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Il y a eu des petites... Est-ce que cette affaire, selon vous, peut aller jusqu'au putsch ? Il y a eu des tentatives par le passé
Oui, alors ça, ce sont ces messieurs qui vont vous répondre. Mais en tout cas, il y a eu un certain nombre de dissidences, on va dire, dans ce parti. Si on revient un petit peu vers les années 90, quand le RN n'était pas encore le RN, mais plutôt le Front National, on se souvient d'un certain Bruno Maigret. qui, avec un petit groupe, avait tenté de ravir le poste de président au président de l'époque, qui était Jean-Marie Le Pen. Et je vous propose de regarder un extrait. Vous allez voir la réaction de Jean-Marie Le Pen. C'était quelques semaines après cet événement. C'est assez frais.
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-être l'ultime escalade dans la guerre sans merci que se livrent les deux leaders du Front National qui s'acheminent vers l'exclusion des migrétistes.
Je n'abandonnerai pas la barre du navire à une poignée de lieutenants et de quartiers maîtres félons. A ma demande, le bureau exécutif a suspendu de leur qualité d'adhérent en attendant leur comparution devant nos instances disciplinaires, messieurs Bruno Maigret, Jean-Yves Le Gallou, Philippe Olivier, Franck Timermans, Serge Martinez. Non ! pour, comme il l'affirme mensongèrement, avoir demandé la réunion d'un congrès, mais pour avoir désobéi et appelé publiquement à la désobéissance.
là, la purge était claire et nette. Gilles et puis Jean-Sébastien, juste parce que l'histoire est claire toujours. Est-ce qu'à ce moment-là, si on repart 30 ans en arrière, le Front National de l'époque a vraiment tangué ? Il aurait pu y laisser son histoire politique ou pas ? Cette tentative de putsch a été limitée ?
Ah non, c'est une grande et grosse rupture à l'intérieur de ce qu'était le Front National à l'époque. On en parle encore. Il y a encore des gens qui sont considérés comme maigretistes. On parle du retour des maigretistes. Philippe Olivier, par exemple, dont on parlera tout à l'heure, qui est aujourd'hui certainement le plus proche collaborateur de Marine Le Pen, qui est en même temps son beau-frère. Jean-Marie Le Pen ne lui a jamais pardonné et n'a jamais pardonné à sa fille. l'épouse de Philippe Olivier, d'être parti avec Bruno Maigret. Ça a été une scission d'une... On parlait sur ce plateau de la violence entre Baladurien et Chirakien le soir de la mort d'Edouard Baladur. Ça a été un combat extrêmement violent à droite. Ça a été, dans l'extrême droite, un combat extrêmement violent. Et alors aujourd'hui, on parlera des dissensions et des bisbilles entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Mais alors on est très, très, très, très loin. du niveau qu'avait atteint le combat. Ce sont des gens qui ne se sont simplement plus adressés la parole en dépit des liens familiaux. On suivait Jean-Marie Le Pen, on suivait Bruno Maigret, aucune concession n'était possible. C'était un combat absolu. Comme je l'ai dit l'autre fois, c'était les haines de proximité. Les haines de proximité sont en politique toujours beaucoup plus terribles. que finalement les différences entre les camps.
Alors à l'époque, ce combat, Jean-Marie Le Pen l'a clairement gagné. Et aujourd'hui, Jean-Felassien, si je ne me trompe pas, le mouvement ou l'ancien mouvement de Bruno Maigret, il a disparu dans les limbes de l'histoire. Ou est-ce que c'est plus compliqué que ça
Je le disais, il y a une sensibilité qui a pu exister. Il y a différentes sensibilités, d'ailleurs, qui ont pu être éloignées. Marion Maréchal aussi, avec laquelle apporte du Rassemblement national. Mais je crois que ce qui fait vraiment la grande différence entre cet épisode de putsch, c'est que précisément c'était un putsch. Jusqu'à preuve du contraire, Jordan Bardella n'a absolument pas contesté le leadership politique de Marine Le Pen, alors même qu'il est le président du parti. Il affiche ostensiblement le fait de ne pas être heureux de sa décision de se porter candidate. C'est d'ailleurs assez finalement, de voir que le parti ne s'est pas décidé. C'est lui le président du parti, mais personne n'a été consulté, pas plus le président que les militants, pour savoir qui était le candidat qui avait la vocation à le représenter. Ce qui montre bien la réalité institutionnelle, en quelque sorte, de ce poste de président. du parti. Mais la grande différence, c'est que Bruno Maigret, il avait essayé d'organiser son putsch. Enfin, il n'avait pas essayé, il avait organisé son putsch. Il a échoué, mais il avait organisé la résistance sur les instances.
Vous vous rappelez comment on l'avait appelé Jean-Marie Le Pen ? Un putsch. Oui,
un poucouche. Alors que Jordan Bardella, lui, à aucun moment, et je pense que ça fait partie d'ailleurs de sa faiblesse politique dans le rapport de force avec Marine Le Pen, à aucun moment n'a essayé d'imposer ses proches dans les instants du parti. À aucun moment, Jordan Bardella n'a dit « je me débrouille, elle est empêchée pour l'instant, je me débrouille pendant qu'elle n'est pas là ». pour mettre la main sur le Conseil national. Donc ça
nous ramène évidemment à ce qui nous intéresse là, à ce qui intéresse les spectateurs. Mais il régnait par la grâce des
sondages et de la position dans laquelle elle l'avait mis, mais pas politiquement. Donc aujourd'hui, la
situation au Rassemblement national, on a vu dans le reportage, on se rappelle aussi le visage de Jordan Bardella quelques jours après que Marine Le Pen a annoncé son intention, enfin qu'elle était candidate. Aujourd'hui, après les informations que vous avez, c'est quoi l'ambiance au Rassemblement national ? Résignation, mais loyale, de Jordan Bardella. Est-ce que c'est plus compliqué que ça
n'est pas la grande fête. Ce n'est
pas en France
à nos folles villes. En fait, c'est assez clair. C'est vrai qu'il y a deux lignes différentes. Ce n'est pas très grave. Il y a des lignes différentes dans tous les partis. Tous les partis ont des différentes sensibilités. Les appareils politiques servent à ça, à arbitrer entre les sensibilités. Il y en a un qui gagne à la fin. Là, c'est Marine Le Pen qui a gagné à la fin. Donc c'est elle qui va dicter la ligne et ceux qui ne sont pas contents devront s'adapter. Mais elle a
gagné, c'est ça qui est intéressant. Comment a-t-elle gagné ? La justice lui a rendu sa possibilité d'être candidate.
Donc, elle va... imposer sa ligne, il y aura des sensibilités différentes qui ne sont pas forcément très graves, parce que pour une victoire politique, il faut arriver à incarner des sensibilités différentes. Donc voilà, il y a deux personnalités différentes. Il y a à l'évidence une difficulté psychologique pour Jordan Bardella, qui s'est vu numéro 1 de redevenir numéro 2, et comme Marine Le Pen doit un peu en ce moment imposer son leadership, c'est vrai qu'elle ne l'humilie pas, mais enfin bon, elle ne... Elle ne l'associe pas énormément. Moi, je pense que tout ça va rentrer dans le rang. Jordan Bardella, il a eu 30 ans hier, c'est ça ?
31 ans.
31 ans hier, il n'a absolument… Donc,
il a, si j'ose dire, il a le temps de ronger son frein avant de… Alors, il n'a absolument…
Justement, à cause du précédent Bruno Maigret, dont on a vu ce qu'il était advenu, de Florian Philippot, qui a complètement disparu, comme l'avait dit Jean-Marie Le Pen, le propre des dauphins, c'est de s'échouer, il n'a… Aucun intérêt à rompre. Je ne sais pas si Marine Le Pen va gagner, je ne sais pas s'il sera Premier ministre si elle gagne, mais ce que je sais, c'est qu'il n'a aucun intérêt à rompre. Je pense que tout ça va très bien s'harmoniser. Moi, je le trouve plus inquiétant pour eux. Il y a des flous programmatiques. Pour le coup, ils ne sont pas... On
va parler des programmes, Jean-Sébastien, sur le constat, l'analyse de Gilles. On ne croit pas du tout à la
scission. La situation est un poil plus compliquée quand même, parce que ce n'est pas juste deux sensibilités différentes, c'est deux stratégies politiques différentes. Qu'est-ce qu'il y avait derrière Jordan Bardella ? Il dit, le Rassemblement National, en tout cas, je porte une ligne de droite. Marine Le Pen, elle dit, ni droite, ni gauche, elle l'a encore répété ce week-end. Mais quand vous dites, je suis de droite... Il y a toute la thématique de l'union des droites derrière Marine Le Pen. Elle l'a fait avec Éric Ciotti, mais on voit bien qu'elle n'envisage pas particulièrement autre chose. Parce qu'il y a des gens à l'UDR qui sont moyennement heureux aussi à l'heure actuelle. Parce que l'UDR, ils avaient aussi misé sur Jordan Bardella en espérant qu'il porte une ligne plus libérale en matière... L'UDR, c'est le parti d'Éric Ciotti. Plus libéral en matière d'économie. Peut-être y a-t-il dans l'environnement l'écosystème politique au sens plus large. On voit bien qu'il y a un certain nombre de gens. de nos jours qui s'intéressent à la politique, qui misaient sur une toute autre stratégie. Dit concrètement, il y a des gens qui investissaient sur le fait qu'il y allait avoir une union des droites à plus ou moins bref échéant. Je ne dis pas qu'ils avaient raison d'anticiper que ce soit le cas. Mais en tout cas, qui misaient sur cette stratégie-là, avec Marine Le Pen, ils se sont repris 5 ans dans la vue.
Et alors Enfin, ça ne va pas. Ils vont quand même rentrer dans le rang.
Comment
? Ils vont rentrer dans le rang. Qui va aller essayer de... Ils
rentreront dans le rang aussi longtemps que les sondages indiqueront que Marine Le Pen est en position de victoire possible. Ce qui est le cas aujourd'hui,
mais la campagne est encore longue. Ce qui
est le cas aujourd'hui, mais quand vous regardez les qualitatifs du rationnement, c'est toujours très intéressant. Vous savez, il y a les quantitatifs, c'est vraiment les intentions de vote, puis il y a les qualitatifs, ce que les gens disent. vraiment sur ce que leur inspire X ou X personnalités ou X ou X parties. Les qualitatifs, ça ne concerne pas que le Rassemblement national, mais sont très mauvais. Mais je crois qu'il y a plus de signes de faiblesse de la position du Rassemblement national dans les sondages qu'on ne le voit aujourd'hui. Après, il y a encore neuf mois de campagne devant nous.
Est-ce que c'est par rapport, parce que ça c'est intéressant ce que vous avez dit, sur les différences programmatiques ? Il n'y a pas eu encore trop de vagues, vous le disiez, mais bon, il y a quand même eu le conseiller économique de Jordan Bardella et du parti qui a démissionné ou été écarté. Et est-ce que ça, ça ne témoigne pas quand même d'une récession sur une vision de l'économie qui ne sera peut-être pas facilement réconciliable ? On
le sait, il est plus de droite. Jean-Sébastien l'a dit, il est plus de droite, il est plus libéral, il ne voulait plus se faire adouber par l'État. Ou
il est moins libéral.
Il est plus adepte du libéralisme économique que de Marine Le Pen. Parce que pour résumer, je sais que c'est un très gros trait, mais on dit souvent que le programme économique de Marine Le
Pen, c'est un programme de gauche, et alors que Jean-Marc Bardella est plus d'une sensibilité de droite classique libérale. Est-ce que ça, ce n'est pas un écueil qui va au fil de la campagne, avec peut-être un petit peu de
ressentiment ? Je trouve qu'on met, nous rassemble. Dans tous les partis, il y a des différences. Au PS, il y a énormément de différences entre les gens qui vont concourir à la primaire. Est-ce que vous trouvez qu'Edouard Philippe et Gabriel Attal sont d'accord sur tout ? Il n'y a que chez les insoumis, comme de toute façon vous n'avez strictement le droit de manifester aucune différence, où il n'y en a pas. Oui, il y a des différences, mais une campagne électorale, c'est ça. Ceux qui sont minoritaires doivent... peuvent marquer des différences de sensibilité. Au-delà des
différences programmatiques, il y a quand même un problème de place. Jordan Baraldella, il se retrouve dans le clan de Marine Le Pen, et c'est le clan, ex-clan Jean-Marie Le Pen, auquel il faut vraiment... La
famille, j'allais dire, de montre-tout. Le retour de Marion Maréchal-Le Pen. Juste un mot, Céline. La famille, c'est quand même le clan chez Le Pen.
Et donc, Jordan Bardella, est-ce qu'il fait
partie du clan ou pas
Alors, ça, c'est une très bonne question. Donnez-nous la réponse. Je vous remercie d'avoir posé la question, mais je n'ai pas cette réponse. Alors, c'est à vous de la poser et de la répondre. vous, Jean-Sébastien
vous dites que Jordan Bardella ne fait pas partie du clan ?
Non. Regardez ces archives. Il en a peut-être
plus
fait partie en
fonction de son parcours amoureux
il y a quelque temps. Alors c'est quoi cette petite image ? Regardez ces images.
C'est des images de 1973. Alors évidemment, c'était à l'époque un portrait consacré par le RTF à Jean-Marie Le Pen. Évidemment, tout ça est très mis en scène. Mais quand on voit ces trois petites personnes qui sont là avec lui, ce sont ces trois filles. Évidemment, depuis 1973, il y a Marine, il y a Yann et il y a Marie-Caroline. Et ensuite, quand on regarde, il y a d'autres archives en 1986. Et bien sûr, ce sont les trois mêmes personnes, les trois mêmes protagonistes. On va les voir dans quelques instants. Tout ça est toujours très mis en scène. Mais comment voulez-vous, quand on affiche un clan comme ça, depuis plus de 40 ans ? Comment voulez-vous arriver à trouver, c'est soit la place de la famille, Gilles, soit on est dans la famille, soit on est en dehors de la famille. Et la famille Le Pen, c'est très intéressant. On va écouter la conception de la famille, dixi de Jean-Marie Le Pen, c'était en 1973. Écoutez ce qu'il disait.
Je préfère ma famille à ma cousine.
'est important. Pour moi, c'est le plus important. C'est à la fois le cadre de la vie des hommes. C'est là où s'enseignent les règles de la vie, l'amour, le sacrifice. C'est la réalisation de sa vie. C'est, je pense, la cellule fondamentale, essentielle des sociétés humaines. Et je crois que c'est la base de notre civilisation.
ça a été la base aussi de ce parti, en tout cas jusqu'au décès de Jean-Marie Le Pen. Mais en tout cas, je trouve qu'il y a un truc très intéressant. Vous allez me dire, messieurs, il y a une dizaine de jours, il y a eu une fête du clan à Montretout, puisque le domaine de Montretout à Saint-Cloud... Demolition Party. En fait, ce domaine de Montretout à Saint-Cloud, qui est vraiment la demeure historique de Jean-Marie Le Pen, d'ailleurs dans laquelle habitaient aussi ses filles. Il y a eu une fête qui a été organisée là par Yann et sa fille, Marion Maréchal. Et donc, c'est le clan qui s'est de nouveau réuni là. Jordan Bardella, était-il invité ? C'est une vraie question, parce que ça, ça peut être une anecdote. Et Demolition Party,
parce que le domaine a été vendu. Donc, c
'était vraiment la dernière fête, si vous voulez. Je crois que ça dit
'il y a autre chose. Gilles Bernstein nous disait qu'elle a gagné le rapport de force politique, mais elle ne l'a pas gagné. Il n'y a pas eu d'instance, il n'y a pas eu de congrès, elle n'a pas fait une élection, elle n'a pas fait trancher la ligne, il n'y a pas eu une primaire au sein du RN pour que les militants se déterminent, ou même les adhérents du parti, ou même le conseil national, ou je ne sais qu'à l'autre instance. Elle a gagné de
facto. Oui, mais parce que précisément,
et c'est ce que vous disiez, c'est un parti qui a une nature particulière. D'autres en ont une, j'avais évoqué à l'FI, mais ça n'est pas un parti où il y a une... Mais sa ligne est ultra majoritaire,
sa ligne à elle est très majoritaire dans le parti.
Sans doute, sauf qu'à aucun moment, il n'est possible de le mesurer, puisque précisément, on ne le mesure jamais. Mais moi, pour en revenir à ce que vous évoquiez sur la différence programmatique, ce que je trouve plus inquiétant pour le parti, ce n'est pas les différences de sensibilité, c'est les couacs. C'est-à-dire que celui qu'on a vu là, à la rentrée... Pourquoi est-ce que Jean-Philippe Tanguy parle de l'interdiction du port du voile dans l'espace public ? Parce que c'est dans le programme du parti. On lui pose la question, ils disent ce qu'est le programme du parti. Exactement comme Sébastien Chenu, souvenez-vous-en, au début de la campagne des législatives. de 2024, dit « Ah, nous sommes contre le principe de la binationalité, parce qu'on avait oublié de lui dire, Marine Le Pen avait oublié de mentionner au parti qu'elle avait évolué en la matière sur ce principe-là. » Et donc, ça montre quand même un parti qui est à la fois très centralisé... Super bien organisée.
Juste pour revenir sur Marion Maréchal-Le Pen, dont vous parliez tous les trois et dont parlait Céline, le journal Libération rapporte qu'entre Marine Le Pen et Marion Maréchal, il y a eu des grosses tensions, voire des ruptures. A priori, elle revient vraiment aux premières places dans le clan, au point que certains analystes politiques disent que le Premier ministre s'appellera plutôt Marion Maréchal-Le Pen que Jordan Bardella. Libération dit que quand il a appris son retour, il aurait dit « c'est elle ou moi ». Il aurait dit « Jordan Bardella, c'est elle ou moi » et qu'il aurait claqué la porte.
Libération le dit, ça a été assez formellement démenti. Que Jordan Bardella soit assez opposé au retour de Marion Maréchal, c'est évident parce qu'ils ont à peu près le même âge. Il y a comme ça des gens dont on sent depuis le début qu'il y aura une concurrence. Avec Marine Le Pen, ce n'est pas tout à fait la même génération. Il s'était
rapproché
au moment donné, mais on sent que c'est… Depuis le début, on sent que c'est deux personnalités, qu'un jour Marine Le Pen ne fera plus de politique et que un certain temps, on sent que la famille d'extrême droite
et
Chouara, je ne sais pas comment on dit, soit à Marion Maréchal, soit à Jordan Bardella. Donc on sent que deux pour dans 10, 20 ans, pour être vraiment le leader de la famille d'extrême droite, on sent qu'ils sont concurrents. Marion Maréchal fera partie de la campagne. moins que ce qu'elle espère, mais plus que ce qu'espère Jordan Bardella. Jordan Bardella va l'accepter parce que pour le coup, c'est comme ça, en dépit de leurs engueulades qu'avait une base politique, puisqu'elle a suivi Éric Zemmour dans une candidature concurrente de celle de Marine Le Pen en 2022. Elles vont revenir. Nolwenn Olivier, l'autre nièce de Marine Le Pen, est également dans la campagne. Elles seront dans la campagne à un rôle important. Chacun, à mon avis, seront assez intelligents pour que ça ne fasse pas complètement d'ombre à Jordan Bradella, qui saura se satisfaire, à mon avis, de la place. Et ça, ce sera
un atout pour la campagne, le clan familial Le Pen ? Atout ou
handicap
?
uns disent que de toute façon, oui, parce que Marion Maréchal conserve. un potentiel politique et une image dans l'électorat d'extrême droite extrêmement forte. Et que si elle le conserve, c'est parce qu'elle s'appelle Marine, c'est parce qu'elle s'appelle Le Pen. D'ailleurs, elle a écrit son bouquin « Si tu te sens Le Pen », c'est ce que lui avait dit son grand-père quand elle lui a dit qu'elle allait faire de la politique. Il lui a dit « Si tu te sens Le Pen, fais-le ». Et donc ce qui fait sa force de s'appeler Le Pen fait aussi sa faiblesse. Les uns disent que c'est une force, d'autres disent que son retour interdit. au Rassemblement National de couper la période Le Pen qui est finalement ce qui les empêche d'accéder au pouvoir. J'avoue que les deux, je ne sais pas trop.
Jean-Sébastien, le mot de la fin. Évidemment, vous n'êtes pas devin, mais cette campagne côté RN, vous la sentez comment ? Il y a ces sondages très aujourd'hui. L'échéance est encore lointaine. Les sondages d
'aujourd'hui ne disent rien de la réalité psychologique de l'élection l'année prochaine. Aujourd'hui, quand vous posez la question aux Français, ils votent finalement en se positionnant. C'est une espèce d'appréciation du passé récent et du présent. Quand vous êtes dans un isoloir, vous votez pour votre vie d'après. Parce qu'on a vu, d'une certaine manière, ça ne vous intéresse plus d'exprimer votre avis sur Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron. Parce que ce qui vous préoccupe, c'est votre sécurité demain, c'est vos impôts demain, c'est le contrôle des frontières demain. Donc je ne crois pas que ce que disent les sondages aujourd'hui... Bien sûr que le Rassemblement national a des fondamentaux sociologiques forts, bien sûr qu'il est en situation potentiellement pour la première fois d'être élu, mais je crois qu'il est... Il y a quand même un certain nombre de faiblesses, je vous le disais, à commencer par l'organisation du parti. Et c'est pour ça que l'analyse du clan, ce n'est pas les qualités des uns et des autres qui sont en cause, c'est sont-ils capables de s'ouvrir suffisamment ? Parce que le RN a longtemps fonctionné comme une PME familiale, ça fait aussi vivre les membres de la famille. Quand vous arrivez au pouvoir, vous devez vraiment vous ouvrir et vous devez accepter que d'autres soient là et lâcher une part de ce pouvoir-là. Et ça, cette rupture psychologique-là, l'ont-ils déjà faite ou pas ? Eh bien merci à tous les trois pour ce décryptage.