Chargement...
Chargement...
Les affirmations chiffrées ou factuelles des personnalités identifiées sont confrontées aux sources officielles, aux fact-checkeurs et à la presse de référence. Vérification automatique : consultez les sources.
parole est à monsieur Stéphane Travers pour le groupe Renaissance.
Merci madame la présidente. Je voudrais au nom des députés du groupe Renaissance, je veux dire notre émotion devant le drame qui est survenu ce matin en Ariège et nos pensées vont vers la famille et tous les agriculteurs de la Ferme France. Monsieur le ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire. Monsieur le ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, la France est une grande nation agricole. La France est reconnue pour la qualité et la durabilité de son agriculture et de ses systèmes. Les agriculteurs font partie de l'identité de notre pays et détiennent une partie de la solution aux défis qui nous font face. Soyez assurés, monsieur le ministre, que la représentation nationale est fière de ces agriculteurs, de leur engagement et de leur courage. En Europe, l'Allemagne, la Roumanie, les Pays-Bas... connaissent des manifestations d'ampleur sur la taxe sur les carburants, la diminution des cheptels notamment. En France, le mouvement de colère des agriculteurs nous rappelle combien le dialogue et la recherche de solutions pérennes doivent être au cœur de nos priorités. A travers ces mouvements, les producteurs veulent nous partager un sentiment mêlé de désespérance et de déclassement. Celui aussi d'être emprisonné dans un système fait d'injonctions contradictoires, tant en France qu'au niveau européen. Les agriculteurs sont à la fois victimes des changements climatiques, mais ils en sont aussi la solution comme acteurs majeurs de la transition, dont ils sont convaincus et engagés. Aujourd'hui, il nous demande de lever les freins sur la compétitivité, de respecter les accords passés dans la loi EGalim. Ils n'acceptent plus d'être entravés dans leur travail quotidien avec des contraintes franco-françaises qui les mettent dans l'impasse, alors que parfois, leurs voisins européens n'y sont pas soumis. Ces revendications sont légitimes. C'est le sens du vote de la résolution pour lutter contre les surtranspositions que j'avais déposées et que nous avons adoptées à une très large majorité en mai dernier. C'est un message de confiance que nous devons envoyer à l'agriculture française car les agriculteurs ne réclament pas plus d'interdictions mais plus de solutions et plus de liberté et moins de...
Merci. La parole est à monsieur le Premier ministre. Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le ministre Stéphane Travers. à l'heure, à Pamier dans l'Ariège, Une femme, une mère de famille, une agricultrice a perdu la vie. Son mari et sa fille sont gravement blessés à l'heure où nous nous parlons. C'est une profession qui est en deuil. C'est toute notre ruralité qui pleure une famille. Mais ce drame résonne en chacune et en chacun d'entre nous. Et c'est tout un pays qui est touché. Je veux à nouveau, au nom du gouvernement et en votre nom à tous, rendre hommage à cette famille, leur dire notre solidarité et notre soutien. Encore ce week-end, je rencontrais des agriculteurs dans le Rhône. J'étais hier avec le ministre de l'Agriculture, avec la FNSEA, les jeunes agriculteurs, et je rencontrerai l'ensemble des organisations représentatives de nos agriculteurs aujourd'hui et dans les jours à venir. Parler avec les agriculteurs, c'est d'abord parler de passion, celle de leur métier, celle de notre terre, celle de leur bête. C'est parler de transmission. de leur volonté de faire connaître et de partager leur vocation. C'est parler d'engagement d'une France qui se lève aux aurores chaque jour, qui travaille, qui ne demande que les moyens de pouvoir bien faire son métier et de la reconnaissance. C'est aussi parler d'une crainte, celle de la disparition de notre modèle, de la perte de la qualité, de l'absence de relève. C'est enfin comprendre une blessure. celle de femmes et d'hommes qui donnent tout pour notre terre, tout pour nos bêtes, et qui se trouvent sans cesse dénigrées, caricaturées, acculées. Et je le dis avec le plus grand calme, mais aussi avec la plus grande détermination, parfois vos larmes pour nos agriculteurs ressemblent à des larmes de crocodile, vraiment. Parce que la réalité, c'est qu'à chaque fois que nos agriculteurs, que nos éleveurs familiaux ont un projet d'extension de leur élevage, qui s'y oppose ? Vos amis, avec votre soutien. À chaque fois qu'un projet... Et lancé dans notre pays, sur une retenue d'eau pour lutter contre la sécheresse, sur des investissements pour nos exploitations, ce sont vos amis qui s'y opposent. A chaque problème, vous répondez par une norme. A chaque difficulté, vous répondez plutôt en général en pointant du doigt nos agriculteurs. Je le dis avec le plus grand calme. Quand certains discours portés sur nos agriculteurs les présentent comme des bandits, comme des pollueurs de nos terres, comme des tortionnaires de leurs animaux, on aimerait aussi entendre vos indignations et votre défense du modèle agricole. Parler avec nos agriculteurs, c'est évidemment parler avec des femmes, des hommes qui sont évidemment dans l'angoisse, et je vais y revenir. Mais c'est aussi parler avec des femmes et des hommes lucides. Lucides sur l'importance de l'Union Européenne, et ça a été redit par le ministre Marc Fénault, pour les aides de la PAC, pour nos capacités d'export. Et donc je le dis, il y a aussi une lucidité face à ceux qui butinent de colère en colère, en donnant le sentiment qu'on pourrait sortir de l'Union Européenne. Votre président est aujourd'hui avec les pêcheurs. On y reviendra tout à l'heure dans des questions. Aujourd'hui, on en parle beaucoup, il y a des caméras. Le 26 décembre, quand les pêcheurs en colère, angoissés, étaient en train de crier leurs revendications, on n'a pas vu M. Bardella, on a vu Mme Lisiane Métayer, députée de cette majorité, qui, elle, n'était pas en vacances, qui était sur le terrain avec eux. En échangeant avec les représentants de nos agriculteurs, nous avons eu l'occasion de revenir sur les grands sujets et vous l'avez fait monsieur Stéphane Travers. Il y a des enjeux de très court terme sur le versement des aides qui sont dues à nos agriculteurs face aux catastrophes qui sont survenues face aux maladies et nous y sommes mobilisés avec le ministre Marc Fénaud. Il y a l'enjeu des négociations commerciales et nous aurons l'occasion d'ici la fin de semaine, Bruno Le Maire a d'ores et déjà fait des annonces sur les contrôles, d'annoncer des initiatives en la matière. La loi EGalim doit être respectée, on ne renégocie pas les matières premières agricoles. Nous avancerons également sur la question des normes et de la simplification. Nous avons engagé un travail avec les représentants des agriculteurs qui nous feront remonter toutes les propositions. Nous regarderons toutes les propositions et nous prendrons toutes les mesures utiles et nécessaires dans le cadre du projet de loi porté par le ministre de l'Agriculture. Oui, nous allons avancer sans tabou, sans faux-semblants, avec une détermination et avec la mobilisation de cette majorité qui, elle, n'a jamais fait défaut à nos agriculteurs. Je vous remercie. La parole est à monsieur Grégoire de Fournasse.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.