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à tous et merci de nous rejoindre pour cette nouvelle édition de Dimanche en politique en centre Val-de-Loire. Nous parlons aujourd'hui de la présidentielle 2027 et particulièrement de la question d'une primaire entre les candidats de la droite et du centre. Faut-il désigner un candidat unique ? Par quel processus démocratique et à quelle échéance ? Tous les candidats ne sont pas d'accord. Cela fait particulièrement réagir cette semaine. Nous allons en parler avec des élus de notre région. Et pour en parler, j'accueille deux élus locaux. Mathieu Schlesinger, bonjour.
Bonjour. Vous
êtes le maire d'Olivée, maire horizon d'Olivée dans le Loiret. Vous êtes vice-président de la métropole d'Orléans. Et vous avez créé le comité de soutien pour Edouard Philippe à Orléans. Merci d'être avec nous. Face à vous, Loïc Guilpin, bonjour. Vous êtes conseiller municipal à Tours, représentant du parti Renaissance en Indre-et-Loire et soutien de Gabriel Attal pour cette présidentielle. Merci d'être avec nous. Alors ce jeudi, le Figaro a publié un sondage exclusif commandé à Odoxa Backbone qui révèle que 74% des sympathisants de droite, vous le découvrez à l'écran, de la droite et du centre, veulent une primaire pour 2027. Mais alors le plus étonnant, ce sont que les soutiens revendiquent. du parti Horizon sont les plus mobilisés, 80% à vouloir donc une primaire et prenant le contre-pied de leur champion puisqu'Edouard Philippe a dit qu'il n'irait pas. Vous réagissez comment Mathieu Chessinger à cela ?
Aujourd'hui, Edouard Philippe s'est prononcé contre la primaire de la droite et du centre pour des raisons à la fois politiques et objectives. Des raisons politiques parce qu'on ne sait pas quel est le périmètre de cette primaire de la droite et du centre. Pour les soutiens de Gabriel Attal, elle doit aller jusqu'à Bruno Retailleau, mais David Lissnard, qui est un allié potentiel de l'extrême droite, ne doit pas y figurer. Ils sont prêts à y intégrer Glucksmann. Quand on en discute avec les soutiens de l'ISNAR, ils ne veulent pas de Glucksmann. Et si c'était un candidat comme Edouard Philippe qui l'emporterait, ils ne le soutiendraient pas. On a du mal à comprendre quel est le périmètre de cette primaire.
Donc c'est une histoire de périmètre. Que disent par exemple les sympathisants du Loiret que vous devez rencontrer régulièrement ? Ils sont favorables à une primaire ou pas ?
Aujourd'hui, les sympathisants Horizon du Loiret, ceux qui soutiennent Edouard Philippe, veulent un système qui permette de mettre un terme. assez polémiques, incessantes, qui font que des personnes qui ont, sur certains points, des convictions relativement différentes, mais sur d'autres, des nuances, puissent se retrouver pour éviter un second tour Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Et aujourd'hui, on y reviendra, je pense, le seul candidat de la droite et du centre qui, de manière convaincante et régulière, est en situation d'être au second tour de l'élection présidentielle et dans ce second tour de battre Marine Le Pen, c'est Édouard Philippe. Sans primaire. Sans primaire. Et donc aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est qu'on arrive à se mettre d'accord, à construire une plateforme politique commune. Il y a d'autres systèmes que les primaires qui doivent nous permettre d'y arriver.
Alors, Loïc Guilpin, c'est une demande de Gabriel Attal, cette primaire. Vous comprenez que vous disent aussi vos sympathisants. Ils sont aussi favorables, forcément ?
Alors oui, les sympathisants de Renaissance sont favorables à cette primaire. Et même au-delà des sympathisants, on fait des marchés avec des tracts, notamment pour présenter la candidature de Gabriel Attal. Et les gens nous le disent, je pense que vos habitants vous le disent aussi, nous disent... Qu'importe, mettez-vous d'accord, on ne veut pas avoir à faire le choix entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Je pense que c'est une volonté de toutes et tous, c'est ne pas avoir ce deuxième tour qui est annoncé par tous les sondages. Pour le moment, il n'y a aucun candidat autre que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui sont en position d'être au deuxième tour. Donc il faut faire quelque chose et la solution c'est la primaire.
Mais si c'est Édouard Philippe, comme dit M. Hachet-Singer, qui peut aller au deuxième tour sans primaire, est-ce qu'il ne faut pas tous se mettre derrière lui
? Alors le dernier sondage de la semaine, Édouard Philippe est à 9%. Donc je pense que ça va être compliqué. Premier tour. Premier tour, mais ça ne permet pas d'accéder. Pour l'ensemble des Français, donc pour la présidence. Voilà, sur le dernier sondage, ça ne permet pas d'accéder.
Gabriel Nathal est à 5%. C'est pour ça
qu'il faut s'unir.
Bruno Rotaillot est à 4,5% et David Lissnard est à 7%.
Ça, c'est pour l'ensemble des Français. Je vous propose de regarder aussi toujours ce sondage du Figaro qui parle, mais là pour le coup, des sympathisants de la droite et du centre hors RN. Et dans ce sondage, Bruno Rotailleux arrive en tête avec 62% de Français, enfin en tout cas de sympathisants qui sont favorables à sa candidature. Edouard Philippe arrive en deux avec 59%. David Lysnard progresse avec 58% d'opinion favorable. C'est 17%. de mieux qu'en octobre et Gabriel Attal arrive enfin à 42%. Qu'est-ce que vous pensez de ce classement ? Visiblement, Bruno Rotaillot chez les sympathisants est en avance.
Oui, alors chez les sympathisants de la droite et du centre, il y a plusieurs... Hors RN. Voilà, hors RN. Il y a plusieurs nuances de droite, donc il y a forcément plus de sympathisants de droite que du centre, j'imagine. C'est pour ça que les résultats prônent Bruno Rotaillot. Et les candidats plutôt à droite en tête de classement.
Dans ce sondage, Edouard Philippe dévisse un peu. Il a perdu 8 points entre septembre et octobre. Qu'est-ce qu'il faut en conclure
La première est une mauvaise idée. Pourquoi Edouard Philippe baise dans ce type de sondage ? Parce que depuis trois mois, Bruno Retailleau, David Lissnard, Gabriel Attal ont comme principal adversaire Edouard Philippe, qui est censé être du même camp, que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Parce qu'on est rentré dans une compétition où chacun cherche à exister. Moi, ce que je constate, c'est que Gabriel Attal est à la limite du remboursement des frais de campagne, qui n'a jamais été dans aucun sondage capable de se qualifier au deuxième tour de l'élection présidentielle depuis un an. Au deuxième tour, il est systématiquement battu par Marine Le Pen. Bruno Retailleau est dans la même situation. David Lissnard est dans la même situation. Le seul candidat qui, par son expérience, sa crédibilité, a aujourd'hui eu... Dans les sondages, la possibilité d'être au second tour, et ce n'est pas fait, vous avez tout à fait raison de le souligner, c'est Edouard Philippe. Moi, ce que je souhaite, Edouard Philippe, depuis de nombreuses semaines maintenant, a appelé Gabriel Attal, Bruno Rotaillot, David Lissnard, a discuté, a essayé de trouver un moyen de converger, de se rassembler. Ils ont tous fermé la porte et aujourd'hui, ce qu'ils recherchent, et je crois ce qu'ils recherchent à travers la primaire, c'est l'occasion de prendre un peu de lumière et peut-être d'avoir une manière de sortir de la compétition un peu plus honorable que de se retirer.
J'imagine que vous ne partagez pas ce point de vue sur Gabriel Attal.
Là, en fait, comment est-ce qu'il souhaite être départagé ? Parce qu'il veut qu'il y ait une départition des candidats. Il ne va pas
chercher la lumière, Gabriel Attal, c'est ce que disait M. Schlesinger. Non, il va chercher à
sauver la France des extrêmes, tout simplement. Avec 5%
?
Justement, c'est pour ça qu'il faut une primaire. Édouard Philippe est avec 9%. On le voit dans tous les sondages, il ne bat pas Marine Le Pen au second tour. Il n'y a aucun sondage qui le met. Édouard Philippe
était à 15%. Dans certains sondages, il est plutôt à 14-15%. C'est le dernier qui le mettait à 9%. Il y en avait de la semaine dernière où il était plutôt en progression. Ce qui est certain, c'est que Gabriel Attal n'a jamais été en tête de ces sondages et n'a jamais été en capacité de rassembler la droite et le centre. Pourquoi il n'était pas en capacité de rassembler la droite et le centre ? C'est que pour Bruno Retailleau et David Lissnard, Gabriel Attal... c'est le continuateur du macronisme. Il est apparu avec le macronisme, il en est une des incarnations les plus parfaites, c'est un courant de la vie politique qui compte, mais qui aujourd'hui, après 10 ans de pouvoir d'Emmanuel Macron... Mais Edouard Philippe aussi,
Edouard Philippe a été Premier ministre d'Emmanuel Macron aussi, donc il a aussi participé au macronisme. Je suis tout à fait d'accord avec
vous, il a fait partie de la première étape du macronisme, et dans la formule qu'avait eu Edouard Philippe, qui a été mal compris par une partie des soutiens d'Emmanuel Macron, en disant « je ne dois rien au Président de la République », il ne voulait pas dire qu'il ne lui devait pas sa nomination comme Premier ministre, mais qu'il avait une identité politique propre, qu'il avait une histoire politique... politique antérieure à celle d'Emmanuel Macron, ce qui n'est pas le cas de Gabriel Attal.
– Si, c'est une identité politique. – Pas distincte d'Emmanuel Macron. – Alors il faut
répondre justement quel est l'avantage. – Je vais juste revenir sur
les choses qui ont été dites. Je pense qu'il faut laisser la voix aux Français. On propose une primaire ouverte où chacune et chacun pourra voter avec un prix modique de 1 ou 2 euros. Et écoutez vos sympathisants, 82% des sympathisants Horizon souhaitent une primaire. Donc je ne vois pas pourquoi le candidat Horizon n'écoute pas ses sympathisants. La moindre des choses, c'est d'écouter son parti, je pense. Nous, nos sympathisants nous demandent une primaire, Gabriel Attal l'a dit. Retailleau et Elisner sont… pour une primaire. Voilà, allons-y et laissons les Français décider. Avec un euro de participation, je pense que chacun peut aller voter et choisir son candidat.
Quelle peut être la force de Gabriel Attal justement face à Edouard Philippe, lui aussi a été Premier ministre
sa force, on la connaît. Exactement la même durée. Oui, voilà. Sa force, c'est sa force d'agir. On sait qu'il est dynamique. Il a été tout l'été sur le terrain. Il a beaucoup de propositions. Il y a un travail de fond qui est fait actuellement avec toutes les équipes, tous les militants. Il y a beaucoup de remontées qui sont faites. On a des propositions qui sortent chaque semaine sur des thématiques différentes. Et je pense qu'il est prêt. Il est le candidat qu'il nous faut. Et en plus, il joue d'une certaine popularité, même si dans les sondages. de vote il n'est pas là où on souhaiterait qu'il soit dans les des sondages de popularité il est très haut il est très apprécié des français et voilà après je reviens toujours à la même chose je pense qu'il nous faut cette primaire et laissons les gens départager parce que là edouard philippe propose qu'il ya un arrangement en février mais on sait pas non
non non edouard philippe il souhaite qu'il ya une clarification la plus rapide possible mais comment la différence entre gabriel attal et edouard philippe quand j'ai tout à l'heure que gabriel attal était apparu avec le macronisme et on est des exemples les plus parfaits, Edouard Philippe a une histoire politique antérieure. Et cette histoire politique, il est passé par la primaire, il a connu la primaire de 2016. Gabriel Attal était un soutien d'Emmanuel Macron. Mon souvenir, c'est qu'Emmanuel Macron, il n'a pas participé à la primaire du Parti socialiste avec Benoît Hamon et Manuel Valls en 2016, alors qu'il faisait partie du même gouvernement que ces personnes et qu'il était issu de l'entourage politique de François Hollande. Oui, mais il était à 9% au mois de novembre. Bien sûr que si, il était même encore plus bas. Il a construit un... un itinéraire politique, une trajectoire politique autonome avec ses propres valeurs. Edouard Philippe, lui, il a vécu la primaire de la droite et du centre. Et il a vu comment cette primaire avait abîmé d'abord Alain Juppé. puis Nicolas Sarkozy et enfin François Fillon. Et les idées de la droite et du centre n'ont pas été représentées au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2017, en grande partie parce que nous avons mal géré cette primaire et qu'elle nous a affaiblis. Et Edouard Philippe aujourd'hui, ce qu'il souhaite, c'est porter les idées de la droite et du centre au deuxième tour de l'élection présidentielle. Et la primaire est aujourd'hui un handicap pour nous.
Sauf qu'il n'est pas en capacité de le faire à l'heure actuelle.
Avec les 5% de Gabriel Attal, non, effectivement, c'est un handicap.
Je vous propose aussi de revenir un peu sur ce qui s'est dit cette semaine, notamment Bruno Rotaillot sur RTL, qui a déclaré que ou bien on est départagé par un vote démocratique, ou bien moi, j'irai jusqu'au bout. Qu'est-ce que vous pensez de cette phrase ? On risque quand même de... d'avoir Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour ?
C'est ça, chacun doit prendre ses responsabilités. S'il n'y a pas de départage, on se retrouve avec Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, et là on court à la catastrophe, on a le choix entre le chaos et la haine ou l'inverse. Donc il faut vraiment, c'est ce que disent encore une fois les gens, ils disent « mettez-vous d'accord, on ne veut pas avoir à choisir entre les deux extrêmes ». Je pense que là il en va de la responsabilité de toutes et tous de se mettre autour d'une table. D'abord travailler sur les conditions de ce rassemblement, le quoi avant le qui. Une fois qu'on est d'accord, les conditions de la primaire, on fait ça. cette primaire et ensuite on désigne le candidat qui sera le plus à même d'être qualifié au second tour. A l'heure actuelle, il n'y a aucun candidat en dehors des extrêmes qui n'est capable d'être au second tour.
Parlons du coin, c'est ce qu'a proposé Edouard Philippe il y a trois semaines à l'ensemble des candidats qui aujourd'hui demandent une primaire. Ils ont tous refusé de discuter du coin. Il a proposé quoi exactement ? Il a proposé que tous les candidats se réunissent. Il a fait cette proposition à la fin du mois de septembre. Il a invité Gabriel Attal, Bruno Rotaillot et David Lysnard à le rejoindre dans une réunion pour qu'ils parlent ensemble du projet commun. Aujourd'hui, la vérité, c'est que David Lysnard et Gabriel Attal, le continuateur du macronisme et... le marche-pied de l'extrême droite, aujourd'hui, n'ont rien en commun. Vous n'allez pas me dire que vous avez en commun des valeurs politiques, un projet politique avec David Lysnard. Non, mais il y a des choses en commun. Quelles sont ces choses en commun,
par exemple ? Vous
souhaitez que Raphaël Glucksmann participe à la primaire. Raphaël Glucksmann, David Lysnard, ce n'est pas le même courant politique.
Oui, mais je pense qu'entre les extrêmes... Aujourd'hui, il n'y a pas de
cohérence politique dans cette primaire. Il y
a un espace où on est tous d'accord sur les valeurs, les valeurs de la République.
Contre les extrêmes. Moi, le problème, c'est... Et c'est ce que propose Edouard Philippe, une vision cohérente pour le pays, incarnée par une personnalité, une expérience.
Alors ce n'est pas contre les extrêmes, c'est les valeurs de la République, l'autorité, le développement économique, le progrès social et écologique, l'Europe évidemment, c'est toutes ces choses-là qui nous rassemblent. Et justement, au lieu de toujours pointer les choses qui nous divisent, là justement ce que propose Gabriel Attal, c'est d'aller sur les choses qui nous rassemblent et de travailler ensemble sur ce qui nous rassemble. En même temps, quoi. Ça pose
la question du périmètre. Vous parliez du périmètre d'ouvrir à Glucksmann. Il y a aussi peut-être d'ouvrir plus au centre. Est-ce qu'il faut aller vers le Modem ? Est-ce qu'il faut aller plus au centre ? Le Modem
est en faveur de la primaire. François Bérou l'a dit, il a été l'un des premiers. Mais
on sait que Marc Fénaud a refusé d'aller, en tout cas, de se rassembler. Le
Modem n'a aujourd'hui pas de candidat à l'élection présidentielle. Le Modem et l'UDI,
d'ailleurs. Moi,
je pose la question au soutien de Gabriel Attal. C'est aujourd'hui, David Lissnard... dit j'accepte de participer à la primaire si Sarah Knafo y participe, vous avez quelque chose en commun avec Sarah Knafo ? Sarah Knafo
et... Pour nous d'extrême droite, donc il ne rentre pas dans l'arc. David Lysnard,
il considère que c'est un interlocuteur légitime. David Lysnard, cette semaine, a expliqué que si Edouard Philippe a gagné la primaire, il ne le soutiendrait pas. Donc comment pouvez-vous... Oui, mais
il ne serait plus candidat, donc ça vous enlève un candidat en face. Comment pouvez-vous
faire le choix ? Oui, mais... C'est le principe de la primaire. On est ensuite à voter pour Marine Le Pen, ce n'est pas quelque chose qui nous convient. On va prendre le risque de passer les trois prochains mois à débattre entre nous, plutôt que de... C'est déjà ce qui se passe. Non, Edouard Philippe, il ne passe pas son... à commenter la dernière phrase de Gabriel Attal ou la dernière phrase de Bruno Retailleau. Edouard Philippe, il déroule son programme.
Il l'a pourtant un peu fait dimanche quand même. Nous avons à créer du commun plutôt qu'à appuyer sur nos divisions. Il a un peu taclé les concurrents en parlant de Gabriel Attal comme un continuateur du macronisme sur la primaire. Absolument. Il
développe son projet, les Français le connaissent, il a son expérience de maire derrière lui. Aujourd'hui, je ne crois pas que vous ayez souhaité organiser une primaire à Tours pour départager les candidats. Vous avez été sur votre liste et vous avez porté...
Et au final, on était tous ensemble. Il y avait un candidat Horizon, un candidat Modem, un candidat LR avec Renaissance et on a perdu.
C'est exactement ce qui va
se produire. Dans la ville où on
arrive à construire une plateforme commune, on arrive à se miner. C'est ce que disent
les tours en jeu, ils nous disent, ne refaites pas comme la soyez plus intelligent que vous ne l'avez été pour les municipales, faites quelque chose, ils nous disent là, la ville autour. C'est moins grave. Là, on parle de la France et on ne veut pas des extrêmes à la France. Il y a un risque quand même de décevoir la
base si la primaire n'est pas organisée. Bruno Rotaillot propose d'organiser trois débats d'ici Noël sur trois chaînes différentes, consacrées respectivement au pouvoir d'achat aux régaliens et à l'écologie. Qu'en pensez-vous
Je pense que tous les débats sont les bienvenus. Il faut organiser ces débats. Avoir
du fond, parce que là, pour l'instant, on parle pas mal de sondages.
Oui, mais les candidats, Gabriel Attal fait énormément de propositions. Il en a fait beaucoup sur l'école, avant même la crise lycéenne. Il y a eu des propositions tout l'été. Les propositions, elles ne prennent pas parce que les gens ne s'intéressent qu'à savoir... Qui sera le meilleur des candidats hors extrême ? Mais
est-ce que ce n'est pas un mal français d'attendre une personne plutôt qu'un programme ? Je ne sais pas, je pose la question. C'est l'élection
présidentielle qui veut ça, on élit une personne, mais c'est ce que nous on veut mettre en avant, le quoi avant le qui.
Concrètement, est-ce que les trois débats qui ont été organisés par le Parti Socialiste et Place Publique au mois d'octobre... ont permis de trancher la moindre question et de donner une dynamique forte à Raphaël Glucksmann. – Il a
eu la dynamique,
elle retombe, mais il a eu une
dynamique post-primaire. – Ce
que je constate, c'est que Raphaël Glucksmann, lors de la manif de jeudi, a été obligé de partir parce qu'il était sous les huées. Et aujourd'hui, ça n'a créé aucune dynamique et aucune démarche. Et à raison, Ségolène Royal n'est pas dans l'organigramme de campagne de Raphaël Glucksmann. – François Hollande en
embuscade. –
François Hollande reste en embuscade. Les participants à la primaire, ça permet de traiter le cas au mieux de quatre personnes. Mais Xavier Bertrand, qui ne participera pas à la primaire, mais pense. Bruno Le Maire, qui ne participera pas à la primaire, mais pense à l'élection. En fait, on se retrouvera en janvier avec un premier combat de passé, avec un deuxième combat à avoir en février ou en mars. Aujourd'hui, le sens des responsabilités, c'est de considérer que... Dès qu'on a la tête d'un parti politique, on n'est peut-être pas immédiatement qualifié pour être candidat à l'élection présidentielle. Et à un moment donné, je crois qu'il faut aussi un peu d'humilité. Et que si nos responsables politiques, prenez le temps, et je vous rejoins, à parler davantage du projet, à moins s'infectiver, à regarder un peu objectivement les sondages qui nous donnent des tendances, et si on considérait que l'expérience politique acquise... a de la valeur dans une campagne présidentielle, on peut converger dans le respect des identités politiques de chacun, dans le respect de ce que chacun est capable d'apporter vers un candidat commun. Et je pense qu'aujourd'hui, Edouard Philippe est capable de l'incarner.
– Moi, je n'ai pas l'impression que Gabriel Attal a un vectif qui que ce soit. Je ne sais pas si vous suivez l'actualité politique de près, il n'y a pas d'invectif de la part de Gabriel Attal. Mais là… Vous l'avez dit, moi je pense qu'il faut écouter... Je pense à
Gabriel Attal, je pense à David Lysnard, qui a passé plus de temps à attaquer Édouard Philippe que Jean-Luc Mélenchon.
Alors David Lysnard, justement, cette semaine, il était sur BFM mardi, il a déclaré qu'il souhaite éviter une division au premier tour et éviter les élections de notables qui feront perdre le pays, c'est-à-dire pour redresser la France. Vous pensez quoi de cette phrase ?
'est, je crois, dans la continuité de la ligne politique de David Lysnard, qui est opposée au macronisme. Je rappelle que David Lysnard
est donc un des candidats, un président de Nouvelle Énergie, le maire de Cannes. Président
de l'Association des maires de France, est un notable, c'est le notable des notables. Il était à Poitiers hier. Aujourd'hui, David Lissnard envoie des clins d'œil à l'extrême droite. Il mène une compétition d'abord pour prendre le pouvoir au sein de la droite et son premier adversaire, c'est Bruno Retailleau. C'est quelqu'un qui a toujours refusé de faire le moindre bout de chemin politique avec Gabriel Attal ou avec Edouard Philippe.
Il est pourtant favorable à une primaire
aussi. Il l'a dit, s'il perd la primaire, il se retire et disparaît. Et il ne soutient
pas d'ailleurs... Comment
pouvez-vous vous lancer dans une compétition pour sélectionner un candidat si les gens qui décident d'y participer ne vous soutiennent pas ? Et pourquoi ils ne vous soutiennent pas ? Parce qu'ils n'ont pas les mêmes idées politiques que vous. Et c'est respectable. Oui, mais s'ils
se retirent et qu'ils ne s'engagent à ne faire ni alliance avec le RN ni avec LFI... Vous croyez que le
président de l'AMF, le maire de Cannes, ne participera pas à la campagne ? Moi, j'y crois pas deux secondes. Ségolène Royal, elle va pas s'interdire de commenter la campagne de Raphaël Glucksmann. Elle l'a déjà commencé à le faire. Aujourd'hui... La réalité, c'est qu'il y a plusieurs personnalités dans un espace politique alternatif aux extrêmes, mais que dans cet espace politique, il y a des cultures, il y a des traditions différentes et des gens qui n'ont pas nécessairement envie de travailler ensemble.
Alors la question, c'est comment on fait ? Parce qu'il y a le délai, ça urge un petit peu. On va arriver au mois de janvier dans à peine deux, trois mois. Ça va être la course au parrainage. Comment on fait pour s'y mettre ? Comment on fait ? Comment ? Il faut avoir les parrainages. Comment on se fait pour se mettre à la primaire ? Dans quel délai on peut l'organiser si on doit l'organiser
? Au début 2027, Gabriel Attal a parlé de janvier, Retailleau a parlé de mi-février. Je pense que c'est des délais... On est à six mois de l'élection, donc on a encore un petit peu de temps. Edouard Philippe parle de février, mais on ne sait pas trop... Il a dit que chacun prendra ses responsabilités en février. Je ne sais pas, comme il descend les sondages, si jamais il passe derrière, est-ce qu'il se retire
je crois que la... L'organisation d'une primaire pour avoir participé à l'organisation de la primaire de la droite et du centre en 2016, c'est une logistique. vraiment très lourde à mettre en place. Parce que si c'est avoir un vote électronique qui est contesté par tout le monde, si c'est avoir un vote physique avec des urnes, en louant des salles, ça avait demandé une logistique incroyable. Et la primaire de 2016, il y avait plusieurs millions de Français qui ont participé pour donner de l'élan au candidat, et on a vu comment ça s'est terminé. C'est pour faire une primaire avec 50 000 personnes, on n'a rien résolu. Les sondages que vous montriez tout à l'heure au tout début de l'émission, qui montrent les niveaux de popularité... des Français auprès des électeurs de la droite et du centre. Quand on les compare avec les sondages en population générale, on a quasiment l'inverse de la réalité. Aujourd'hui, Bruno Retailleau, il est à 62% d'intention de bonnes images. Pour les sympathisants de la droite et du centre,
ceux qui auront
voté à la primaire, il est à moins de 5% dans les sondages. – Il faut ouvrir au-delà
de nos propres militants. – Oui, il y a la question aussi de ce périmètre de qui va voter. – Il y a tout un tas de personnes qui ne se disent pas sympathisants de la droite et du centre. – Vous êtes favorable
à quoi par exemple, à vraiment ouvrir plus largement ? – Une première
populaire ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent voter. – Chacun participe, un euro par personne. – Donc vous êtes favorable
au premier tour de l'élection présidentielle, formidable. – Non, parce qu'on
est favorable à un pré-premier tour, un quart de finale en quelque sorte. – Il faut
trois tours à l'élection présidentielle dans ce cas-là.
Si on veut éviter les extrêmes au deuxième tour.
Moi, je ne suis pas pour éviter les extrêmes pour éviter les extrêmes. Mais
moi, je ne veux pas me dire au soir du premier tour, j'ai le choix entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Moi, je crois que c'est poser le
débat de cette manière-là, c'est ce qui va nous y conduire. Parce que concrètement... Alors, il faut
poser le débat comment, justement ?
Moi, je pense qu'aujourd'hui, il faut être capable d'avoir une offre politique claire. Edouard Philippe, il n'est pas en même temps. Edouard Philippe, il a construit une offre politique de droite et du centre fidèle à son identité politique. Gabriel Attal est sur une ligne progressiste, plus centriste, dans la continuité de ce qu'a été Emmanuel Macron, avec des ajustements parce qu'il a sa propre personnalité. David Lissnard, il propose une offre politique à la limite libérale, à la limite de la droite extrême. 'est des offres politiques différentes. Et ce que je souhaite, c'est que le premier tour de l'élection présidentielle permette effectivement de trancher ces lignes-là. Parce
que
je souhaite que le candidat pour qui les Français voteront au deuxième tour de l'élection présidentielle, il vote parce qu'il a une offre politique claire. Qu'elles
séduisent
davantage les électeurs de centre-gauche ou de centre et décident de voter pour le candidat Édouard Philippe de droite ? Ce qu'il faut arrêter, c'est l'indifférenciation. Faire croire qu'on pense la même chose de Raphaël Glucksmann à Sarah Knafo ou à David Lissnard, c'est faux. Et ça, ça participe à la montée des extrêmes. Parce que derrière, vous n'avez plus de solution d'alternance alternative. Si tout le monde est ensemble... Si tout le monde se prend de la même chose, c'est le système. Il vous reste l'antisystème, Le Pen-Mélenchon. Donc aujourd'hui, cette primaire, elle... elle consiste à trancher des lignes politiques de gens qui ne pensent pas la même chose, qui d'ailleurs ne se soutiendront pas restri.
Alors comment on fait justement pour donner de la saveur, du goût à chacun des candidats, que ce soit Gabriel Attal, que ce soit Edouard Philippe, c'est peut-être en parlant de programme justement ? On
regarde en février où on en est dans les sondages. Donc il faut attendre en fait, il est urgent d
'attendre ?
En fait la primaire c'est le sondage de février. Moi je pense que d'ores et déjà, aujourd'hui, on a des indications très claires. Edouard Philippe est le seul de ces quatre personnes à être en mesure d'être au second tour de l'action présidentielle.
Il n'y a aucun sondage récent où il a deux fois moins d'attention de vote que Jean-Luc Mélenchon. Là, la situation est quand même grave. On va avoir le choix entre deux extrêmes.
Parce que depuis trois mois... Le seul objectif des trois autres, c'est de le faire descendre. Et ils y arrivent. J
'ai jamais vu Gabriel Attal critiquer Edouard Philippe.
Gabriel Attal n'a cessé de descendre encore plus qu'Edouard Philippe aujourd'hui. Et donc, on est en train de dire que les gens qui sont en train de... Tout le monde baisse aujourd'hui. Et tout le monde baisse dans des proportions qui sont parfois encore plus fortes que celle d'Edouard Philippe. Donc soit on décide aujourd'hui de regarder la réalité en face et on se rapproche d'Edouard Philippe. Et on y va. Et tout le monde a sa place. Soit on considère qu'il faut attendre février, parce qu'on attend toujours le petit regain de dynamique, en se disant, on ne sait jamais, je vais peut-être repasser devant, etc. Et si Edouard
Philippe est derrière l'un de ses candidats ?
Si Edouard Philippe est derrière, il n'a jamais été derrière jusqu'à présent.
Oui, mais si ça arrive, il s'engage donc à se retirer.
Ce n'est pas Edouard Philippe qui attend, c'est les autres candidats qui attendent. Oui, mais quand on parle de février, comme là,
il descend, il descend, si jamais l'ISNAR passe devant. – Il se retire, il assiste à la commission,
c'est qu'il ne
sera pas derrière.
– Le Guipin, dites-nous, qu'est-ce qui va faire la différence de Gabriel Attal, par exemple, par rapport à Edouard Philippe, si vous avez des mots à qualifier, on arrive vers la fin de cette émission, pourquoi il serait le meilleur d'après vous ?
Parce que je pense qu'il incarne aussi la jeunesse et il incarne cette volonté. Là, je pense que tout le monde le dit, c'est celui qui a le plus envie de cette élection, c'est celui qui est le plus présent sur le terrain. Il a envie de faire ses propositions, il a envie de rencontrer les Français. Je pense que c'est lui qui a le plus à même d'aller remporter l'élection et remporter d'abord cette primaire.
du côté d'Edouard Philippe, c'est l'expérience, si j'ai bien compris votre message. C'est plus
que ça. Aujourd'hui, Edouard Philippe a dégagé au moins deux priorités pour son mandat présidentiel s'il était élu. Un, c'est la restauration de l'école, parce qu'il est profondément convaincu que nous avons besoin de transmettre des valeurs, du savoir et de réarmer notre pays. parce que notre école aujourd'hui s'est effondrée, et d'autre part, l'ordre dans les finances publiques. Il a, et c'est d'ailleurs ce qui lui est souvent reproché, il a une position très stricte sur la manière de restaurer les comptes. Et oui, on ne s'improvise pas, président de la République, et l'expérience qu'il a acquise lui permet de réussir dans ses fonctions.
En quelques mots, rapidement, répondons à cette question. Faut-il une primaire ? Oui. Faut-il une primaire ? Merci, merci messieurs d'avoir accepté notre invitation. C'est la fin de ce débat. Merci d'avoir suivi cette émission. Dans un instant, vous avez rendez-vous avec votre actualité régionale. Excellent après-midi à toutes et à tous.
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