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Messieurs, bonjour à toutes et à tous. Je suis très heureux de vous retrouver ce matin. Il y a à peu près deux semaines, ici même, je vous présentais la première partie de notre équipe de campagne. Je vous avais prévenu que cette partie n'était qu'une première étape avant la suite de la présentation de notre équipe de campagne. Aujourd'hui, comme prévu, je tenais à vous présenter celles et ceux qui ont spécifiquement la charge de notre projet et de nos idées, mais aussi celles et ceux qui vont... porter ce projet et ses idées sur le terrain. Voir cette équipe grandir, c'est d'abord le signe de l'enthousiasme, de la détermination qui existe autour de cette campagne, autour de notre projet et de la vision que je porte pour la France et pour l'Europe. Et aujourd'hui, nous marquons une nouvelle étape, celle de la structuration globale et de l'accélération de notre campagne. Parce que, je le dis et je le redis ici, nous n'avons pas l'intention de ralentir, au contraire. Notre pays a besoin d'un élan, il a besoin d'une direction, d'un cap, d'une vision complète et cohérente de ce que nous voulons faire de la France, de sa place en Europe, de sa place dans le monde. C'est précisément le sens du projet d'États-Unis d'Europe que j'ai présenté la semaine dernière face à la Russie. Face à la Chine, face aux États-Unis, face aux risques de déclassements économiques et technologiques qui nous menacent, face aux dérèglements climatiques, je veux poser la question de notre puissance. Je refuse notre vassalisation. Je refuse que nous devenions le 51e Etat américain ou la 24e province chinoise. Alors je propose de fonder les États-Unis d'Europe, un fédéralisme économique, technologique et écologique qui nous permettra de peser, qui nous permettra de nous faire entendre, qui nous permettra d'avoir notre avenir en main, un avenir de prospérité. Présenter ce projet a été le fruit d'un long travail. C'est aussi un risque, celui d'affirmer qu'il faut des changements profonds, affirmer qu'il faut porter des transformations considérables, pas seulement des petits ajustements techniques. Et cette exigence, je veux l'avoir sur tous les sujets. Parce que le programme, le projet, c'est le cœur de tout. Et pour continuer à le bâtir, à l'enrichir, à le confronter à la réalité, je suis très heureux de pouvoir compter sur un binôme dont je connais l'expérience, l'audace, le talent, Agnès Pannier-Runacher et Paul Midy. Je veux vous remercier, chère Agnès, cher Paul, d'avoir accepté de piloter le projet de cette campagne. Je n'aurais pas pu rêver meilleur binôme pour m'accompagner. Agnès, c'est l'expérience du gouvernement, mais aussi, je peux le dire, pour l'avoir vécu et vu aux premières loges, une créativité, une capacité à aller chercher des solutions nouvelles, une force de travail, de conviction et la volonté farouche de ne jamais rien lâcher. Paul, tu es le visage du renouvellement d'une nouvelle génération d'élus prêts à porter des projets et des solutions nouvelles. Député du plateau de Saclay, tu es une voix qui compte en France sur l'IA, sur l'innovation, sur notre budget, sur notre économie. Tu es aussi un entrepreneur. Avant d'être un politique, tu sais ce que c'est que de prendre des risques, de diriger une entreprise, de mener des équipes. Cette complémentarité entre vous deux est un atout exceptionnel. Agnès et Paul travaillent déjà depuis plusieurs mois sur nos propositions et je leur ai demandé une chose, n'ayez peur de rien. N'ayons pas peur de bouger les choses, de proposer de changer profondément de modèle. N'excluons jamais une idée simplement parce qu'elle n'a jamais été mise en œuvre ou discutée auparavant. Ne choisissons jamais la commodité technique ou administrative simplement parce qu'elle serait la solution la plus facile à mettre en œuvre. Ne soyons pas fainéants en imaginant que les recettes d'hier répondront nécessairement aux problèmes de demain. Le monde change. Les technologies changent, le travail change, les rapports de puissance changent, notre démographie, notre climat, notre société change, notre modèle doit changer lui aussi. Moi, je ne suis pas candidat pour administrer tranquillement ce qui existe. Je veux réformer. Je veux mener un changement profond pour notre pays, pour le projeter vers l'avenir plutôt que pour le retenir comme cramponné au passé. Et autour d'Agnès et Paul, beaucoup de femmes et d'hommes s'engagent. A leur côté, une équipe d'ambassadeurs thématiques s'engage. Beaucoup sont présents avec nous ce matin et je suis très fier de pouvoir compter sur eux. Agnès, Paul et Céline vous présenteront dans quelques instants ces équipes. Notre organisation est simple, sujet par sujet, défi pour notre pays par défi pour notre pays. Nous avons constitué des binômes. entre un élu qui travaille depuis longtemps sur ces questions et une personnalité de la société civile qui connaît intimement la réalité du secteur concerné. Ces ambassadeurs vont nous aider à bâtir nos idées, notre programme, porter aussi nos convictions auprès des acteurs de leur secteur, parce que c'est aussi cela la campagne que je veux, une campagne au plus près du terrain, au plus près de la réalité des Français, une campagne ouverte, transparente, où l'on sait qui travaille sur quoi et auprès de qui se tourner si on a envie de contribuer ou si on a des questions à poser sur notre projet. Je ne crois pas qu'un projet présidentiel... se bâtissent à quatre hauts fonctionnaires autour d'une table. Je ne crois pas que quelques personnes réunies dans un bureau parisien sachent nécessairement mieux ce qu'il faut faire pour l'école que ceux qui y enseignent, pour l'hôpital que ceux qui y soignent, pour l'agriculture que ceux qui labourent notre terre, pour les entreprises que ceux qui les dirigent et ceux qui y travaillent. Un projet pour la France doit se bâtir avec celles et ceux qui la font vivre chaque jour. Cette méthode, elle dit aussi quelque chose de la manière dont je veux gouverner demain, sans condescendance, sans considérer qu'il y aurait d'un côté ceux qui savent et de l'autre ceux à qui l'on viendrait expliquer ce qui est bon pour eux. Partager le pouvoir, c'est mon engagement, mais c'est d'abord écouter chacun et justement écouter chacun. c'est être présent aux côtés des Français. Alors, si notre campagne, comme je viens de vous le présenter, accélère sur le terrain des idées, elle accélère aussi auprès de nos concitoyens partout en France. Il y a plusieurs semaines maintenant, j'avais lancé un appel pour constituer partout en France notre réseau de responsables locaux. Nous avons reçu plusieurs milliers de candidatures et je suis très fier de pouvoir annoncer aujourd'hui les noms de nos 1 000 premiers référents de campagne. Certains sont militants, D'autres ne le sont pas du tout. Certains sont engagés depuis des années. D'autres ont décidé de franchir le pas et de me rejoindre il y a seulement quelques semaines. Certains sont élus. D'autres, non. Mais tous apportent quelque chose. une expérience, un ancrage, une connaissance de leur territoire. Et comme pour l'équipe de porte-parole que je vous présentais il y a deux semaines, je suis fier que ces 1 000 premiers référents soient le reflet de notre pays, le reflet des Français. Avec eux, nous allons pouvoir aller plus loin, porter nos propositions, organiser le débat, aller à la rencontre des Français, faire remonter les préoccupations du terrain, faire vivre nos valeurs. Mesdames et messieurs, ces équipes ont encore vocation à grandir. D'autres ambassadeurs nous rejoindront, d'autres référents seront nommés, d'autres femmes et hommes viendront apporter leurs compétences, leurs énergies et leurs idées. Mais ce matin, une chose est claire, nous sommes prêts. Prêt à accélérer et à réveiller cette campagne que tant veulent endormir. Prêt à continuer à porter un projet et une vision pour le pays, une vision pour un changement profond qu'aucun autre candidat ne porte aujourd'hui. Prêt à nous démultiplier sur le terrain. Nous le faisons déjà encore ce week-end. 300 réunions ont été organisées partout en France dans le cadre de notre opération 1000 bistrots. Avec les 1000 référents que nous annonçons aujourd'hui, nous allons pouvoir changer d'échelle. Nous ferons campagne partout jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au 2 mai 2027 et à la victoire. Nous allons faire campagne à chaque instant et nous sommes prêts à mener le changement profond dont notre pays a tant besoin. Je vous remercie.
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Merci, Gabrielle. Merci, un cap, une vision. Et donc, vous l'avez compris, un slogan de campagne, la force d'agir. Et justement, les forces vives qui vont mener cette campagne avec nous sont dans cette salle et partout en France. Vous ferez connaissance avec eux dans quelques instants. Mais pour le moment, je vais passer la parole à nos deux co-responsables de programme, Paul Midy et Agnès Pannier-Runacher. Agnès, s'il te plaît.
Bonjour à toutes et à tous. Alors je ne vais pas me présenter. Vous le savez, comme l'a rappelé Gabriel, j'ai été ancienne ministre sur tous les portefeuilles liés à la production. Au fond, tout ce qu'on produit en France, l'industrie, l'agriculture, l'énergie, mais également le bois, l'eau, etc. Et j'ai aussi un passé de chef d'entreprise dans des entreprises ou des secteurs plutôt du monde ancien, l'automobile, les services. Et c'est aussi ce que je vais porter dans cette campagne, c'est ce lien que j'ai eu avec le service public, puisque j'ai piloté le plus grand hôpital de France il y a une vingtaine d'années. Et donc ce sont aussi des sujets qui me motivent très fortement. Alors pourquoi ? être dans cette campagne responsable du projet avec Paul Midy. D'abord parce que je crois quatre raisons. La première raison, c'est l'ambition. Je suis aux côtés de Gabriel Attal parce que je connais l'ambition qui porte pour notre pays et pour les Français. Je suis profondément attachée à mon pays et je souhaite effectivement qu'on assume ce niveau d'ambition, qu'on assume cette volonté de construire une puissance française au sein d'une puissance européenne. La deuxième raison, c'est le dépassement. Nous assumons ce dépassement ne serait-ce que parce que, vous le savez, je suis plutôt de l'aile gauche, comme on dit, Paul plutôt de l'aile droite, mais au-delà de tout ça, c'est la complémentarité de nos expériences. Je suis élue d'un député qui comporte une grosse partie rurale, qui est un territoire qui a connu la désindustrialisation. Il est élu d'un territoire qui est à la pointe de la technologie, mais qui est aussi confronté à tous les mouvements du monde en termes de... concurrence technologique. La troisième raison, c'est que nous voulons, et Gabriel le veut, que nous mettions de la densité, de la profondeur, de l'expérience dans ce programme avec des gens venus de tous horizons, mais qui sont réellement au fait de chacune des thématiques. Et donc cette densité, elle doit nous permettre de porter des projets de rupture aussi puissants que celui des États-Unis d'Europe. Ce qu'il y a derrière les États-Unis d'Europe, ça veut dire rentrer en relation avec nos homologues, travailler en temps masqué pour être prêts lorsque nous serons amenés à gouverner. Et puis la quatrième raison, c'est que nous assumons effectivement des propositions de rupture. Pas pour rompre... avec nos prédécesseurs, mais parce que la France est confrontée aujourd'hui. à des ruptures. Ruptures géopolitiques, et je pense qu'on n'a pas besoin de revenir sur les menaces aujourd'hui entre la Russie, la Chine et les États-Unis. Ruptures écologiques, nous avons traversé un été terrible qui nous montre que les conditions de production ont désormais changé et que nous devons nous adapter rapidement à cela. Ruptures technologiques, on connaît toutes les interrogations sur le devenir de l'intelligence artificielle. à la fois lorsque nous ne sommes nous-mêmes pas les leaders de cette intelligence artificielle, mais également sur les conditions éthiques et de compatibilité avec la vie humaine de cette intelligence artificielle. artificielle. Toutes ces ruptures appellent de notre part plus que des ajustements, mais la capacité effectivement d'être audacieux pour protéger les Français et pour faire que lorsqu'on est en France, on se dit qu'on a un avenir, un avenir heureux devant nous et c'est ce que nous voulons porter.
bonjour à toutes et tous. Moi, je suis très heureux d'être avec vous ce matin. Merci beaucoup à Gabriel pour sa confiance. Moi, Paul Midi, député de Paris-Saclay. Paris-Saclay, c'est 20% de l'enseignement supérieur de la recherche, l'innovation française. C'est la Silicon Valley européenne. Moi, je suis très attaché à mon territoire et ça fait partie des territoires nombreux en France qui peuvent être les solutions pour redresser notre pays. Mais tu l'as dit, Gabriel, avant d'être député, moi, j'étais entrepreneur. J'ai créé, développé des entreprises, quelques salariés, quelques milliers de salariés. Et j'ai vu de l'intérieur comment on arrivait à faire de la croissance, à créer des emplois, à donner des opportunités. Et c'est pour ça que je m'engage et que je suis engagé moi depuis des mois avec Gabriel Attal, avec grand plaisir, avec toute l'équipe, parce que je crois comme lui que c'est possible que la France et l'Europe aient des bien meilleurs résultats. Le sujet, ce n'est pas les dix dernières années, ce n'est pas juste la France, c'est que depuis 30 ans, tous les pays européens ont décroché. On a décroché en salaire, en croissance. Nos salaires n'ont pas suffisamment progressé, la croissance n'a pas suffisamment été là. Et moins de salaire, c'est moins de pouvoir d'achat, moins de croissance et moins d'opportunité pour nos jeunes. Et donc, moi, je crois comme Gabriel Attal que ce n'est pas une fatalité. qu'on peut redresser la barre, mais ça ne sera pas tout seul. Si on veut des grands résultats, il faut faire des grands changements. Et c'est ça qu'on porte avec Gabriel Attal. C'est par exemple le projet des Etats-Unis d'Europe, mais c'est aussi France 2040 avec 200 milliards sur l'innovation. C'est aussi embarquer tout le monde. dans ces nouvelles opportunités, former 20 millions de Français dans les cinq prochaines années aux outils de l'IA. Et donc c'est ça le programme qu'on est en train de construire avec tous les référents thématiques, tous les experts qui y participent. On se bat, on va continuer à se battre et je sais que vous serez nombreux à nous écouter ce matin, donc venez vous battre avec nous. On va y arriver. Merci à Gabriel pour tout ça. Merci.
Merci Paul, merci Agnès. Vous avez compris, on parle de combat. Voilà, un sport de combat, on l'avait dit, la politique c'est comme ça. On parle de la force d'agir et justement on va présenter maintenant ces fameux ambassadeurs dont on vient de vous parler. Alors ils sont enseignants, soignants, agriculteurs, entrepreneurs, ingénieurs, artisans, pompiers ou encore policiers. Ils viennent vraiment de tous les secteurs et ils incarnent la diversité des réalités françaises. Chaque grande thématique de la campagne de Gabriel Attal a désormais sa voix. Alors leur mission est double, Gabriel l'a dit, à la fois portée... la parole et la vision de Gabriel dans leur secteur et auprès de leur communauté, mais aussi faire remonter, c'est important aux candidats, les préoccupations du terrain et nourrir le programme de leurs expériences concrètes. Et ce, c'est important aussi de le rappeler en lien étroit avec le travail mené depuis des mois par les secrétaires nationaux et les groupes de travail. Et c'est qu'une première vague, vous allez découvrir leur visage dans quelques instants, ils vont nous rejoindre aujourd'hui et dans les semaines à venir, parce que c'est aussi ça la force du programme de Gabriel Attal, c'est que c'est très souple, très ouvert, un peu comme au judo. On est souple, solide sur les appuis et souple au niveau du haut du corps à tous les moments. D'ailleurs, vous pouvez dès aujourd'hui, si vous le voulez, apporter votre soutien, votre expertise pour construire une véritable communauté d'engagement autour de la candidature de Gabriel Attal. Alors, quatre ambassadeurs vont prendre la parole maintenant. Ils ont voulu prendre la parole pour dire tout simplement pourquoi ils s'engagaient et quel sera leur champ d'action et comment ils vont distribuer leur énergie. Et j'appelle tout de suite Anaïg Lemeur, députée du Finistère, membre de la Commission des affaires économiques.
Bonjour, merci à tous de votre présence. Je suis Anaïque Lemeur, je suis députée des Finistères. Je suis très engagée sur les sujets du logement. Alors pourquoi est-ce le sujet du logement ? Effectivement, ce sont des sujets qui m'ont amenée à être présidente du Conseil national de l'habitat. Donc je connais bien le secteur, je connais l'ensemble des filières, mais je connais aussi nos citoyens, nos citoyens qui peinent aujourd'hui à se loger, qui parlent d'une crise, d'une crise de l'offre, mais aussi une crise de la demande. Je considère que ce n'est pas une fatalité, qu'il faut absolument s'engager bien plus grandement. On a fait diverses propositions de loi, vous l'avez vu au cours des dernières années, ce n'est pas suffisant. Je sais que Gabriel veut aller au-delà, se restruire. en fait le secteur du logement pour permettre à chacun d'y trouver en fait un toit créer sa famille et pouvoir se projeter sur un avenir avoir un logement aujourd'hui c'est essentiel c'est en termes de pouvoir d'achat ça permet justement de limiter la prise du logement sur le pouvoir d'achat actuellement le logement est le premier poste de dépenses des français mais c'est aussi en fait un enjeu environnemental il faut améliorer la qualité de nos logements pour permettre à chacun de vivre on l'a vu par la canicule notamment que nous avons vécu pleinement, en toute sécurité, de façon sanitaire. Nous avons aussi des enjeux sociétaux. La société se recompose, se redéfinit et nous devons accompagner ces changements. Nous avons aussi des enjeux économiques derrière le logement. C'est aussi toute une économie qui souffre actuellement, qui souffre du fait du peu de construction, qui souffre du fait des freins à la rénovation. C'est tout cela que nous allons mener, un chantier bien plus grand que simplement l'offre ou la demande. nécessite de la restructuration, même en termes de financement. Il faut donner la possibilité aux gens de se projeter et donc de pouvoir acquérir un logement qui sera une garantie pour eux, pour une retraite sereine, mais aussi pour un avenir pour leurs enfants. Donc c'est tout cela qui fait que je me suis engagée auprès de Gabriel, qui a cette volonté d'aller plus loin que ce qui a été proposé ces dernières années, d'avoir réellement une structuration, un cap, une vision que je partage avec lui. Et donc je souhaite y arriver, pas pour nous. Mais pour vous tous, pour les citoyens qui attendent sur le logement d'avoir des solutions concrètes, réalistes et réalisables immédiatement et non pas dans un éternel bien plus lointain. On a besoin de ça maintenant. La crise, elle est là. C'est urgent. Allons-y. Nous sommes tous mobilisés. Nous avons un groupe qui est très dynamique et on peut tenir aussi compte des propositions que les filières nous font au quotidien. Je vous remercie.
Merci Anaïg. Alors on a parlé de logement et maintenant on va parler de sécurité civile. Et j'appelle Jean-Marie Ifiévet, députée des Deux-Sèvres, ancien sapeur-pompier, membre de la commission du développement durable.
Bonjour à toutes et à tous. Je suis Jean-Marie Fievé, député de la troisième circonscription des Deux-Sèvres depuis 2017. C'est aussi en 2017 que j'ai rencontré pour la première fois Gabriel, qui est ici présent. Et depuis député, j'ai toujours mis à ma... sur le terrain, au cœur de mes mandats, pour être au plus proche des habitants de ma circonscription et de leurs problématiques, pour essayer de trouver une solution, toujours. Et c'est donc tout naturellement que je rejoins Gabriel. Gabriel, lui, il est toujours à l'écoute des citoyens. C'est quelqu'un qui est vraiment ouvert à la discussion, à l'échange, à la recherche de ce qu'il y a de mieux aujourd'hui pour notre pays et ses habitants. Mais avant d'être député, j'étais donc officier de sapeurs-pompiers, un métier passion, un métier que j'exerçais pendant plus de 25 ans en tant que sapeurs-pompiers professionnels, mais également avant en tant que pompiers volontaires. Les sapeurs-pompiers, de manière générale, et toutes nos forces de sécurité civile font face chaque année de plus en plus à des crises de plus en plus puissantes, de plus en plus présentes et de plus en plus contraignantes. C'est sapeurs-pompiers et c'est les agents de la sécurité civile qui sont des gens engagés, mais je tiens aussi à lever aujourd'hui, c'est les agriculteurs qui ont donné aujourd'hui un grand coup de main durant l'été à nos sapeurs-pompiers et tous ceux présents sur les feux des différentes interventions. Cet été aura été une triste démonstration de ce qui nous attend dans les années à venir et ces crises qui sont pour la partie visible, que la partie visible de l'iceberg, en plus de ces interventions exceptionnelles, les sapeurs-pompiers portent quotidiennement secours aux personnes. Face à ce constat, je suis fier de m'engager aux côtés de Gabriel Attal pour penser dès à présent les transformations nécessaires à notre modèle de sécurité civile et demain pour qu'il demeure résilient. Fier de pouvoir porter la voix de ces acteurs essentiels à notre quotidien et fier d'œuvrer pour la réalité de ces professions, que les professions soient mises au cœur de cette campagne présidentielle qui s'ouvre. Je vous remercie et je remercie Gabriel Attal pour sa confiance.
Jean-Marie. On a parlé de logement, de sécurité, on va maintenant parler d'éducation et de culture avec Céline Calvez, députée des Hauts-de-Seine, vice-présidente de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation.
Merci Céline. Bonjour à toutes et à tous. Depuis presque maintenant dix ans, je travaille sur les politiques publiques de la culture au sein de cette commission, de la commission des affaires culturelles et de l'éducation. Alors que ce soit pour accompagner l'éducation artistique et culturelle ou encore conforter notre économie créative, que ce soit en période de croisière ou en période de crise au moment du Covid ou au moment de l'incendie de Notre-Dame, on a pu voir dans la culture ce qu'elle avait aussi bien de liberté, mais aussi de puissance. sens. Un côté émancipatrice, cette culture, elle l'a vraiment. On a tous pu l'avoir, on a pu connaître des émotions particulières parce qu'on a eu sur notre chemin des révélations culturelles. On peut voir aussi que cette culture, elle nous lie, elle nous lie entre nous, elle nous lie aussi avec le monde parce qu'avec la culture, on arrive à parler au monde. Mais pour autant, il faut que cette culture, elle soit encore plus présente à l'esprit, qu'elle ne soit pas mise de côté, qu'elle ne soit pas uniquement prise comme un secteur. mais plutôt comme un agent du lien. Et pour être aussi bien dans la liberté que dans la puissance, il y a bien un candidat qui en parle aussi bien de liberté que de puissance, c'est Gabriel Attal. Et pour liberté et pour puissance, pour pouvoir les combiner, il y a une faculté dont Gabriel Attal a déjà fait la démonstration depuis que je le connais en 2017, sur sa capacité à innover et à faire que parfois nous ayons, et toujours d'ailleurs, à cultiver ce qui peut être trop sectorisé, ce qui peut être davantage considéré comme des secteurs, c'est de pouvoir les faire dialoguer. Ce dialogue, c'est avec les Français, le dialogue, c'est entre les secteurs. Et c'est ce que nous aurons à cœur avec le groupe de travail sur la culture. de pouvoir faire exister la culture, parce que c'est ce qui nous lie, c'est ce qui nous rend fiers et ce qui nous permet de parler au monde. Je vous remercie.
Merci beaucoup, merci beaucoup Céline. Et le quatrième ambassadeur qui va prendre la parole ce matin, c'est Jean-Michel Crovézy, dirigeant culturel dans les Hauts-de-Seine. On va parler culture, mais aussi Europe. Bonjour Jean-Michel.
Bonjour à tous. Je ne suis pas issu du milieu politique, je suis issu de la société civile, donc je n'ai pas l'habitude de parler à un pupitre. Je voulais d'abord vous parler de moi. Je suis issu de la méritocratie républicaine. J'ai grandi dans un village de 50 habitants. Et si j'ai pu faire des études, si j'ai pu venir à Paris et ensuite m'engager dans le secteur culturel, c'est grâce à la littérature, à la lecture, grâce à des professeurs aussi à l'école qui m'ont soutenu pour m'approprier les œuvres de l'esprit, comme André Malraux l'a défini lorsqu 'il a créé le ministère de la Culture en 1959. C'est donc un sujet qui est intime. C'est une passion personnelle et c'est pour moi un sujet qui est absolument central dans la société française. La France a une grande histoire avec la culture et elle a su créer un modèle culturel absolument unique dans le monde qui aujourd'hui est mis à mal, notamment par un certain nombre de facteurs dont on pourrait discuter, notamment les prédateurs politiques et économiques mondiaux. Alors pourquoi je rejoins Gabriel Attal ? Bien précisément pour trois raisons. La méthode, la vision et l'énergie. La méthode parce qu'il va chercher des acteurs de la société civile. Je pense que c'est absolument indispensable dans la vie politique de renouer avec la société civile. Nous allons faire face à une élection présidentielle qui est cruciale pour l'avenir de notre pays. Il est donc absolument essentiel de renouer avec les Français qui doutent de l'avenir du pays et qui parfois rejettent la politique. Et donc je me félicite qu'on aille chercher l'expertise, l'expérience des Français. Sur la vision, je pense que la culture est un sujet qui dépasse le secteur culturel. Il faut écouter les inquiétudes. qui traverse aujourd'hui les différentes professions du milieu culturel, à juste titre. Mais la culture, c'est un sujet qui embrasse toute la société et qui doit traverser toutes les politiques publiques de l'État, tous les ministères. Et Gabriel Attal a un projet qui me semble absolument pertinent sur deux aspects majeurs de la culture. D'abord, c'est l'éducation. C'est le premier maillon de la transmission. C'est le premier maillon de la culture, transmettre. C'est un projet d'émancipation républicain. Et puis c'est l'Europe. Je pense que l'idée européenne de la culture aujourd'hui est menacée, et je pense que les États européens doivent défendre cette conception de la culture. Et puis enfin, l'énergie. Moi, je rallie une campagne avec un candidat qui représente pour moi l'enthousiasme, l'enthousiasme d'une belle idée de la France, d'une belle idée de la République, à l'heure où les idées un peu nauséabondes font fleuresse dans la vie politique. Donc je suis très heureux de rejoindre cette campagne, et merci Gabriel de ta confiance.
Merci Jean-Michel. Merci à vous quatre. On l'a entendu, des ambassadeurs inspirés et inspirants, mais aussi des référents départementaux. Et qui mieux que Priska Thévenot pour en parler, puisque notre équipe de campagne se déploie sur tous les territoires, dans tous les départements, les métropoles, les villages. Priska Thévenot, directrice de la mobilisation et des territoires, à toi de jouer.
Merci beaucoup Céline. Bonjour et bonjour à toutes et à tous. Ravi de vous retrouver ici à nouveau. Vous dire très rapidement que oui, nous avons une équipe unie, soudée, structurée derrière un candidat qui assume de faire campagne. Oui, Gabriel Attal aujourd'hui est le seul. candidat pour cette élection présidentielle à faire campagne, à faire campagne sur le terrain des idées, avec l'équipe réunie et structurée derrière Agnès Pannier-Runacher et Paul Midi, mais aussi à faire campagne sur les chemins de notre beau pays. Et pour ce faire, vous l'avez vu tout au long de l'été, vous l'avez vu au cours des dernières semaines et derniers mois, avec notamment l'opération Mille Bistro. Mais vous allez le voir d'autant plus fort qu'il sera représenté par plus de 1000 référents, comme il l'a annoncé à lui-même, et ce n'est que le début, des référents départementaux, des référents municipaux, dont certains pourront prendre la parole aujourd'hui, qui vont pouvoir faire campagne à hauteur d'homme, les yeux dans les yeux, pour pouvoir remonter des alertes, échanger et surtout écouter, pour ainsi alimenter le projet qui est mis en place et travaillé par Agnès et Paul. Sans plus tarder, je vais leur laisser la place.
Merci Prisca. Alors, Gabriel le disait tout à l'heure, ils sont plus de 1 000, ils sont même 1 300 actuellement. Et comme je vous le disais, c'est très ouvert. Donc chaque jour, on enregistre de nouveaux engagements. Et 3 d'entre eux ont réussi à se rendre disponibles ce matin, parce qu'ils n'habitent pas à Paris. Et ils vont nous expliquer tout de suite maintenant pourquoi ils s'engagent et comment ils vont agir. Et j'appelle tout de suite Guillaume. C'est vous qui allez commencer. Alors on a échangé un peu avec Guillaume et d'autres ce week-end. J'ai la chance de faire connaissance avec vous. Explique-nous pourquoi tu es là aujourd'hui.
Bonjour, je m'appelle Guillaume Arr, j'ai 43 ans, je viens d'Auvergne-Rhône-Alpes. Je suis commercial dans les métiers de l'environnement depuis bientôt 20 ans. Je suis aussi conseiller municipal d'un charmant petit village de 1 500 habitants qui s'appelle Auberive-sur-Varez et qui se situe juste à côté de Vienne, en Isère. où j'ai la chance d'être le référent municipal pour la campagne de Gabriel Attal. Si je devais résumer ma motivation et mon engagement auprès de Gabriel Attal, je pourrais le faire en trois points. Le premier, comme on l'a évoqué déjà, c'est son optimisme. J'en ai assez d'entendre les discours de déclin à longueur de journée de nos opposants politiques. La vision de Gabriel, elle est très claire, elle est positive, il a une trajectoire aussi optimiste. Et ça, c'est vraiment important pour moi. Et en plus, c'est très pragmatique. Et ça, je pense que c'est important aussi qu'on l'entende. Le deuxième point, Gabriel, cet été, il a fait une proposition sur la création d'un ministère pour l'eau. Je travaillais pendant dix ans pour la gestion de l'eau pour les collectivités locales. Et ça, cette idée, je la trouve vraiment excellente parce que ça permettrait de mettre la ressource en eau à un niveau d'importance jamais atteint. Et pour le partage de l'eau, pour garantir sa qualité, sa distribution entre les habitants, les agriculteurs, les industriels, je pense que c'est une idée vraiment novatrice. Enfin, et c'est peut-être le point qui me tient le plus à cœur, c'est la volonté de Gabriel de vouloir résorber la dette économique, bien entendu, mais aussi la dette écologique. Et ça grâce à l'Europe. Et dans son discours de Reims, avec sa volonté de construire des États-Unis d'Europe, il a été très clair sur les messages. Pour vraiment décarboner notre société, pour devenir un éco-continent, il faut vraiment que l'Europe devienne une puissance écologique autant qu'une puissance économique. Et ça, on y arrivera avec une véritable planification européenne écologique. Ce sera un vrai levier de puissance par rapport à ça. Et j'ai à cœur de militer pour cette idée-là. Voilà, tout ça pour vous dire que l'environnement, c'est quelque chose qui me tient à cœur. Et avec Gabriel Attal, ce ne sera plus un sujet de division, de déclin, mais un vrai véritable levier de puissance et aussi d'espoir. Et c'est le sens de mon engagement auprès de Gabriel aujourd'hui.
Merci Guillaume. Merci. C'était clair, c'était percutant, c'était ciselé. Séverine, maintenant, qui est avec nous ce matin, va vous expliquer pourquoi elle s'engage et pourquoi maintenant.
Bonjour. Alors, je suis Séverine Chanterelle. Je viens toujours de fêter mes 50 ans. Merci. Et je viens de Mayenne. Je vis à Laval. C'est un beau territoire, simple, qui sait prendre la parole quand on le sent justifié. Et j'ai un peu de ça. Je soutiens Gabriel Attal pour son ambition, notamment son ambition pour l'éducation. J'y suis sensible car je travaille à relier l'éducation et la santé. J'évolue actuellement dans le milieu de la formation et de la recherche et je suis diététicienne nutritionniste et ingénieur en éducation en santé. Rendre l'apprentissage exigeant, accessible, possible. tout au long de la vie, et notamment en renforçant les savoirs fondamentaux, c'est contribuer à améliorer la littératie en santé. C'est avancer vers l'accès de l'information en santé. Et ça, c'est important parce qu'Henri Cochet s'est contribué à améliorer la santé de tous. C'est pour ça que je soutiens cette ambition au niveau de l'éducation. C'est aussi l'ambition par rapport à l'intelligence artificielle et notamment le plan de formation à l'intelligence artificielle pour les salariés, de nombreuses personnes et à l'école. Parce que pour moi, c'est aussi indirectement avancer là encore. vers l'information, l'accès à l'information en santé et aussi contribuer à imaginer un usage réaliste de l'intelligence artificielle entre ses apports, ses impossibilités et puis permettre en fait à tous de s'en saisir et notamment à celui ou à celle qui a besoin de décider pour sa santé. Et puis après, plus personnellement, quand je regarde les quatre chantiers capitaux, en fait, moi, j'y vois un milieu avec des dimensions qui s'interconnectent. Ça, je l'apprécie. J'aime bien cette idée des idées qui s'interconnectent. J'y vois aussi, en fait, une façon d'agir avec une force d'agir, mais qui est respectueuse, douce et qui est efficace malgré tout. Merci Séverine
pour ce retour d'expérience. Et vous l'avez compris, l'idée, évidemment, c'est de nous déployer sur tout le territoire et de faire remonter, évidemment, toutes ces idées, toutes ces complications que les Français rencontrent au quotidien. Pierre, à vous de jouer maintenant. Même question. Pourquoi est-ce que vous avez décidé de vous engager et pourquoi maintenant
à toutes et tous. Je m'appelle Pierre Fournier, j'ai 29 ans, je viens de Touze et je suis ingénieur logiciel dans une entreprise de services numériques. J'ai adhéré à En Marche et au Jeune En Marche début 2017, comme beaucoup d'entre nous. J'ai vu une chance de faire de la politique autrement, plus concrète, plus tournée vers l'avenir, moins prisonnière des vieux clivages de l'IMP et du PS. En 2024... J'ai commencé à soutenir Gabriel Attal. Parce qu'à ce moment-là, pendant les européennes et surtout pendant les législatives, il était le responsable de notre famille politique qui n'a pas disparu et qui est allé au combat. Il a pris le risque. Pendant que d'autres se mettaient à l'abri, lui, il a tenu le terrain. Je le soutiens aussi pour ce qu'il propose. Sur l'économie, il veut réduire les charges pour que le salaire net monte vraiment et supprimer le plafond avec les heures supplémentaires. Moins d'écart entre le brut et le net. Plus de liberté pour ceux qui veulent travailler davantage, c'est du concret et c'est parce que nous voulons que le travail paie. Et sur l'intelligence artificielle, c'est personnel parce que c'est mon métier. Dans ma boîte, je développe des agents IA. Pas seulement des outils qui répondent, des systèmes qui agissent, qui travaillent avec des équipes et qui transforment vraiment l'entreprise. L'IA n'est pas un gadget, c'est une révolution industrielle que nous vivons aujourd'hui. Gabriel Attal est l'un des seuls qui en fait un chantier capital, former massivement, investir à l'échelle, viser une souveraineté européenne totale en la matière. Voilà pourquoi je suis là. Pour quelqu'un qui a tenu quand c'était dur, qui parle d'un pays qui produit, qui innove et qui ne baisse pas les yeux, Gabriel Attal est le candidat qui a le mieux compris les enjeux de notre époque. C'est aussi pour cela que j'ai accepté d'être son référent de campagne à Toulouse. Je vous remercie.
Merci Pierre. Effectivement, l'optimisme, vous l'avez compris, l'optimisme est présent ce matin. La dernière place du puzzle, évidemment, dans cette équipe de campagne, après Paul Midy et Agnès Pannier-Runacher, c'est Philippe Anglebert, notre trésorier, qui va dire quelques mots pour l'assistance. Merci Philippe.
Bonjour à tous, merci d'être là ce matin. Je vais être rapide, effectivement la trésorerie campagne c'est très important puisqu'il faut bien évidemment financer cette campagne jusqu'au bout. Et donc on verra bien évidemment travailler sur la question des recettes et la levée de fonds avec beaucoup d'engagement de nos militants sur le terrain mais aussi de nos grands donateurs. Et évidemment les dépenses qui seront bien tenues. Nous avons également avancé sur la levée d'un prêt auprès d'une banque. Et donc voilà, à titre personnel, moi je suis banquier. Ce qui effectivement donne quelques compétences pour ces sujets de trésorerie. Et j'ai également une carrière entre le public et la société civile puisque j'ai commencé ma carrière aussi en finance avant de... de travailler 5 ans sur les sujets économiques à Bercy puis à l'Elysée. Voilà, merci beaucoup.
Merci Philippe. Voilà, on a bouclé cette présentation avec ces nouveaux visages, ces nouvelles personnalités qui vont donc renforcer cette équipe de campagne autour de Gabriel Attal, puisque vous le savez, on ne construit pas un projet pour présider la France sans celles et ceux qui la font vivre. Et tout de suite, place aux questions des journalistes. Vous avez la parole désormais.
bonjour. C'est Grégoire Poussiel des Echos. Demain, ça fera 4 mois que vous êtes candidat. Est-ce que vous êtes satisfait de ces 4 premiers mois ? Est-ce que vous estimez avoir rempli vos objectifs ? Est-ce que vous n'êtes pas un peu déçu par le niveau où vous êtes dans les sondages ? J'ai une deuxième question. Hier, François Bayrou a proposé une grande primaire du bloc central, on va dire. Il a même proposé un calendrier. J'imagine que vous en avez pris connaissance. Qu'est-ce que vous pensez de cette initiative et est-ce que vous comptez vous y associer ? Merci.
Merci beaucoup. Sur la première question, je suis très satisfait de là où nous en sommes après ces trois, quatre premiers mois de campagne. Je suis très satisfait d'abord parce que notre campagne, elle s'est structurée. On a une équipe qui est solide, qui est structurée sur tous les sujets, avec les ambassadeurs thématiques aujourd'hui, sur tous les territoires, avec les premiers référents territoriaux, structurés au niveau national aussi avec une très belle équipe de porte-parole. Et je remercie Céline de l'animer de main de maître. Et puis parce qu'on est les seuls à chercher à réveiller cette campagne. S'il y a une chose qui m'interpelle aujourd'hui ou qui me déçoit, c'est que pour beaucoup, la campagne semble ne pas avoir démarré. Beaucoup cherchent à endormir cette campagne. pour gérer une avance sondasière, en se disant finalement, plus la campagne démarre tardivement, plus je peux gérer une avance que j'ai aujourd'hui. Moi, je cherche à réveiller cette campagne en mettant surtout des idées dans le débat. Et moi, je crois que c'est de ça dont le pays a besoin. Sur la question des sondages, si on se replonge il y a un an, il n'y avait pas de match possible dans le bloc central. Le sentiment qui était donné, c'est qu'il y avait un seul candidat naturel, en avance, légitime, qui était par ailleurs candidat depuis plusieurs années. Aujourd'hui, ça n'est plus le cas. Aujourd'hui, il n'y a plus de favoris. Et aujourd'hui, vous reprenez tous les sondages et vous les comparez à ceux qui étaient faits avant ma déclaration de candidature. Je suis testé plus haut aujourd'hui que je ne l'étais avant ma déclaration de candidature. Mais ce qui me frappe aussi dans les sondages aujourd'hui, c'est que... Personne n'est en situation de gagner face au Rassemblement national au deuxième tour de cette élection présidentielle. Et c'est ça qui doit nous interpeller. Et la question qu'on doit se poser collectivement, c'est comment faire pour inverser ça ? Moi, ma conviction, c'est qu'on n'inversera pas ça en ne faisant que de parler de tambouilles, de questions d'appareils. entre partis politiques. Ma conviction, c'est que si le Rassemblement national et la France insoumise, que je déplore, ont une dynamique dans cette campagne aujourd'hui, c'est parce qu'ils arrivent à parler du fond, de leurs idées, de leurs projets, de leurs visions, avec lesquelles je suis en radical désaccord. Mais en tout cas, ils arrivent à embarquer une partie de nos concitoyens en parlant de cette vision. Et moi, c'est ce que je veux faire aussi dans cette campagne. Et vous aurez remarqué que tout au long de l'été et ces dernières semaines encore, la semaine dernière encore avec le projet d'États-Unis d'Europe que j'ai présenté, je m'évertue à parler de fond et à mettre des idées dans le débat. Et je suis convaincu que c'est ça qui fera la différence, avec bien sûr l'envie, la combativité et la détermination qui est la mienne. Sur la deuxième question, moi, j'ai toujours dit de manière très claire que je n'avais aucun problème avec une primaire. Si vous avez peur d'une primaire, il vaut mieux pas être candidat à l'élection présidentielle. Si vous avez peur de ne pas pouvoir gagner une primaire, pourquoi vous avez l'élection présidentielle ? Parce que si vous ne pouvez pas gagner la primaire, je ne vois pas comment vous allez gagner l'élection présidentielle. Donc moi, je n'ai aucun problème. Et donc la question que vous me posez, il faut plutôt la poser à des candidats qui s'opposent à l'organisation d'une primaire.
bonjour. Mathieu Dupric pour l'Opinion. Plusieurs de vos soutiens ont fait mention de la nature de votre campagne enthousiaste, optimiste, etc. Quand vous êtes sorti de l'Elysée après deux heures et demie de réunion vendredi, est-ce que vous dites que vous avez fait le bon choix
vit un moment extraordinairement tendu. Probablement la période la plus tendue et la plus dangereuse depuis la fin de la guerre froide. Et on le voit aujourd'hui, des empires qui s'entrechoquent, et nous, Français, Européens, qui sommes comme pris en étau au milieu de tout ça. Évidemment que ça inquiète nos concitoyens. Évidemment que vous regardez aujourd'hui les informations entre le conflit en Ukraine, l'agression russe contre les Ukrainiens, le conflit en Iran, les velléités prédatrices de certains continents puissants, je pense notamment à la Chine, sur notre industrie et notre technologique, évidemment que ça inquiète beaucoup de Français. Mais moi, pourquoi est-ce que je suis optimiste ? Parce que je suis conscient de toutes les forces qu'on a en France et en Europe. Et parce que je suis absolument convaincu que si notre génération est capable de porter un nouveau projet européen, qui est celui des États-Unis d'Europe que je porte, rien ne pourra nous résister. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui les États-Unis et Donald Trump peuvent décider d'aller engager une intervention militaire en Iran sans se préoccuper de savoir l'impact que ça aura pour les automobilistes français ou les économies européennes ? Parce qu'on ne pèse pas suffisamment. Pourquoi est-ce que la Chine aujourd'hui est capable de mettre à terre nos industries avec une politique extraordinairement agressive ? 30% d'exportation chinoise en plus en Europe depuis le début de l'année. Une entreprise chinoise sur quatre qui exporte à perte, à perte en Europe, subventionnée par l'État chinois, avec une logique qui est claire. Couler nos industries, puisque en exportant à perte, évidemment qu'on ne peut pas être compétitif, pour ensuite, une fois que nos industries, et qu'on sera totalement dépendants, pouvoir faire ce qu'ils veulent avec les prix. Pourquoi est-ce qu'ils peuvent faire cela ? Parce qu'on n'est pas suffisamment unis en Europe. Et donc ma conviction, c'est que si on arrive à porter ce projet, d'un fédéralisme économique, technologique et écologique en Europe, rien ne pourra nous résister. Et on sera capable, parce qu'on sera les plus puissants, d'aller face aux États-Unis, d'aller face à la Russie, d'aller face à la Chine pour défendre nos intérêts et défendre nos valeurs. Donc, moi, vous savez, j'ai l'optimisme de celui qui est lucide sur ce que notre pays et notre continent ont toujours été capables de montrer dans leur histoire, dans les moments les plus difficiles. Face aux crises les plus terribles, face aux guerres, on a toujours su non seulement les traverser, mais se reconstruire en étant plus fort et porter des projets au niveau européen capables d'embarquer des pays pour avancer. Et donc de la même manière qu'on a créé la communauté économique du charbon et de l'acier, la communauté économique européenne, l'Union européenne, je suis absolument convaincu que la France peut porter ce grand projet. Et je vais vous dire, face à toutes les crises qui surviendront à l'avenir, et malheureusement il y en aura d'autres, parce que c'est l'état du monde aujourd'hui, je suis sûr qu'on sera beaucoup plus forts pour s'en protéger.
Bonjour, Hermine Leclerc pour RTL. Vous avez souligné l'importance d'aller à la rencontre des Français sur le terrain, notamment par votre opération Mini Bistro. C'est bon. Nous avons regardé sur le site internet de l'opération, il y a parfois 10 inscrits, 12 inscrits, 15 inscrits. Certains de nos confrères dans la presse quotidienne régionale parlent parfois de 600 invitations envoyées que 7 personnes présentent. Quel constat vous tirez de cette situation ? Est-ce que vous comptez adopter des changements
Vous savez, le sens de l'opération Mille Bistrot, ce n'est pas de réunir seulement des militants. Vous avez des militants ou des personnes qui suivent la campagne, qui s'inscrivent sur la plateforme. Et ensuite, une fois que vous arrivez dans le bistrot, vous en avez beaucoup plus. Si vous étiez venu, je ne crois pas que c'est votre cas, au bistrot, au mille bistrot que j'ai organisé, auquel j'ai participé moi-même à Saint-Malo, vous auriez vu qu'il y avait 200 personnes et que pour la plupart, c'est des gens qui ne s'étaient pas inscrits, mais qui soit ont entendu parler de l'opération dans la presse locale et s'y sont rendus, soit passés à côté, ont vu qu'il se passait quelque chose et sont venus. Il y a même, puisque le bistrot dans lequel j'étais, était devant un unité. Il y a même une professeure qui a appris qu'il y avait cette réunion qui était organisée, qui a interrompu son cours et qui est venue avec ses élèves pour échanger. Et des histoires comme ça, vous en avez partout sur le terrain. Donc l'objectif, vous savez, ce n'est pas de faire des meetings. Des meetings, on sait en faire. J'en ai fait un à la fin du mois de mai dernier. On avait plus de 4000 personnes. Je ferai un autre meeting le 10 octobre à Lyon. On rassemblera plusieurs milliers de personnes. L'objectif, ce n'est pas de faire des meetings, c'est d'aller. partout où sont les Français pour échanger avec eux très directement. Et ce qui est très intéressant, moi, ce que je retire de cette opération, de cette expérience, c'est que vous avez beaucoup de Français qui ne vont pas dans les réunions publiques classiques, qui viennent dans ces opérations et dans ces moments qui sont organisés dans ces bistrots. Parce qu'ils disent, en fait, une réunion publique dans une salle municipale ou une salle qui est louée, on sait quand on rentre, on ne sait jamais quand on sort. Alors qu'un bistrot, on sait qu'on peut y rentrer, y sortir, si ça ne nous plaît pas, on s'en va, il y a beaucoup plus de liberté et de fluidité. Et ensuite, parce que dans une réunion publique classique, le sentiment qui est donné, c'est que si vous venez, ça veut dire que vous adhérez au projet, alors que quand vous êtes dans un café ou un bistrot, en fait, ça ne veut pas dire que vous venez soutenir nécessairement un projet, vous venez échanger. Et c'est ça qui est hyper intéressant. Parce que ça permet d'échanger avec des gens avec lesquels les politiques n'échangent plus. Si vous passez votre temps à vous concentrer uniquement à réunir vos soutiens et vos militants dans un grand meeting ou dans une petite salle municipale, mais que vos militants, je pense que vous passez à côté d'une très grande partie de ce qui se passe dans le pays. Moi, c'est précisément l'inverse que je veux faire.
Bonjour, M. Attal et Edgar Becket pour BFM TV. L'un des sujets de ce début de campagne présidentielle, c'est évidemment la question du pouvoir d'achat et plus particulièrement la question des carburants. Ce matin, le gouvernement dit que l'augmentation du montant de l'aide grand rouleur est sur la table. Le gouvernement dit également que de nouvelles aides seront vraisemblablement mises en place à partir du 1er octobre. Qu'est-ce que vous inspirent ces déclarations ? Est-ce qu'elles vont dans le bon sens ? Et vous, qu'est-ce que vous proposez concrètement sur le pouvoir d'achat ? Qu'est-ce que vous dites ce matin ? aux Français qui s'inquiètent de voir le prix des carburants encore augmenter. Merci beaucoup.
Bien sûr que ça va dans le bon sens. On attendra de voir les annonces qui sont faites. Aujourd'hui, les Français font face à une situation qui est très difficile, probablement la plus difficile sur la crise du carburant depuis les années 70, avec la guerre qui est rentrée dans le portefeuille des Français. La décision de l'intervention en Iran et la décision de l'Iran du régime des Mola de fermer le détroit d'Hormuz fait exploser le prix du baril et ça fait exploser le prix à la pompe. Et donc les Français le subissent au quotidien et notamment ceux qui travaillent et qui doivent utiliser leur voiture pour aller travailler. Moi, face à ça, je considère qu'on doit avoir une réponse juste. Et la réponse juste, c'est d'accompagner de manière ciblée les Français qui travaillent et qui doivent utiliser leur voiture pour aller travailler. C'est le sens de ce qui a été proposé par le gouvernement avec l'aide pour les « gros rouleurs ». Moi, je soutiens ce dispositif. Je pense que ce serait bien que l'État écrive aux 1,5 million de Français qui ont droit à l'aide et qui ne l'ont pas demandé. Je pense que ce serait une bonne initiative puisque vous avez un million et demi de Français qui n'ont pas demandé l'aide alors qu'ils y auraient droit parce qu'ils rentrent dans les critères en tout cas de revenus. Je pense que c'est important de leur écrire pour les informer que cette aide existe. C'est la première chose. La deuxième chose, je pense qu'il faut aussi mettre en avant la possibilité pour les employeurs de verser une aide de 600 euros sans charge ni impôt à leurs salariés. Parce que tout le monde ne connaît pas cette possibilité, et je pense que c'est important aussi, puisque les employeurs sont quand même souvent les mieux placés pour savoir qui, dans leurs salariés, chez leurs salariés, sont les plus concernés par ces difficultés, doivent faire le plus de kilomètres avec leur voiture pour aller travailler. Ensuite, je pense que c'est important, vu que la situation est amenée à durer, qu'il puisse y avoir un soutien renforcé. Et donc, on verra ce que le gouvernement annonce, mais évidemment, il faut que ces aides soient prolongées. J'ai parlé compris des aides sectorielles pour les filières économiques qui sont très impactées. Deuxième chose, on portera, nous, un certain nombre de propositions dans le cadre du projet de loi de finances, notamment la revalorisation du barème de l'indemnité kilométrique. On proposera d'étendre le bonus électrique. aux véhicules d'occasion. Vous savez qu'aujourd'hui, vous pouvez bénéficier du bonus quand vous achetez un véhicule électrique neuf. Il commence à y avoir un marché de l'occasion. C'est important qu'on puisse aussi soutenir financièrement les Français qui achètent un véhicule électrique d'occasion. Et puis enfin, on proposera un dispositif de soutien au financement à 50% de l'installation d'un boîtier E85, vous savez, qui permet de réduire, de diviser le coût du plein. On va continuer à être force de proposition. Mais ce qui est certain, c'est que pour que ce soit juste, il faut que ce soit des dispositifs qui soient ciblés vers ceux qui en ont le plus besoin. Je vois bien qu'il y a des responsables politiques, de manière très politicienne, parce qu'ils ne sont pas aux manettes, parce qu'ils sont candidats à l'élection présidentielle, qui expliquent qu'on pourrait baisser toutes les taxes, baisser tous les impôts, etc. Ils mentent aux Français. parce qu'on a une situation de finances publiques, malheureusement, qui n'est pas celle de nos voisins qui prennent un certain nombre de mesures, et les Français le savent, à la fin, vu la situation dans laquelle on est, il y a toujours quelqu'un qui paye, et en l'occurrence, le risque, ce serait qu'on leur donne d'une main ce qu'on viendrait leur reprendre de l'autre par un autre dispositif. Donc voilà, je pense que c'est important d'avoir ce discours de vérité, en étant lucide sur le fait que c'est très compliqué pour les Français, qu'on doit poursuivre les dispositifs qui ont été mis en place, probablement les faire évoluer pour qu'ils puissent concerner davantage. de personnes, mais garder cette logique du soutien ciblé.
Pour RMC, une question sur le budget. Sébastien Lecornu a donc présenté un plan de 54 milliards d'euros d'économie. On comprend que tout le monde va devoir faire des efforts. Déjà des pistes qui sont dans le débat, à la fois sur les retraités. Il y a la question aussi du gel de certaines prestations sociales, des APL. Qu'est-ce que vous pensez de cette première idée de copie budgétaire ? Est-ce que vous trouvez que l'effort est équilibré quand on entend aussi que la taxe sur les grandes entreprises va, elle, diminuer par rapport à l'année dernière ? Est-ce que vous trouvez que c'est équilibré ? Et puis, juste sur la campagne, parce que le budget et la campagne vont se percuter. Vous êtes président de groupe à l'Assemblée nationale, un des groupes les plus nombreux à l'Assemblée. Est-ce que vous allez siéger pendant le budget ? Vous allez déposer des amendements, les défendre, voter des motions de censure ? Qu'est-ce que vous allez faire
Alors, voter des motions de censure, non. Vous savez que ce n'est pas notre genre. Je ne peux pas vous répondre sur le budget parce que le budget n'a pas encore été présenté. Il y a eu des grandes lignes, des grandes orientations qui ont été présentées par le Premier ministre. Mais évidemment, on est parlementaire avec les collègues de mon groupe. Et donc, on regardera la copie budgétaire, le projet de loi de finances qui sera présenté. Et ensuite, à partir de là, on va travailler ce projet et puis se prononcer. La première chose que je peux vous dire, c'est qu'on ne sera jamais un problème pour le gouvernement. Le gouvernement fait face à une situation politique qui est extraordinairement difficile, une situation budgétaire qui est difficile. On ne va pas lui compliquer la tâche, évidemment. La deuxième chose que je peux vous dire, c'est qu'il y a probablement des mesures avec lesquelles on sera en désaccord dans ce budget. Et dans ces cas-là, moi, je serai très clair avec les Français et je leur dirai que s'ils me font confiance et si je deviens président de la République l'année prochaine, je reviendrai sur les mesures avec lesquelles j'étais en désaccord dans ce budget. Et donc, il faut considérer ce budget comme un budget pour six mois. Parce qu'évidemment, si les Français me font confiance, je présenterai avec le gouvernement que j'aurais nommé un projet de loi de finances rectificative pour avoir un budget rectificatif au cours de l'année 2027. Et la troisième chose, c'est que... On gardera les mêmes combats qui ont été les nôtres ces dernières années, notamment depuis la dissolution. C'est évidemment défendre la France qui travaille et l'activité économique. On parle beaucoup des économies en dépense, et c'est très important. On a fait des propositions en la matière, y compris un frein d'urgence global sur la dépense sociale, parce que c'est deux tiers de notre dépense. Mais il faut qu'on parle aussi, et je déplore et je regrette, que plus personne dans le monde politique ne semble porter un discours sur la croissance et l'activité économique. C'est très important, évidemment, de faire des économies sur la dépense. Mais c'est très important aussi de continuer à parler de la croissance. Parce que si on n'agit pas pour la croissance et pour l'activité économique, ça serait encore plus compliqué, encore plus douloureux. Parce que c'est évidemment aussi les recettes qui nous permettent de financer un certain nombre de nos priorités. Les deux vont ensemble. Donc on va aussi porter, nous, cette ligne-là, ce discours-là, notamment à travers tout ce qu'on porte sur le soutien à l'innovation, à la productivité de la France. Ensuite, sur le budget, je suis parlementaire, je suis président de groupe, je suis aussi candidat à l'élection présidentielle. Je ne suis pas le seul président de groupe à être candidat à l'élection présidentielle. Évidemment que c'est une situation qui est particulière. autant que possible, mais on a eu nos journées parlementaires avec les députés de mon groupe la semaine dernière, on a échangé sur ce sujet et je leur ai dit clairement qu'évidemment, en raison de la campagne présidentielle, j'allais beaucoup m'appuyer aussi, et peut-être encore davantage, sur les vice-présidents de mon groupe. On avait d'ailleurs une partie qui sont derrière moi et qui seront évidemment très présents aussi et très en charge de tous ces sujets-là et de la période budgétaire.
Bonjour, Julien Nenni pour France Inter. Vous avez dit, M. Attal, tout à l'heure, beaucoup cherchent à endormir la campagne pour gérer une avance sondagière. Il ne faut pas être grand devin pour deviner de qui vous voulez parler, mais je m'interroge sur ce qui vous fait dire ça. Si vous parlez d'Edouard Philippe, en l'occurrence... Lui aussi fait campagne toutes les semaines, fait des propositions et met des propositions dans le débat la semaine dernière sur l'adaptation climatique. Si vous parlez de Marine Le Pen, même chose récemment sur le logement ou sur le pouvoir d'achat. Jean-Luc Mélenchon, je pourrais dire la même chose. Qu'est-ce qui vous fait dire que les favoris des sondages, comme vous les appelez, cherchent à endormir la campagne ? Est-ce que c'est vraiment le cas
? D'abord, je crois qu'il y a moins de volonté exprimée, je n'ai pas cité de nom, vous l'aurez vu, qu'on puisse avoir de vrais débats dans cette campagne. Moi je le dis ici et je le redis à vous tous, vos chaînes, vos antennes le savent, je suis très ouvert à ce qu'on puisse avoir des débats entre les candidats. Je crois que je suis un des seuls à le défendre et à le proposer. Je crois que beaucoup de candidats le refusent, ce qui empêche qu'on ait de vrais débats aujourd'hui entre candidats à l'élection présidentielle. On a vu un débat qui a eu lieu à la rentrée, dans le cadre de la rentrée du MEDEF, la REF, un débat entre les candidats où là, tout le monde avait accepté de venir débattre, probablement davantage pour la REF que pour la chaîne qui organisait le débat, mais en tout cas, tout le monde a débattu. Et j'ai vu que chez les Français, ça a permis de faire rentrer une partie de nos concitoyens dans le débat de cette campagne, parce que c'est en confrontant aussi les points de vue qu'on permet de créer finalement les conditions pour les Français de réfléchir sur les différentes candidatures, de s'interroger sur la campagne. Et donc il faudrait qu'il y ait d'autres débats. Et je suis le seul à proposer qu'on puisse avoir des débats entre candidats et je regrette qu'aujourd'hui, la plupart des candidats refusent qu'il puisse y avoir des débats organisés comme ceux qui ont été organisés à l'AREF par LCI. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est les patrons de vos chaînes et de vos antennes qui me disent que lorsqu'ils sollicitent les candidats, ils ont souvent un refus, la plupart du temps un refus pour l'organisation de ces débats. Moi, je suis très clair. J'y suis ouvert, j'ai encore fait un débat hier dans une émission, malheureusement pas avec une candidate à l'élection présidentielle, mais avec une de ses représentantes. Et évidemment, on va continuer à le faire. Et ensuite, au quotidien, je cherche à mettre des idées dans le débat, des propositions. Et des propositions qui ne sont pas simplement, encore une fois, des ajustements techniques ou des mesures pour cocher une case, mais des vraies. une vraie vision différente de celle qui est portée par d'autres, notamment sur l'Europe la semaine dernière. Ça devrait être un débat central et décisif dans cette campagne présidentielle que ce qu'on veut faire de l'Europe. Quel est l'avenir de l'Europe ? Quel est l'avenir de la France dans l'Europe, vu la situation du monde que l'on connaît aujourd'hui ? Ça devrait animer toutes nos discussions. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Je le regrette. Et donc, je vais continuer à faire en sorte que ça puisse arriver.
Bonjour, Alison Tassin pour Le Parisien Aujourd'hui en France. Vous avez assisté à une réunion à l'Elysée vendredi. Le président a beaucoup insisté sur le fait que la situation internationale pesait lourdement sur le prix des carburants. On le voit aujourd'hui, Sébastien Lecornu tient deux réunions à Matignon. Comment vous analysez cette espèce de dichotomie entre cette situation internationale sur laquelle on a peu de poids et qui a un impact très fort sur les carburants et cette énergie que met le gouvernement à peut-être développer de nouvelles aides dont on n'a pas réellement les besoins ? Comment vous analysez cette situation
Alors, je pense que la situation que traverse notre pays aujourd'hui et le quotidien des Français aujourd'hui montre que tout est lié. Et que la situation internationale, elle a évidemment un impact sur le quotidien des Français. Je pense qu'ils l'avaient vu et qu'ils l'avaient perçu déjà au moment de l'agression russe en Ukraine en 2022. On avait vu l'explosion des prix de l'énergie et l'inflation, la crise de l'inflation à ce moment-là. Mais là, de manière tout à fait édifiante dans leur quotidien, les Français voient que le fermeture d'un détroit et du détroit d'Hormuz a un impact sur les prix du carburant, ce qu'ils payent à la pompe et donc sur leur pouvoir d'achat. que parce que c'est une situation internationale qui est responsable, il ne faut rien faire, évidemment que non. Le rôle de l'État, des pouvoirs publics, c'est aussi de prendre des mesures pour permettre à nos concitoyens de surmonter le choc, de traverser ce moment qui est un moment extraordinairement difficile. Mais je pense que la responsabilité, elle est double en fait. Moi, j'ai été Premier ministre, j'ai fait face à un certain nombre de crises. Pour moi, face à une crise, il y a toujours une stratégie double. La première, c'est de gérer l'urgence. C'est ce que fait le gouvernement avec les dispositifs qui ont été mis en place et qui vont être étendus. Et ensuite, c'est de préparer l'avenir. Parce que des crises comme celle du détroit d'Hormuz, il y en aura d'autres. C'est inéluctable quand on voit l'état du monde aujourd'hui et les continents puissances qui s'entrechoquent. Et donc, plutôt que d'attendre que la prochaine crise arrive et de se demander comment est-ce qu'à ce moment-là on gérera l'urgence, il faut l'anticiper pour éviter que les prochaines crises soient aussi douloureuses pour le quotidien des Français. C'est quand même ça notre responsabilité. Et je vais vous dire, ça devrait être aussi un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle aujourd'hui. Lors du choc pétrolier en 1974, il y a eu le plan Mesmer qui a permis une relance et un développement massif du nucléaire pour électrifier la France. On est content qu'à l'époque, il y ait eu ce plan Mesmer et cet investissement qui soit porté. Il faut qu'aujourd'hui, on s'interroge sur le plan d'investissement massif qu'on va défendre et porter pour que dans les prochaines crises, peut-être pour les générations de nos enfants et de nos petits-enfants, ils se disent qu'on est content que nos prédécesseurs aient pris ces mesures-là. Et moi, je crois qu'il y a deux choses. Un, l'électrification, aller beaucoup plus loin sur l'électrification de nos usages. La Chine l'a très bien compris depuis des années. Pour moins dépendre des hydrocarbures qui sont importés et donc de la situation internationale, ils ont fait en sorte de dépendre de l'électricité qu'ils produisent, beaucoup plus aujourd'hui, notamment en développant le véhicule électrique et autres. Donc un, c'est l'électrification, aller beaucoup plus loin. On a commencé à faire des propositions en la matière, on va continuer à en faire. Et deux, c'est l'Europe. C'est l'Europe. Si on veut demain être une puissance régulatrice, capable d'empêcher un certain nombre d'empires de se lancer dans des conflits ou des interventions qui auront un impact sur nos économies, il faut qu'on soit suffisamment unis et forts pour le faire. Si on veut défendre nos intérêts, si on veut bâtir une vraie prospérité économique qui nous permettra de peser à l'international face aux États-Unis, face à la Chine, face à la Russie, il faut s'unir davantage. C'est pour ça que je crois profondément que ce projet que je porte d'États-Unis d'Europe, ce fédéralisme écologique, économique et technologique, nous permettrait de devenir une puissance en capacité de rivaliser avec les États-Unis et la Chine et la Russie, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, le fait est que ni le président français, ni le chancelier allemand, ni la présidente du Conseil italien ne sont en capacité de faire renoncer un Donald Trump ou un Xi Jinping à leur plan. Demain, avec une vraie fédération européenne comme celle que je propose, on serait en capacité non seulement d'être autour de la table, mais de peser pour défendre nos intérêts. Et donc c'est pour moi les deux chantiers majeurs qu'il nous faut porter, et j'espère que cette campagne nous permettra d'en débattre.
Bonjour, Cécile Loyal pour le Courrier de Guadeloupe. Une question sur votre vision sur un autre sujet d'actualité, l'insécurité. La semaine dernière, la Guadeloupe a enregistré son 31e homicide depuis le début de l'année. En 2025, le taux d'homicide là-bas était 8 fois supérieur à celui de la France hexagonale selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Quelles sont vos propositions ? Quelle est votre vision en matière d'insécurité ?
D'abord, j'ai bien conscience que, d'une manière générale, nos territoires ultramarins font face à des difficultés comparables à celles qu'on peut rencontrer dans l'Hexagone, mais accentuées, exacerbées. Quand on parle des questions économiques, des difficultés économiques des Français, c'est vrai dans nos territoires ultramarins, mais de manière encore plus forte. Quand on parle des problèmes d'insécurité, c'est vrai de manière encore plus forte dans nos territoires ultramarins. Quand on parle de l'impact du dérèglement climatique, c'est vrai de manière encore plus puissante dans nos territoires ultramarins. Ils connaissent les difficultés et les défis de relever notre pays, mais puissance 10, 100 ou 1000. Et donc il faut une action encore plus forte et encore plus déterminée dans nos territoires ultramarins. Et j'aurai l'occasion dans les prochaines semaines, prochains mois, de faire des propositions dédiées sur l'outre-mer et de faire des déplacements dans plusieurs territoires ultramarins. Sur la question de sécurité, d'une manière générale, je crois qu'il y a aujourd'hui deux périls majeurs pour la sécurité des Français. c'est un, le narcotrafic, et deux, la délinquance des mineurs. J'ai fait un certain nombre de propositions que je ne vais pas redétailler ici, mais évidemment pour renforcer nos moyens policiers, nos moyens d'enquête, nos moyens d'investigation, nos moyens d'interpellation, et deux, pour renforcer la chaîne pénale. Avec un constat aujourd'hui, c'est d'abord qu'on a une politique pénale qui est pilotée par la surpopulation carcérale. On n'a pas assez de place en prison et donc on a des peines prononcées qui ne sont pas suffisamment fortes pour gérer finalement cette difficulté à avoir des places en prison. Et deux, un droit, une politique pénale qui n'est pas adaptée à l'évolution de la société, notamment s'agissant des mineurs. Que l'ordonnance de 1945, qui a été plusieurs fois réformée depuis, ne répond pas à un rajeunissement de la violence. à une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune, et à une banalisation de la violence qu'il y a aujourd'hui chez beaucoup de mineurs. Et donc je propose une nouvelle justice pénale des mineurs, parce que je crois aussi à la force de la sanction et de l'exemple, en plus de tout ce qu'on peut faire en matière de prévention. Donc voilà, j'aurai l'occasion de revenir encore plus en détail sur ces sujets-là, et notamment sur leur impact pour nos territoires ultramarins. Et c'est évidemment au cœur aussi de mon projet et de ma campagne. Merci beaucoup.
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