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Il y a forcément des points sur lesquels on ne sera pas d'accord, mais il faut savoir en parler d'abord respectueusement. J'insiste beaucoup sur ce terme parce que je suis très inquiet d'une forme de dérive du débat public français, qui est savamment entretenu par certains, on voit à peu près lesquels. Donc le respect c'est très important. Et puis à un moment donné, c'est vrai dans les discussions que je peux avoir avec les organisations syndicales. Pas de raison que ce ne soit pas le cas sur un champ politique. On peut avoir des désaccords objectifs. On dit ça comme ça.
Après votre débat d'hier, vous avez trouvé votre favori ou pas
Ce n'était pas du tout l'idée. Non, nous, l'idée, on l'assume, on la revendique. C'est de faire progresser nos convictions. d'apporter, je ne veux pas dire qu'on détient la science infuse, mais d'apporter un éclairage plus économique, plus entrepreneurial, à un débat qu'on trouve d'abord trop franco-français. Pour le coup, ça fait l'objet quand même d'échanges ce matin même. Donc, méconnaissant une réalité du monde qui est quand même assez brutale, hyper technologique, hyper concurrentielle. Et puis, de notre point de vue, en tout cas, ne prenons pas assez en compte ce qu'est la contribution essentielle de l'entreprise au bon fonctionnement du pays. Et moi, je ne perds jamais de vue, je l'ai dit, je le fais avec beaucoup de prunence, je ne perds jamais de vue, toutes les enquêtes en témoignent, que l'entreprise... et très massivement perçus par vos concitoyens comme contributrices aux biens publics et responsables.
!
'est qui votre candidat alors ? Moi je suis écologiste. Vous étiez la semaine dernière aux Amphi à la rentrée de LFI. Aujourd'hui vous êtes avec Olivier Faure à la rentrée du Parti Socialiste. Vous vous sentez mieux où ? Chez LFI ou au PS ? Vous avez
quand même oublié un point important, c'est que j'étais aux journées d'été à Grenoble chez moi, chez les écologistes.
Aussi. Et là
où je me sens mieux, c'est chez moi, à Grenoble, chez les écologistes. Est-ce que c'est une erreur des socialistes de ne pas avoir inclus le
Parti écologiste
au périmètre de cette primaire ? Alors nous on n'a jamais voulu concourir à la primaire des écologistes, on n'a jamais voulu concourir à la primaire des socialistes, on voulait faire ensemble la primaire de Bagneux, ce qu'on a travaillé pendant plus d'un an sur le fond et voilà et finalement ça ne s'est pas fait, c'est ainsi, c'est le choix militant, c'est les militants qui le signent.
Vous avez l'impression de ne pas avoir été invité à la fête un peu ?
Non. Non, non, écoutez, nous on a notre processus, on a du contenu, on a Marine Condelier qui fait le Tour de France, tout va très bien. Est-ce
que les écologistes vont soutenir un candidat à la primaire socialiste ?
Non, parce que
par définition, c'est une primaire socialiste. Mais vous pouvez apporter un soutien indirect à l'un des candidats.
Non, mais attendez, moi je le dis, je pense que c'est aux militants, les militants socialistes ont fait un choix. Ce choix, ça a été de ne pas faire la primaire de Malieu. Après, les militants socialistes, et plus largement, j'ai vu que c'était une primaire ouverte, désigneront le candidat qu'ils souhaitent au sein de cette primaire.
regard vous portez sur cette primaire du Parti Socialiste, sur ces candidats
? Je trouve que tout débat démocratique est positif. Après, je pense que c'est pas à moi d'avoir un avis sur la primaire des socialistes. Pourquoi aujourd'hui ? Parce qu'on travaille bien ensemble. On travaille à l'Assemblée nationale, on a fait des campagnes ensemble. Je fais un débat avec le président de groupe. On devinerait qu'on n'a pas les mêmes sensibilités pour cette présidentielle. Je pense que c'est important qu'on ait un travail qui est fructueux, de pouvoir aussi continuer à dialoguer ensemble lors de ces rentrées politiques. Si
je peux juste dire un mot. Arrêtez avec les questions trop politiciennes. On est dans un moment qui est quand même très sérieux, une présidentielle qui s'annonce, où l'extrême droite peut l'emporter, et la gauche peut l'emporter à une condition, c'est ce que répètent à la fois Cyrielle, Marine, Léa, et toutes celles et ceux qui sont dans cette histoire, c'est qu'il faut trouver une solution qui permette de gagner. Et quand je regarde, y compris, peut-être qu'il y aura une concurrence du premier tour, mais il faudra de toute façon au plus tard se retrouver au second tour. Et si demain il y avait un président ou une présidente de gauche avec qui il veut gouverner, moi je n'imagine pas un seul instant que nous puissions gouverner les uns sans les autres. Pourquoi ? Parce que quand je regarde les statistiques à l'Assemblée, nous votons à 84% ensemble. Ça n'est vrai avec aucune autre formation politique. Si demain, nous voulons installer la transformation écologique, si nous voulons une meilleure répartition des richesses, si nous voulons faire en sorte que les grands sujets de société soient en tête traités, comment pouvons-nous l'imaginer les uns sur les autres ? Et donc, il est absolument impératif que nous continuions à travailler ensemble. Et moi, je salue la présence des écologistes, même si je sais qu'ils sont évidemment, et c'est légitime, un peu agacé, c'est un euphémisme, par le fait que nous n'ayons pas finalement accédé à la demande d'une primaire qui rassemble l'ensemble de la gauche sociale et écologique. Depuis 8 ans que je suis premier secrétaire, j'ai toujours essayé de rassembler ce bloc. Mais pour rassembler les gens, encore faut-il comprendre ce que peuvent penser les uns et les autres. On ne peut pas être en permanence à se considérer les uns ou les autres comme hégémonique en pensant qu'à soi seul, on a la solution. La vérité, c'est que tout ce que nous avons entrepris et qui a permis parfois... d'être au bord du pouvoir. Avec le NFP, quand nous avons été en tête de l'élection initiative, même si nous n'avons pas obtenu une majorité absolue, ça l'a été parce que nous avons été capables de travailler ensemble. Donc voilà ce que porte Cyrielle, ce que porte Léa, ce que porte Marine. Et franchement, ça crée des convergences que nous devons entretenir et avec lesquelles nous devons essayer de trouver une solution au final pour que nous puissions gagner cette présidentielle. Est
-ce que vous pourriez travailler avec les écologistes ? Vous pourriez gouverner avec eux ? Est-ce que vous pourriez dire de même concernant la France insoumise
moi, je ne suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points. Ce que je dis simplement, c'est que même avec les insoumis, vous avez des gens en partie socialiste qui disent « Ah, les insoumis, c'est insupportable ! » Mais à 80% on vote avec eux. Tous les jours, toutes les semaines. Et donc, si demain, vous avez un président de la République de gauche... et qui nous fera passer, je ne sais pas, la taxe Zuckman. Vous pensez que c'est Edouard Philippe qui va nous donner son onction ? C'est Gabriel Attal qui va la porter avec nous ? Que c'est Marine Le Pen qui sera là pour nous supporter ? Donc forcément qu'on ne peut pas rejouer en permanence les gauches irréconciliables. Ça ne marche pas. Ou alors c'est qu'on a déjà un autre objectif, qui n'est pas celui de gouverner à gauche, mais de faire autrement. Et donc ce que nous nous portons, ce que nous voulons installer, y compris... Je ne sais pas ce qui se passera dans la présidentielle, je ne sais pas ce qui se passera aux législatives, mais notre devoir à nous, hommes et femmes de gauche et de l'écologie, c'est d'installer un rapport de force. Nous venons de vivre un été qui a été un été plus qu'une alerte. Nous avons peut-être enfin compris que ce que nous vivons là n'est plus une exception, mais devient la règle. Eh bien, est-ce qu'on pense sérieusement que c'est avec des gens qui ont diminué par trois ou par quatre le fonds vert, qui ont reporté l'achat de Canadair, qui ont méprisé les militants écologistes, les traitants d'éco-terroristes ? Vous pensez que c'est avec ces gens-là qu'on va transformer de manière écologique le pays ? Non. Donc, moi, je crois qu'effectivement, nous avons besoin des écologistes. Voilà, c'est simple, c'est clair. Et chacun avec sa propre autonomie. Moi, je ne cherche pas à caporaliser qui que ce soit. Ils ont leur façon de penser, nous sommes parfois en désaccord, ça peut arriver, pas toujours, heureusement, plus souvent on est en accord, mais moi je loue le fait qu'ils ont eu le courage avant d'autres, et parfois même le courage physique, je pense à Sainte-Soline, où il fallait alerter l'opinion publique sur ce qui se passe, de la captation de l'eau. que le fait de déranger le cycle de l'eau, c'est un sujet, et qu'on ne peut pas accepter que quelques-uns privatisent un bien qui est un bien commun, et sont venus le dire, et ils ont eu raison de le dire. Donc voilà, il faut que maintenant, on soit capable de se retrouver, et j'espère qu'on se retrouvera. Je ne sais pas, on va parler. Moi, je crois... Enfin, après, je vais laisser parler parce que même, c'était les seriales qui parlaient et je viens de faire du Man... C
'est
quand même... Oui,
mais enfin,
bon, je me sens un peu... Bon, je réponds quand même à la question. Et après, je me tais. Moi, mon option... d'entrée, c'est plutôt de dire que le débat parlementaire cette année va avoir une importance particulière. Non pas pour aller approuver ce que le gouvernement nous propose, mais pour que le débat ait eu dans l'hémicycle. Donc je suis plutôt pour qu'on laisse le débat se lancer. que l'on puisse démasquer les positions des uns et des autres. Je prends deux exemples. Edouard Philippe nous dit « Ah, mais moi, quand je serai président, je suis pour qu'il y ait 20% de plus pour les enseignants. » Chiche, on le fait tout de suite. On va voir s'il le vote, on va voir s'il y a même une majorité pour le voter avec lui. C'est facile de dire « Demain, il fera beau », mais pour qu'il fasse beau, il vaut mieux qu'on vote tout de suite. Marine Le Pen, vous savez ce qu'elle propose, Marine Le Pen ? Moi, je n'ai rien compris. Ça change tous les jours, toutes les heures, au moins, dans un débat parlementaire. Vous avez là une trace. des votes, des gens qui s'impliquent. Et on verra à ce moment-là aussi, pour ceux qui nous concernent, avec qui nous trouvons des alliances objectives, avec qui nous sommes capables de fonder un... un projet même si nous n'avons pas tout en commun. Donc je suis pour que le débat ait lieu. Et puis à la fin, à l'issue, comme je ne vois pas très bien comment en fait Gabriel Attal et Edouard Philippe se mettraient cette année à chercher même le moindre compromis avec la gauche, je pense que l'histoire, vous connaissez la fin. Le suspense, il est faible, même pour ne pas dire inexistant, il y aura une censure.
Madame Chatelain, on a compris la semaine dernière, vous envisagez que c'était possible pour vous de travailler avec la France Insoumise. Est-ce que vous diriez pareil de tous les socialistes, de tout le pôle socialiste ? Je pense à Raphaël Glucksmann, à François Hollande. Est-ce que vous imaginez gouverner avec Raphaël Glucksmann et François Hollande demain ?
ne suis pas là pour aller distribuer des bons points et décider avec qui on travaille et qu'on ne travaille pas, notamment à la veille d'une élection présidentielle qui va être singulière, où l'extrême droite est en tête dans les sondages, où l'extrême droite pourrait accéder au pouvoir. Je ne vais pas aller m'amuser à planter des gens de bois. Il y a un débat interne chez les écologistes. Vous connaissez, il est normal, il est légitime, il ne porte même pas sur avec qui on peut travailler. Mais qu'est-ce que veulent faire les écologistes dans cette présidentielle particulière pour faire valoir leurs idées et leurs projets ? C'est le débat qui devra également, là, comme c'est... tranchée par les militants et c'est sans doute ce qui va mourir les semaines qui viennent. Mais ce que je peux vous assurer, c'est que ça ne sera jamais une question de personne et toujours une question de... Nous avons aujourd'hui toujours censuré les budgets des macronistes. Il me semble que s'ils ne changent pas et qu'ils continuent à vouloir imposer un budget qui est leur budget, alors qu'ils sont minoritaires, alors qu'ils ont été défaits par les urnes, oui, il n'y aura probablement effectivement pas de su semaine et une censure.
Merci.
Merci.
C'est ça
? Mais très intelligente ! Il a acheté un yacht et il a fait un budget dessus. Et donc, il a mené son yacht dans toutes les villes américaines. Et vous pouviez visiter le yacht, vous pouviez visiter le musée, vous rentriez, il y avait des tableaux magnifiques, mais vous ne payez pas. Enfin, lui ne payait pas d'impôt parce qu'il allait trouver sa vie fiscale. Donc moi, en tant que militant politique, ce que je veux vous dire, c'est, et je vais parler sur la dotation universelle, je vais donner ma petite idée, c'est que jamais, jamais, jamais, ne vous laissez embobiner par l'idée de dire que dans notre pays, eh bien, l'héritage est déjà venu taxé. Il faut faire vivre l'idée de la méritocratie, si elle existe encore. Il faut faire vivre cette idée, parce qu'on ne peut pas tous les jours expliquer que le travail doit payer, et en même temps permettre à ceux qui n'ont souvent jamais travaillé de leur vie de bénéficier d'une difficulté qui est très arrangeante. Et c'est le combat que nous a donné la gauche. Et c'est un combat difficile. C'est un combat difficile parce que la banane culturelle nous l'a perdu. Parce que le petit paysan du coin d'Orkantale, le petit salarié, ou mon ancien collègue, lorsque j'ai été investi en déchetterie, dit qu'il y a 10 600 euros par mois. Eh bien, ils passaient plus de temps à taper sur celui qui avait le RSA, sur celui qui avait les adversaires, et ils ne s'occupaient pas de celui qui avait des milliards et des milliards dans cette idée de se dire que l'héritage, c'est quelque chose de naturel. Ça n'est pas naturel. Nous pouvons le combattre. Nous pouvons faire en sorte en finançant une dotation universelle de 50 000 euros. C'est la proposition que je fais. Je ne suis pas le premier. Le premier qui a fait cette proposition, c'est Thomas Payne, le grand révolutionnaire qui a fait la révolution et en France et aux États-Unis. Il avait proposé l'idée du capital de départ.
L'éventuelle candidature de François Hollande, ça vous inspire quoi
Je pense que c'est dur à dire, parce que ça va être une candidature qui sera en dehors de nos instances, en dehors de la primaire. Donc pour l'instant, ça reste assez flou. Il veut se présenter en sécurité. Si notre candidat désigné par la primaire n'est pas si bon, ça semble être quand même une stratégie qui est complexe, qui n'a jamais été vue dans la Ve République. Après, si c'est lui qui peut avoir les gemons et finalement nous porter au second tour, pourquoi pas ?
L'hypothèse Raphaël Glucksmann comme candidat, ça vous plairait
Moi, je privilégierais, je suis militant socialiste depuis que j'ai 17 ans, donc je privilégierais un candidat issu du Parti Socialiste, mais aussi de l'idéologie socialiste, ce que n'est pas Raphaël Glucksmann. Donc je pense que sans être un adversaire, pour l'instant, ce n'est clairement pas ce que, en tant que militant socialiste, je voudrais. Mais si c'est lui qui gagne la désignation au sein de cet espace du Parti Socialiste européen en France, ça sera la voie des urnes.
Votre choix, ce serait pour qui du coup
Moi, je vois encore parce que je soutenais Boris Vallaud, mais qui a annoncé hier qu'il soutiendrait justement Raphaël Glucksmann. Donc je papillonne, plutôt vers Jérôme Gage ou peut-être Ségolène Royal.
Est-ce que vous êtes favorable à une alliance avec les écologistes ? Il y a Cyril Châtelain tout à l'heure qui est venu rencontrer Olivier Faure.
pense que les écologistes, depuis 40 ans, ça a toujours été nos alliés naturels. Donc oui, je suis totalement favorable à une alliance avec le parti des écologistes.
Votre position vis-à-vis de LFI en vue de la présidentielle, ils sont en tête de tous les sondages du côté du bloc de gauche ?
en tête des sondages du premier tour, alors qu'il n'y a aucun autre candidat qu'eux, finalement, que ce soit les écologistes, nous, les autres gauches, personne n'est de candidat sauf eux, donc ce n'est pas étonnant qu'ils soient en tête, vu l'ancienneté aussi de Jean-Luc Mélenchon dans les élections présidentielles. Donc ce sera à voir, mais je pense que leur score pour l'instant, il ne veut rien dire. Et puis quand on voit le score du second tour, évidemment, comme tout le monde le dit, ça fait plus peur qu'autre chose en fait qui soit en tête au premier tour.
La stratégie de la primaire est assez souvent remise en question dans pas mal de partis. Certains disent que ça met en avant surtout les dissensions et que ça affaiblit en vue d'une présidentielle. Votre avis là-dessus ? Moi, je trouve que ce
qu'on appelle dissension, finalement, c'est l'idéologie. Ça montre les blocs idéologiques qu'il peut y avoir au sein de la gauche ou au sein du parti. Donc moi, je trouve ça plutôt sain. On peut voir que la dernière primaire, par exemple, qui a fait naître Benoît Hamon, ça a quand même apporté des choses idéologiques qui étaient assez fortes. Le programme de Benoît Hamon, c'était celui dont on parlait le plus pendant l'élection présidentielle de 2017. Quand on voit aussi dans les autres pays, par exemple le Parti démocrate, le Parti républicain aux États-Unis, leur primaire, c'est vraiment ça qui ancre les blocs idéologiques du pays. Et je pense que c'est ce que ça va permettre de faire au sein du Parti Socialiste. Donc pour moi, je suis très favorable. Oui, on s'engueule pendant une primaire, mais après, on se rabiboche autour de la candidature qui a eu l'hégémonie au niveau des voix. Et je pense que c'est... Moi, je trouve que c'est vertueux.
L'idée d'une candidature hors primaire, on a dit François Hollande, il y a également Karim Ouamaran qui évoque cette idée-là.
Ça me semble être... Nous avons une méthode de désignation. Après, nous sommes dans une démocratie. Bouhamran et Hollande peuvent se présenter, mais pas en tant que socialistes, pas en tant que membre du Parti socialiste. Sauf s'il y a une discussion avec le candidat issu de la primaire. On ne sait jamais. Il y a encore six mois devant nous, mais pour l'instant, ça semble folklorique. Baptiste ? Baptiste.
Merci. L'idée d'une candidature de François
Hollande ? Alors, j'attends de voir dans quel périmètre ça peut se faire. Une candidature de François Hollande sans la primaire, hors primaire, je trouve que ce n'est pas forcément une bonne idée. Étant donné qu'il a quand même été premier secrétaire pendant des années, que c'est quelqu'un qui est ancré dans le parti, je pense qu'il devrait jouer le jeu du parti et se soumettre à la primaire, même si potentiellement il risque de ne pas gagner cette primaire.
S'il se présente dans le cadre de la primaire, vous voteriez pour lui
Pas forcément, je reconnais tout le travail qu'il a effectué, notamment au président de la République, mais moi je sais qu'en tout cas je voterais plus potentiellement pour Olivier Faure, qui potentiellement sera sur cette primaire, on ne sait pas encore, mais parce que je pense qu'il incarne quelque chose d'un peu plus nouveau, innovateur, et une ligne qui je trouve en tout cas ancrée vraiment plus à gauche par rapport à l'aile qui défend François Hollande.
On a parlé de François Hollande, il y a également Karim Bouhamran qui veut se présenter hors primaire. Vous en pensez quoi de cette initiative, de ces initiatives ?
peux les comprendre. Après, clairement, je pense que c'est des initiatives qui n'aboutiront pas forcément. Je ne pense pas que Karim Bouhamran... François Hollande a peut-être plus d'un socle lié par sa stature qui pourrait fédérer autour de lui, mais je pense que Karim Bouhamran ne pourra pas du tout être soutenu par le Parti Socialiste, surtout s'il ne se soumet pas à la primaire.
Si ce n'est pas Olivier Faure, vous votez quand même pour le candidat issu du PS ou vous iriez vers un autre candidat
pense que je pourrais, enfin je soutiendrais potentiellement le candidat issu du PS. Après, il faut voir quel candidat ça sera. Moi, je ne suis pas forcément proche de Glucksmann. Je ne sais pas s'il peut gagner cette primaire. C'est possible. Il y a encore beaucoup de choses qui peuvent se passer. Et après, il faut voir aussi ce qui se passera à gauche. Et le rassemblement, est-ce qu'il y aura une unité avec les écologistes, avec les membres de l'après ? Vous y seriez favorable ? Moi, je serais plutôt favorable, oui. Je défends du coup là-dessus la ligne plutôt de fort sur l'idée qu'il y a un chemin possible à trouver avec l'après, avec Génération, avec les écolos et peut-être aussi avec le PCF. Pas avec LFI. Pas forcément. Dans l'idée, je pense que l'union à gauche, la plus large possible, elle est bénéfique. Après, clairement, aujourd'hui, il n'y a plus trop de contacts avec la gauche réformiste et la gauche plutôt révolutionnaire, issue des LFI. Mais dans l'absolu, je pense que ça aurait pu être une bonne idée. Après, je pense que Jean-Luc Mélenchon a eu tendance un peu à polariser, en tout cas, à vraiment concentrer tout autour de sa personne et ne veut pas s'allier vraiment avec les autres partenaires de gauche, même s'il le dit. Votre âge ? 22 ans.
Merci.
Bonjour. C'est le grand rendez-vous des candidats à la présidentielle ?
On est heureux de vous confirmer aujourd'hui que je serai candidat à cette primaire. Nous l'avons déclaré au 30 juin dernier. Nous déposerons dès la semaine prochaine nos parrainages, puisque l'ouverture a lieu le 1er septembre des candidatures. Je serai l'un des candidats à cette primaire interne du Parti Socialiste et de Place Publique, entouré, vous le voyez, d'une nouvelle génération d'élus et de militants. qui veulent porter une autre voie dans cette primaire interne du Parti Socialiste. Cette primaire, elle ne peut pas être une primaire des éléphants et des revenants. Ce que nous voulons, c'est incarner de nouvelles voies, de nouvelles idées, celles d'un nouveau socialiste qui retrouve les classes populaires et les classes moyennes qui parlent à nouveau aux ouvriers et aux employés. Ce que nous souhaitons, c'est que le débat soit ouvert et qu'il n'y ait pas une égalité entre les candidats. Je propose aujourd'hui l'organisation de trois débats. au cours du mois de septembre afin que les Français qui peuvent participer en payant 10 et 15 euros et afin aussi que les militants puissent se faire une idée entre les différentes options qui leur sont présentées. Donc derrière moi, un collectif, des parlementaires, des élus locaux de beaucoup de départements dans toute la France et beaucoup d'autres qui continuent à nous rejoindre dans cette nouvelle dynamique que nous voulons insuffler. pour rénover le socialisme français, pour redonner de l'espoir à tous les gens qui l'ont perdu depuis 10 ans et qui demain veulent vivre dans une France conforme à leurs aspirations. On sort de 10 ans de Macronis. Ce que nous souhaitons, c'est que d'abord, résoudre la question du pouvoir d'achat avec le salaire brun. Nous proposons une augmentation importante du salaire net grâce à la baisse de la CSG, compensée par l'élargissement du financement de la protection sociale au revenu du capital. Nous proposons un nouveau système de retraite, en partie par capitalisation, afin de réussir la transition démographique et d'éviter une nouvelle réforme qui amènerait les gens à partir à la retraite à 70 ans. Nous sommes les seuls également à proposer un vrai programme économique, Produire, qui doit permettre demain d'augmenter de 5 points la part de l'industrie dans le PIB national. Nous allons proposer un nouveau livret pour une écologie populaire, des propositions pour le handicap et tous les sujets orphelins de la vie politique française qui ne sont aujourd'hui pas traités par les partis politiques. des familles monoparentales aux pannes d'ascenseurs en passant par les déserts médicaux. Voilà donc le sens de la candidature qui est la mienne et nous espérons aller jusqu'au bout de cette aventure les 10 et 18 octobre prochains. Je vous remercie. Vous parlez des éléphants
et des revenants à l'instant. Est-ce que ce n'est pas des mots un peu durs pour des gens que vous pourrez peut-être amener à devoir soutenir si vous perdez cette primaire ? Je ne parlais pas des concurrents de cette primaire. Vous parliez de qui alors ?
Le profil de vos parrainages, c'est quoi le profil ? Vous les découvrirez
la semaine prochaine.
est votre concours le plus redoutable au sein de la primaire ?
Je pense que le concurrent le plus redoutable, ce serait l'abstention. Le pire, c'est ce qu'il y ait d'une primaire avec seulement 20 000 ou 25 000 votants, comme le dernier congrès du PS. Ce qu'il faut, c'est qu'il y ait des centaines de milliers de personnes qui se mobilisent. Nous avons l'ancien site internet caissepopulaire.fr pour aider les personnes qui n'ont pas les moyens de payer ces fameux 15 euros qui ont été imposés. Et donc, ils pourront faire une demande en ligne et ils auront une aide financière. pour participer. Ils pourront voter pour qui ils veulent d'ailleurs. Nous, ce que nous souhaitons, c'est que cette primaire soit le plus large possible. C'est de l'achat de voix ? Non, parce qu'ils peuvent voter pour Raphaël Glucksmann s'ils le veulent ou pour Olivier Faure. Simplement, nous ne résolvons pas à l'idée qu'on demande aujourd'hui plus cher pour participer à des gens qui ont très peu de moyens. Et on ne peut pas à la fois défendre la cantine à un euro d'un côté. et 15 euros pour participer à un vote. Combien de donateurs
pour le moment ?
On a sur la canotte, je crois, à peu près 25 000 euros. Un peu plus. Ça représente déjà beaucoup. Et puis, on va ouvrir évidemment aux personnes qui veulent recevoir un don pour pouvoir participer. Vous parliez du salaire brun. Qu'est-ce que c'est que le salaire brun et comment vous le financez ? Le salaire brun, c'est une baisse de la CSG entre 0 et 4 000 euros de revenus par mois qui vous rapporte en moyenne entre 150... et 200 euros de plus par mois. L'objectif, c'est de redonner du pouvoir d'achat immédiatement aux salariés qui sont aujourd'hui les vaches à lait du système. Les salariés assurent à eux seuls l'entièreté du financement de la protection sociale en France. Et dans le même temps, le capital, qui est de mieux en mieux doté dans notre pays, lui, est exonéré d'efforts. On a une flat taxe de 30% sur les revenus du capital et les salariés sont taxés à 66%. On nous propose de redonner du pouvoir d'achat aux salariés en mettant davantage la contribution et les revenus du capital. c'est une nouvelle taxe sur le capital ? Non, on retaxe le capital autant que le travail et surtout on redonne du pouvoir d'achat aux gens. On ne peut pas le contient dans ce système où les gens sont écrasés par à la fois l'explosion des prix de l'énergie, plus 40%, explosion des prix alimentaires, plus 27%, explosion des prix du logement, notamment dans les grandes villes. Il faut qu'aujourd'hui on redonne du pouvoir d'achat aux gens et la présidentielle de 2027 se jouera sur la question du pouvoir d'achat de cette France des gens qui doivent remplir leur carburant. enfin leur réservoir de carburant, qui doivent faire face à l'explosion des charges. Et donc c'est ça aussi qui va se jouer dans cette campagne.
A quelle mesure vos propositions et les propositions de votre programme se retrouveront dans le budget qui sera présenté par les socialistes et les négociations ?
Écoutez, nous verrons bien. Aujourd'hui, ils se disent qu'on discute. Nous avons à 16h une réunion de groupe et j'espère que certaines des propositions seront reprises. Le programme que nous présentons avec mon équipe, c'est un programme pour les dix prochaines années. Le contre-budget qu'on présentera, ce sera seulement pour les quelques... Moi, qui vont nous séparer de l'élection présidentielle, il ne finira forcément pas à l'entièreté de ce que nous proposons pour les dix prochaines années. Qu'est-ce qui vous fait dire que vous seriez un meilleur candidat à la présidentielle que vos autres adversaires ? Je ne suis pas là pour défendre ma personnalité ou ma candidature. Ce que je pense en tout cas, c'est que nous sommes un vent de fraîcheur, un vent de nouveauté. C'est là pour défendre votre candidature quand même ? On est un vent de fraîcheur, un vent de nouveauté avec des idées neuves. Et aujourd'hui, on ne pourra pas nous reprocher d'être candidat sans idées. On a déjà mis beaucoup d'idées dans le débat durant l'été et on va continuer à le faire parce que la France a changé, le monde a changé. Il faut aujourd'hui que le socialisme change et j'en suis aujourd'hui le candidat. C'est bon ? Merci.
carrément.
Pour toutes celles et ceux qui ont regardé la série Parlement, on a tous une question qui nous pend à la langue.
A votre
avis
? Peut-être à l'Elysée ? Monsieur le Président, qu'est-ce que vous venez faire aujourd'hui à Blois ? Quelle idée vous avez derrière la tête
? Je viens à Blois assez régulièrement, pas forcément toujours. Pour les universités d'été, mais j'y suis venu encore les dernières pour les élus. Je reviens cette fois-ci en marge peut-être de l'université d'été, mais je suis là parce que je suis socialiste et qu'il y a des rendez-vous.
Olivier Faure souhaite que vous soyez candidat à la primaire. Il estime que la thèse du recours n'est pas une bonne thèse. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Pourquoi ne pas être candidat à cette primaire, M. le Président
? D'abord je remercie tous ceux qui sincèrement veulent m'inviter à venir à la primaire. Mais je n'ai jamais été favorable à cette procédure. Même quand j'y ai participé en 2011 et que j'en ai été victorieux. Pourquoi ? Parce que cette procédure par elle-même suscite plus de division que propose le rassemblement. Mais c'est vrai que quand il y a 3 millions de lecteurs qui viennent, c'était le cas en 2011, ça crée forcément une dynamique. Quoi qu'on en pense, il y aura peut-être dix fois moins de participants. Donc la primaire, non seulement risque de diviser, je comprends ceux qui ne pensent pas comme moi, mais n'aura pas forcément la dynamique que nous avons connue à d'autres époques. Enfin, je trouve que le calendrier est trop précoce et la procédure trop rapide. Et puis, il se trouve que je suis un ancien président, je m'adresse peut-être plus largement à ce que je considère pour cette élection. Il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l'union, et une union avec les électrices et les électeurs, presque une union sacrée des démocrates. C'est la démarche que j'ai engagée. Je respecte donc tous ceux et celles qui vont participer à cette primaire. Le vainqueur aura nécessairement à rassembler lui-même. Et puis ensuite, le dernier mois de décembre, il y aura pour la droite comme pour la gauche un mouvement de vérité en décembre. C'est là que la clarification va avoir lieu. Raphaël Glucksmann
va y participer à cette primaire. Il l'a dit le week-end dernier. Est-ce que vous estimez que c'est une erreur de sa part
C'est son choix. J'imagine que cette procédure peut lui permettre d'être victorien et ensuite de pouvoir faire le rassemblement qui s'impose. Donc, moi aussi, je respecte cette position. Elle correspond peut-être à sa situation, mais pas forcément à la mienne. Vous souhaitez du
succès à cette primaire et à celui qui en sort sera victorien
? Ce serait mieux. Je rappelais qu'en 2011, il y avait eu 3 millions de participants et même en 2017, je n'étais pas candidat. Justement parce qu'il y avait une primaire, il y avait eu 2 millions de participants. Donc le nombre de participants va donner une indication de ce que peut être la vie d'avenir. Et au-delà de ce résultat, il y en aura forcément un, il y aura toujours un victorieux, quel que soit le danger de l'électricité des électeurs, il faudra qu'il y ait un rassemblement qui s'opère à la fin de l'année. Est-ce que vous espérez le crash de celui
qui gagnera, comme certains le disent, qui disent que vous espérez le crash pour pouvoir vous vous présenter ?
Mais non, on n'espère jamais. quelque catastrophe que ce soit, donc non, je pense qu'il y aura de toute façon un moment de vérité, car il faut, non pas simplement être candidat ou être politique, il faut gagner cette élection, il faut être au second tour, donc il y aura nécessairement des rassemblements à opérer à la fin de l'année. Olivier Faure annonce qu'il
censurera le gouvernement sur le prochain budget, est-ce que vous êtes sur la même ligne qu'Olivier Faure ? Non,
on ne peut pas dire que mécaniquement... Le Parti Socialiste va s'en sûrer. Le Parti Socialiste décidera. Je vais vous donner ma position. Sommage avec une élection présidentielle. Il y a une situation financière du pays qui est grave. Il ne faut pas dire dramatique quand on songe au niveau des taux d'intérêt. Il y a un gouvernement qui n'a pas de majorité. Est-ce qu'il faut qu'il y ait un budget ou qu'il n'y ait pas de budget ? Ce sera mauvais le budget. Ce n'est pas le budget que moi j'aurais préparé ou que d'autres auraient préparé. Mais il faut qu'il y ait une discussion, une négociation, et c'est ce que les socialistes avaient fait les dernières, et de voir s'il peut y avoir des compromis possibles. Et à ce moment-là, prendre la responsabilité. Mais qu'il n'y ait pas de budget pour l'année prochaine, ça mettrait le candidat qui serait victorieux. Et donc, par contre, le principe pourrait être de gauche. C'est dans une position extrêmement difficile. puisqu'il y aurait eu une loi spéciale et qu'il faudrait attendre le mois de juillet pour prendre un certain nombre de décisions et notamment de faire voter par la nouvelle assemblée s'il y a dissolution. Pour toutes ces raisons, je pense que la meilleure des voix, c'est le dialogue, la négociation, que le parti socialiste propose un certain nombre de voix possibles pour éviter que les français soient victimes de cette mauvaise gestion de l'état depuis 10 ans et qu'ensuite le pays puisse être... finalement financés dans ces choix essentiels. Ce sera un débat qui sera légitime puisqu'il aura eu cette votation, cette primaire. Ensuite, je vous le dis, il y aura un rendu libre pour être décembre, simplement avec ce débat plutôt, pourront à ce moment-là décider de se rassembler pour assurer la meilleure des positions pour l'élection présidentielle. Mais dans quelle position est-ce que vous
estimerez être un recours pour cette élection présidentielle
Je parle en termes de recours. Je suis là aujourd'hui, j'ai publié un livre, je donne des propositions, et puis nous dirons comment elles peuvent être non seulement reçues, mais elles peuvent rassembler. L'union que les Françaises et les Français doivent faire dans cette élection, c'est autour de la jeunesse. C'est parce que nous sommes une société vieillite que nous devons donner priorité à la génération qui vient. D'où l'enjeu de l'éducation, de la formation, de l'insertion, mais aussi de la question climatique et de la culture. Le mode de vie que nous voulons avoir ensemble. Donc la campagne présidentielle, si elle doit avoir un thème, c'est celui de la jeunesse. Bref, il y a des droits de jeunes.
Ce n'est pas vraiment la position de vos amis socialistes. Pourquoi avoir mis cette mesure sur la terre de vie ? C'est 63 ans aujourd'hui. En 2028, c'est 62 ans et 9 mois. Et à gauche, certains parlent de la retraite à 60 ans ou à 62 ans
parce que si on veut, compte tenu de l'état de nos comptes publics, sociaux, compte tenu de ce que je viens de dire sur la démographie. Donc du fait que la forme borne a été suspendue, c'est même l'objectif. Suspendue, ça veut dire qu'elle est arrêtée. Donc elle est arrêtée et nous sommes à partir du 1er janvier 2028 sur un âge de 63 ans, correspondant à 43 ans de durée de cotisation. Je pense que c'est ça, à partir de cette borne-là, si je puis dire, que nous devons partir. Ensuite, comme on peut être du PS ou vous allez rester à côté toute la soirée ? Je les rencontre assez régulièrement, je n'ai pas besoin de les rapports, mais si je peux le faire.
Vous nous assurez qu'en venant ici et pas sur le lieu même du campus, vous n'avez pas cherché à éviter Raphaël Gluckman
peut l'éviter d'ailleurs. C'est la question qu'on vous pose. Non, non, non, si on peut se voir, on se verra, mais je vous dis qu'on se verra peut-être plus. Il était intéressant par le silence de l'une et par le fracas de l'eau. Et c'était le premier débat. une possible campagne présidentielle, qui commence vraiment très tôt, mais ce n'était pas forcément au BDF de l'organiser. Dans même les franches, que ce soit le BDF qui ait eu cet égard-là. Et d'ailleurs, les candidats qui s'y sont présentés, je parle de la droite, de la majorité sortante, non seulement ont fait le cadeau de ce débat, mais ont fait plein de cadeaux aux patronages, une espèce de surenchère, comme si d'ailleurs les comptes publics n'avaient plus d'importance. Ce qui pouvait baisser en termes de cotisation d'impôts était bienvenu, tout ce qui pouvait baisser en termes de dépenses publiques était également bienvenu. Non, je crois qu'il faut, dans les débats qui vont, ne pas être simplement avec une catégorie, un groupe, tout à fait respectable, parce que les entreprises sont tout à fait nécessaires dans un grand pays comme le dôtre, et j'ai eu un nombre de propositions à leur direction, mais il faut essayer de faire des débats avec la presse. d'ailleurs ce qui était intéressant dans ce que vous m'y inviter dans la proposition absurde de brûler la dette On peut discuter techniquement, parce que maintenant, même, il ne faudrait pas être techniqué, pas de la manière dont on la brûle, mais si c'est possible, pas. Mais ce qui est intéressant, c'est de ne pas respecter les traités européens. derrière tout ça, c'est de savoir quelle sera la place de la France, et c'est vrai pour le Rassemblement National en particulier. Ne pas respecter les traités européens, ne pas payer sa contribution à l'Europe, c'est d'une autre façon. dire qu'on ne sera plus dans l'Europe d'aujourd'hui, et donc de demain. C'est ça, l'enjeu, il est aussi européen. Et enfin, il y a le rapport au monde, et quand il se passe ce qui se produit dans le monde, lorsqu'on a un président des Etats-Unis, il faut aussi dire qu'il ne faut pas fâcher le responsable de la Corée du Nord, et qu'il faut essayer d'infliger au Canada ce nombre de sanctions, et s'en prendre directement à l'Europe. L'élection française, c'est une élection qui aura une incidence pour le monde. Je pense de ce que je pense. Non, mais c'est un jugement, parce que c'est un jugement qui vous êtes démocratisé. Non, mais pourquoi ? C'est pas du tout libéral. Pourquoi ce serait libéral d'obtenir la TVA au taux normal et d'annuler la TVA au taux réduit ? Pour les catégories et les catégories moyennes, c'est l'alimentation et les travaux énergétiques qui sont l'essentiel de leur consommation. Donc c'est une mesure profondément de gauche, on peut dire qu'on va baisser jusqu'à 0% la TVA sur l'alimentation, et on va augmenter d'un point par an la TVA au taux normal, qui servira précisément à financer une augmentation de salaire, puisqu'on pourra baisser les cotisations salariales, je ne dis pas patronales, je dis salariales, pour qu'ils aient plus de pouvoir d'achat. Donc si c'est plus de pouvoir d'achat... Pour tous les salariés, pour tous les travailleurs, et moins d'impôts sur la consommation pour les catégories populaires, je pense que c'est une mesure de bonheur. Quel regard vous
portez, M. le Président, sur les sondages qui donnent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ? Ça vous inquiète ?
Je vous ai dit qu'on est à 8 mois d'une élection. Et on fait comme si elle allait avoir lieu le week-end prochain. C'est un indicateur. Un indicateur, oui. Quand vous regardez la météo, vous ne regardez pas la météo pendant 8 mois. Vous attendez. Et en matière de météo, je suis un spécialiste. Merci à vous.
Merci beaucoup. Merci.
J'étais tenu
parce que j'étais... C'était pour... Je ne pouvais pas reprendre, mais c'était qu'il n'y aurait aucun licenciement et qu'il n'y aurait aucun plan social. Et c'est ce qui était là.
Donc c'est vrai que vous avez tenu les familles ?
Oui, là-dessus, oui.
Non, ça a été beau qu'il baisse sa vie.
Thibaut ? On fait ça là ?
Monsieur
Glucksmann, quelle est la raison de votre présence aujourd'hui à cette rentrée du Parti Socialiste ?
Alors déjà, je viens tous les ans à la rentrée du Parti Socialiste. Vous savez, depuis mon entrée dans la vie politique... Tous mes combats, je les ai menés avec les socialistes, avec les militantes et les militants du Parti Socialiste. Et donc je l'ai toujours dit, jamais je n'imaginais mener cette bataille sans... les socialistes, sans le Parti Socialiste. Et je suis particulièrement fier aujourd'hui d'être entouré d'une équipe qui pose les bases d'une refondation de la gauche démocratique pour gagner l'élection présidentielle de 2027. À côté de moi, il y a Boris Vallaud, il y a Carole Delga, il y a Guillaume Garot, il y a Nicolas Maillard-Rossignol, il y a des élus, des combattantes et des combattants socialistes pour la justice sociale et pour la démocratie. Et ce que nous allons faire... dans les semaines et les mois qui viennent, déterminera l'avenir de notre pays. Nous en sommes tous conscients. Mais moi, je suis particulièrement fier et particulièrement heureux d'être entouré de personnalités si puissantes qui seront l'ossature du gouvernement de la France de demain. Vous
êtes candidat à la primaire à Fait-Guxman. François Hollande dit que les primaires divisent plus qu'elles ne rassemblent. Est-ce que vous comprenez son point de vue à François Hollande ?
Moi, je pense que cette désignation du candidat ou de la candidate... commune, et bien c'est une opportunité importante. Une opportunité de rassembler et de refonder dans la clarté notre espace politique. Et donc j'ai hâte que nous menions compagnes. J'ai hâte que des Françaises et des Français qui s'étaient éloignés de nous, nous rejoignent et adhèrent. Et j'ai un seul message. Si vous pensez que la gauche doit gagner cette élection, si vous pensez qu'il faut remettre de la justice sociale dans ce pays, si vous pensez que la démocratie est menacée et qu'il faut des combattants pour la défendre, eh bien adhérez, rejoignez-nous, rejoignez notre équipe, mobilisez-vous. Vous savez, dans ce moment tragique et dans la vie de chacune et de chacun, il y a des instants où on peut faire la différence. Et moi, je m'adresse directement aux Françaises et aux Français, en particulier à ceux qui ont besoin de justice sociale. C'est le moment de vous emparer de ce scrutin, de nous rejoindre pour refonder une gauche qui aspirera à gouverner pour une seule chose. changer la vie des françaises et des françaises.
Est-ce que vous allez reprendre le programme de Chloé Rydel qui a été adopté par les militants socialistes
? Déjà, je tiens à vous dire, il y a une chose qui va être marquante dans cette campagne, c'est que nous formons une équipe, nous sommes un collectif et nous partageons la parole et donc j'aimerais, Boris, que tu puisses t'exprimer et que Carole puisse s'exprimer, que Nicolas puisse s'exprimer et je tiens à te dire que je suis fier. Je suis fier de ton soutien, je suis fier de votre soutien à toutes et tous. Et ce n'est pas juste une histoire d'une semaine ou même d'une campagne. On a devant nous une mission. Et cette mission, on va la remplir. Cette mission, c'est de montrer aux Françaises et aux Français qu'on n'est pas condamnés à la victoire de l'extrême droite. Et qu'on n'est pas condamnés non plus à la poursuite de 10 années d'injustice sociale, fiscale, de passivité écologique. et que la gauche va gagner cette élection présidentielle.
Monsieur Vallaud, pourquoi ? Je suis venu accueillir et j'ai rejoint Raphaël Luxman parce que j'ai considéré, après un été de réflexion, qu'il était le mieux placé, le mieux préparé, le plus sincère pour porter nos couleurs. Et qu'il acceptait déjà de le faire comme une préfiguration d'un nouvel espace politique. Je lui dis Raphaël, moi je viens avec ce que je suis. Je viens comme député, comme élu d'un territoire rural. Je viens d'un territoire qui a le sentiment parfois d'une nomination culturelle d'une France sur une autre. Je viens avec les paysans de Chalot, j'y viens avec les travailleuses des EHPAD des Landes, j'y viens avec les instituteurs des écoles rurales. J'y viens avec toutes ces vies pour lesquelles nous avons le choix de nous engager. J'y viens aussi avec mes combats, j'y viens avec l'exigence de justice fiscale, la centralité du travail. Je veux que les gens vivent de leur travail, que les fins de mois ne soient plus le 20 mais le 30. Je veux de la dignité, je veux du sens, je veux de la justice fiscale, je veux du combat écologique pour desserrer la ceinture de toutes celles et de tous ceux qui se privent chaque mois, qui ne remplissent ni leur réservoir d'essence, ni leur réfrigérateur. Je suis venu avec tout ça, avec un certain nombre d'idées que tu as déjà fait tienne. je pense à la démarchandisation, voilà un beau mot d'ordre qui unit toutes les luttes. Et donc je suis parfaitement à l'aise et à la place dont je crois qu'elle est la mienne pour être utile au grand combat, à la grande bataille de France qui s'engage contre l'extrême droite. Et nous avons comme seul et irrémédiable adversaire cet ennemi mortel de la République qu'est le Rassemblement National.
Votre choix a été fait depuis longtemps ?
choix était un accouchement douloureux parce que je me posais à moi-même la question de savoir où je pouvais être le plus utile. Si je devais moi-même participer de cette désignation que j'ai attendue, que j'ai espérée. Et puis j'ai vu Raphaël, j'ai vu les combats que nous avons portés ensemble dans deux campagnes législatives. J'ai vu les combats que nous avons portés ensemble au Parlement européen et à l'Assemblée nationale. pour taxer les riches, les multimilliardaires, pour protéger notre base industrielle française et européenne contre une mondialisation déloyale. Je l'ai vu dans ses combats pour les droits humains, contre la fast fashion, contre le travail forcé des Ouïghours. Et puis il m'a vu aussi dans un certain nombre de combats qui sont les miens, ancrés dans des territoires qui perdent leurs services publics. qui sont en proie, vous l'avez vu, aux conséquences les plus dures, les plus désastreuses, sur le plan humain, sur le plan social, sur le plan économique, du changement climatique. Je crois que précisément parce que c'est un collectif que nous sommes en train de constituer, chacun doit être un support de combat, et j'ai pensé que le mien était aux côtés de Raphaël. Et voilà, le petit propos est secrétaire.
bienvenue ! Tu
es
ici depuis longtemps dans une maison qui était proche. Je suis étonné parfois d'ailleurs qu'on puisse penser que le débat qui peut avoir lieu dans les prochains jours autour de la primaire soit un débat pour nos pugilages. Ou au contraire qu'il y a la nécessité d'avoir un débat qui prenne de la hauteur pour permettre pour les Françaises et les Français de comprendre ce que nous portons, ce que nos sensibilités expriment et de faire en sorte qu'à la fin il y ait un ou une candidate. qui incarne nos valeurs, nos principes, nos propositions et qui rentre dans la présidentielle. Donc voilà, ça va être un moment où vous n'aurez pas de sang sur les murs et où vous le regretterez peut-être, mais où nous, on va essayer de valoriser au maximum ce que nous pouvons porter parce que la présidentielle, je sais bien qu'il y a des gens qui font l'impasse, qui croient que c'est déjà perdu. Nous, nous croyons l'un et l'autre que cette présidentielle, elle peut être gagnée, qu'elle doit être gagnée et que nous sommes au fond, même si ce n'est pas encore... totalement visible, nous sommes persuadés que seul un socialiste, un social-démocrate, est en mesure aujourd'hui, au deuxième tour, de battre Marine Le Pen.
Est-ce qu'avec une candidature de plus à la primaire, vous serez encore unis
Je ne sais pas à quoi vous faites référence, mais... A votre probable candidature
?
Probable, ce n'est pas encore fait, mais en tout cas, ce que je vous dis... c'est que nous garantirons le fait que ce moment là sera un moment démocratique un moment puissant aussi parce que nous avons besoin de ça les français en ont assez de voir jour après jour des gens qui organisent des primaires sauvages. En réalité, regardez ce que fait la droite, vous avez un candidat de plus par jour. Nous, il y a beaucoup de candidats, c'est vrai. Mais ces candidats, ils ont tous admis un principe qui est très simple, c'est qu'il y a un débat et il est tranché par un vote. Ça change quand même. Ce n'est pas tout à fait la même chose que chaque jour, on fait une espèce de compétition surréaliste. J'ai écouté, je n'ai pas pu suivre l'ensemble de ce qui s'est dit au Medafir, mais j'ai quand même l'impression qu'ils sont dans une surenchère permanente où les uns et les autres essayent de se tirer la bourre et vont finir, je ne sais où, dans le décor. Alors que nous, dans le débat, je pense que nous ferons apparaître à la fois des divergences, elles existent, mais aussi des convergences parce que nous avons porté beaucoup de choses en commun depuis très longtemps et donc ce sera un débat qui sera un débat sérieux, un débat... passionnés, j'imagine, Jérôme Brun, Philippe Gage, Ségolène Royal. Tu as fait une petite erreur dans le... Tu as interverti les prénoms. Enfin, chacun a remis les trucs à l'endroit. Je l'espère, François Hollande, même si, paraît-il, il vient de dire qu'il ne pouvait pas y participer, mais jusqu'au 15 septembre, cette possibilité est ouverte et donc, moi, je crois que nous avons toutes et tous intérêt à ce que les choses se passent bien et que nous puissions montrer. le meilleur visage de nous-mêmes.
Donc, peu importe le candidat, le projet qui sera porté à la présidence ou par l'EPS, ce sera celui qui a été franché par le parti et par les adhérents au mois de juillet
Moi, c'est ce que je crois. Et donc, nous allons maintenant en débattre et puis nous verrons ce qui en sort. Chacun aura aussi certainement à exprimer ses propositions. Je ne veux pas enfermer Raphaël non plus dans ce que nous sommes, nous. Donc, laissez à chacun sa liberté. Mais faites... Essayez de ne pas confondre débat et pugilat. Vous serez déçus. Voilà, donc c'est tout ce que moi je souhaite vous dire, parce que maintenant je vais laisser, évidemment, Raphaël continuer à faire son point presse, et puis vous dire ce qu'il a envie de porter dans cette campagne, et nous nous retrouverons plus tard. Est-ce que quelqu'un prend l'engagement de soutien ? Mais je crois que vous n'avez pas compris le principe. Nous avons... établit ensemble des règles du jeu qui sont très claires. des candidats qui vont se présenter. Et puis à la fin, il y a un vote. Et à la fin du vote, tout le monde se plie au vote. C'est même ce que devront s'engager à réaliser l'ensemble des candidats. En fait, on n'est pas obligé de devenir tous Manuel Valls. Et donc l'enjeu
maintenant, c'est de refonder une gauche qui veut gagner cette élection et qui ne se contentera pas. de négocier des circonscriptions. L'enjeu, c'est de remporter la présidentielle. C'est ça l'enjeu. Et donc il va falloir maintenant qu'on se mette tous en ordre de bataille. Cette primaire, c'est un moment décisif parce qu'il nous permettra de sélectionner une candidate ou un candidat. Mais il nous permettra surtout de lever un espoir pour que les choses changent à gauche. Si la gauche a perdu les élections, c'est bien parce qu'il y avait un problème. Et nous, notre équipe, ce qu'elle veut faire, c'est insuffler un souffle nouveau. C'est créer un renouveau de la gauche démocratique avec une ambition, une ambition. Nous serons la force politique qui empêchera l'extrême droite de l'emporter dans notre pays.
Est-ce que votre base programmatique sera celle de Chloé Rydel du Parti Socialiste ? Chacun vient avec ce qu'il est et il se trouve qu'il y a beaucoup de socialistes autour de Raphaël qui ont approuvé le... le programme du Parti Socialiste. Évidemment que ça viendra nourrir les discussions et les débats et les propositions.
nouveau rassemblement de la gauche va bien sûr s'inspirer. des propositions des socialistes, des propositions de passe publique, mais pas que, puisqu'on va vraiment avoir un élan qui va être populaire et on va pouvoir être force aussi de ces nouvelles propositions. Nous sommes toutes et tous des femmes de gauche, profondément attachées à la République, Yannick Jadot aussi. il va avoir un rôle majeur pour cette transformation écologique qui est nécessaire. Puis nous allons porter en effet ce principe de la liberté de choisir son destin. Et parmi les premières mesures qui ont été annoncées par Raphaël, la question de l'éducation nationale, c'est cela, c'est choisir son destin pour un enfant, quelle que soit sa couleur de peau, quelle que soit ses origines sociales, quelle que soit sa religion. Et puis la France de la production et des travailleurs. Nous avons besoin de redevenir un continent européen de la production, production industrielle. Nous aurons des propositions à faire, production agricole, puis également des travailleurs. Et nous voulons... que le travail paye dans ce pays. On ne peut pas continuer à avoir des héritiers qui soient privilégiés et des travailleurs pauvres comme nous connaissons sur nos territoires. Avec Boris, nous sommes voisins. Nous connaissons en effet ces gens qui bossent dur, avec sérieux, mais qui n'arrivent pas à boucler la fin du mois, qui ne sont pas partis cet été en vacances. Parce que chaque année, c'est de plus en plus difficile. C'est cela, redonner un espoir, une gauche unie, puis une gauche conquérante, et une gauche qui aime ceux qui ont des difficultés et qui ne les méprise pas. Nous sommes la gauche de la considération. Nous ne sommes pas la gauche juste de l'affrontement. Nous sommes la gauche républicaine et la gauche de la considération. Et on considère les gens et on veut que... En effet, on puisse réconcilier les Français. Nous ne voulons pas de cette brutalité qui peut exister aux extrêmes, mais au contraire, réconcilier les Français. C'est pour ça qu'avec Raphaël, nous savons concilier les enjeux. que ce soit l'écologie, l'économie et lui-même.
Monsieur Vallaud, Olivier Faure a annoncé tout à l'heure que le Parti Socialiste ne votera pas le prochain budget et votera la motion de censure. Est-ce que vous, en tant que président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, vous partagez cette position ? On
parlera du budget quand ce sera le moment du budget. Là, on vient d'accueillir... C'est dans pas longtemps. Oui, mais ce n'est pas tout de suite. Soyez pas impatients.
Merci à tous. Et ce message, il est très simple. Le message qu'on veut donner aujourd'hui, il est très simple. C'est qu'on a une équipe qui est capable de refonder la gauche et de gouverner la France. Et vous savez, il y a des millions de Françaises et de Français qui attendent cela, qui ne se résolvent pas à la victoire de l'extrême droite en 2027 et qui ne se résolvent pas non plus à devoir... 10 années d'injustice en élisant un ancien premier ministre d'Emmanuel Macron. On n'en peut plus, il y en a marre. Et donc, nous, nous sommes là, porteurs d'un espoir, qui est que la France renoue avec sa longue quête de justice qui a façonné son histoire. Et cet espoir, on va le porter de manière collective. Vous avez vu, ça fait moins de 5 jours. que la campagne a commencé et nous sommes déjà une équipe constituée. Elle va s'étoffer. Il y aura des écologistes qui vont nous rejoindre, des communistes. Ça viendra de toutes les sensibilités de la gauche démocratique. Et face à cette équipe, je suis convaincu, convaincu que l'extrême droite ne fera pas le figure et que nous remporterons cette élection.
boulot !
Merci ! Merci beaucoup, on va faire une photo de ce premier dans les secondes grâces uniquement pour nous
Merci. Merci.
mais
là on devait tout bien
Je crois qu'il y a pas mal de presse là ? Oui, pas mal de
presse je crois. Oui parce qu'il y a aussi le corps du pied.
Je ne
sais pas pourquoi.
on propose. Par exemple la base de à 0,7 milliards de cent, mettre un point de PBA
Bonjour à la royale. Bonjour à la royale.
Comment allez-vous ? Très très bien. Très bien. Et vous alors ? Vous êtes très piquant. On vous attendait.
Très tôt. Qu'est-ce que ça vous fait de revenir ici à Blois avec une nouvelle stature, celle de candidate à la primaire ?
C'est un plaisir. C'est un grand bonheur que je vais rencontrer les militants, échanger avec eux, participer à une table ronde sur la démocratie. Vous savez, pour moi, la politique, ça a toujours été le retour à la base, toujours. C'est l'avis du citoyen de base qui compte. Qu'est-ce que vous allez mettre sur
la table lors de cette primaire à l'heure royale ?
Ah ben ça c'est un peu tôt, vous attendez un petit peu, vous êtes très impatients.
Vous avez quelques propositions fortes peut-être que vous allez évoquer.
Vous voyez, vous savez, la France est comme dans un état catastrophique, il faut le dire, les Français sont inquiets, ont peur aussi. Moi je crois qu'on ne gouverne pas les peuples par la peur. Je crois que c'est la dernière des choses à faire parce que lorsqu'il y a ce déclin qui est là, cette angoisse devant la hausse des prix, les familles... qui sont face à la rentrée scolaire lundi prochain et on apprend déjà qu'il y a des classes qui sont sans enseignants. Donc quand on supplie à la fois l'explosion du prix de l'énergie, le déclassement, les menaces fiscales, l'école qui se dégrade, la santé en point d'interrogation et des menaces sur la retraite, je crois que ça s'affiche l'énergie d'un peuple. Et donc, c'est ça, c'est mon message principal. C'est-à-dire qu'avec l'expérience que j'ai, l'idée c'est de dire au peuple français, ne les laissez pas vous faire peur. Ne les laissez pas vous faire peur. Parce qu'il y a un potentiel d'énergie, de créativité, de volonté, etc. Et si la peur s'installe, la crainte du futur s'installe, à ce moment-là, en effet... Tout est figé. Tout est figé. Or, face aux défis qui sont devant nous, c'est peut-être ça aussi qui m'a poussé à me dire que peut-être je peux être utile en toute modestie dans cette primaire. C'est d'abord parce que les sujets d'actualité, ce sont des sujets sur lesquels j'ai beaucoup travaillé. J'ai déjà pris des décisions quand j'étais en responsabilité, donc j'ai l'expérience avec une capacité opérationnelle directe, avec les personnes qui m'entourent. et en particulier la flambée du prix de l'énergie. Je ne sais pas si certains d'entre vous se souviennent que j'avais bloqué le prix de l'électricité. Vous me souvenez, j'ai été fait agresser, attaquer par tout le monde, y compris par EDF, mais c'était tellement évident pour moi que la question du maintien à bas prix de l'énergie et de l'électricité, c'est quelque chose d'essentiel, pas seulement pour la vie des familles, mais pour la vie des entreprises. Aujourd'hui, la question centrale, ce sont les faillites d'entreprises. Ça ne fait pas de bruit, les faillites d'entreprises. Et pourtant tous les jours, depuis maintenant deux ans, entre les fermetures de l'artisanat, des PME, de l'agriculture qui va très très mal, il y a une déliquescence du tissu social invisible et qui est pourtant si essentielle au bon fonctionnement d'une société. Et le sujet principal de cette déliquescence et de ce déclin, c'est la flambée du prix de l'énergie. Cette flambée du prix de l'énergie est non seulement injuste. mais elle est destructrice. Et je me demande pourquoi le gouvernement n'intervient pas, déjà lors de la précédente flambée. Vous savez, sur un prix de l'essence à 2 euros, il y a 50% de taxes. Donc la première chose à faire, franchement, c'est de baisser les taxes sur le prix de l'énergie pour sauver des petites entreprises, des artisans, des commerçants et des familles qui ont du mal à boucler les fins de mois. Ensuite, on a la crise climatique. Alors c'est la présence de la COP21 que vous avez devant vous, et quand je vois surgir tous ces discours, comme si on découvrait la crise climatique, mais attendez, ça fait dix ans qu'on a les programmes d'action. Donc ça, effectivement, il faut passer à l'action, il faut passer de façon opérationnelle aux décisions. Et ma conviction profonde que j'ai toujours défendue et que j'ai défendue en tant que ministre de l'Environnement, c'est que dans le défi du dérèglement climatique, il y a aussi une formidable opportunité de créer des activités, des emplois et du bien-être. Et puis enfin, ce qu'on a découvert récemment, c'est-à-dire ce silence sur la maltraitance sur les enfants, sur les abus sexuels. Vous connaissez là aussi ce que j'ai pu faire lorsque j'étais en responsabilité à la fois à l'Education nationale comme ministre de la Famille et de l'Enfance. Je vais vous dire une chose. Avec moi, ce sera zéro tolérance pour les violences faites aux enfants. Vous entendez ? Zéro tolérance pour les violences faites aux enfants. J'aurai l'occasion de vous en reparler prochainement parce que mon premier déplacement de terrain et de réunion publique sera sur ce sujet-là. Zéro tolérance pour les violences faites aux enfants. Une société digne de ce nom, une république digne de ce nom, commence par protéger ses enfants et par les mettre à l'abri de tous les prédateurs qui aujourd'hui n'ont rencontré aucune limite. Aucune limite policière, aucune limite juridique, judiciaire, tant les moyens donnés à ces institutions ont été faibles, ont été même supprimés par rapport à cette exigence essentielle, en tout cas cruciale pour moi.
Madame la ministre, vous allez participer à cette primaire. Il y en a un qui, pour l'instant, dit qu'il ne veut pas y participer, c'est François Hollande. Vous lui dites quoi ? François, viens dans la primaire ?
savez, moi, je respecte tout le monde et je parle aux Français. Je ne parle pas aux autres candidats, quel que soit. J'ai toujours fait ça dans mes campagnes électorales. Je parle aux électeurs, je parle aux Français. Aujourd'hui, je parle aux adhérents du Parti Socialiste, que j'ai toujours respecté. Moi, je n'ai pas créé d'autres partis à partir de mes résultats électoraux. J'ai été plusieurs fois ministre, j'ai été parlementaire quatre fois. J'étais présente de région, donc je connais à la fois le local, le global, l'appareil d'État. Et aujourd'hui, un défi essentiel, c'est la reconstruction de la solidité de l'État. L'État est en état de déliquescence. Ça va même jusqu'aux fuites dans les services fiscaux qui auraient pu imaginer un tel État, dans la cinquième du sens mondial, un tel État de déliquescence. Il faut connaître l'intérieur de l'État pour pouvoir le remettre dans l'ordre, en particulier dans l'ordre juste. Voilà, il y a beaucoup de travail. Je me réjouis de l'intérêt de ces débats. Merci d'être là. Quoi par votre grand retour maintenant, puisque
avez motivé.
mais tu veux pas que je le fasse du tout ? Tiens je te donne.
Mais ils essayent d'être candidat tout court à la présidentielle. Ça c'est vous qui le dites, il l'a dit lui ça ? Oui, il dit qu'il est réfléchi, qu'il prendra sa décision en décembre.
Je pense juste qu'une chose, je ne dirai pas plus, c'est que quand on se revendique être le camp de la responsabilité, parce qu'il y a le dérèglement climatique, parce que l'extrême droite menace, parce que ce pays ne va pas bien, qu'il y a de plus en plus de pauvres, etc. Quand on se revendique qu'appartenir au camp de la responsabilité, évite d'avoir 10 candidats, parce que ce n'est pas sérieux.
Vous soutiendrez le gagnant
? Vous soutiendrez le gagnant ?
Je pense que si la gauche n'est pas unie, elle ne gagne pas. Ce n'est pas possible.
Unie jusqu'à où ? Toute la
gauche. Jusqu'à Elefi ? Evidemment, jusqu'à Elefi. Pourquoi ça sert ? Elefi a besoin du reste de la gauche et le reste de la gauche a besoin d'Elefi. Bonjour, ça va bien ? Et toi
Qu
'est-ce que vous en pensez ? Je pense que pour qu'une primaire réussisse, il faut qu'il y ait une offre qui soit suffisamment diversifiée avec des incarnations, des tempéraments, des styles, des expériences et des propositions qui permettent de réenchanter cette gauche républicaine. C'est pour ça que moi je suis candidat dans cette primaire. Moi je suis le candidat de la justice sociale et de la laïcité, de l'universalisme républicain et du pouvoir d'achat et du financement des services publics. Mais aussi d'une gauche crédible, d'une gauche digne. ça suffit, les invectives, le bruit et la fureur, il y a, je le redis, Plein de Français qui ne se reconnaissent pas et qui ne veulent pas le duel mortifère entre le Rassemblement National et la France Insoumise. Et donc cette primaire, il faut qu'il y ait du monde qui vienne. Ce n'est pas une primaire, moi j'ai un seul message à faire passer aujourd'hui, on va avoir le temps de la compétition. C'est qu'elle est ouverte à tout le monde. Venez participer à cette primaire, ça va donner de l'impulsion et puis vous allez pouvoir trancher. Il n'y a rien de plus beau que le suffrage universel, donc ces débats doivent être de qualité. viennent ceux qui veulent venir. Moi, j'ai annoncé ma candidature à l'élection présidentielle depuis plusieurs mois, mais en disant toujours que s'il y a un espace de départage sincère, j'y participerai. C'est ce que je fais. Je viens de sortir un livre pour formuler mes propositions. Ça s'appelle La République, c'est nous. C'est une manière de dire qu'il y a cette gauche républicaine qui existe. Il faut répondre aux attentes des catégories populaires, des classes moyennes, et ne pas céder à la facilité ou à la dérive des propositions.
certains ne veulent pas participer à la primaire, François Hollande par exemple.
Je vais vous dire une chose, je ne dirai pas un seul mot contre quelques candidats déclarés ou non déclarés. Parce que moi je défends l'idée d'une Dream Team, d'un collectif qui doit permettre de réoccuper l'espace qu'on a laissé vacant et que d'autres évidemment ont occupé. Donc il faut être tonitruant dans ce moment-là. Moi c'est mon état d'esprit, c'est ma conviction. Vous me connaissez, vous me connaissez. J'y viens avec de l'enthousiasme, de la passion. J'ai la constance et la cohérence de mes... position depuis des années. Je suis capable d'être solidement ancré à gauche et en même temps de construire du compromis républicain. On l'a fait l'année dernière au moment de la négociation sur le budget et le prochain président de la République doit intégrer le fait qu'il faudra construire d'une manière ou d'une autre le rassemblement de tous les Français. Moi, mon credo, c'est rassembler, protéger et réparer le pays qui est sur bien des sujets très abîmés.
-ce que vous avez déjà vos parrainages
On est évidemment avec le soutien suffisant pour pouvoir être candidat. Ce serait inconcevable que des voix qui ont exprimé des choses ces dernières années, parfois avec force, soient écartées pour des raisons bureaucratiques de cette primaire. Le succès de cette primaire, c'est d'avoir la diversité des talents, des tempéraments, des styles, des expériences qui existent dans ce parti. Moi, je suis un élu local, j'ai mis les mains dans le cambouis. J'ai présidé un département pendant des années. La réalité du lien social, des politiques pour la santé, pour les vulnérabilités qui seront au cœur de mes propositions, je les ai pratiquées. Je suis un parlementaire dont on dit qu'il est aguerri, notamment sur les questions de finances publiques, de finances sociales, à nouveau des questions de santé. J'ai été capable de construire des compromis et puis j'ai incarné une forme de clarté dans la position que la gauche républicaine doit avoir par rapport à la France insoumise. puisque j'avais refusé d'être soutenu par la France insoumise et d'être candidat du nouveau Front populaire. J'ai pris ce risque en 2024 et chacun va apprécier désormais si ce profil-là est celui qui est de nature à hisser la gauche républicaine au deuxième tour de l'élection présidentielle.
Mais pour l'instant, celui qui incarne le vote utile, c'est plutôt Jean-Luc Mélenchon. Oui, mais
ce n'est pas un vote utile, c'est un vote stérile parce que c'est l'illusion que donnent les... premier tour, les sondages sur le premier tour. Vous voyez bien qu'au deuxième tour, c'est celui qui est le plus laminé, qui est le plus balayé par le Rassemblement national. Et tout l'enjeu de la période qui s'ouvre et de la primaire, ça va être précisément de dire qu'il y a une offre alternative. Elle n'a pas été suffisamment audible les mois et les années précédentes incontestablement. C'est un échec collectif, mais on a dans un temps ramassé à dire Ne soyez pas orphelins, vous n'êtes plus orphelins, il y a des responsables politiques et moi je veux incarner cette gauche républicaine digne, crédible, universaliste, laïque, ce qui manque probablement dans le débat politique, une voie de cette nature. A partir de combien de temps ce sera un
succès cette primaire
partir du moment où ça va dépasser très largement les adhérents historiques du Parti Socialiste, de Place Publique ou de GRS, qui sont les trois formations politiques qui vont co-organiser cette primaire. Je ne vais pas vous donner de chiffres, mais moi je préférerais qu'on soit des centaines de milliers de votants, parce que ça veut dire que des gens qui étaient distants, qui en avaient un peu marre des jeux d'appareils, se disent « tendent l'oreille » et se disent « il se passe quelque chose ». Donc venez, il faut qu'il y ait des centaines de milliers de personnes qui viennent participer. y a une règle, vous savez, je viens de vous dire que je défends la logique de compromis à l'échelle du Parlement. Il y a un compromis qui a été fait, bon ou mauvais, c'est la règle. Ce n'est pas un montant d'adhésion pour juste voter, c'est un montant pour participer à une nouvelle démarche et en réalité à la construction d'une nouvelle offre politique qui va submerger les partis existants qui sont un peu moribonds, il faut dire les choses comme elles sont.
C'est un soutien à Ségolène Royal.
Cette
Première Socialiste, elle vous intéresse ? Elle
m'intéressera ! Je vais l'observer, regarder, qu'est-ce qu'il en sort. Il va de soi que le paysage n'est pas le même. Si c'est un personnage de ce que veut incarner M. Glucksmann, quelqu'un qui dit immédiatement, pas d'alliance avec les cas des filles, pas de nouveau front populaire, je suis radicalement en désaccord avec ça. C'est irresponsable dans une situation où l'extrême droite est à près de 35-40%. Je suis sidéré qu'un homme puisse considérer que tout ce qui a été fait, en 2024, qui a fait obstacle à l'extrambote, n'aurait pas dû avoir lieu parce que c'est ça. Et si c'est quelqu'un d'autre qui l'a emporté, moi j'invite les socialistes à ce que celui ou celle qui soit leur candidat soit quelqu'un qui garde l'esprit unitaire. La question de l'unité n'est pas terminée. Voilà ce que je veux bien dire et regarder et faire passer comme message. Elle s'impose par la situation. Moi, je ne suis ni fasciné ni hypnotisé par les entrées en campagne des uns et des autres à gauche. Les gens font ce qu'ils savent faire. La France insoumise est une force militante, elle est là, galvanisée. C'est très bien. Je le sais, j'en ai fait partie, c'est très bien. Monsieur Glucksmann rentre en scène en disant « moi, je ne serai pas pour le nouveau Front populaire ». Rien ne répond à la situation qui est quoi ? On a une double exigence. sortir du macronisme et ne pas entrer dans le lepénisme. Et pour l'instant, la feuille de route de ce que je vois des uns et des autres, des stratégies, ne le permet pas. Et si c'est le choix
qui est fait par les électeurs de cette primaire
? J'analyserai concrètement des situations concrètes. Maintenant, je viens là, à Blois, je suis invité déjà par les socialistes, participer à un débat. À la place qui est la mienne, ce que j'ai à dire, c'est arrêtons les bêtises. On est dans un moment grave. On n'est pas dans une élection que les uns et les autres ont déjà vécue et qu'il s'agit de reproduire des vieux scénarios. Elle est inédite. Et je ne parle pas des sondages, on peut en parler. Je parle du fait que par deux fois aux élections européennes, la liste qui arrive en tête, c'est celle du RN avec 30%, avec à côté d'ailleurs 6 à 7% d'Éric Zemmour. Ça fait deux fois qu'à une élection présidentielle, c'est la candidate d'extra-vote qui est au second tour. Les élections municipales, 70 villes prises par le RN. Et il ne faudrait rien changer, il faudrait continuer, y aller diviser. Et se dire que, bon, et le dernier point qui va bouger selon moi, je ne crois pas, mais là je peux me tromper, que le bloc central sera divisé à ce point-là. Je n'y crois pas. Et je pense même qu'il y a un scénario, pardon d'être un peu complotiste, mais... Je pense qu'il y a des gens, des médias, des sondages qui jouent à faire peur pour dire si vous êtes divisé, ça a mal se passé et on va sans doute avoir un bloc central rassemblé. Donc une possibilité d'accès au second tour, pas au niveau auquel certains le croient. Donc il faut encore discuter. Nous
allons à la catastrophe. Le verdict de cette primaire n'est pas connu. Au fond, elle est semi-ouverte. Vous avez la possibilité, vous, de participer, de voter à cette primaire, d'emmener peut-être certains de vos camarades voter dans cette primaire. Est-ce que vous comptez le faire ? C
'est une bonne question à laquelle, sans langue de bois, je n'ai pas totalement la réponse. C'est un profil d'une primaire très socialiste, mais après tout, on va regarder les conditions d'accès. On ne va pas être manœuvrier, mais il peut y avoir aussi une réflexion de la part de certains qui, de manière inattendue, peuvent se dire « tiens, après tout, est-ce qu'il ne faut pas y aller ? » Ce n'est pas la primaire que nous attendions, que les choses soient claires. Vous souhaiteriez un titre personnel ? primaire dans lequel on va voir ce que disent les écologistes. Marine Tondelier s'est adressée à tout le monde et nous on lui a répondu, il faut qu'on parle. On va voir ce que ça m'intéresse, les écologistes. Le parti communiste, il y a des militants, ça m'intéresse. Donc moi j'ai envie de discuter encore avec tout le monde et qu'on ne me dise pas que... que je suis naïf. Parce que dire que de pouvoir discuter avec tout le monde, c'est moins naïf que de scander pendant des heures, on va gagner, on va gagner.
À
gauche, il me semble être un peu naïf. Donc que tout le monde redevienne raisonnable. Même si, évidemment, quand on est en campagne, il faut savoir exalter ses militants. Donc il y a une situation qui est grave. Alors voilà, ce que vous dites, il y a beaucoup d'inconnus. J'ai lu, comme vous d'ailleurs, les conditions de la primaire. Vous êtes toujours très bien informés, bravo. Combien ça coûte, c'est quoi la dynamique. Et je dois avouer honnêtement que si je viens à Blois, c'est aussi pour voir un peu l'ambiance, quel est l'accueil des uns et des autres, quelle lecture vous faites des choses. Mon ami François Ruffin va être là, pour moi il est accueilli ici. Des petites choses qui m'intéressent, vous voyez, et puis on discute avec des gens que je connais, qui vont me donner une ambiance générale chez les socialistes. Est-ce qu'ils sont en train de se jeter dans les bras ? leur sauveur que serait monsieur Glucksmann ou est-ce qu'il y a encore, ce que je crois, une compréhension de la période et l'idée qu'on ne pourra gagner quand quelqu'un qui pense le rassemblement sinon c'est une folie. Voilà.
-moi, je ne vais pas vous gêner ici.
C'est au cœur de notre projet que les Français, tous les habitants de notre pays puissent vivre de leur travail, bien en vivre et pas en survivre. Je suis venu avec un deuxième enjeu, c'est que... Je ne veux pas les gauches irréconciliables, plus exactement les gauches qui ne veulent pas se réconcilier et qui se partagent le petit gâteau comme des parts de marché. Je ne souhaite pas ça, parce que c'est un chemin qui est mortifère, qui est le chemin de la défaite pour la gauche et pour les Français dans notre pays. Et enfin, sur la primaire, je regrette qu'il y ait un suffrage censitaire, que... à la place de chercher à l'élargir au maximum, on ait une démarche qui soit presque anti-populaire, comme si déjà la gauche et les classes populaires, ça allait de soi. Donc il y a un regret, plus qu'un regret de ce côté-là.
Mais donc vous n'y serez pas candidat, je comprends
vous dis, je regrette que ce suffrage, qu'il y ait un suffrage, c'est comme à l'entrée d'une boîte de nuit, où il y a un videur qui vient vous dire « Non, t'as pas la bonne gueule ». C'est ce qu'on me dit. Et on me dit, ben voilà, en plus, pour vous, ça sera 15 euros et il y aura un suffrage censitaire à l'entrée qui est profondément antipopulaire. Donc je pense que ce n'est pas ce que doit faire la gauche aujourd'hui. Je pense qu'Olivier et Johanna en sont tout à fait conscients que là, on cherche à mettre un obstacle au vote des gens plus qu'à les attirer, à les faire venir.
Est-ce que ça ne tient pas qu'à vous précisément ? Peut-être comme Philippe Brun, par exemple, construit une cagnotte. pour que des gens puissent participer à cette primaire. Il y a un volet semi-ouvert à cette primaire. Est-ce que vous comptez peser
dans le verdict ? Vous avez beaucoup d'imagination, je n'en ai pas autant que ça. Je veux dire que les cagnottes que je mets en ligne, en général, ce n'est pas pour la participation à une primaire du Parti Socialiste et de ses alliés. Je dis qu'il y a en lui-même l'inflation. Moi, j'ai voté en 2011 pour la démondialisation d'Armeneau-Mondebourg, à l'époque, c'était 1 euro. En 15 ans, on est passé de 1 euro à 15 euros. J'observe par ailleurs que ça va être plus cher finalement pour les gens qui ne payent pas d'impôts, qui ont peu de revenus parce qu'ils vont devoir payer pour de vrai 10 euros. Alors que les gens qui ont les moyens qui sont imposables, ils payent 15 euros et c'est dégrevé à 66%. Une niche fiscale parmi 400 autres. Et donc voilà, là il y a quand même une démarche. Donc je sais que ça n'a pas été le souhait. des personnes qui sont autour de moi aujourd'hui et qui sont membres du Parti Socialiste, et qui voulaient, eux, une grande primaire ouverte, une grande primaire ouverte à toute la gauche, qui entraîne avec eux des anciens insoumis, qui entraîne avec eux des écologistes, qui entraîne avec eux la génération, et ainsi de suite, et qu'il y a le choix de la plus petite primaire possible. Bon, je pense que ce n'est pas ce qu'il faut pour réconcilier la gauche et les classes populaires d'autres pays. Est-ce que vous serez prêt à discuter avec le gagnant de cette primaire, que ce soit Raphaël Griezmann ou Lisier ? Écoutez, on n'en est pas là, d'accord ? Je pense qu'on aura l'occasion de se revoir. On aura l'occasion de se revoir. D'accord. Quel que soit le candidat. C'est vous qu'on aura l'occasion de revoir. Voilà, d'accord ?
Vous
l'invitez dans cette primaire.
Vous savez ce que j'ai plaidé ? J'ai plaidé pendant de longs mois, même pendant un an, avec François, avec Marine, avec beaucoup d'autres, le fait que nous puissions avoir une primaire qui rassemble l'ensemble de la gauche démocratique, sociale, écologique. Et malheureusement, je n'ai pas été suivi. Et c'est la raison pour laquelle nous sommes aujourd'hui dans une primaire, qui est une primaire malgré tout ouverte, même si ce que vient de dire François est regrettable. Moi, j'aurais préféré, parce que j'avais plaidé, un tarif qui soit un tarif de 2 euros. Il est maintenant à 10 euros ou 15 euros. Et donc, on va faire avec ce que l'on a. Mais effectivement, moi, ce que je souhaitais et que je continue à souhaiter, c'est un rassemblement large parce qu'il est le seul de nature à nous permettre d'accéder au second tour et demain, d'être aussi en capacité de gagner le second tour. Il n'y a pas de gauche irréconciliable. Il y a des gens qui ne sont pas réconciliables. Il y a des gens qui... ses vertus à s'opposer les uns aux autres comme si la menace de l'extrême droite n'existait pas, comme si elle n'était pas la menace existentielle qui est devant nous. Vous connaissez mes liens avec François, avec Alexis, avec tous les autres, et j'espère que nous trouverons les moyens de nous rassembler. Parce que je crois quand même que, quelles que soient les conditions dans lesquelles nous sommes, nous avons un devoir, une exigence, qui est à la fin de ne pas désespérer celles et ceux qui ont besoin de nous pour que l'année prochaine ne se solde pas par une vraie tragédie politique et que la France ne devienne pas la pointe avancée de l'international réactionnaire.
Bravo Olivier ! Je vais rebondir sur ce que dit Olivier. Il faut absolument qu'on fasse dérailler le train de la fatalité. Là, la fatalité, comme sur une pente du renoncement, nous amène à laisser entrer Marine Le Pen à l'Elysée. Elle est l'ultra-favorite pour l'instant de l'élection présidentielle. Tout doit être essayé. C'est Roosevelt qui disait, le peuple ne nous en voudra pas d'avoir échoué, mais il nous en voudra de ne pas avoir essayé. Tout doit être essayé pour faire dérailler ce train de la fatalité.
Roosevelt et vive son soirée !
Bon allez, il est où le débattant ?
À l'agenda de tout le monde démocrate, il vient la question de savoir quelle est la stratégie. que par l'éducation,
par l'exercice de mes droits démocratiques, par l'exercice de mes droits sociaux, par la... Les avantages et les approvisions du mode de scrutin, mais au fond, si l'élection, si on maintient le suffrage universel direct pour l'élection présidentielle, et que c'est au service d'un agenda émancipation... les citoyens, moi j'ai aucun problème. Comme autant d'hommes présidentiels qui en réalité se retrouvent être les porte-parole de l'oligarchie, évidemment ça n'a une guerre d'intérêt aujourd'hui. À cette étape, je ne pense pas que la seule réponse « faut-il supprimer l'élection présidentielle au suffrage universel direct ? » suffise à répondre à la question qui est posée à tout candidat qui prétend concourir au mandat gauche aujourd'hui.
L'hypothèse François Hollande, candidat mais hors de la primaire, vous en pensez quoi
C'est un peu en contradiction avec... Avec la primaire déjà, parce que si on fait une primaire, ce n'est pas pour justement commencer à avoir un candidat qui prononce candidat hors de la primaire. C'est le principe de la désignation, d'avoir quelqu'un d'unique dans une partie de la gauche pour éviter que les voix se dispersent. Donc non, ce n'est pas une bonne idée, c'est égoïste. C'est d'abord égoïste. On ne peut pas aujourd'hui se dire militant socialiste et se dire on va partir sur la primaire. À un moment donné, ça a été voté par les militants qu'il y aura une primaire comme ça, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas. Il faut la respecter. Si on veut être désigné par le Parti socialiste pour la présidentielle, il faudra passer par ce mode-là et pas par un autre.
Parmi les candidats, il y a Olivier Faure qui, a priori, devrait se déclarer. Vous en pensez quoi ?
Ça peut être une bonne idée, parce que généralement le premier secrétaire est quand même candidat à l'élection, donc ça reste important. Et puis Olivier Faure, ce qui pourrait être intéressant, lui, c'est que ce n'est pas sa personne qui porte, c'est le parti. Et ça c'est différent des autres candidats qu'on a, c'est que ce sont des candidats qui... qui jouent la présidentielle pour leur intérêt personnel, pour leur personne. Là où Olivier Faure, c'est pour l'intérêt du parti, c'est ce qu'il a construit en tout cas depuis 2018. Et donc je trouve que cette candidature en ce sens-là est plus intéressante parce qu'elle est pour le parti et pour les militants, pour la France plutôt que pour la personne.
Quand vous parlez de candidature pour la personne, vous pensez à qui
Guzman. La plupart des candidats qui, bizarrement, sont soit les candidats comme Raphaël Glucksmann, ou des gens comme François Hollande, qui ne passent pas par le processus de la primaire. Là, on voit très bien que ce sont des gens qui cherchent à avoir une image politique. Parce que la présidentielle, c'est la meilleure scène pour pouvoir exister en politique.
Si Raphaël Glucksmann a remporté la primaire face à Olivier Faure, vous voterez pour lui au premier tour de l'élection présidentielle
C'est un choc compliqué ça. On va dire que ça sera le candidat désigné par le Parti Socialiste, donc il faudrait que je le fasse par principe. Maintenant, est-ce que je le ferai ? Je ne sais pas, honnêtement. C'est une décision que je verrai sur ce coup-là. Je ne prends pas la présidentielle comme un vrai objectif, parce qu'il faut être quand même un peu réaliste en se disant que la gauche a quand même peu de chances de l'emporter. Pour moi, le vrai combat, ça va se passer après la présidentielle, ça sera justement au niveau des législatives, où là, par contre, on doit exister et on doit prendre cet enjeu de manière beaucoup plus importante que la présidentielle, et notamment avec nos partenaires de gauche, parce que c'est là où on va avoir peut-être un problème si c'est Graffel Luxemann qui est désigné.
Benoît Hamon, qui était candidat du PSIA, il y a quelques présidentielles, a dit, juste avant d'arriver, la victoire doit se faire avec l'union de la gauche, y compris avec LFI. Vous en pensez quoi, vous, d'une union avec LFI
LFI, c'est... Comment dire ? En fait, ce qui est difficile aujourd'hui, c'est qu'il y a quand même une rupture qui a été créée entre les deux parties. Ça serait hypocrite aujourd'hui pour le PS, et c'est la même chose de l'autre côté pour les Insoumis, de se réalier, parce que même s'il y a une urgence par rapport à la montée de l'extrême droite, aujourd'hui le problème c'est qu'on est sur deux partis qui cherchent à se dénigrer constamment sur la scène politique, et ça paraît très hypocrite d'y retourner, on l'a bien vu pendant le municipal. Une grande majorité des candidats, alors ce n'est pas vrai pour tous les cas, mais une grande majorité des candidats qui ont cherché justement à s'allier après les qualifiés au second tour quand ils ont vu qu'ils ne passeraient pas seuls, ça leur a coûté une défaite. Moi je suis de Finistère, ça a coûté la défaite à François Quillandre à Brest. Donc c'est compliqué, c'est un peu hypocrite maintenant. Je pense qu'il faut distinguer aussi les Insoumis. Il y a des Insoumis qui portent des valeurs, qui ne sont évidemment pas les mêmes que les notes, mais qui sont quand même proches et avec qui on peut très bien s'allier. Maintenant, le problème, c'est plutôt la personne de Mélenchon qui est surreprésentée chez les Insoumis et qui, elle, par contre, pose un vrai problème. pour le parti, et puis aussi de rejet, à tel point qu'aujourd'hui, il est plus rejeté que Marine Le Pen. Et ça, ça va poser problème.
cas de second tour hypothétique, Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen, votre choix, il est fait ou il y a un doute ?
Déjà, il y a un choix qui sera fait, ce ne sera pas Marine Le Pen, ça c'est une certitude. Par responsabilité, on va dire, même si je n'aime pas se dire ça, ce sera plutôt Mélenchon. Oui, maintenant, ce n'est pas la bonne solution. Parce que moi, je le dis que je vais le faire. Ce ne sera pas le cas de la plupart de l'aile droite socialiste et décentriste. Parce que le problème, c'est qu'aujourd'hui... Je ne suis pas sûr que la gauche représente 50% dans le pays. On a besoin d'une partie des centristes et Mélenchon n'arrivera jamais à les accaparer les centristes. Ce qui fait que la défaite est certaine par ce biais-là, alors qu'une candidature qui est plutôt d'un bloc gauche plus modéré, sans citer forcément un candidat, là on a plus une capacité à pouvoir rassembler une partie du bloc central qui permettra de compléter et d'atteindre les 50% pour battre Le Pen au second tour.
En fait, Glucksmann semble tout de même incarner cette gauche que vous décrivez.
Oui, c'est un peu la difficulté. Après, tout dépend. Parce que maintenant, aujourd'hui, dans le climat politique, on ne sait plus où Glucksmann est à droite, où Glucksmann est à gauche, c'est en centre-gauche. Bon, officiellement, si on suit vraiment les étiquettes, il est centre-gauche aujourd'hui. Donc, si on doit faire un choix, c'est un peu le choix qu'on fait aujourd'hui, c'est celui du moins pire. Donc après, c'est vrai que sur un choix où c'était un hypothétique second tour, Raphaël Glucksmann contre Marine Le Pen, évidemment que Raphaël Glucksmann est une solution logique. Et puis, si on voit qu'il y a une possibilité potentielle, oui, alors dans ce cas, il faudrait tenter de soutenir, même si c'est pas forcément, en tout cas, mon avis personnel, c'est pas le choix idéal pour la suite, en fait. Parce que je vais pas dire qu'on est sur un nouveau macronisme, mais en tout cas, on est sur des idées qui sont peut-être pas d'actualité à gauche.
Il y a l'hypothèse a priori de la candidature d'Olivier Faure, vous en pensez quoi ? Vous seriez prêt à voter pour lui à la primaire
'hui non. Ça fait depuis maintenant bientôt 5 ans que je suis adhérent au Parti Socialiste, j'ai adhéré assez jeune, et je n'ai pas soutenu la ligne d'Olivier Fort depuis les deux congrès auxquels j'ai eu la chance de participer. J'estime qu'il y a eu beaucoup trop d'acertitudes au cours de ces derniers temps, notamment sur ce qui était de notre ligne intellectuelle, qui s'est malheureusement perdue. On s'est beaucoup trop focalisé ces dernières années sur la question de LFI, pas LFI, quel périmètre de la... pour arriver aujourd'hui aux résultats que l'on connaît et avoir une désignation interne au Parti Socialiste qui est plus un concours de personnes qu'un véritable débat de fond. Et je pense qu'Olivier Faure en a une grande part de responsabilité. Donc je n'envisage pas de voter pour Olivier Faure à cette primaire. Raphaël Glucksmann peut-être ? Plutôt. C'est celui qui se rapproche le plus de mes idées. J'ai en effet soutenu Boris Vallaud lors du dernier congrès du Parti Socialiste à Nancy. J'étais de ceux qui préconisaient à Boris de ne pas se présenter. Je suis satisfait qu'il ne l'ait pas fait. Je pense que nous avons besoin d'un président de groupe qui soit fort et qui soit présent pendant les épreuves budgétaires qui vont arriver au mois de novembre et de décembre. Aujourd'hui, Boris a une ligne qui tend à se faire entendre au sein du Parti Socialiste. reçus, entendus par les équipes de Raphaël Glucksmann. Et donc aujourd'hui, je me tournerai peut-être davantage vers Raphaël Glucksmann, compte tenu de l'offre qui est aujourd'hui celle qui se présente devant nous dans cette primaire. Il
y a l'hypothèse hors primaire de la candidature de François Hollande. Il l'a répété hier ici à Blois. Vous en pensez quoi de cette hypothèse ?
je vous ai dit, je suis un partisan du débat de fond. Donc quand on aime le débat de fond, on aime le débat. Et on aime quand le fond est posé sur la table. J'ai un petit peu de soucis avec les déclarations en marge, avec les... stratégie extérieure. Alors je comprends que François Hollande n'est pas n'importe quel candidat. Il a une stature, il a une histoire, il est un ancien président de la République et donc légitimement il représente quelque chose au sein du parti socialiste. Mais il reste aujourd'hui un parlementaire socialiste, un député socialiste, un militant socialiste qui a, pour avoir été premier secrétaire pendant une dizaine d'années, une très bonne connaissance de nos instances. Je pense que sa stratégie représente quelque chose pour de nombreux militants qui ne se reconnaissent pas. Et vous avez pu remarquer que mon choix pour Raphaël Guixman n'est pas un choix de grand et plein, on tient soutien, plein de convictions. Et donc j'entends que certains de mes camarades, notamment dans mon département, puissent attendre quelque chose de François Hollande. Mais pour ma part, aujourd'hui, ce n'est pas celui vers lequel je me tournerai.
En cas de second temps, pour le moment, les sondages évoquent un possible Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen. Votre choix se tournerait vers qui ? Si choix il y avait ?
Jean-Luc Mélenchon, sans la moindre hésitation. Je viens d'un département qui connaît depuis maintenant 2014 des municipalités RN qui n'ont pas été défaites depuis. Je vois... l'état des communes dirigées par le Rassemblement National. Je vois l'action de parlementaires Rassemblement National sur mon département. Je viens de Moselle. Je vous invite simplement à voir le comportement de Laurent Jacobelli avec Belkir Belhadad, avec d'autres parlementaires du département. La haine, la violence de leur comportement, de leur déclaration. Le Rassemblement National est resté le Front National, c'est indéniable. Mais aujourd'hui... C'est vrai que le soutien à Jean-Luc Mélenchon en cas de second tour et de duel entre le RN et la France Insoumise est une perspective qui demeure inquiétante pour de nombreux nombreux nombreux habitants par chez moi. Alors c'est sûr, les militants qui sont engagés ont cette ligne de conduite qui reste inchangée, mais c'est vrai que les outrances de la France Insoumise ces dernières années peuvent... entraîner quelques réticences de la part de nombreuses personnes. Alors ça ne deviendra pas un vote pour Marine Le Pen, mais ça sera une abstention. Ce sera des réticences qui pourront avoir une influence sur certains votes, qui eux par contre seraient un vote favorable à Marine Le Pen. Et le vote pour Marine Le Pen, on le sait, c'est... Quelque chose qui est étudié dans les universités comme ressenti très concrètement sur le terrain, et je le dis parce que je suis élu dans un territoire qui vote aussi massivement pour le Rassemblement National, c'est un vote de désespoir. C'est le vote de ceux qui se sentent lâchés par des élites politiques qui ne leur parlent plus depuis maintenant des décennies. Et cette situation-là, elle est tout simplement insoutenable pour des milliers et des millions de Français. Donc le vote Rassemblement National, c'est un vote de contestation, on le sait. C'est un vote qui surfe sur cette colère des gens, mais c'est une colère qui a été attisée depuis des années, des années, des années. Et je pense qu'on ne combat pas la colère par la colère. On combat la colère par la raison. On combat la colère par l'action. On combat la colère par le concret. Dans des événements comme le campus du Parti Socialiste auquel vous participez aujourd'hui, vous pouvez justement mesurer ces efforts concrets portés par des élus et des militants socialistes au jour le jour dans leur territoire pour essayer d'apporter des réponses à ces gens-là. Et combien d'élus aujourd'hui ont été élus face au Rassemblement National ou sur des terres qui ont voté massivement pour le Rassemblement National aux élections législatives, aux élections présidents. aux élections européennes, mais qui par leurs actions dans leurs communes ont réussi à prouver qu'il y avait un chemin encore possible. Et ça, c'est par cette action-là qu'on arrivera réellement à combattre le Rassemblement national. Donc oui, un Jean-Luc Mélenchon au second tour, ce sera mon choix. Mais ce sera un choix que je ne veux pas avoir à faire pour la simple et bonne raison que j'entends mener une campagne pour le candidat du pôle socialiste qui sera résolument tournée vers les Français, vers leurs aspirations et qui amènera notre candidat au second tour pour pouvoir fièrement glisser son nom dans l'urne face à Marine Le Pen.
De temps en temps, episodiquement. C'est moi, c'est moi.
Super, merci.
Le marché du travail est devenu tellement intensif pour les salariés qu'il y a plein de gens qui peuvent plus rentrer là-dedans. C'est devenu trop dur. Donc il y a un enjeu de détendre le marché du travail classique. Voilà, il y a une inversion du rapport de force. Et quelque part, les salariés qui sont de résidérés sur leur travail, il y a plein de salariés qui
sont à la télé.
Ils ne tiennent pas le droit.
criait aussi, du
chômage pour
tout le monde, un bain, le travail.
Si vous perdez
le dernier accord d'espoir, il faut tuer ce qu'on a aussi.