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Nous sommes en ligne avec Florian Philippot. Bonjour, monsieur Philippot, président des Patriotes, ancien compagnon de route de Mme Le Pen. Puis ensuite, vous vous êtes éloigné, vous vous êtes même fâché. Quel regard portez-vous sur ce début de campagne de Marine Le Pen
Je ne suis pas très surpris. Ce qui m'intéresserait, c'est de savoir quelle rupture elle veut vraiment opérer pour sauver la France, parce qu'on en est là. La France est dans des situations où son pronostic vital, à tout point de vue, est engagé. Et le problème que j'ai, c'est que je ne vois plus de rupture, puisque l'ERN a considérablement changé de programme, notamment sur l'Union européenne. Et donc 90% de ce qu'elle propose, en réalité, est parfaitement inapplicable. Si elle reste dans l'Union européenne, l'euro, la CEDA, ce qui est tout à fait son intention aujourd'hui. Je prends l'exemple de la baisse de la TVA sur les carburants. Bien sûr qu'il faut le faire. Il faut aussi baisser les droits d'assises. Il faut immédiatement réduire de plusieurs dizaines de centimes le prix à la pompe. C'est une exigence sociale et morale. Mais il y a une directive européenne qui... interdit de baisser la TV1. Et ça, il se garde bien de vous le dire. De la même manière, la priorité nationale dans le logement, depuis une directive européenne de 2003, non seulement vous ne pouvez pas le faire par rapport aux autres pays européens, mais vous ne pouvez même plus le faire par rapport aux extra-européens. Vous n'avez pas le droit du tout de mettre en place la moindre politique de priorité nationale, y compris dans le logement, c'est l'article 11 de cette directive, mais la directive est plus large. Donc moi, le problème que j'ai avec le RN, c'est que s'il arrive au pouvoir, vous parliez de sondage, Et que ça se passe comme ça va se passer si elle continue dans le système, parce qu'elle est rentrée dans le système UE, OTAN, tout ça. Eh bien, il va y avoir une immense désillusion et déception au bout de six mois. Et ça, ce sera catastrophique. Parce que nos adversaires diront, vous voyez, ça donne ça l'idée nationale au pouvoir. Ça donne la catastrophe, la trahison des promesses. Et moi, je n'ai pas envie de ça. Alors, je dis aux Français, moi, je suis candidat à la présidentielle pour une rupture souverainiste. C'est-à-dire qu'on reprend l'indépendance de la France. Nos libertés, notre énergie, notre agriculture, la paix. Évidemment qu'on arrête de financer l'Ukraine. Moi, je le dis depuis le début, certains commencent à se réveiller maintenant. Ça nous a ruinés et ça n'a fait qu'alimenter la guerre et la corruption. Mais pour ça, il faut être un pays libre qui sort de l'Union européenne, qui sort de l'OTAN et de ses structures. Sinon, on ira vers l'État européen, vers les États-Unis d'Europe et la disparition tout bonnement de la France. Alors on pourra faire des élections présidentielles, ce sera bien mignon, mais ça ne servira strictement à rien. Ça ne servira quasiment plus à rien dans le système actuel.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Florian Philippot, restons ensemble. Encore quelques questions, bien sûr, à vous poser. en ligne avec Frédéric Dhabi, le patron de l'IFOP. Bonjour Frédéric, heureux de vous retrouver. Est-ce que vous étiez déjà connecté lorsque j'ai fait ma petite présentation des derniers sondages avec ce constat d'une domination au fond de Marine Le Pen ? Comment est-ce que vous l'expliquez Frédéric
Déjà c'est vrai que vous avez raison de... De comparer, les sondages ne bougent plus. Notre dernier sondage IFA fiducial pour LCI, il avait été entre 33 et 35%. C'est des scores. Il faut remonter au candidat François Mitterrand, président de 87-88, pour avoir des scores pareils. Moi, ce qui me frappe, c'est le mécanisme d'alternative. Quand on interroge les électeurs potentiels du RNFN sur le vote présidentiel, Marine Le Pen incarne l'alternative, celle qui n'a jamais essayé. Pourquoi pas elle ? Elle ne fera pas pire que les autres. Et puis, je... fait appel à notre mémoire historique. Comme en septembre 2021, elle insiste sur une dimension. Vous avez parlé, David, à juste titre de la priorité nationale. Elle, elle parle énormément du pouvoir d'achat. Et avoir parlé du logement lors de son meeting de rentrée à Hélène Beaumont est plutôt bien joué, car le logement, c'est un enjeu caché. Dans les enquêtes quantitatives, les gens n'en parlent pas, mais quand on va faire parler de leurs conditions de vie, c'est très fort et c'est du pouvoir d'achat caché. Et puis, moi, ce qui me frappe, il faut être prudent, elle n'a jamais connu de dynamique présidentielle forte. Mais il y a deux freins qui étaient très forts d'ailleurs à l'époque de Florian Philippot quand Marine Le Pen, par exemple en 2017, était au second tour. Deux freins au vote Le Pen qui se sont effondrés. Premier frein avec Marine Le Pen, ce sera la ruine du pays. Les gens nous disent dans nos enquêtes IFOP, la ruine était déjà là compte tenu de la prégnance et d'énormité de notre dette. Et deuxième frein, c'était avec Marine Le Pen, il y aura des tensions, la guerre civile, de la violence. Je rappelle qu'aux dernières élections municipales, le premier levier est déterminant du... Ça a été l'insécurité et la violence.
Bon, on reste aussi ensemble, si vous le voulez bien, Frédéric. On va justement prendre un peu les grands sujets, au fond, qui ont été abordés dans cette interview hier avec Darius. La priorité nationale, justement. Écoutons le passage lors duquel Marine Le Pen justifie cette proposition.
je crois que la priorité nationale pour les Français en France est une évidence. Nous la mettons en œuvre pour l'accès au HLM et que nous puissions d'ailleurs créer une exclusivité pour les allocations familiales. Je pense que les allocations familiales ne doivent être versées. qu'aux Français.
– Bon, et ça, alors Florian Philippot, si vous avez déjà répondu sur le logement social, on vous a entendu, sur les allocations familiales, vous opposez le même blocage ou pas ?
qu'elle dit qui est faisable aujourd'hui. Mais pour ça, il faut effectivement
travailler
un peu et ouvrir. Ce n'est pas pour vous que je dis ça, mais il faut que les gens sortent des slogans. Il faut qu'ils regardent la vérité. Parce que des slogans, des beaux slogans à l'élection présidentielle, depuis des décennies, on leur en fait tous les cinq ans. Et tous les cinq ans, au bout de quelques mois, les Français disent « on a été berné, on a été trahi ». Non, là, vous ne serez pas trahi parce que moi, je vous explique ce qu'elle vous dit là. Mais c'est pareil quand elle a dit je vais mettre fin sur le logement au diagnostic de performance énergétique, les DPE, vous savez ce qui est catastrophique. Mais là aussi c'est une directive européenne, c'est même un règlement qui a été revu en 2024. C'est strictement obligatoire, c'est du supranational, c'est même au-dessus de notre constitution. Non mais sur les allocs, Florian Philippot pardon, sur les allocs. Mais le concept de nationalité dans l'Union européenne n'existe plus, c'est ça qu'il faut bien comprendre. Vous ne pouvez plus faire la différence aujourd'hui entre un national et un non-national à l'intérieur du système européen, qui est un système, je le rappelle, supranational. Regardez Macron qui ne peut pas faire interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le pass numérique, c'est-à-dire le flicage de tout le monde, parce que tout le monde va devoir s'identifier, je le rappelle, ce n'est pas que les moins de 15 ans. Alors ça n'est pas constitutionnel, il y a la liberté d'expression. Donc il passe par l'Union européenne, vous avez vu la manœuvre, il passe par l'Union européenne. Il a écrit à Ursula von der Leyen qu'il a annoncé hier pour piétiner la Constitution. Mais c'est ça sur tous les sujets. Or, moi, je dis, nous devons sortir de l'Union européenne de l'euro de l'OTAN. Ce n'est pas pour le plaisir, c'est simplement pour faire ce que peuvent faire 95% des pays du monde. C'est-à-dire que nous, on ne peut pas gérer notre énergie, notre agriculture. Nos paysans ont subi le Mercosur et tout le reste. Ursula von der Leyen a annoncé hier que ça allait encore accélérer vers le libre-échange. Et puis, pareil pour l'immigration et tout le reste. Si on est un pays indépendant, on pourra faire comme les autres, c'est-à-dire avoir des frontières nationales.
les
fermer si nécessaire quand on veut, expulser qui on veut, et puis aider nos paysans, faire plutôt du protectionnisme et du patriotisme agricole et économique plutôt que le libre-échange. Mais aujourd'hui, Marine Le Pen s'est mise dans un système où elle est obligée de mentir. Et la preuve, c'est qu'elle-même, en 2017, elle-même disait, si je reste dans l'UE et l'euro, vous retrouverez, c'était une interview sur Europe 1, elle est toujours en ligne, si je reste dans l'UE et l'euro, 70% de mon programme n'est pas applicable. C'est face à ça qu'il faut la mettre aujourd'hui, il faut la mettre face à ces déclarations-là, car rien... s'est arrangé du côté de l'UE et de l'euro, ça s'est plutôt aggravé. Je ne veux pas mentir aux gens, on tranche.
Frédéric Dhabi, est-ce que ce que vient de pointer Florian Philippot, cette critique que porte Florian Philippot à l'encontre de Marine Le Pen, vous la jugez recevable ? Est-ce que l'idée dans les enquêtes que vous menez, l'idée qu'elle ne pourrait ne pas tenir ses promesses apparaît dans les retours que vous avez lorsque vous sondez les gens ?
j'ai envie de dire même pas du tout. Ce que dit Florian Philippot, les Français l'écoutaient plutôt en 2016-2017, lors de la deuxième candidature de Marine Le Pen. Au lendemain du Brexit, on avait dans des enquêtes IFOP de mémoire une petite majorité. C'était même du 50-50 des Français qui étaient favorables à un Frexit. D'ailleurs, que portaient le FN et Florian Philippot, qui étaient à l'époque vice-présidents. L'époque a très fortement changé. Quand on pose la question du Frexit, on est à peine sur 20 à 25 % de Français qui y sont favorables. Parce que malgré des critiques très fortes portées à l'Union européenne, il y a aussi l'idée que l'Europe protège. Il y a eu le Covid. Il y a un soutien très fort des Français à la guerre en Ukraine. Avec l'idée, contrairement à ce que dit Félix-en-Philippeau, que les Français ne renvoient pas dos à dos Vladimir Poutine d'un côté, Volodymyr Zelensky de l'autre. La cote de popularité, c'est des données IFOP, LCI de Vladimir Poutine. C'est 9% de bonnes opinions. Bien sûr, il y a toujours une... critique à l'égard de l'Union Européenne. Je noterais, et là je donne raison à faire en Philippot, que dans l'électorat RN, c'est la famille politique où le regard sur l'Europe est le plus critique, mais l'époque a très fortement changé par rapport à l'époque du Brexit.
Florian Philippot, allez-y, vous pouvez répondre. Il nous reste moins d'une minute. Je vous fais confiance.
Non, mais je ne vais pas faire un débat avec Frédéric Davy, qui a un autre point de vue, qui est sondeur. On n'est pas sur le même point de vue. Moi, je défends des convictions. D'ailleurs, il y a d'autres instituts. Il y en a un qui, EU Opinion, qui teste dans 8 pays en permanence le souhait de sortir de l'UE et qui donne pour la France 54% tout récemment, qui était à 35% il y a 3 ans. Donc cet institut, les chiffres que vous citez, mais c'était il y a 3 ans. Et aujourd'hui, une large explosion du souhait de sortir s'il y avait un référendum en France. Moi, je vais vous dire, de toute façon, les questions d'opinion, c'est très intéressant à un instant T. Mais qu'est-ce qu'on fait en politique ? On défend des convictions ou on est là pour suivre les sondages ? Que fait Marine Le Pen ? Elle est là pour suivre les sondages. Que fait Jean-Luc Mélenchon ? Il est là pour suivre les sondages ou on est là pour dire la vérité, pour sauver la France ? Parce que si demain, on arrive au pouvoir et que Marine Le Pen ou un autre nous dit à la première crise agricole « Désolé, le commerce, ce n'est pas moi, c'est Mme von der Leyen », ce qui est formellement vrai. Je ne décide pas de mes accords commerciaux. Si au cas d'une crise migratoire, elle nous dit « Désolé, mes frontières sont ouvertes parce qu'on est dans Schengen et l'Union européenne et que je n'ai pas l'intention de les quitter. » Qu'est-ce qu'on fera ? Et qu'est-ce que diront les Français à ce moment-là ? Ils diront « On a encore été bernés ». Et là, on ira peut-être vers des choses beaucoup plus violentes parce que les gens diront qu'il n'y a plus d'alternative. Alors il y a une alternative qui s'appelle de reprendre, elle est gaulliste, elle est indépendantiste, elle est souverainiste, je l'incarne dans cette présidentielle, elle est de reprendre en main l'avenir du pays à travers la sortie de l'Union européenne, de l'euro, de et de l'OTAN. Ça n'est pas révolutionnaire, c'est simplement, c'est pas même pas le grand soir, c'est du bon sens. C'est ça ce que font la plupart des pays du monde, c'est-à-dire être des pays libres, souverains et indépendants.
Merci Florian Philippot d'avoir accepté mon invitation ce matin et d'avoir répondu à mes questions. Et voilà, ne rien laisser passer, rétablir les
faits, point par point, de manière intransigeante, dessiner l'avenir de manière précise, en tranchant avec cette oligarchie euro-mondialiste. Ce que j'ai voulu faire, ce que j'ai fait sur ce plateau, ce qu'on n'entend pas souvent, il faut dire sur les plateaux. Et bien sûr, ma candidature à la présidentielle et les patriotes plus grands mouvements souverainistes de France, on incarne cette résistance et cette véritable alternative. Sinon, c'est le mensonge, le mensonge qui envahit tout le débat politicien. Comme c'est largement le cas. Je crois l'avoir démontré. Mais il y a une autre voie. Une voie d'espérance. Et je l'ai démontré aussi ici. Merci de partager la vidéo. Un petit clic gratuit en dessous sur le bouton s'abonner à la chaîne. Si vous n'êtes pas encore abonné à la chaîne, si vous avez envie d'aider, vous demandez comment faire pour que ça circule mieux. Un petit clic en dessous gratuit. C'est un dixième de seconde. C'est gratuit. C'est un clic sur s'abonner. C'est merveilleusement efficace. Merci. vous vous savez que ce vendredi 18 septembre à 19h on se retrouve pour notre grand direct d'actualité et questions réponses sur cette chaîne manquez pas ça parce qu'il se passe plein de choses et j'ai hâte de découvrir en direct vos questions et d'y répondre sans tabou et par ailleurs vous savez le 30 septembre je suis en réunion publique dans le morbihan 19h30 et ben c'est entrée gratuite c'est ouvert à tous adhérent ou pas inscrivez vous juste ça prend 15 secondes pour nous aider à nous organiser par le petit lien qui est sous la vidéo en description ne tardez pas et puis vous le savez On parlait justement de la mobilisation des pêcheurs. Le peuple français se met debout, là. On ne va pas attendre, attendre. Dès le 3 octobre, les Patriotes, toute la France dans la rue, partout en France et la Maléphie Nationale, c'est samedi 3 octobre. Rendez-vous Paris, 14h, place du Palais Royal pour un départ du cortège à 15h. Venez très, très, très nombreux. Gilets jaunes, si vous voulez, avec des gilets jaunes, drapeaux français. Également, les pêcheurs, les paysans, venez, les routiers, tous les Français. Ça va être extraordinaire. Vivre ! Vivre libre, vivre en paix. Vivre et ne pas survivre, pas simplement. Vivre libre, Frexit, vivre en paix. C'est ça, le 3 octobre, anti-oligarchie. Vous en êtes très nombreux. Et puis, vous avez le lien, l'appel pour soutenir cette mobilisation et le signer sous la vidéo en description. Évidemment, je vous attends aux Patriotes. Si vous êtes d'accord avec ce que j'ai dit ici, on fait un peu trembler le plateau, mais il faut. On secoue le cocotier, mais il faut. Si vous voulez rejoindre le plus grand mouvement souverainiste et la résistance de France pour défendre ces valeurs-là de liberté, de paix, de France libérée, la libération nationale, vous êtes les bienvenus. On vient de faire l'énorme succès d'Arras. On a le 3 octobre, on se bat comme des lions. On a la présidentielle à financer aussi pour ceux qui veulent nous aider. On n'a pas un centime d'aide publique, je le rappelle. On a un mouvement indépendant sans subvention d'État, sans aide des banques, rien. Vous êtes les bienvenus maintenant. Vraiment, vraiment bienvenue. Vous pouvez adhérer ou réadhérer au Patriote par le premier lien sous la vidéo en description. Ce lien est également en commentaire. Il y a une petite fiche sur l'écran maintenant et dans quelques secondes un lien sur l'écran facile où nous aider donc à financer tout ça et la présidentielle et tout le reste par un don au mouvement. C'est le deuxième lien sous la vidéo en description. Les liens sont aussi sur les-patriote.fr, notre site, et ça fera baisser vos impôts massivement. Il y a deux tiers de défiscalisation pour vous sur chaque adhésion, réadhésion ou don au Patriote. C'est-à-dire que vous mettez 90 euros, 60 euros sur vos impôts. mettez 1 000 euros, 667 euros en moins à payer dans vos impôts. Vous mettez 30 euros, 20 euros en moins. Profitez-en. Bravo aux donateurs et aux réadhérents. Bienvenue du fond du cœur. Aux nouveaux adhérents, patriotes et vive la France.