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'est Philippe Ballard qui est avec moi, député de l 'Oise, porte -parole du Rassemblement National. Bonjour, merci d 'être ici.
Avec plaisir.
Ça y est, les maires ont pris leur fonction, les premiers conseils municipaux ont eu lieu, les maires qui veulent appliquer leur programme à Saint -Denis. Vous le savez, dans le programme de Bali Bagayoko, qui a été élu maire de cette ville, premier maire insoumis de Saint -Denis, il y a le désarmement. progressif de la police municipale, à commencer par le LBD, sauf que ça ne passe pas beaucoup. On en a parlé parmi les policiers municipaux, donc ce projet désormément suscite de l 'indignation. La plupart demandent une mutation. Écoutez, ce policier dont la voie a été modifiée pour protéger son identité, ce témoignage a été recueilli par Romy Azoulay pour Europe 1.
On a fait un sondage en interne, là. 87 % des effectifs, au 1er septembre, ils sont plus là. Moi, je ne vais pas rester. On est déjà en train de prendre au spectaculaire. Elle ne cindra pas, cette police municipale. Parce qu 'on ne peut pas travailler dans ces conditions. C 'est simple, on marche dans la rue. Une personne qui nous dit, oui, il
y a
une bagarre, il y a des vendeurs sauvettes qui sont en train de se battre avec des couteaux. Là, on avait tous les moyens d 'intervenir. On avait des caméras qui nous aidaient. Et avant d 'arriver à l 'arme létale, on avait les bâtons, on avait la gazeuse,
on
avait le flashball. Mais je crains qu 'on regarde les gens, alors dire, ah bah désolé, on va faire le 17 alors. C 'est la honte un peu en tant que policier de me dire, ah bah non, je ne
peux
pas. Moi, je ne laisse pas 3 -4 mois à Saint -Denis. Déjà, en une semaine, on a vu la différence. Depuis quelques jours, il y a déjà des coups de machette à la gare, sous fond de parce qu 'en fait, ils se sont passé le mot comme quoi il
y
a un nouveau maire et il
y
aura plus police municipale. Le maire arrive, dit on va désarmer la police. Quel message il renvoie ? Allez les délinquants, super pour vous. À qui profite cette déclaration ?
À
qui profite cette décision ? Alors ce témoignage
est totalement édifiant, vous le comprenez ce policier qui s 'est détenu de partir,
Philippe Ballard. J 'ai envie de dire, malheureusement c 'est pas une surprise, c 'est le programme de la France Insoumise. Désarmer la police, donc vous avez un maire, monsieur Bagayoko, qui vient d 'être élu, il applique le programme de la France Insoumise. Alors un, on peut penser déjà maintenant aux habitants de Saint -Denis, qui vont être absolument démunis sans police municipale, parce que si j 'ai retenu le chiffre, 87 % sur les 140 policiers. municipaux devraient demander leur mutation.
C
'est une saignée sans nom. Sans compter d 'ailleurs les policiers nationaux qui étaient rattachés à la police municipale de Saint -Denis. Donc voilà, pour les habitants de Saint -Denis, c 'est quelque chose de terrible. Deux, à qui profitent ? Je ne
vais
pas dire le crime,
mais
enfin, là on l 'écoutait le témoignage. Il y
a
des règlements de compte à la machette devant la gare. Évidemment,
il n
'y
a
plus de police. Alors maintenant, ils vont s 'en donner à cœur joie. Et tout ça, à la limite, la conclusion, c 'est bon, à toute chose, malheur est bon. Les électeurs ont fait leur choix. Ils ont eu lieu des maires LFI. On va voir leur bilan maintenant. Déjà au bout d 'une semaine, on voit ce que ça donne. Au bout de six ans, ça sera malheureusement encore pire.
En fait, Bali Bagayoko et les autres maires insoumis font la distinction entre une police municipale qui devrait être selon eux désarmée parce que c 'est une police de proximité, pour la cohésion de la ville, et une police nationale. Vous, cette distinction, vous
ne
se faites pas ? Alors, il
y a un problème de fond, parce que moi j 'ai été maire adjoint d 'une ville de 20 000 habitants, il y a quelques années, et effectivement on a été obligé de monter une police municipale, parce que les effectifs de la police nationale ne permettaient pas d 'assurer la sécurité. Alors, est -ce que c 'est à l 'État ou est -ce que c
'est
aux municipalités d 'assurer cette tâche régalienne ? C 'est quand même un sujet de fond. Bon, mais maintenant, la délinquance explose depuis de très nombreuses années, Donc on sait très bien que la police municipale, c 'est eux qui réalisent, comme on dit, les flagres, les flagrants délits. C 'est eux qui sont en première ligne,
c
'est eux qui sont sur le terrain. Et on va écouter ce policier, s 'ils sont désarmés sans LBD, ce qu 'on appelle parfois le flashball, mais ils vont y aller comment ? À main nue ? Face à des gens qui se battent à coups de couteau, à coups de machette ? C 'est complètement irréaliste, mais... Encore une fois,
ce
n
'est
pas une surprise,
c
'est ce que la France insoumise veut, si par malheur, mais ça n 'arrivera pas, arriver au pouvoir, eh bien, ferait à l 'échelle d 'une ville, ça serait à
l
'échelle d 'un pays, en l 'occurrence la France.
Le gouvernement a rappelé à l 'ordre, en fait, les maires insoumis qui veulent justement désarmer la police municipale et, entre guillemets, faire fuir les policiers municipaux qui, eux, sont opposés.
Et
ils disent, voilà, c 'est une sorte d 'harcèlement, enfin le gouvernement dit, c 'est une sorte d 'harcèlement moral, un poids. politique qui est apposé sur les policiers municipaux et les maires ne doivent pas faire ça.
Est
-ce que vous êtes satisfait de la réponse du gouvernement ?
Oui,
parce
que moi je me rappelle des propos de monsieur Bagayoko, qui en a fait d 'autres, mais il parlait de l 'ensemble des fonctionnaires publics territoriaux.
Ce
sont des fonctionnaires, déjà on ne peut pas les virer comme ça. Je pense qu 'ils ne s 'adressaient pas... qu 'à ces policiers municipaux. C 'était à tout ensemble des employés municipaux qui doivent être quand même quelques centaines.
En gros,
si vous
êtes d 'accord avec la politique que je mène, où vous partez ?
Voilà. Ça dénote quand même de méthode stalinienne. Et donc vous êtes
satisfait par la réponse du gouvernement ? Oui,
le gouvernement, ils ont fait élire des députés et des filles. Alors maintenant, ils peuvent s 'en mordre les doigts. Oui, il faut rappeler quand même. Il
y a
un moment, il va falloir siffler la fin de la partie.
Et alors
comment, justement ? Comment on siffle la fin de la partie Philippe Ballard
? Les règles qui ont été rappelées, on ne peut pas faire n 'importe quoi. Je pense que monsieur Bagayoko, comme tous les autres maires et les filles qui ont été élus dans des conditions, on aura peut -être l 'occasion d 'en reparler, mais on a vu ce que ça donnait à vous. Envelin, Acre, Yamante, enfin bon voilà. Après, malheureusement, Vox Populi, Vox Dei, ces gens -là ont été élus. Donc ils sont en place pour 6 ans. Oui, le score, mais après quand on regarde le pourcentage d 'abstention, ce sont des maires qui sont très faiblement... Parfois il y a un taux d 'abstention qui monte à 60 voire 65 % mais bon ils ont été élus,
on
respecte évidemment le suffrage universel et dès qu 'ils ne seront plus dans les clous, mais il faut être intransigeant,
il
faut que les préfets et puis les pouvoirs publics, les ministres en charge des dossiers se montrent intraitables s 'il y a franchissement d 'une ligne jaune, oui absolument.
Philippe Ballard, vous êtes porte -parole du Rassemblement national. Je voudrais revenir avec vous sur cette longue interview que donne Jordan Bardella au Figaro. Jordan Bardella qui estime que les Républicains sont devenus, je cite, la succursale du macronisme. Vous leur avoulez en fait aux Républicains d 'avoir refusé cette main que vous leur tendiez ?
Non, on observe surtout la chose. Ça a été pendant des mois, et c 'est toujours d 'ailleurs, depuis des mois, la béquille de la Macronie. Est -ce que M. Rotaillot n 'a pas siégé dans des gouvernements où il y avait assis... à côté de lui, en plein conseil des ministres, Madame Borne, par exemple. Oui,
mais ça ne vous a pas empêché de leur dire si vous voulez nous rejoindre dans l 'entre -deux -tours, allez -y, venez.
Mais Jordan Bardella ne parlait pas. à l 'état -major de LR, mais aux électeurs, ce qui est une chose complètement différente. Nous, on n 'a pas pour vocation à vouloir sauver M. Rotaillot, M. Wauquet, M. Xavier Bertrand, Mme Pécresse. Enfin, tout ça, c 'est l 'ancien monde. Ils vont bientôt disparaître de la circulation, ils n 'ont plus de boussole, ils n 'ont plus de plan de vol, il n
'y a
plus de pilote dans l 'avion, voilà. En fait, les divisions au
sein
de
LR, ça vous arrange ?
Non,
mais
nous, la main tendue de Jordan ou de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen, ce sont aux... électeurs du DLR qui sont, Éric Ciotti l 'a merveilleusement démontré à Nice, évidemment qu 'il y a une porosité maintenant de plus en plus grande entre nos électorats. Je dis bien électorat, je ne parle pas des cheveux à pub.
Mais j 'allais y venir justement, parce qu 'on voit que certaines consignes nationales n 'ont pas été... appliqué par les électeurs au niveau local.
C
'est un des enseignements de ce scrutin, c 'est valable à gauche comme à droite, d 'ailleurs. Mais Brest, Clermont -Ferrand, Limoges aussi, il y a eu une convergence des électorats de la droite, de l 'extrême droite, dans les urnes, pour faire battre la gauche, surtout quand elle était alliée aux insoumis. Donc c 'est à eux. que vous parlez en fait. L 'électorat qui n 'a pas forcément suivi ce que disaient les chefs. Les chapeaux à plumes, comme vous avez dit, c 'était ça. Oui, c 'est l 'exposition
consacrée. Mais oui, encore une fois, on fait la distinction entre cet électorat. Qu 'est -ce qu 'il veut l 'électorat LR ? Il veut de l 'ordre, il veut de la discipline, il veut une immigration absolument contrôlée, il veut que le travail, que le mérite soit récompensé. Ça tombe bien, c 'est exactement ce que l 'on défend. Alors, ils ont le choix entre une vieille étiquette LR qui sent Laurent... et puis le rassemblement national. Donc que ces électeurs, s 'ils veulent vraiment du changement,
ils
nous rejoignent, on tend la main, on leur tend la main, venez avec nous, venez travailler avec nous.
Justement, sur cet appel aux électeurs, comme vous dites, Philippe Ballard, on a l 'impression qu 'il y
a
une distinction, en fait, qui se fait entre Jordan Bardella, qui, lui, veut parler à tous les électeurs, mais plutôt de droite, alors que Marine Le Pen reste sur l 'ancienne Antienne,
c
'est -à -dire, ni droite, ni gauche, elle en appelle à tous les électeurs, quels qu 'ils soient, finalement. Elle se dit fière d 'être populiste, il n
'y a
pas de distinction. Est -ce que là, il
n
'y a pas une petite différence de stratégie ?
dans le Figaro, si vous le lisez attentivement, non. Il dit même, il reprend cette phrase de Charles de Gaulle, la France c 'est pas la droite, c 'est pas la gauche. Là, on parlait des électeurs de droite qui peuvent être nombreux, notamment dans le sud ou dans d 'autres zones du territoire. Après, on appelle tous les patriotes à venir nous rejoindre. Je regardais les résultats de l 'élection de Liévin, que nous avons remporté. C 'est le bassin minier. Il y avait quatre listes au premier tour. une liste de rassemblement national, trois listes de gauche. Donc ce sont bien des électeurs, on fait 38 % au premier tour, donc on n 'a pas de réserve de voix, mais n 'empêche qu 'on remporte la mairie. Donc ce sont des patriotes, mais qui ne se situent pas forcément à droite, puisqu 'il
n
'y
a
pas de liste de LR, donc c 'était difficile de tomber la main à des gens qui n 'existent
pas.
Il n
'y
a pas de distinction pour
vous dans les stratégies entre celle de Marine Le Pen et celle de Jardin Bardella ?
Ils disent la même chose. On veut regrouper tous les patriotes sous notre bannière. Voilà, ce n
'est
pas plus compliqué que ça.
Vous vous appelez à quoi Philippe Ballard ? Vous vous appelez à une union de la droite globale ?
Je vous disais tout à l 'heure, on appelle les patriotes sincères, ceux qui, si on s 'adresse à l 'électorat LR, voilà, qui veulent de l 'ordre, de la discipline. Oui, mais là on s 'adresse
aussi, puisque ça va être un scrutin, on se projette maintenant, là on est sur la présidentielle, donc il va y avoir des candidats. Il va falloir que les électeurs se mobilisent sur une ou plusieurs candidatures, et on le sait que plus un camp est divisé, moins le succès est là.
Ça c 'est leur problème, je veux dire, on ne va pas pleurer sur le sort des LR quand même.
vous appelez pas à une union de la droite mais
non mais qu 'est
ce
que ça veut dire attendez on va être concret parce qu 'il
y
en a qui nous disent mais même moi je vais vous le dire franchement dans ma séconception il ya des électeurs voire quelques adhérents me disent faut faire l 'union des droites faut aller signer un accord Avec qui ? Alors, avec M. Wauquiez ou avec M. Rotaillot ? Parce que, si on veut être vraiment concret, moi je me rappelle, lors du vote du budget de la Sécurité sociale, M. Rotaillot, le matin, à 7h40, dit qu 'il
ne faut
absolument pas voter ce budget, ce sont des taxes et des impôts supplémentaires. 8h10, chez vous, sur Europe 1, Laurent Wauquiez dit « si, si, en responsabilité, on va le voter ». Alors déjà, on s 'adresse à qui ? Quelle est la ligne politique ? Ils n
'en
ont plus, donc on ne
va
pas aller s 'asseoir autour d 'une table avec des gens qui représentent déjà plus grand -chose, voire plus rien. Sur les
municipales, le score des Républicains n 'est pas négligeable.
Oui, mais
enfin, si vous
le regardez de près, ils accumulent des votes, il y a des élus dans leur liste macroniste, ça reste une municipale. Vous savez, moi je me rappelle très bien des régionales de juin 2021. 21, très forte abstention. Que ce soit Xavier Bertrand, on était à 70 % d 'abstention. Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, puis à gauche, même chose. Ils remportent des régions et là, ils perdent l 'ERN. On les a laminés, ils sont morts.
Un
an plus tard, un an plus tard, Mme Pécresse ne fait même pas 5 % et Mme Hidalgo, pour le PS, ne fait même pas 2%. Donc là, on rentre dans un autre cycle, c 'est une... toute autre élection. Et encore une fois,
nous... Donc
on
distingue le national du local, les élections. Ce ne sont pas des tests, en fait. Ce qui s 'est passé dimanche n 'est pas un test pour 2027, je parle aussi pour l 'ERN. Oui,
mais si, ça peut ressembler à un test, parce qu 'on est passé de 24 à 70... Mais non, mais... de façon vraiment conséquente, on a augmenté le nombre d 'élus.
On
est à 3000 conseillers municipaux. Mais
ça ne veut
pas dire que vous gagnez la 2027. Si
on suit votre logique, ça ne veut pas dire même si vous avez consolidé votre enrol.
Oui, on a fait plus que consolidé. On a fortement augmenté. Je pense aux écologistes qui se sont, mais alors pardon, comme on dit en très mauvais français, mais gaufrés dans des proportions absolument admirables. Bon, LFI, oui, a fait alors une percée qu
'il
faut relativiser.
du municipal, attention à ne pas faire des projections sur un scrutin national comme une présidentielle.
Si on
prend Paris, monsieur Grégoire, il fait plus de 50%, voilà, et madame Hidalgo à la présidentielle a fait moins de 2%. Moi j 'ai été regarder les chiffres, l 'élection municipale de Paris en 2008, c 'était madame Koussusko -Morizet, on retrouve en fait quasiment les mêmes chiffres, c
'était
en 2008, ça fait près de 20 ans. Donc la sociologie parisienne, bah oui c 'est peut -être des gens qui trouvent la mondialisation extrêmement heureuse, le multiculturalisme génial, etc.
ne
représente pas la France. Il n
'y
a pas que Paris, il n
'y
a pas que Lyon.
Philippe Ballard, je voudrais vous faire écouter une interview. Robert Ménard, qui était l 'un de vos amis, fut un temps en tout cas, puisque le maire d 'Yves -Droite de Béziers, réélu d 'ailleurs, écoutez ce qu 'il a affirmé. C 'était son
réflexion.
Moi, je n
'ai
jamais été dans un parti. J 'ai eu des rapports. J 'ai dit
compagnon de route. C 'était assez juste avec le RN.
Avec le RN,
c
'est ça. Maintenant, il me passe les bonbons. Donc, on va arrêter. C 'est fini,
vous.
Les mecs qui te présentent un candidat contre toi, ils te disent après, on est pour l 'union des droites. Tu te dis, Bardella, mais tu as perdu la tête, mon garçon, ça va. En fait, Bardella est le premier ennemi de l 'union des droites ? Comme tous les autres, il n 'est pas mieux que tous les autres.
Alors, Philippe Ballard, avec le langage fleuri évidemment de Robert Ménard, on lui connaît. Mais je rappelle juste un petit peu la situation sur place à Béziers. Il a été élu, je le disais, dès le premier tour. Il avait même revendiqué sa victoire avant même les résultats officiels. Troisième mandat, il y avait un candidat RN contre lui. Pourquoi ?
Oui, alors je ne connais pas la situation locale de Bézier, là, j 'avoue que je n 'ai pas la réponse. En
tout cas,
il dénonce et
il en veut au Rassemblement National, vous l 'avez entendu, son expression. Oui,
ça, on l 'a bien entendu, Robert
Ménard fait du Robert Ménard. Il peut peut -être se souvenir qu 'aussi, en 2014, lorsqu 'il a été élu maire pour la première fois, c 'était avec le soutien du... Alors, c 'était le Front National, je pense, à l 'époque, en 2014. Bon, voilà, il pourrait peut -être aussi avoir un petit peu de mémoire. Si on a présenté une liste, c 'est qu 'il y avait sans aucun doute une très bonne raison de présenter une liste. Pardon, mais enfin, c 'est juste une démocratie. Dans une démocratie, ce qui est bien, c 'est quand il y a plusieurs candidats.
C 'est aussi une leçon nationale, dit -il, un peu plus tard dans l 'interview. Cela dit qu 'entre une droite un peu molle, qui est prête à s 'allier à ce qu 'il reste des macronistes, et le RN, il y a une voie pour ceux qui savent parler avec les gens et prendre en compte leurs préoccupations, comme l 'immigration non contrôlée, sans faire de promesses inconsidérées. Vous aussi, vous cherchez cette voie -là. Vous cherchez la même chose, pourquoi être en désaccord avec Robert Ménard ?
Sauf que nous on l 'a trouvé la fois, c 'est la différence entre lui et nous. Oui, on veut contrôler l 'immigration, oui tout à fait, on veut plus de sécurité, moins de bureaucratie, moins de taxes, moins d 'impôts. Voilà, redonner la fierté à la France, cette fierté que l 'on a abandonnée. Voilà, Robert Ménard, je pense qu 'il représente, il a été élu, réélu à Béziers, donc visiblement c 'est plutôt un bon maire. Mais après... C 'est un bon chroniqueur,
c
'est un ancien journaliste comme moi.
C 'est vrai, vous avez ce point commun, mais visiblement vous n 'en avez plus d 'autres. Vous avez pu en avoir, mais là vous n 'en avez plus d 'autres.
Il anime le débat public par ses déclarations. On
ne
va pas rentrer dans la polémique, je pense qu 'on a des choses plus intéressantes à faire.
Autre polémique. L 'écrivaine, Mazarine Pinjot, qui vient de publier un livre qui s 'intitule « Inappropriable, ce que l 'intelligence artificielle fait à l 'humain ». Elle était invitée à un événement littéraire qui était prévu ce dimanche à La Flèche. Et il se trouve que La Flèche est une ville de la Sarthe qui a élu dimanche dernier un maire du Rassemblement national. Et Mazarine Pinjot, qui est également la fille de François Mitterrand. a annulé sa venue. Je sais que tous les habitants n 'ont pas voté pour le Rassemblement national, dit -elle. J 'ai vu les résultats dimanche soir et avec mon équipe, on s 'est dit que ce n 'était plus une bonne idée de venir. Je ne voulais pas venir pour parler d 'intelligence artificielle alors qu 'il y a des sujets bien plus graves. Écoutez, Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef à Boulevard Voltaire, qui a vivement critiqué cette annulation, elle était sur CNews hier.
Elle a grandi ultra protégée au sens propre comme au sens figuré. Elle côtoie aujourd 'hui toutes les élites germanopratines, mais elle entend punir les manants de la flèche qui n 'ont pas bien voté en les privant de son intelligence lumineuse. Vous voyez, c 'est un peu comme Madame Bovary avec ses gens, avec vos gens. Parfois, il faut être dur, il faut les punir parce que comme ça, ils marchent droit. Elle ne sait rien de leur désarroi, de leur fin de mois difficile, du désert médical, de l 'insécurité, mais elle se retire. en majesté comme une reine drapée dans sa supériorité morale.
Philippe Ballard, j 'imagine que vous êtes d 'accord avec ce que dit Gabriel Cluzel ?
On parlait d 'intolérance tout à
l
'heure en commençant cet entretien, en parlant de Saint -Denis et de son maire. Ça c 'est une autre forme d 'intolérance. Et effectivement,
je
pense que madame, qu 'est -ce qu 'elle connaît de la vraie vie en fait ? Ça me fait penser un petit peu à tous ces artistes ou à ces footballeurs qui gagnent des millions d 'euros par mois et qui avant une élection disent « Ouh là là, surtout il ne faut pas voter pour le candidat du rassemblement ». nationale, elle est déconnectée
de la réalité.
Vous savez qu 'il
y a aussi
une distinction qu
'on peut faire des causes pour quelqu 'un ou pour une oeuvre ou pour une cause justement, même si on ne la vit pas dans notre chair.
Ces gens -là, qu 'est -ce qu 'ils connaissent de la vie ? Pour reprendre les exemples, des déserts médicaux, des fins de mois difficiles,
je
veux dire, avant de venir, la charder la pompe, 2 ,55
euros,
le gasoil, 2 ,55 euros. Je ne sais pas si Mme Mazarin -Pinjot, ça lui pose des problèmes quand elle remplit son réservoir, si tentait d 'ailleurs que ce soit elle qui le fasse. Donc ces gens -là qui viennent nous donner des leçons de pseudo -moral, ce sont des gens intolérants, tout simplement, c 'est l 'intolérance.
C 'est un réflexe qu 'on a beaucoup vu d 'ailleurs dans le monde culturel, mais qui reste encore tenace contre le Rassemblement National. Qui
s 'amenuise, mais qui effectivement, oui, qui reste présent, oui, force est de le constater. Mais c 'est des gens, encore une fois, qui vivent un peu dans leur bulle, dans un monde déconnecté, qui n 'est pas la vraie vie des Français, dans leur grande majorité. Donc ce sont des gens, en plus, ils ont un espace médiatique. Mais justement, vous craignez que
cela puisse avoir un certain écho et détourner des électeurs
? Mais non,
il
suffit de retourner dans sa circonscription pour être tout à fait rassuré, si vous voulez. Les gens, eux, c 'est leur problème, c 'est le 10 du mois, qu 'est -ce que je fais ? Je remplis le réservoir de ma voiture ou je remplis mon frigo ? Donc avoir des pseudo -déclarations sur la... Je ne sais même plus ce qu 'elle a dit, Madame Pajot, mais la moralité, il y a d 'autres dangers qui guettent la France. Oui, je ne voulais pas venir pour parler
d 'intelligence artificielle, c
'est
le sujet de son livre, alors qu 'il y a des sujets bien plus graves et elle fait évidemment référence... je pense à l 'élection d 'un maire rassemblement national
c 'est ça c 'est les électeurs pour voter voilà c 'est une leçon de démocratie et l 'intelligence artificielle cela dit c 'est un vrai problème le mot est pas juste c 'est un vrai sujet de discussion et
bah vous viendrez pour en parler peut -être philippe ballard député de loi sport parole du rassemblement national était l 'invité des grands entretiens d 'europe info merci à vous