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Chers auditeurs, il est désormais 8h10 dans un instant. Nous en sommes à notre troisième entretien. Merci d'être présent sur Ligne droite, la matinale de Radio Courtoisie. Tout de suite, nous recevons Marie-Caroline Le Pen. Bonjour, est-ce que vous êtes bien avec nous
oui, oui, je vous entends très bien. Bonjour.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Alors, vous êtes conseillère régionale d'Île-de-France et vous avez été candidate aux élections législatives dans la Sarthe Département. Vous êtes désormais candidate aux élections... Alors, la première question que je voudrais vous poser, c'est que, historiquement, la famille Le Pen, vous-même, ne venez pas de la Sarthe. C'est une terre, d'ailleurs, qui est connue pour être fillonniste, en réalité. C'est l'endroit sablé sur Sarthe dont venait François Fillon. Pourquoi est-ce que vous vous êtes implanté dans cette région
je suis toujours beaucoup passée dans la Sarthe, dans ma jeunesse, souvent en allant en Bretagne, j'avais un appartement au Mans, et je me suis présentée aux élections législatives dans la quatrième circonscription, parce que les militants me l'ont demandé, parce que c'était une élection contre Mme Le Boucher, qui est LFI, donc j'ai accepté, malheureusement j'ai... Je n'ai pas gagné, mais j'ai en plus pris la responsabilité du Rassemblement National dans la SART. Et donc, j'ai remonté toute cette fédération, qui est une très belle fédération. Et nous avons fait les élections municipales. Et puis, vous savez, nous, on fait toutes les élections avec beaucoup d'enthousiasme, beaucoup d'énergie, beaucoup de cœur. Donc là, je me suis proposée pour être tête de liste au sénatorial. Et nous menons campagne, même si elle est différente des autres campagnes, à plusieurs niveaux. Voilà, c'est une bataille à mener.
On aura l'occasion d'en reparler. Effectivement, avant ça, il faut dire que quelque chose qui a interpellé beaucoup de gens, qui était, soyons honnêtes, à très beaucoup de communication pour lancer cette campagne, c'est que votre colistière se nomme Virginie de Gaulle et qu'il s'agit de l'arrière-petite-nièce du général. Est-ce que, selon vous, ce clin d'œil, qui est dans le fond plutôt un hasard qu'autre chose, veut dire quelque chose pour vous ?
En politique, les symboles sont importants, mais en dehors de ça, Virginie est une femme, une mère de famille, elle est mère d'une petite commune qui s'appelle... Courcelle Laforêt, elle est très impliquée dans la défense de la ruralité, et je pense qu'elle a voulu passer au stade supérieur, défendre son pays, et en venant sur une liste, en passant de la politique communale à la politique nationale, elle a repris son nom de jeune fille, ce que moi je trouve très bien, moi aussi, je fais pareil, je porte mon nom de jeune fille en politique, et puis elle s'était présentée, elle explique qu'elle s'était présentée, c'est son deuxième mandat dans sa commune. sous le nom de son mari, Virginie de Lafrenay, qui était une liste apolitique, sans étiquette, et donc elle voulait laisser à son mandat communal ce sans étiquette et ce apolitique. Je trouve que c'est tout à son honneur.
Et alors justement, cette Madame de Gaulle, elle, c'est quelque chose qu'on a appris à ligne droite un petit peu par un hasard interne, mais c'est que, vous l'avez dit, elle est une grande défenseure de la ruralité. Apparemment, effectivement, elle a de très bonnes relations avec notamment tous les agriculteurs, enfin une bonne partie des agriculteurs de la Sarthe, qu'elle-même finalement, en réalité, est assez proche de ce milieu des agriculteurs de la Sarthe. Est-ce que c'est un milieu auquel vous-même vous parlez durant ces sénatoriales, durant lequel vous avez peut-être parlé par le passé durant ces législatives ?
oui, tout le temps, c'est notre affiche, c'est défendons la rivalité. Vous savez, en Sarthe, il ne faut pas opposer la ville à la campagne, mais il y a quand même la ville, les villes sont favorisées, les campagnes sont un peu abandonnées. Vous savez qu'il y a deux piliers en Sarthe, il y a l'agroalimentaire et l'automobile. L'agroalimentaire est bien évidemment en déclin. abandonnés un peu même par ces élus qui ne portent pas la voix de la Sarthe. Ils ont le même pour l'automobile et des gens qui défaut la réalité. C'est important parce que les agriculteurs en ont besoin. Ils ont besoin de soutien, mais ils ont surtout besoin d'élus qui tiennent les mêmes discours dans les petites réunions et qui font pareil dans leur vote. Si vous voulez, moi, je... Je ne dis pas du tout du mal des sénateurs, ils sont certainement très bienveillants. Mais moi, je constate qu'ils sont tous prisonniers des logiques de parti, si vous voulez. Bon, peut-être qu'au fond de leur cœur, ils sont peut-être contre le Mercosur qui détruit l'agriculture sartoise, entre autres. Mais à l'Europe, leur groupe vote avec Madame von der Leyen. et le Mercosur, et l'entrée de l'Ukraine dans l'Europe, etc. Donc tout ça est un peu hypocrite, et en tout cas extrêmement dommageable.
Il y a trois sénateurs actuellement dans le département de la Sarthe. Il y a Thierry Kozik, qui lui est socialiste, Louis-Jean de Nicolaï, je ne sais pas si je le prononce bien, qui est LR, et Jean-Pierre Vogel, qui est également des Républicains. Alors, lequel voulez-vous remplacer, Marie-Caroline Le Pen ? Et quelque part, pourquoi est-ce que ce sénateur fait mal son travail ?
Non, je veux le remplacer. Je ne veux remplacer personne. Je serais ravie d'être élue parce que je pense qu'on peut faire beaucoup de choses. Mais là, pour le coup, il y a deux sénateurs sortants. C'est M. Vogel et M. Lecaudic. Et M. Denis Collet, il ne se représente pas. Évidemment, les sénateurs sont favorisés dans une élection comme celle-ci, mais ce n'est pas grave. Moi, j'essaie de voir tout le monde, de faire le maximum. Ils font mal leur travail. Je ne dis pas qu'ils font mal leur travail. Je dis qu'ils sont... pris dans des logiques politiques qui font que de toute façon, ils seront malheureusement inefficaces, même s'ils y mettent du cœur, parce que leurs collègues à l'Europe votent de toute façon dans le mauvais sens pour ce qui concerne la France, je pense, et la Sartre particulièrement. Et je pense qu'un élu, enfin moi, ma vision de l'élu, c'est pas seulement siéger et faire un discours et... Et voter des lois, c'est aussi, particulièrement à un sénateur, être porté la voix d'un département. Vous voyez, je vais vous donner un exemple. Cet été, il y a eu une canicule qui a été extrêmement dommageable pour les éleveurs. Ça s'est passé un peu inaperçu parce que c'était l'été, les gens étaient en vacances. Mais moi, je suis allée avec un de mes colistiers, Pierre Vogarni, dans les exploitations. C'était vraiment très difficile. Ils ont été venus d'enterrer eux-mêmes leurs bêtes, etc. n'ai pas entendu de la part des élus, ne serait-ce qu'un soutien, un mot de soutien, je n'ai entendu aucune proposition. Nous, écoutez, on a été sur le terrain, on a constaté, mais on a aussi fait des propositions et agit, si vous voulez. Un élu, il doit être là, il doit être capable d'appeler le préfet, il doit être capable d'éventuellement taper un peu sur la table. Et puis, en cas de gros problèmes, comme ça a été le cas cet été, il doit être présent et soutenir. les éleveurs.
Et alors, effectivement, merci sur cette question. Vous parliez de l'opposition entre la ville et la campagne, qui factuellement, oui, existe souvent dans ce genre de département, plus particulièrement le Mans, qui est quand même une très importante ville. Et à côté de ça, la Sarthe, qui est un département assez rural dans l'ensemble. D'un autre côté, le Rassemblement National a conquis une ville dans la Sarthe. C'était il y a six mois maintenant, quasiment. C'est la ville de La Flèche. Elle a été conquise donc par... Romain Lemoyne, qui est un des plus jeunes maires de France, parce que je crois qu'il a seulement 25 ans ou à peu près. Et quelque part, qu'est-ce que vous pensez de lui ? Est-ce que vous vous appuyez sur lui aussi durant ces sénatoriales ? Et quelque part, qu'est-ce que vous pensez de ces six premiers mois de mandat en tant que symbole du RN dans la Sarthe ?
Alors oui, Romain Lemoyne a été élu, c'est un jeune homme vraiment extrêmement brillant, très courageux et qui se dévoue à sa ville. Ce qui est intéressant dans son élection, l'analyse de son élection est intéressante parce qu'il faut savoir que la flèche était socialiste depuis des décennies et que mathématiquement c'était impossible. Donc il a été élu et ce qui est intéressant c'est que c'est vraiment un vote d'adhésion parce qu'il y avait une autre liste d'hiver droite à l'air. qui était là et qui n'a pas eu les suffrages de la population. Il a donc vraiment été élu par un vote d'adhésion. La deuxième élection, là où il a été élu et qui est aussi très intéressant à analyser, il a été élu président de la Comcom. Alors, être élu président de la Comcom par... Communauté de communes,
pardon. La communauté
de communes, c'est le pays fléchois, c'est 14 communes. Par des maires non-RN qui votent pour un maire RN. tout juste élu, c'est incroyable, mais ça dénote quelque chose de très très profond à mon avis, alors bien sûr une évolution, bien sûr on commence à toucher les maires dans leur vote, mais ce qui est très intéressant, c'est qu'ils ont voté pour ce que Romain proposait, pour schématiser si vous voulez, il propose quoi Romain ? Il proposait la non-hégémonie d'une grande ville dans une communauté de communes. Et les maires sont très critiques, la plupart d'entre eux, contre l'hégémonie des grandes villes parce que ça leur enlève beaucoup de pouvoir et c'est très compliqué à vivre. Et là, c'est la preuve que je pense qu'ils se sont portés, ils ont vraiment acquiescé ce projet de ce que Romain a promis et bien sûr qu'il est en train de faire, c'est-à-dire que la flèche ne sera pas hégémonique dans la communauté de communes.
alors désormais, j'en reviens à vous, Marie-Caroline Le Pen. La question va paraître un petit peu peut-être excessive, mais quelle sénatrice serez-vous ? C'est-à-dire quelque part, comment vous voyez cette mission ? C'est un mandat qui est quand même particulièrement local, enfin qui est différent de celui de député déjà. C'est un mandat qui est très local. Encore une fois, quel est votre objectif ? En tant que sénatrice, comment vous vous voyez sénatrice
Écoutez, moi, je me vois déjà, je trouve que le pardon, c'est pas méchant, mais le sénat ronronne un peu quand même. Et je pense que même le Sénat peut être un petit peu plus vivant. Et je vous le disais tout à l'heure, bien sûr, il y a un travail d'élu à faire, mais il y a un travail de proximité. Enfin, un sénateur, il va voir les maires, il va sur son territoire. Vous voyez, moi, je proposerais, si je suis sénatrice, eh bien moi, mon assistant, il ne servira pas à écrire mes discours et à s'occuper de... Moi, je le mettrai à disposition des maires. Parce que les maires sont... enfouis sous les normes, victimes du millefeuille territorial, avec toutes les nouvelles normes qui arrivent en permanence, qu'ils ont vraiment besoin d'un soutien. Et moi, je trouve qu'un assistant, il ne doit pas être à la disposition du service du sénateur, plutôt au service du territoire. Moi, je ferais ça, je ferais aussi peut-être une newsletter, par exemple, pour ce que je me suis aperçu que les conciliers municipaux, qui sont vraiment très très investis dans ce qu'ils font, ont besoin parfois de... qu'on leur dise quelles sont les nouveautés juridiques, etc., qu'on leur fasse un petit résumé. Je pense que vraiment, les maires ont besoin d'être soutenus, les communes ont besoin d'être soutenues de diverses manières. Et moi, en tout cas, je serai la voix de la Sarthe. Et si je suis élue, on entendra parler de la Sarthe.
Alors, d'un autre côté, il y a aussi cette mission locale dont vous parlez, qui est pour le coup beaucoup plus propre aux sénateurs qu'aux députés, rappelons-le. D'un autre côté, il y a aussi vos missions de sénatrices au Sénat, au palais du Luxembourg. Votre parti ambitionne pour ce mois de septembre de créer un groupe au Sénat, c'est-à-dire réunir dix sénateurs. Qu'est-ce que ça changerait pour votre parti déjà ? Et est-ce que ça changerait quelque chose pour le pays que le RN passe de 3 à 10 sénateurs
ça changerait beaucoup de choses parce que, si vous voulez, quand on avait trois députés à l'Assemblée nationale, évidemment, on n'avait pas beaucoup de poids. C'est pareil au Sénat. Au Sénat, quand vous avez un groupe, vous pouvez faire des choses que vous ne pouvez pas faire quand vous êtes deux ou trois. Et puis, si vous voulez, il y a deux choses. Il y a d'abord qu'il faudrait que le Sénat soit en relation avec ce qu'on pèse dans le pays, si vous voulez, ce qui n'est pas le cas. Là, on est à 30, 35 %. On a trois sénateurs. Donc, démocratiquement, ce serait quand même plus... bien que ce soit égal. Et puis, il faut donner aussi à Marine, si elle est élue au mois de, et je pense qu'elle sera élue aux prochaines présidentielles, aussi de pouvoir travailler avec, j'espère, une majorité législative et d'avoir au moins un groupe au Sénat. C'est extrêmement important pour pouvoir, lorsqu'on sera au pouvoir, faire avancer nos idées.
Et alors, d'une autre manière, quelque part, quand on est sénateur, on doit proposer des... Enfin, le rôle du sénateur, quelque part, est aussi de proposer des lois plus territoriales qui s'ancrent plus dans les territoires. Est-ce que le Rassemblement National a déjà des idées de propositions de lois qui pourraient passer par le Sénat ?
Il y a plein de PPL à déposer. Les communes, si vous voulez, les communes, et surtout les petites communes, souffrent énormément. Moi, je vois des mères tous les genoux, donc c'est vraiment réel. Les mères souffrent beaucoup, en fait, parce qu'ils n'ont pas... Ils ont beaucoup de responsabilités, y compris pénales. Ils ne sont pas tellement défendus. Il y a le statut de l'élu, par exemple, qui sera un pouvoir. Pardon,
excusez-moi de vous interrompre. Comment est-ce que vous réviseriez le statut de l'élu ? Qu'est-ce qui lui manque aujourd'hui ? C'est vrai qu'on parle de ces maires qui ne se représentent pas, de ces communes qui ont du mal à se retrouver un maire. Comment on incite les gens à se réimplanter dans une politique locale, à devenir maire, à devenir élu municipal ?
Il faut d'abord avoir le sentiment que ça sert à quelque chose. Parce que si vous voulez, les maires ont quand même beaucoup moins de pouvoir que ce qu'ils avaient avant. Quand ils ont des projets, c'est bloqué par tout un tas de normes. Ils sont toujours en train d'attendre l'autorisation. Ils ne peuvent pas sortir d'une ComCom, par exemple, s'ils veulent. Moi, je trouve quand même qu'ils devraient pouvoir le décider. Moi, je pense qu'il faut. garder les petites communes. Quand je parle du statut du maire, le statut de maire, il a une responsabilité pénale, par exemple, mais il n'est pas très protégé. Moi, je vois un maire, je crois que c'est à Beaumont-sur-Sarthe qui a été victime d'une agression assez grave. Bon, ben... Il devrait être super défendu, super protégé, parce qu'en plus, il est élu. Ce n'est pas du tout le cas. Donc, les maires ont le sentiment, si vous voulez, qu'on leur demande. Alors, quand il y a des incendies, quand il y a la canicule, quand il y a les gilets jaunes, on trouve le maire. Mais dans la vie de tous les jours, le maire ne peut pas. Par exemple, vous parlez d'une PPL pour remettre la ZAN en question, par exemple. C'est la zéro... le zéro artificialisation nette, par exemple, qui empêche les maires de construire quoi que ce soit. On ne peut pas nous prendre la démétropolisation, c'est-à-dire arrêter de laisser les villes toutes aspirées et remettre de la vie dans les communes, comme ça a été fait un petit peu en Vendée d'ailleurs. C'est-à-dire que je pense que c'est... 'est peut-être pas facile, mais c'est possible en tout cas, assez facilement, pour finir, c'est une question de volonté politique, de remettre la vie dans les communes. Comment voulez-vous que des gens aient envie d'aller s'installer dans des communes, qu'un maire jeune ait envie de se présenter dans une commune où ils n'ont aucun pouvoir, ils n'ont plus de crédit, il n'y a plus de pharmacie, il n'y a plus de médecins, il n'y a plus de boulangerie, et quand ils envoient leurs enfants à l'école, ça leur coûte... très cher, alors que, par exemple, les étudiants du Mans, ils ont des conditions très intéressantes. Il ne faut pas opposer l'avis de la campagne, mais il faut reconnaître qu'il y a une... Le Mans, par exemple, est extrêmement favorisé et les campagnes se sentent... se sentent abandonnées, oui.
Pour tout dire à nos auditeurs, Madame Le Pen, c'est qu'il y a, je crois, maintenant deux ans, j'étais allé en reportage, vous rencontrez dans la Sarthe, vous étiez en campagne politique législative. Et un des sujets que vous aviez beaucoup abordé, c'est un peu ce dont vous parlez actuellement, c'est la question de la désertification des campagnes. On peut parler de la question des médecins. Comment on fait pour remettre des médecins en campagne, typiquement dans la Sarthe ? Alors, moi, je viens moi-même de Mayenne, où c'est un grand problème le fait qu'en réalité, il y a de moins en moins de médecins dans le département. À côté de ça, il y a six mois, une loi avait été proposée, je crois, par le centre pour essayer de remettre des bistrots dans les campagnes. Quelles initiatives on peut mettre en place, justement, pour remettre de la vie dans... dans ces communes pour réinciter finalement à recréer des emplois, remettre de la jeunesse justement dans ces communes rurales.
mais c'est beaucoup plus large que ça, si vous voulez. Oui, il y a un problème de désertification médicale enceinte qui est catastrophique. Mais est à repenser. La démétropolisation, c'est qu'on inverse les choses, c'est-à-dire qu'on arrête de laisser les villes... Tout aspirer, tout se passe au Mans. On rend peut-être de la mobilité dans la sorte. La mobilité est compliquée. Si vous ratez votre covoiturage, c'est fini, vous n'allez pas au Mans. Les bus qui reviennent, il y a certains tramways qui reviennent, etc. ou des bus, ce ne sont pas des omnibus. Donc on ne peut pas se dire, tiens, je vais passer une soirée au Mans et je vais revenir parce qu'il n'y a pas d'omnibus. habiter à Malicorne, par exemple. Donc, si vous voulez, est lié. Il faut avoir l'autorisation, par exemple, de construire une petite usine. Avec le zéro artificiel net, le ZAN, c'est zéro développement. On ne peut rien faire. En revanche, quand par exemple un conseil municipal et un maire votent contre des éoliennes, par exemple... même si le préfet est contre si, il s'installe. si vous voulez, quel intérêt d'avoir un maire et des conseillers municipaux s'ils ne peuvent ni construire, ni mettre deux médecins dans un local ? Parce que moi, j'ai vu un maire, il y avait un local et deux médecins. Ça a duré deux ans. Et puis, au bout d'un moment, les médecins sont partis parce qu'ils attendaient l'ARS, le tampon, le préfet. Et il y a certaines choses qui sont... très très facile à changer. Par exemple, hier, un maire me disait qu n'a pas le droit de faire de visioconférence du conseil municipal. Pourquoi ? On le faisait pendant le Covid. Pourquoi ? Donc il y a des jeunes, si vous voulez, des jeunes conseillers municipaux qui sont amenés à faire leurs études dans d'autres villes et qui ne peuvent même pas assister au conseil municipal parce qu'on ne peut pas faire de visio. Enfin, si vous voulez, il y a plein de petites choses comme ça qui seraient... Le truc positif, en fait, je vais vous dire, je trouve ça toute la situation un peu catastrophique et les maires sont dans des situations qui sont difficiles à vivre. Ce qui est positif, c'est qu'il y a beaucoup de choses qui pourraient être changées assez rapidement. C'est vraiment de la volonté politique, si vous voulez. C'est un peu comme renvoyer les OQTF sur le plan national. La loi existe et on ne le fait pas. C'est un peu pareil. Il y a pas mal de choses qu'on pourrait changer dans les comcoms, dans les pouvoirs de nos maires, dans leur statut, dans la mobilité. Il suffirait juste de le vouloir. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup de gens qui proposent ce que nous, on propose.
Écoutez, en tout cas, il nous reste encore quatre minutes, Marie-Caroline Le Pen. Mais c'est quand même très intéressant de voir effectivement qu'enfin, un parti politique s'intéresse aussi évidemment à la question de la réorganisation des territoires, bien sûr, et quelque part au côté presque institutionnel de la gestion des territoires. J'aurais une dernière question pour ces trois dernières minutes. Comment est-ce que vous voyez l'action de tous ces nouveaux maires RN en France ? Bien sûr, vous êtes plus proche de Romain Lemoyne qui est dans la SIRT, mais il y en a bien sûr de nombreux autres désormais. Assez régulièrement, l'extrême gauche qui essaye d'installer des polémiques, on pense à cette affaire des cars scolaires à Ayange, celle de la diminution du budget de la culture à Carpentras ou même d'ailleurs à La Flèche. Comment est-ce que vous voyez ces six premiers mois qui sont un véritable test municipal pour le RN ?
Écoutez, déjà, ce qu'il faut dire avant que je réponde, c'est que tous les maires à Rennes sont réélus en général au premier tour. C'est ce que je dis quand on dit non, mais ça, c'est pas possible, ça, c'est pas possible. Je dis, écoutez, nous, nos maires, ce qu'ils ont proposé, ils l'ont fait. La preuve, c'est qu'ils sont réélus. Sibriwa, par exemple, il a baissé, je crois, huit fois les impôts depuis qu'il est élu. Donc, c'est pour ça, lui, c'est pas possible, ça marche pas. Écoutez, les nouveaux maires, j'en souhaite du courage quand même parce que c'est beaucoup de travail. Ils s'en sortent très bien. circulation de l'extrême-gauche sont connues, on connaît ça par cœur, mais je pense qu'ils font comme Romain, c'est-à-dire qu'ils continuent à faire ce qu'ils ont à faire. En général, c'est très juste, ce n'est pas du tout des décisions arbitraires et dictatoriales, c'est mettre un petit peu d'ordre dans les subventions qui sont quand même, on le rappelle, de l'argent public, à tous les échelons. Ils le font tranquillement et gentiment. En tout cas, moi, j'ai l'exemple de La Flèche. Ça se passe bien. Ils font ce qu'ils ont dit. Je pense que globalement, les gens de La Flèche, même qui n'ont pas voté Romain, par exemple, sont assez contents.
Et alors justement, quelles sont en un mot les priorités municipales d'un maire Rennes ? Est-ce que c'est baisser le budget ? Est-ce que c'est d'augmenter la sécurité ? Est-ce qu'il y a des lignes directrices quelque part, des principes sur le local en tout cas ?
certainement. Par exemple, la sécurité. Ça tient à peu de choses, la sécurité. Par exemple, je vous donne l'exemple que je connais de la Flèche. À la Flèche, il n'y avait pas de lumière. C'était fermé à 21h, je crois. Je me souviens avoir été chercher ma voiture avec la lampe torse de mon portable. La première chose que Romain a faite, et je trouve que c'était vraiment bien, il a remis la lumière dans la ville. Parce que quand on rentre d'une soirée, C'était vraiment la nuit noire, par exemple. Bien sûr, la sécurité, je crois qu'il a refait des embauches. Je ne suis pas conseiller municipal à la flèche, mais je pense que les maires mènent tous deux fronts. Et en tout cas, Ils font ce pour quoi ils ont été élus, c'est-à-dire protéger les habitants, s'occuper de leur sécurité, de leur bien-être, mettre un petit peu d'ordre dans les subventions, entre autres, et je crois que c'est beaucoup de travail.
C'est vrai que ça fait déjà de beaux chantiers, mais vous-même, si jamais vous êtes amené à représenter ces maires, vous n'aurez pas moins de travail, ce sera presque même le contraire. Représenter ces élus, ce territoire, ce sera également... beaucoup de travail pour vous. Donc, on vous souhaite en tout cas une bonne continuation dans votre campagne, Marie-Caroline Le Pen. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. Et écoutez, peut-être que la prochaine fois qu'on vous réinvitera à notre antenne, ce sera plus en tant que conseillère régionale d'Ile-de-France, mais en tant que sénatrice de la Sarthe. Merci beaucoup.
Merci d'avoir reçu. Au revoir.