comme des consommables. Et la Chine, elle, avec la Russie, est en train de préparer un sommet la semaine prochaine à Shenzhen, où ils vont faire la tripartition du monde, pour reprendre l'expression de Pierre Lelouch. La France doit réfléchir pour redevenir une puissance mondiale. Pour redevenir une puissance mondiale, elle doit sortir de l'euro-atlantisme, elle ne doit plus être dans la soumission de l'oncle Sam, mais en même temps, elle doit renouer à terme avec la Russie et avec la Chine.
En un mot, s'il vous plaît, Jordan Bardella, parce qu'on a beaucoup parlé de l'Europe et des guerres.
Les puissances partagent le monde. Les Américains réhabilitent les fondements de la doctrine Monroe. On l'a vu il y a quelques mois lors de l'intervention au Venezuela, lors des prétentions américaines sur le Groenland qui relève de la souveraineté du royaume du Danemark. Et en réalité, Trump veut son hémisphère occidental. La Russie veut l'Ukraine, la Chine veut Taïwan. Les puissants sont en train de se partager le monde. Et ce que nous devons déplorer, c'est que la France est en train de sortir des grandes affaires du monde, y compris des affaires qui ont lieu sur son propre sol. Sans doute serons-nous d'accord sur ce point, mais mon inquiétude est que ce soit les Américains qui règlent des conflits qui sont aux portes de l'Europe. Et on voit bien comment, sur le dossier ukrainien, la France, grande nation européenne, pays protecteur des petits pendant très longtemps sur la scène internationale, est totalement absente. Et donc je pense qu'on doit retrouver non seulement une vocation universelle sur la scène mondiale, faites d'équidistance, faites de non-alignement, faites d'indépendance. Et on doit surtout, dans un monde de plus en plus incertain et un monde de plus en plus dangereux, retrouver les moyens de notre défense. Moi, je suis pour augmenter les moyens que la France consacre, les moyens budgétaires que la France consacre à hauteur de 3% de notre PIB. Je suis pour réaffirmer la souveraineté totale du président de la République française sur l'arme nucléaire. Et en cela, le président de la République a été ambigu à de nombreuses reprises volontairement pour susciter le débat et la controverse. Je suis pour que la France offre à nos partenaires européens qui souhaitent se détacher de l'extraterritorialité du droit américain la possibilité d'ouvrir sa base de défense industrielle. On a des entreprises. Des groupes industriels en matière de défense qui sont parmi les meilleurs d'Europe et les meilleurs du monde. Je dis à nos partenaires européens, si vous voulez être libre, on parle beaucoup d'Europe de la défense. Je n'aime pas cette expression parce que... La défense est le précaré exclusif d'un État-nation. Mais dans le cadre de la défense de l'Europe, je dis à nos partenaires européens, soyez libres et soyez indépendants aussi. Et on voit que depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, l'essentiel des augmentations de budget qui ont été consacrées au réarmement des pays européens a servi à alimenter les caisses d'entreprises extra-européennes et notamment de boîtes américaines. Donc je dis à nos partenaires européens... Achetez des Rafales plutôt que des F-35 américains. Faites le choix de la préférence européenne. La France a un rôle nouveau à jouer sur la scène européenne. Je suis convaincu que si la France retrouve... son autonomie, son indépendance, sa fierté et sa vocation universelle, alors elle sera capable demain d'incarner un nouveau rôle sur la scène européenne. Juste, si vous me permettez, il y a un mot. On est en ce moment même en train de négocier le nouveau budget de l'Union européenne. Ils sont dans une fuite en avant complètement folle. La contribution de la France au budget de l'Union européenne a augmenté de 60% en 10 ans. Donc, je veux dire par là que nos dirigeants politiques sont consentants. à brader la souveraineté de la France à l'Union européenne, ce qui ne sera pas notre cas. Et c'est vrai, et merci de l'avoir rappelé, parmi les nombreuses économies que nous souhaitons faire dans le budget de l'État, parmi la remise en ordre des comptes publics, qui est aujourd'hui un objectif impératif, nous souhaitons notamment baisser la contribution de la France au budget de l'Union européenne, comme l'ont fait l'Allemagne et les Pays-Bas. L'Allemagne et les Pays-Bas ont négocié des rabais.
Et vous en parlez notamment dans votre livre Gouverner. Il est 20h43, je pense aux auditeurs d'Europe 1 qui nous écoutent. Philippe De Villiers, Jordan Bardella, une heure pour échanger de la France. On a parlé de l'Europe, on a parlé des guerres. Je voudrais qu'on aborde un autre sujet que vous-même abordez, Jordan Bardella, dans Gouverner. On parlera dans quelques instants de l'identité nationale. Mais puisque vous avez dit le fil rouge c'est l'espérance française, où trouver les signes du réveil français ? Et dans votre livre, Jordan Bardella, vous revenez sur ce qui s'est passé cet été, la France et notre maison qui brûlait. Et vous dites, sept ans plus tard, au cœur de l'été, les flammes courent dans nos forêts. Vous faites le parallèle avec Notre-Dame. Puis, au milieu du charnier, il y a les voix anonymes. Les braves parmi les braves, le personnel de la sécurité civile et les agents de l'État, les élus locaux, les forestiers, les humbles paysans, les simples bénévoles et les habitants qui s'entraident, on voit ressurgir une fraternité française que l'on croyait désuète, mais qui n'a jamais tout à fait disparu. Une chaîne de solidarité. Où trouver, Jordan Bardella, les signes du réveil français ?
'évoque dans ce chapitre les flammes qui ont ravagé nos forêts cet été en rappelant qu'on ne peut pas être patriote, être souverainiste et aimer profondément la France et ne pas se soucier de ce qui est en train d'arriver depuis maintenant plusieurs années et qui va s'accroître avec le réchauffement climatique ces prochaines années à nos forêts, à nos exploitations agricoles, à nos routes de montagne. Et c'est vrai que dans cette période... On a vu les Français s'entraider, on a vu revenir cette fraternité française venue du fond des âges. Et au fond, ce que je veux dire par cet exemple, c'est que malgré le doute et malgré les incertitudes du temps présent... Il y a encore un peuple français qui vit, il y a encore une France civilisée, une France bienveillante qui existe. On met souvent en parallèle ce qui s'est passé le 17 octobre dans les rues de Paris, la multiplication des manifestations sportives, des fêtes de villages qui tournent au drame, à chaque fois qu'elles sont organisées, qui nécessitent des cordons entiers de sécurité, des compagnies entières de CRS, avec, et je le fais dans le livre, ce qui s'est passé le 26 septembre dernier. Le 26 septembre dernier, j'étais avec des centaines de milliers de Français sur la place de la Concorde lorsque la France a reçu le pape Léon XIV, le successeur de Pierre. Et à cette occasion, on a vu qu'une France bienveillante... qu'une France pacifique, qu'une France civilisée, qu'une France respectueuse des uns des autres existait encore. Et qu'il y avait encore dans notre pays des gens capables de se rassembler sans qu'il y ait d'affrontements, sans qu'il y ait de dégradations, sans que des policiers soient pris à partie. Ce que j'ai voulu dire par là, c'est que malgré toutes les souffrances et malgré toutes les blessures, je suis convaincu que la France a au fond d'elle-même, au fond de ses tripes, au fond de son âme et dans le génie de son peuple, toute la force pour se relever et pour renaître. Et ce que je ne cesserai jamais de dire à mes concitoyens, c'est que ce qu'ils vivent... c'est que les conséquences des temps présents sont les conséquences de décisions politiques. Et qu'en changeant les gens qui sont au pouvoir, qu'en changeant la politique dans notre pays, alors leur quotidien peut changer. Et au fond, c'est le cœur de ce débat présidentiel que nous allons avoir dans les prochains mois. Le véritable clivage au fond en 2027, il est entre ceux qui acceptent la dissolution de la France, son effacement, sa disparition. et ceux qui souhaitent la continuer. Moi, je fais partie de ceux qui veulent continuer la France et qui ont le cœur qui saigne en écoutant les souffrances de nos concitoyens et en regardant l'état de délabrement tout azimut de la France. Il n'y a pas un seul secteur qui va bien. La sécurité est par terre. Nos écoles sont par terre, la politique pénale est par terre, les entreprises françaises sont à terre. Il faudra une énergie considérable pour tout reconstruire, il faudra une volonté de faire, il faudra une détermination certaine. Le général de Gaulle écrivait dans le fil de l'épée que le caractère était la vertu des temps difficiles et nous pensons modestement avec Marine Le Pen avoir cette solidité, cette détermination pour proposer aux Français un chemin différent. que celui dans lequel notre pays est plongé depuis 50 ans.
Philippe de Villiers, tout est perdu, tout est sauf, c'est aussi le fil rouge de vos trois derniers ouvrages et le dernier résurrection, la France éternelle. On parlera dans quelques instants également, si vous le voulez bien tous les deux, de cette fameuse nouvelle France, la nouvelle France face à la France éternelle. Mais je vais vous poser la même question, où peut-on trouver les signes du réveil français
suis d'accord avec tout ce qu'a dit Jordan Bardella. Je dirais simplement sur les incendies que dommage qu'on n'ait pas eu de Canadair. Absolument. Ça rejoint votre réflexion sur l'impéricide de ceux qui nous gouvernent. Alors, moi, ce qui me donne l'espérance, c'est deux choses. La première, ce sont les minorités qui font l'histoire. Toujours. Toujours. Contrairement à ce que les gens croient. Et que vous avez cité tout à l'heure, entre les lignes, des minorités salvatrices. Vous avez cité les sapeurs-pompiers, quoi qu'il arrive, qui sont là pour éteindre le feu, dans tous les sens du terme, de manière métaphorique. Et tous ces jeunes, les jeunes du Stade de France... pendant qu'il y a les jeunes qui brûlent les écoles, il y a les jeunes qui brûlent des cierges. Et ceux qui brûlent des cierges, ils ont une vision exaltante de la France, une vision vibrante de la France. Et la deuxième chose qui, moi, m'accroche à une espérance insurmontable, qui ne peut pas s'éteindre, c'est qu'en fait, la France est un vieux peuple. Le peuple français est un vieux peuple, un très vieux peuple, un peuple spirituel, un peuple métaphysique. Ce n'est pas simplement une couverture métaphysique, c'est quand un pays est très vieux, il va chercher dans le miroir de ses anciennes sagesses une force insoupçonnable pour se relever. C'est-à-dire que notre passé millénaire... Et comme une corde de rappel. Et moi je ressens ça physiquement, l'énigme des sédimentations invisibles qui font que dans le petit français d'héritage ou de préférence, murmure, survit, parle un français millénaire qui dépose dans la conscience du jeune français. Le courage français, la filiation des sagesses françaises, la France des hautes nefs immémoriales. Et
tous deux, Jordan Bardella dans Gouverner et Philippe Devilliers dans Résurrection. Messieurs, vous abordez un autre sujet, on est à six mois du premier tour de la présidentielle, et vous parlez de la Nouvelle France, la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon. Les sondages sont formels à l'instant T, ça n'est qu'une photographie de l'instant, Jordan Bardella, mais force est de constater que quelles que soient les possibilités, le second tour se dessine comme étant un second tour, Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen. Qu'est-ce que vous inspire cette nouvelle France ? Permettez-moi de vous lire. Commençons par nous interroger sur ce que Jean-Luc Mélenchon imagine derrière cette formule. En appelant à une nouvelle France, suppose de vouloir remplacer l'actuel. Il faut faire attention avec le mot remplacement. Visiblement, ça pourrait être pénalement répréhensible d'en parler dans quelques mois. Jean-Dane Bardella.
Jean-Luc Mélenchon voit cette élection présidentielle comme une élection à un tour. Il faut qualifier son camp et la Nouvelle-France au second tour de l'élection présidentielle. Pour lui, le second tour, il ne se jouera pas dans les urnes. Il sait qu'il est perdu d'avance. Le second tour pour M. Mélenchon et ses amis, il se conduira dans la rue, dans l'ambition qu'il a toujours caressée du désordre. de la tentation révolutionnaire de mettre à bas les institutions. Et je pense que dans les temps actuels et dans les temps présents, les Français doivent se méfier des prédicateurs de guerre civile. Moi, la question que je veux poser fondamentalement aux Français qui s'apprêtent à voter pour M. Mélenchon, c'est quels intérêts servent vraiment Jean-Luc Mélenchon ? On parle tout le temps de race, d'ethnie, lorsqu'on qualifie les Français par une appartenance religieuse, lorsqu'on appelle à désarmer la police, lorsqu'on veut anéantir la propriété privée, lorsqu'on veut abolir la loi qui interdit les squats, lorsqu'on considère que chaque argent gagné par un chef d'entreprise ou par un salarié doit être taxé et pris par l'État, pris dans la poche de ceux qui travaillent. lorsqu'on veut taxer encore plus l'intéressement et la participation, lorsqu'on explique que la France rurale est un mythe, lorsque, comme Mme Panot par exemple, On explique que la France chrétienne n'a jamais existé. C'est toujours paradoxal de vouloir remplacer une France par une autre. La France chrétienne est blanche. Absolument. Et vous voyez à quelle citation je fais référence. C'est paradoxal d'appeler une nouvelle France quand on explique que l'ancienne n'existe pas. Lorsque Mme Obono ou Mme Rima Hassan expliquent que le terrorisme islamiste commis par les sanguinaires du Hamas en Israël relève d'actes de résistance. Quels intérêts fondamentaux, Sergent-Luc Mélenchon, est la France insoumise par là ? Donc on a un mouvement politique qui, c'est vrai, peut se qualifier au second tour l'élection présidentielle et qui n'aime pas la France, qui combat tout ce qui s'apparente de près ou de loin à la France et qui est habité d'une tentation totalitaire. Quand on veut fermer une chaîne de télévision comme CNews, on est habité d'une tentation totalitaire. Lorsque comme le maire de Saint-Denis, on veut empêcher le Rassemblement National de pouvoir s'exprimer, on est pris d'une tentation totalitaire. Lorsque après un attentat... Raciste, odieux, commis par un cinglé à trappe qui s'est mis à tirer sur des innocents, à tuer un homme de 26 ans et à tirer sur une fillette de 12 ans. Et qu'en contrepartie, l'ensemble des mouvements de gauche mettent des premières réactions et de mettre une cible et de jeter des fatwas sur des journalistes ou sur des responsables politiques, c'est irresponsable. Et on ne sert pas l'intérêt de la France en faisant ça. J'appelle les Français, dans cette période d'incertitude, à se méfier de ceux qui professent la guerre civile, de ceux qui veulent effacer la France, de ceux qui veulent remplacer son identité, et de ceux qui, on l'a vu concrètement, la nouvelle France dans les rues de Paris, se traduit par une jonction entre un proxy, un bras armé, qui est l'ultra-gauche, qui a d'ailleurs un certain nombre de liens avec... des députés de la France insoumise comme M. Arnaud. Il faudrait les classer terroristes, ces groupes d'ultra-gauche ? Oui, si je suis chef du gouvernement dans quelques mois, je demanderais à l'Union européenne l'inscription des milices antifa et de toutes les organisations d'ultra-gauche sur la liste des organisations terroristes. Je pense que pour protéger le droit des honnêtes gens de manifester calmement et sereinement, qui est un droit fondamental dans notre société, je ferai en sorte que les fichiers S... soit interdit de participer à des manifestations, comme c'est le cas pour les hooligans dans le football, et qu'ils soient astreints à un émargement au commissariat avant la manifestation, pendant la manifestation et après la manifestation. L'ultra-gauche est devenu le bras armé de la France insoumise. Et les prédateurs de banlieue sont un autre bras armé de la France insoumise, dont le sentiment de revanche contre la France. est distillé et agité par la France insoumise. Donc je suis extrêmement inquiet des comportements de ce parti. Et je vais vous dire, Jean-Luc Mélenchon, il est très intelligent. Il sait très bien ce qu'il fait, Jean-Luc Mélenchon.
Philippe De Villiers, vous aussi, vous avez abordé le cas Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que, comme Jordan Bardella, vous parlez d'une menace totalitaire, on l'a peu ou prou abordé entre 19h et 20h sur CNews ? Oui, cet homme est dangereux.
Vous avez raison. Alors, il est dangereux. Parce qu'il a inventé une chose extravagante. Il a inventé un racisme qui est considéré par la société de connivence comme un antiracisme. Il a inventé la distinction, tenez-vous bien, entre les racisés et les non-racisés. On est racisé quand on est renvoyé à son origine, à sa couleur de peau, et on est non racisé en gros quand on est blanc, tout blanc, tout moche. Et ce matin, sur le plateau de Pascal Praud, il y avait Rachel Kahn, je vous l'ai dit, qui a très bien repris cette expression en disant « mais moi je ne suis pas racisé, regardez-moi, je ne veux pas de ça, c'est du racisme ». Il a inventé le racisme d'État. Il faut que les Français comprennent ce que ça veut dire, le racisme d'État. Le racisme d'État, ça veut dire que la France est un pays raciste, quoi qu'il a de gêne. Donc vous n'êtes plus suspect d'être raciste si vous dites quelque chose sur la couleur de peau, sur la religion, etc. Non, vous êtes structurellement raciste parce que vous êtes français. Et pourquoi vous êtes structurellement raciste, le racisme systémique ? Parce que la France a été un pays colonial. Et donc il faut décoloniser la France. Ça veut dire deux choses dans l'esprit de Mélenchon. Ça veut dire... faire de chaque Français qui se trouve sur le territoire français et qui est hostile à la France insoumise, un pied noir, un harkis. Et il a expliqué ça très bien à Toulouse récemment, il a dit, j'en appelle à tous les jeunes qui sont comme moi. venus du Maghreb, cette partie du pays est à nous. Ça veut dire, on va les décoloniser et ensuite on va les recoloniser. Donc la racisation, le racisme qui consiste à dire, dès que vous abordez un sujet comme l'islamisation, l'immigration, le multiculturalisme... Si vous dites francisation, qui était pourtant un mot d'Edouard Hériot, alors vous êtes coupable de racisme. Et donc il faut dénoncer cette tentation-là. Et maintenant je vais vous dire ce que je pense de l'élection présidentielle qui vient. En 1958 c'était la question du redressement institutionnel. En 1981 c'était la question de la grande bascule dans le socialisme, dans le collectivisme. Cette fois-ci c'est la sortie de civilisation. C'est-à-dire que nous allons assister, nous assistons déjà au face-à-face méta-historique entre deux Frances. D'un côté, il y a ceux qui veulent dessiner un nouveau pays à partir de l'émergence de deux territoires de l'esprit, l'Islamistan et le Waukistan. La jonction de la rue Arabe et de la rue Saint-Guillaume, Pakistan-Islamistan. Et de l'autre côté, des Français qui veulent sauver la France de toujours, qui veulent garder la France de toujours, qui veulent qu'on garde ce lien qui authentifie l'unité entre les vivants et les morts. Et les tenants de la France éternelle. Ils veulent trois choses. Premièrement, qu'on refuse et qu'on refuse pour toujours que le peuple français devienne minoritaire en France, que le peuple historique français devienne minoritaire en France. Deuxièmement, ils veulent qu'on puisse demain fabriquer en France, à nouveau, créer en France, créer de la richesse en France. retenir ceux qui sont tentés de partir. Et en fait, troisièmement, les tenants de la France éternelle, ils veulent que la France retrouve sa souveraineté et son indépendance.
Je précise, il est 21h01. On va poursuivre quelques minutes seulement et j'ai encore mille questions à vous poser tous les deux. Malheureusement, on ne va avoir encore que cinq minutes sur ces news et sur Europe 1, Jordan Bardella et Philippe De Villiers. Vous avez parlé d'une des campagnes présidentielles tous les deux les plus importantes, si ce n'est la plus importante de la Ve République. Mais vous allez plus loin et vous parlez aussi du système médiatique et politique à bout de souffle. D'un côté, le système médiatique avec cette machine contre la peste. brune et tout est peste brune désormais, jusqu'à Edouard Philippe qui ose faire un lien entre la question de l'immigration et de la délinquance. Jérôme Fourquet l'est également. Et puis l'irresponsabilité des politiques, vous en parlez également dans Gouverner, votre nouveau livre, Jordan Bardella. Vous avez dit une chose qui m'a marqué, vous avez dit... Vouloir fermer une chaîne, c'est une tentation totalitaire en parlant de la Nouvelle-France. Mais nombreux sont ceux qui souhaiteraient la semaine prochaine discuter peut-être de la fin, de la fermeture de ces news. Quelles réponses vous apportez à cela ? Est-ce que les députés du Rassemblement national pourraient débattre de cela demain ? Qu'est-ce que vous leur dites ? Et deuxième question, qu'est-ce que vous pensez de ce système médiatique et politique qui est à bout de souffle
? Je dis une chose très simple, c'est que la gauche... Les représentants de la gauche sont en train de devenir totalement fous. Il y a une frénésie accusatrice depuis plusieurs jours qui est en train de s'aggraver, qui se traduit directement par l'appel à fermer une chaîne qui est parmi les premières, si ce n'est la première chaîne d'information de France, qui représente des Français qui ne pensent pas comme Jean-Luc Mélenchon et dont les représentants appellent maintenant à combattre, à censurer. Tout ce qui est à droite de Jean-Luc Mélenchon. Donc le climat de cette élection présidentielle m'inquiète beaucoup. Le Rassemblement National est du côté de la liberté, qui est une valeur évidemment française et une valeur évidemment européenne. Et je pense que si la gauche se comporte de cette façon, c'est parce que la gauche sait qu'elle a perdu une bataille. Pendant très longtemps, la gauche a eu le monopole. de l'espace culturel, de l'espace médiatique. Et il y a aujourd'hui, dans notre démocratie, dans le vote des Français, mais aussi dans les choix médiatiques des Français et par le développement massif des réseaux sociaux, non seulement des raisons d'espérer, mais un rééquilibrage qui est en train de s'opérer. Et on a le sentiment qu'une grande partie de la presse de gauche n'informe plus, mais instruit des procès. Et ce climat, il est absolument insupportable. Je voudrais juste, si vous me le permettez, vous lire, je suis venu avec, l'édito du Monde daté du 29 octobre. Cet édito du Monde, il est signé du directeur du Monde et du directeur de la rédaction. On parle dans l'esprit d'un grand journal français. Je veux dire, on ne parle pas d'un canard qui a été créé avant-hier. Journal de référence. Dit de référence. Les deux directeurs du Monde écrivent. Le Rassemblement National. ainsi que toutes les autres composantes racistes et xénophobes de l'extrême droite, relais médiatique inclus, ça je pense que c'est pour vous, doivent en être convaincus. Aucune campagne d'intimidation ne nous détournera de notre volonté de décrire le plus complètement possible leurs théories et leurs effets sur notre pays qui viennent d'être illustrés par l'horreur de l'attentat de Trappes. Voilà ce qu'écrit les directeurs d'un... Grand journal français qui est censé élever le niveau de cette élection présidentielle, qui suit le Rassemblement national et qui utilise la plume pour combattre un parti politique ou une chaîne de télévision. qui est approuvé par des millions de français donc le climat devient totalement délirant je suis extrêmement inquiet des prochains mois et j'appelle les français et c'est au fond la conclusion que je fais dans ce livre à garder leur liberté de conscience dans l'isoloir face aux enveloppes vous êtes libre vous êtes libre d'exprimer vos colères vous êtes libre de choisir par l'outil le plus précieux qui soit, l'outil de changement le plus fort qui existe, qui est le bulletin de vote, ce que vous voulez pour la France et ce que vous voulez pour votre pays. Et je veux simplement leur dire que dans quelques mois, dans l'isoloir, ils seront seuls. Il n'y aura aucun édito de France Inter pour les juger. Il n'y aura aucun édito du Monde pour expliquer qu'ils ont mal voté. Ils seront libres de leur choix. Et je veux bien sûr leur dire d'avoir conscience que l'occasion de sauver le pays... L'occasion de dire non, Malraux, parler de la force du non dans l'histoire, ça n'arrive pas souvent. Et donc il va falloir aller voter.
Ainsi au milieu de ce tumulte, écrivez-vous, prévisible, habituel, j'aimerais demander aux Français de préserver une chose précieuse de point leur libre arbitre. Philippe Devilliers, le mot de conclusion, j'aurais tellement aimé, on avait mille choses à traiter tous les trois, et notamment par exemple la question de la mémoire, parce que vous parlez de tous les deux, et vous avez une attache avec Verdun, j'aurais aimé en parler, mais peut-être sur ce système. que vous vous êtes battus, vous en avez été victime, politique et médiatique. Philippe de Villiers, un dernier mot.
d'abord, il y a la gauche, ensuite il y a la droite. Je ne veux pas qu'il y ait de jaloux ce soir. Alors la gauche, j'ai vécu quelque chose de très important dont j'ai parlé avec François Mitterrand. Il m'a dit... Il m'a raconté l'histoire des SOS Racisme. En fait, la gauche, à un moment donné, elle a basculé dans la mondialisation heureuse, les délocalisations, elle a accepté le capitalisme, elle a accepté la future monnaie européenne, et elle a accepté en 1983, Mélenchon était d'accord avec ça, que la dette française soit maintenant examinée par les marchés financiers mondiaux. Donc elle s'est mondialisée. Et donc, en fait... En se délocalisant, l'économie française a abandonné les usines qui sont devenues des friches. Et la gauche, elle a cherché un électorat de substitution. Et pourquoi CNews est en cause aujourd'hui ? Parce qu'on est en train de mettre le doigt sur le problème numéro un de la gauche. Elle a besoin de l'immigration, c'est son besoin vital, parce que depuis qu'elle a suivi Terranova, les intellectuels de Terranova qui ont prêché pour l'addition des minorités, la gauche, si elle n'a plus l'immigration, comme elle n'a plus les usines, si elle perd les quartiers, elle n'a pas le choix, il faut substituer au bleu de travail la djellaba. Deuxièmement, la droite. La droite, je lui ai fait trois reproches. Et j'arrive au terme de mon propos, c'est pas la peine de me faire signe, vous ne me ferez pas taire.
Je vous disais Maurice
Clavel. Allez-y, allez-y. Monsieur les censeurs, bonsoir. Je vais appeler l'Arcum, vous inquiétez pas. Vous voulez me couper un moment, je parle de la droite pour critiquer la droite. La droite, elle a fait trois choses. D'abord l'éclipse de la Constance Nationale à partir de 1974, expliquant que la France était désormais trop petite. Le regroupement familial, 1974-1975, c'est le début des flux migratoires, c'est le livre de Bernard Stasi, L'immigration, une chance pour la France, on a vu les conséquences. Deuxième chose qu'elle a faite, la fin du creuset français. Parce que maintenant ils reparlent d'assimilation, mais ils n'en parlaient plus depuis 30 ans. Le creuset français, c'est comment on fait des petits français. Ils sont passés au multiculturalisme. La droite est multiculturaliste aujourd'hui. Et enfin, troisièmement, c'est l'islamisation de la France acceptée par la droite comme un phénomène tout à fait normal. Moi, ce que je dirais, pour terminer, c'est la chose suivante. Appel à la jeunesse française. Ce dont on a besoin aujourd'hui, c'est des créateurs, des entrepreneurs, des Français de direction et... Je pense que vous partagerez ce mot. C'est le dernier mot de mon livre Résurrection. On a besoin de conscience dressée.
Alors, merci Philippe et je salue les auditeurs d'Europe 1. On va rester une minute de plus parce que je voulais aussi qu'on parle de la jeunesse française. Vous en avez parlé. Le mot de conclusion sur la jeunesse française, Jordan Bardella.
suis né en 1995. Comme Philippe. L'année où vous vous êtes présenté à l'élection présidentielle, cher Philippe De Villiers. On appartient à deux générations différentes avec nos parcours, on les a rappelés au début de cette émission. Mais je pense qu'on partage une même fidélité à la France. La même envie que la France reste la France, qu'elle continue d'étonner le monde, qu'elle continue de faire vivre son histoire, son art de vivre. ses aides-mémoires, ses monuments, sa culture, ses traditions, sa gastronomie. Et je vois dans le pays qu'il y a une jeunesse française qui partage cette espérance. J'appartiens à une génération qui n'a pas connu la France qui va bien. Depuis que je suis petit, depuis que je suis jeune, on m'explique que la France est endettée, que la France a des difficultés, que la France est divisée. Comme ma génération avait dit, un ancien Premier ministre va devoir s'habituer à vivre avec le terrorisme. Mais cette France qui va bien, je meurs d'envie et je brûle d'envie de la connaître. En faisant de la politique, je reprendrai une expression que vous connaissez bien, dans un pays qui a accueilli mes parents dans les années 60 et vous avez eu raison de rappeler qu'ils venaient d'Italie. En faisant de la politique, je paye ma dette. Et j'ai le sentiment d'être utile à mon pays, d'être utile à mes compatriotes. Et donc pour eux, je resterai debout, au-delà des attaques et d'une campagne qui va être très violente. Mais je pense qu'on gagne lorsqu'on reste debout dans le dernier quart d'heure. Donc en 2027, la France sera ou ne sera pas. Et c'est au fond cette espérance, ce cri du cœur que j'ai voulu partager avec... Ce livre, et j'en ai retrouvé aussi l'âme dans votre livre, Philippe, qui s'achève, c'est vrai, sur les consciences dressées. Et j'essaie à ma manière d'être une conscience dressée pour mon pays et pour les Français.
Merci, Jordan Bardella. Merci, Philippe de Villiers. Gouvernez ! Non, mais on n'a plus le temps, Philippe ! On va se faire, mais là, on est... Vous savez, il faudra qu'on en ait qu'un quatrième. Un tout
petit mot. Un tout petit mot pour confirmer ce que Jordan a dit à l'instant. on avait un message, tous les deux, à transmettre aux Français, je pense qu'on serait d'accord sur les trois phrases suivantes. Premièrement, développez en vous l'esprit critique. Ne suivez plus les bonimenteurs. Deuxièmement, pratiquez la gratitude. C'est ce que vous venez de dire avec la dette. Troisièmement... Faites grandir en vous la faculté d'émerveillement, c'est-à-dire aller chercher la France là où il existe encore, la France des grandeurs cachées. La France est un être vivant, immémorial. Il faut apprendre à voyager. en son âme.
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