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Bonjour Sandrine Rousseau, merci d'être avec nous ce matin sur France Info TV. Première question sur la mort de ce militant identitaire alliant Quentin Deran, que c'était il y a dix jours, et le gouvernement veut montrer qu'il est à l'action par une réponse politique mais aussi une réponse... pénale puisqu'il vient de saisir la justice contre le groupe d'ultra-gauche, la Jeune Garde, pour reconstitution de ligues dissoutes. En gros, il soupçonne ce groupe cofondé par le député Léfi Raphaël Arnaud en 2018 de s'être reconstitué malgré sa dissolution pas plus tard que l'année dernière par Bruno Retailleau en Conseil des ministres. C'était en 2025. Est-ce que c'est ce qu'il faut faire ? Est-ce que le gouvernement a raison de vouloir dissoudre à nouveau ces groupuscules aussi bien d'ultra-droite que d'ultra-gauche ?
mais la dissolution, c'est une manière de désorganiser temporairement. Après, moi, j'alerte sur le fait que ce sont des décisions qui, en fait, ne sont pas suivies de beaucoup d'effets. C'est-à-dire qu'il y a une décision administrative de dissolution et puis derrière, qu'est-ce qui se passe ? Quelle est la surveillance mise en place ? Quelles sont les condamnations des personnes condamnées ? Donc là, en l'occurrence, pour la jeune garde, il n'y a pas de... Enfin, on verra ce que la justice dit et je me réserve évidemment. Il y a une enquête en cours. Mais là, j'ai l'impression surtout que c'est une procédure qui vise... à empêcher Raphaël Arnaud de revenir à l'Assemblée nationale alors même qu'il n'est pas impliqué dans les violences qui ont été commises à Lyon et que je condamne absolument.
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Je veux dire que l'exécutif, Emmanuel Macron et ses ministres font de la politique les filles et contre Raphaël Arnaud, ce que vous dites
Je pense que dans cette procédure, en tous les cas, il y a une volonté de mettre Raphaël Arnaud en difficulté et de l'empêcher de pouvoir revenir à l'Assemblée nationale. Après, Raphaël Arnaud... à ce stade, et à l'heure où nous parlons, n'est pas impliqué dans les violences qui ont été faites à Lyon. Il
est cofondateur de la jeune garde, mais n'est pas, en tout cas la justice le dira, mais n'est pas impliqué, en tout cas officiellement pour l'instant, dans ces violences. Vos rapports justement avec l'EFI, on voit que vous soutenez Raphaël Arnaud, visiblement ce matin. Est-ce qu'il n'est pas question quand même de rompre avec ce parti ? Vous êtes chez les écologistes, il y a des élections qui arrivent, ça ne vous a pas échappé, les élections municipales et puis la présidentielle qui arrivent à grands pas, qui approchent à grands pas aussi. un Jean-Luc Mélenchon qui réitère son soutien, sa sympathie, dit-il, à la jeune garde, jeune garde qui est soupçonnée, en tout cas pour certains de ses membres, d'avoir donc commis des violences et peut-être entraîné la mort, la justice le dira encore une fois, de ce militant identitaire à Lyon, et la présidente du groupe LFI Assemblée Nationale qui se dit très fière de Raphaël Arnaud. Vous êtes d'accord, vous, avec ces termes
? Moi je pense que c'est incroyable ce qui est en train de se passer sur LFI, c'est-à-dire qu'on les accuse de tous les mots et en fait on a l'impression que c'est eux le danger de la démocratie aujourd'hui. Raphaël Arnaud
et l'étiquette LFI. Oui mais
Raphaël Arnaud n'est pas impliqué dans les violences à Lyon. Donc en fait là ce qui se passe c'est qu'on met tout le focus sur LFI en l'accusant de tous les mots et on tape sur l'antifascisme au moment où le fascisme est sur le point d'arriver au pouvoir. Moi j'interroge parce qu'on a fait un front républicain. qui au fond était un fond républicain antifasciste, puisque pourquoi on s'est désistés les uns les autres pour faire en sorte qu'il y ait le moins de députés Rassemblement National possible ? C'était au nom de l'antifascisme. Donc là, que fait le gouvernement aujourd'hui ? à ostraciser, à taper vraiment sans aucune modération sur LFI au moment où l'extra-droite est sur le 30. Je vous
interromps, ils veulent aussi dissoudre des groupuscules d'ultra-droite. Au moins trois sont dans le viseur, Laurent Nunez l'a rappelé hier, et même le groupuscule identitaire féministe Némésis. Qui a été soutenu par René Retailleau
alors qu'il était ministre de l'Intérieur, je le rappelle. Némésis a été soutenu par Retailleau. C'est plus lui le ministre de l'Intérieur. Oui, très bien, mais Némésis a été soutenu sous le gouvernement. d'Emmanuel Macron un ministre en place de l'intérieur. les groupuscules d'extrême droite, oui, il faut les dissoudre, surtout quand ils sont violents, mais encore une fois... Quelles suites sont données aux dissolutions ? Qu'est-ce qu'on fait sur les groupes télégrammes d'échange entre groupuscules ?
Vous proposez quoi concrètement ? Vous dites que la dissolution n'est pas assez efficace. Rue 89
a fait une enquête assez incroyable. Ils ont recensé tous les actes d'extrême droite et tous les actes fascistes qui ont eu lieu à Lyon. Il n'y en a que 70% qui n'ont jamais fait l'objet de poursuites en justice. Je veux qu'il y ait des poursuites en justice systématiques et je veux que les personnes qui soient impliquées dans ces actes... soit poursuivie. Après, la dissolution, c'est comme place nette sur le narcotrafic. C'est un moment, c'est une espèce de déclaration qui fait la une des journaux, mais qui, à la fin, ne donne pas forcément les résultats attendus. Donc, oui, pour la dissolution des groupes les plus violents. Par contre, derrière, il faut aller sur un suivi de ces dissolutions.
Sandrine Rousseau, on voit que vous apportez votre soutien à l'EFI. En tout cas, vous ne vous désolatisez pas de l'EFI. Je suis restantifasciste
profondément.
Les filles, si vous voulez apporter leur soutien, c'est aussi que vous avez besoin d'eux. Il y a des élections municipales, on vient d'en parler. Je parlais par exemple de la ville de Lyon. Grégory Doucet, le maire écologiste sortant, a dit clairement hier qu'il était encore possible de travailler avec LFI en vue d'un accord de second tour. Il dit sous certaines conditions. Néanmoins, il dit qu'il tend toujours la main à LFI et à la candidate insoumise à Lyon. C'est pour ça que vous soutenez LFI ? C'est pour ne pas perdre ces élections municipales ?
Déjà, moi, je ne suis pas impliquée dans des élections municipales. Votre parti,
il est.
Non, mais on a fait le NFP, on a fait un... En fait, LFI n'est pas un parti qui est impliqué dans des violences. Enfin, ce qui est en train de se mettre en place comme dérive langagière, qui consiste à dire que parce qu'il y a un affrontement politique, qui parfois prend des formes verbales importantes, ça, c'est vrai, des fois, il y a des... il ya des phrases qui peuvent être jugées trop fortes par certains très bien pour autant ça reste de l'affrontement politique aujourd'hui et les filles n'est pas impliqué dans aucune des violences donc en fait vraiment je me demande ce qu'on est en train de faire et si nous ne sommes pas pris d'une espèce de folie collective et quand j'entends des amis de gauche dire que lfi est la source et la source de l'augmentation du rassemblement national je leur dis reprenez vous les amis et social vous prenez vous parce qu'on accuse les féministes d'être source de l 'augmentation du masculinisme. Et on a accusé les femmes d'être responsables des viols quand elles étaient mal habillées. Donc, à un moment, ça suffit. C'est-à-dire que le fascisme monte, notamment par la mise en place d'une politique libérale depuis des années qui abandonne des gens dans des territoires. Et qu'en fait, c'est pas possible d'accuser LFI de tous les maux. Et vraiment, je m'opposerais à cela. C'est pas une question d'utilitarisme. C'est une question de valeur à gauche, en fait. Et j'appelle tout le monde à les garder, ces valeurs.
LFI est toujours fréquentable, pas problème de faire des accords électoraux, d'après ce que je comprends pour les municipales, avec eux, notamment vu du second tour de ces municipales. Je vais vous citer juste une phrase de Sophia Chikirou, qui est la candidate LFI à la mairie de Paris. Hier, elle tenait une réunion publique et elle a traité les journalistes de nazis à petits pieds. Est-ce que vous condamnez les propos de Sophia Chikirou ?
Les excès de langage comme ça, je les condamne. Il n'y a aucun doute. Il n'y a pas de doute là-dessus. Maintenant, pour autant, est-ce que ça la met du côté d'un camp politique dangereux pour la démocratie ? Je dis non. Par contre, un camp politique de gauche. Oui, véritablement.
Sandrine Rousseau, sans transition aucune, rien à voir, le texte fin de vie qui sera voté dans l'hémicycle aujourd'hui à l'Assemblée nationale, la droite dénonce la mise en place de l'aide à mourir, il y a deux volets, il y a le volet sur les soins palliatifs et le volet sur l'aide à mourir, et c'est ce second qui pose problème, dit que le délai notamment de rétractation est trop court, alors qu'en comparaison avec d'autres pays, même des voisins européens, il est beaucoup plus long, qu'il n'y a pas de garde-fou. Il n'y a plus de garde-fous dans ce texte sur l'aide à mourir. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
Je leur réponds qu'il y a tous les garde-fous, qu'on n'a pas changé un seul des critères au nom desquels on pouvait demander cette aide à mourir, que c'est une loi qui est très largement attendue par les Français et Françaises, mais aussi par le personnel soignant. Je rappelle que 74% des personnels soignants se disent prêts à mettre en place l'aide à mourir, qu'il s'agit de soulager des souffrances irréfragables dans des phases terminales et avancées. sont sur le point de mourir et qui ont ces derniers temps, ces derniers jours de souffrance extrême, il s'agit de pouvoir leur offrir cette possibilité uniquement s'ils le demandent. Il n'y aura jamais d'incitation puisqu'on a voté hier un délit d'incitation par exemple. Donc cette loi est extrêmement cadrée. La seule chose qui a un tout petit peu bougé par rapport à la première lecture, c'est la question de l'auto-administration puisqu'en première lecture, l'idée était que les personnes s'auto-administraient le produit. Là, on a offert la possibilité que les soignants puissent le faire à la demande des patients. Voilà, c'est tout. J'espère qu'elle sera votée parce que c'est une loi très importante.
Vous êtes favorable à ce texte. Je rappelle qu'il y a deux motions de censure aussi qui sont examinées cet après-midi, une de la gauche et une du Rassemblement national. Question rapidement, parce que le temps file sur le Louvre et la démission de l'ancienne présidente du Louvre, Laurence Descartes. Il le fallait, il fallait qu'elle s'en aille après ce qui s'est passé, ce fameux cambriolage du plus grand musée du monde.
Ce cambriolage a montré quand même des faiblesses évidentes. Après, je pense que l'enquête n'est pas allée au bout que les recommandations. n'ont pas été suffisamment pointues et je ne suis pas sûre que elle est une responsabilité en première ligne mais elle a donné sa démission emmanuel macron l'a accepté maintenant c'est encore une fois pas en ayant la tête de quelqu'un qu'on résout le problème de sécurité du louvre donc j'espère que ce sera suivi des faits et d'argent surtout pour sécuriser nos musées