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Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Bonjour. Vous êtes déjà au match, vous vous en foutez
? Je ne suis pas très foot, mais on va dire que ça va être intéressant parce que l'entraîneur n'est pas là. C'est quand même une belle équipe en face. Assez solide. On va aller dire 2-1 pour
la France. Et Jean-Claude Beaujour, avocat, président du forum transatlantique.
Je ne
parie pas.
Pourquoi
ça ? C'est un vieux principe de ma part. C'est vraiment un vieux principe. Je ne parie jamais.
Une livre.
Et Gilles ? Moi je pense que ça va être compliqué parce que comme on est sélectionnés, peut-être l'équipe va jouer un peu au ralenti. On a vu ça récemment avec les Allemands hier. Les Allemands étaient
déjà sûrs de leur place. Nous on peut finir premier ou deuxième, donc il y a de l'enjeu pour nous quand même.
Un, deux. Un, deux pour la France et un pour la Norvège.
Allez, Gilles est resté avec nous. On va parler de la canicule, les urgences saturées, la vente d'alcool interdite, la consommation d'interdite sur la voie publique. J'ai entendu ce matin un caviste qui expliquait que lui n'avait plus le droit de vente d'alcool. Mais en revanche, le petit supermarché au coin, lui, il n'y a pas de problème. Le supermarché peut ? C'est ce que j'ai entendu, c'est ce qu'a dit le caviste. Non, c'est le
droit de vendre de l'alcool sur la voie publique. Et le caviste, il ne vend pas sur la voie publique.
Non, mais il a dit qu'il n'avait pas le droit de vendre. On va enquêter. Présidentiel, notre sondage IFOP fiducial pour Sud Radio et Le Figaro. Jordan Bardella survole le classement. Il n'y a pas eu d'effet Monaco, contrairement à ce qu'on pouvait imaginer. 40
degrés à l'ombre. En revanche, un effet lié à la... Et c'est ce que nous disait hier
Frédéric Dhabi...
il faut que ça infuse des histoires comme ça c'est pas parce qu'il y a un événement et bim derrière il y a un sondage et les gens réagissent tout de suite ça se passe dans une dynamique de campagne commencez
pas à étaler votre science maintenant on va y revenir et puis là encore l'ultra-violence des jeunes on est tous choqués par ce qui s'est passé Louis 17 ans lynché à mort et puis ce garçon dont on a dit qu'il avait 10 ans et qui en fait en aurait beaucoup plus qui était en CM2 et qui uniquement sur le déclaratif a affirmé son âge. On pourra y revenir, Gilles. Je ne sais pas. Gilles
? Vous dites que vous avez 30 ans. Oui, voilà. Je
m'identifie. Qu'est-ce qu'il vous fait dire ? C'est mes collègues au club Beaujour.
Moi, j'ai toujours un sujet pour lui. Je suis toujours content. Un autre Américain qui vit en France. Je vais vous parler de Donald Trump, évidemment. Ah, Donald Trump et ses grands projets qui tombent à l'eau. Il avait rêvé d'un nouvel ONU. Il n'y a pas eu beaucoup de pays qui n'ont finalement pas payé. La gold de carte immigration, ça n'a pas non plus fonctionné. Le Centre Kennedy a enlevé son nom et la cata de chez Cata. Le bassin, le fameux bassin du mémorial de Lincoln, c'est emblématique de la capitale. Alors c'était son gros projet, qu'il soit prêt pour le 4 juillet pour la fête nationale. Il devait être tout bleu, il est tout vert.
Au cœur de Washington, une armée de piscinistes en grenouillère de pêche dans le bassin le plus célèbre d'Amérique. Tous lancés dans une course contre la montre, aspirés les algues pour enlever cette couleur verte qui fait tâche. Car cette eau devait être bleu marine. C'était la volonté de Donald Trump pour fêter les 250 ans des Etats-Unis. Le chantier a commencé en mai. Le bassin a été vidé, une toile peinte en bleu marine a été collée au fond. Les travaux ont été confiés à un ami de Trump, qui n'avait jamais œuvré sur des monuments historiques, mais construit la piscine de son club de golf il y a 20 ans. L'eau est devenue verdâtre. Donald Trump crie immédiatement au vandalisme.
Qui aurait cru que quelqu'un allait cisailler la peinture du bassin avec un couteau ? Mais vous avez des preuves de ce que vous avancez ? Voyez avec les agents du parc.
Mais aucune preuve n'a été donnée. Selon les experts, c'est en fait une invasion d'algues à cause de la chaleur. Le bleu marine absorbe trop le soleil. La rénovation devait coûter moins de 2 millions de dollars. Ce sera finalement au moins 16.
Ça reflète bien la façon de gérer de cette administration. Voilà comment mes impôts sont gâchés.
C'est quand même fou cette histoire. C'est tout ce qui est fou. De temps en temps, on se dit... Est-ce possible ? Non, je crois que c'est l'occasion de redire qu'il faut... On a décrié beaucoup notre système démocratique qui a aussi ses imperfections, mais je crois qu'il faut plus que jamais s'attacher aux dispositifs où il y a des règles. Il y a des règles de gouvernance, que ce soit dans le secteur public, que ce soit dans le secteur privé, éviter... Éviter qu'on fasse appel aux potes et le pote qui explique qu'il ne peut pas faire, etc. Mais on pensait
que l'Amérique était protégée de ça.
Vous savez, l'Amérique, pas plus que... ou comme les autres, et d'abord en Amérique, mais ça vient aussi chez nous, on a beaucoup dénié le principe démocratique au cours de ces dernières années. On a beaucoup défié le principe démocratique en disant la démocratie, l'état de droit, c'est de la tarte à la crème. Alors là encore, il y a beaucoup de choses qui sont mal faites. Il y a des lois qui sont mal faites. Voilà, ça on est bien d'accord. Mais pour autant, lorsque vous donnez à un homme ou une femme les clés du... pouvoir en disant, au nom de je sais ce qu'il faut faire, au nom de je suis élu et je peux tout faire, il y a un risque qu'il y ait un abus. Ce sont de vieux problèmes philosophiques.
Non mais là, on en est quand même, il a fait faire par son pisciniste. Mais qu'est-ce que vous voulez que je
vous dise ? Parce
que les pièces jaunes, Madame Macron, elle n'a pas donné à une copine la présidence. Elle l'a fait salariée alors que normalement, on ne pouvait pas être salariée. salariés à ce poste. C'est un détournement de combien ? Deux millions.
Deux millions, je crois. Et
puis Emmanuel Macron qui replace tous ses amis dans toutes les ambassades. Oui,
mais attendez, il y a deux choses. Non, non, c'est pas oui mais, c'est, regardons les textes, à partir du moment où ça n'est pas... Interdit, c'est possible. Effectivement, moi j'ai vu les nominations d'ambassadeurs. Ce sont les 500 emplois. Ce sont les 500 emplois
que font les gens qui auraient dû agir. Il y a une enquête qui a été menée. Les 500 emplois
civils et militaires qui peuvent être... Donc vous dites
que ce n'est pas pire qu'ailleurs.
Je dis que ce sont les dérives. Je ne dis pas que ça me convient. Attention, je dis bien que je suis scandalisé. Parce que je suis pour des systèmes où on contrôle ce que fait l'exécutif, quel qu'il soit. Voilà. Et une société pour faire toutes
les cérémonies au Panthéon, c'est normal ou pas ? On parle de ce qui se passe aux Etats-Unis. On ne peut pas juger. Il faut arrêter d'être systématiquement en train de se dire « Ah, les autres, ils puent, c'est pas bien ce qu'ils font, etc. » Mais regardons le pays dans lequel on vit. N'importe quel tocard se retrouve avec la Légion d'honneur ou l'Ordre du Mérite. C'est un mot d'incidence. C'est des copains
qui prennent... Ça n'a pas vraiment d'incidence de donner... Si, ça a une incidence. De donner une médaille ? Oui, ça a une incidence symbolique. Je vais vous donner un exemple très
précis. J'ai un copain, il a fait le Liban. 1985, il a la valeur militaire. Avec citation, il est à titre collectif... au titre de la finule, prix Nobel de la paix. Vous n'avez pas un copain qui est prix Nobel de la paix. Moi, j'en ai un qui est prix Nobel de la paix. ne vais pas lui donner ça. Il est à titre collectif puisqu'il est dans la finule. Il a eu à titre collectif. Eh bien, on ne lui a... jamais donné la médaille militaire on ne lui a jamais donné la légion d'honneur et on lui a refusé l'ordre national du mérite parce qu'on lui a dit vous savez on peut pas parce que pour l'instant sur mes listes j'ai pas l'occasion etc et n'importe quel réalisateur de film avec quatre mecs à Paris-sur-France c'est dans l'ordre symbolique vous ne pouvez pas vous comporter comme des satrapes en permanence à faire ce que vous voulez ça coûte 3 millions Même si on revient aux Etats-Unis, même si
en revenant aux Etats-Unis, ce que je dis, c'est que depuis maintenant une dizaine d'années, on assiste effectivement à une sorte de laisser aller de ce point de vue, puisque le pouvoir est hyper présidentiel et certains Américains disent que c'est pas pour ça qu'ils ont voté. Certains le commencent à le dire. Ils disent, mais on n'a pas voté pour ça. Donc le vrai sujet, c'est... Mais pourquoi ? Parce que depuis une dizaine d'années, on considère... Il y a une opinion minoritaire qui considère qu'il n'y a pas à voir de... Le président peut faire tout ce qu'il veut. Moi, j'ai entendu des gens bien logés intellectuellement qui expliquaient que le président, c'est comme un roi. Il peut faire tout ce qu'il veut. Tout
ce qu'il veut. On va en redire un mot dans un instant. 0826 300 300 si vous avez envie de réagir à cela. A tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
On est ensemble avec vous, on continue Gilles. Vous vouliez
faire réagir sur Donald Trump,
non
Oui, par rapport au parallèle fait avec la France, j'ai beaucoup dit, notamment à ce micro, à quel point le pays est dans un état de déclin profond, même dans ses racines. Mais je pense qu'on a une chance, c'est qu'on n'est toujours pas arrivé au déclin moral que connaissent aujourd'hui les Etats-Unis. C'est-à-dire qu'effectivement, vous avez raison, il y a plein d'erreurs, le fait de nommer des copains partout, moralement, c'est largement discutable. Par contre, quand on fait appel à un proche qui a fait sa piscine pour notamment des travaux qui concernent des monuments nationaux et de cette ampleur-là, c'est discutable. Après, je ne suis pas américain, je n'ai pas à dire ce qui est bien ou ce qui n'est pas bien. La seule chose, c'est que la France n'en prenne pas cette voie-là. j'ai envie que le modèle américain, qui a souvent été un modèle pour pas mal d'élites françaises, notamment et européennes ces dernières années, puisse enfin devenir un contre-modèle, enfin justement au contraire, un modèle à ne pas suivre, et que nous, Européens et surtout Français, puissions inventer notre propre modèle. et inspirer de nouveau le monde. Heureusement qu'on a le modèle venezuelien.
Lucas, mot sur Donald Trump.
Je suis d'accord avec tout ce qui a été dit maintenant. C'est vrai qu'en France, moi ça m'intéresse peu les Etats-Unis, comment ils dépensent leur argent. C'est sûr que si on avait le même cas en France, vous m'entendriez crier. C'est du Trump, j'ai envie de vous dire, c'est du Trump. C'est du Trump tout craché. Il vient quand même d'organiser un gala d'UFC à Maison Blanche. Donc si on s'étonne encore de ce que peut faire ce président...
Des motos... Et tout ça entre
une guerre, deux guerres...
d'autre chose. Et
la coupe du monde.
Plus sérieusement et plus dramatiquement, Gilles. Le
signal d'alarme est tiré. Nos hôpitaux saturent. Les urgences sont débordées. On n'arrive plus à répondre aux appels téléphoniques, à accueillir les malades qui arrivent en raison de la canicule. Le gouvernement tente d'endiguer une catastrophe annoncée. La solution... de ne plus vendre de l'alcool, ce n'est peut-être pas la meilleure des solutions. On écoute.
Ces dernières 24 heures, 25 personnes ont été prises en charge dans les hôpitaux parisiens suite à des arrêts cardiaques liés à la chaleur, contre moins de 10 habituellement. Ce chiffre donné par la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, illustre l'impact à retardement de la canicule dont les effets se font sentir 5 à 10 jours après son début. Face à ce risque de surchauffe dans les hôpitaux, le gouvernement annonce de nouvelles mesures.
J'ai décidé d'activer le plan Orsan au niveau 3, le niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire.
Concrètement, la réserve sanitaire va être déployée en renfort et certaines opérations non urgentes pourraient être reprogrammées. Santé publique France devrait communiquer d'ici trois semaines de premières estimations de la mortalité causée par la chaleur. Mais selon le maire de Paris, la canicule fait déjà des victimes.
Évidemment, la mortalité est en hausse, mais ce n'est pas à moi de communiquer là-dessus, c'est aux autorités sanitaires de le faire. On a à peu près tous les indicateurs qui... sont dans une situation difficile. Actuellement,
selon le ministère de la Santé, les services d'urgence enregistrent quatre fois plus de passages liés à la chaleur qu'habituellement.
Et démerde-toi, c'est pas à moi, c'est à l'autre. Il y a plus de passage qu'on descendre. On a les chiffres
dans trois semaines sur la mortalité communiquée. Théo, vous
disiez un truc assez juste.
Et oui, en fait, cet épisode-là me rappelle un peu le début du Covid, notamment Sibeth Ndiaye nous disait, mais non, il y a des masques. Après, elle me disait, non, en fait, il n'y a pas de masque, mais de toute façon, je ne sais pas comment vous dire, comment l'utiliser. Et il n'y a pas longtemps, j'ai entendu Agnès Panné-Runacher qui nous a dit, le gouvernement est prêt. En fait, s'il y a une hausse des morts, non, le gouvernement n'était pas prêt. S'il n'y a pas de clim dans les écoles, non, le gouvernement n'était pas prêt. S'il n'y a pas de clim dans les hôpitaux, dans les EHPAD, non, le gouvernement n'était pas prêt. Et il serait peut-être temps que dans ce pays, on ait un grand plan de climatisation des infrastructures publiques en priorité à mettre en place. Parce que vous voyez, quand vous allez dans des pays qui sont dits des pays moins développés que le nôtre, en fait, ils ont tous une clim. Et en France même, dans des territoires qui sont économiquement moins prospères que les territoires de la métropole, je pense notamment aux territoires d'outre-mer, je parle pour le cas de la Guyane, vu que j'ai cette expérience-là, il y a des clims partout, en fait. Donc pourquoi est-ce qu'il se fait ailleurs pour lutter contre la chaleur, etc., pour préserver la vie des personnes, notamment les plus précaires ? Ça n'est pas fait en métropole. La réalité, c'est que le gouvernement n'était pas prêt, les ministres n'étaient pas prêts, et encore une fois, je ne sais pas qui aura à rendre des comptes, et personne ne rendra des comptes, parce que c'est la marque de fabrique du macronisme depuis 10 ans.
Un médecin m'envoie un message en disant, un collègue de cette nuit, en réanimation, attendait trois arrêts cardiaques dans un hôpital de l'Est de la France. avec un temps imprenable, aucun n'est arrivé jusqu'à l'arrière. Ils sont morts avant d'arriver en réanimation à cause du temps qu'il a fallu pour intervenir.
C'est ce que je vous disais l'autre jour, déjà, quand j'avais le premier épisode de Canicule. Moi, j'ai également ma copine qui est dans l'Est, dans un hôpital en Réa, qui est infirmière, et qui était en nuit, d'ailleurs, cette nuit, et qui m'a dit comment c'est invivable, c'est impossible. En plus, évidemment, ils ont plus de cas, et qu'il n'y a pas de clim, donc en fait, c'est juste impossible. Et franchement, je suis désolé, mais c'est absolument dingue. Donc, je rejoins ce que dit Gilles, quand on entend qu'on va nous faire de l'infantilisation à deux balles, de nous dire, buvez pas d'alcool, mettez de l'eau, mouillez-vous la nuque, excusez-moi. Tout ce que cette séquence montre encore une fois, c'est l'impréparation du gouvernement, évidemment comme pour le Covid. Et comme pour le Covid, on nous infantilise, puisqu'on ne s'est pas préparé, derrière, on infantilise. Mouillez-vous, lavez-vous les mains, c'est du même ordre. Bon, évidemment, il y a des gens qui vont consommer d'alcool sous 36 degrés au soleil aujourd'hui. Bon, il y a aussi une question de la responsabilité de chacun, il faut être un petit peu intelligent dans des moments comme celui-ci. Maintenant, interdire, nous on ne veut que interdire en France. Au lieu de faire des plans de climatisation, par exemple, on interdit. On interdit la vente d'alcool, on interdit un festival, on va encore... tuer, pardon de le dire comme ça, des commerçants, des organisateurs, des événements, parce qu'on s'est mal préparés, je trouve ça ridicule, franchement.
Alors, Arnaud, Stéphane ?
Non, je plussoie ce qui vient d'être dit, évidemment. Moi, ce qui m'inquiète, c'est en effet une impréparation, et quand on voit également les noyades, 55 personnes qui se sont noyées ces derniers jours, c'est complètement fou. Mais ce qui est aussi complètement dingue, c'est... 'est le fait de reporter la responsabilité sur les autres. Le politique aujourd'hui n'arrive plus à assumer sa part. Du pouvoir. On attend du politique qui dise, voilà, il y a une situation, on prend une urgence, on rappelle des personnels, on se débrouille pour faire venir des clims dans les hôpitaux, on s'adapte. Vous imaginez, lors des grandes crises mondiales, ou pendant la première guerre mondiale, si on a dit, bon, alors les gars, d'aise, d'aise. il fait chaud, les trains, on ne peut pas les faire rouler, vous aurez les obus mardi. Ce n'est pas possible, évidemment, que quand il y a une crise, quand on est dans une situation d'urgence, le politique doit diriger, il doit prendre des décisions, il doit voter des lois d'urgence, etc. On a eu une première vague. On était donc préparés. On savait qu'il allait y avoir une deuxième vague. Et on sait que dans 10 jours, il y aura une troisième vague. Est-ce que dans 10 jours, ils vont nous expliquer aussi qu'on n'a toujours pas de clim parce que Alibaba n'a pas livré ? Moi, je suis désolé. Parfois,
j'ai l'impression de vivre dans un pays du tiers monde. C'est-à-dire que là, je dois prendre un train. On m'a annoncé hier à 23h que mon train de ce soir à 18h arriverait avec un immense retard. Alors là, je trouve que la prévision est de quelle très forte. J'en ai pris un cette semaine. Alors, il y a une clim dedans, on va dire, selon le wagon, mais je veux dire, le train roulé à deux à l'heure, mais comment on peut en arriver à un point comme ça ? Les écoles, les hôpitaux, comment on peut en arriver ?
Après, on parle d'infantilisation, sauf que le médecin me dit que... La température, on ne pouvait pas la prendre sur les malades parce que ça dépassait les 42. Ça dépassait les 42 sur les thermomètres électroniques. Donc ces gens sont morts. Donc il dit rester à l'ombre, c'est con à dire. Et puis ne pas boire une putain de goutte d'alcool. Il le dit, il le redit. Qui parle comme ça ? Pardon ? Qui
parle comme ça ? C'est
des médecins qui voient arriver des gens alcoolisés. Est-ce qu'il faut l'interdire
?
Est-ce qu'il faut l'interdire ? Peut-être que les gens ne sont pas responsables. C'est sûr que les sans
domicile fixe dans la rue avec les canettes de 8-6, ils vont s'arrêter parce qu'il y a l'ARS qui vient de leur demander d'arrêter. Non, mais il faut vraiment,
je pense qu'il faut redire encore et toujours, ne pas sortir. Hier, on avait un débatteur en plateau qui engueulait sa mère en lui disant, il ne faut pas sortir, ne sors pas, sa mère de 85 ans qui faisait...
Valérie, il fait 38 degrés, il faut arrêter. Pardon Valérie, mais là-dessus aussi, c'est un sujet dont je voulais aborder tout à l'heure. Vous dites, il ne faut pas sortir, mais malheureusement, cette histoire de climatisation, elle montre aussi les grandes inégalités qu'il y a en France. Parce qu'on entend Yann Barthès fanfaronner sur Quotidien et se moquer de ceux qui habitent sous les combles. Mais excusez-moi, évidemment qu'on n'est pas logé à la même enseigne quand on est Bernard Arnault, pour reprendre son exemple, et un Français lambda, évidemment. Et donc c'est dingue d'entendre dans une émission de Grotte Écoute quelque chose comme ça, alors qu'on sait qu'il y a des morts de la chaleur, il y a des gens qui sont sous 40 degré, qui ne peuvent pas travailler, qui ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l'école. Il y a des personnes qui doivent prendre congé pour s'occuper de leurs enfants parce que l'école est fermée, etc. Et après, on entend des gens, et je me mets dans le lot, parce que moi, au travail, au bureau, j'ai la climatisation. Mais après, on entend des personnes en plateau, sous clim, se moquer des gens. Franchement, c'est pas sérieux.
Allez, on se retrouve dans un instant. On va continuer à parler de la canicule, de nos hôpitaux, des dysfonctionnements. Effectivement, un médecin me dit, on nous dit, on va rappeler du personnel. Mais déjà, il manque du personnel. en temps ordinaire, donc quel personnel est-ce que vous voulez rappeler ? C'est la réserve. Mais ne m'engueulez pas. C'est ce qui était dit dans le
reportage de France 2. Tiens, je vais demander aux médecins, c'est quoi la réserve ? C'est quoi la
réserve des médecins ? Des médecins à la retraite ? Josiane, 75 ans. Allez, à tout
de
suite.
10h30, mettez-vous d'accord. Sud Radio.
Parlons vrai.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Et on est ensemble avec vous pour commenter l'actualité avec Lucas Planavergne, journaliste au Journal du Dimanche, Théo Amsaadi, président des Jeunes Républicains, Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com, vous êtes spécialiste en communication politique, et Jean-Claude Beaujour, avocat, et président du Forum Transatlantique. Nous évoquions la canicule, les urgences saturées, la vente d'alcool interdite. Alors c'est subtil, Gilles, vous avez regardé. Oui, c'est subtil. Ce
qui est interdit, c'est la vente à emporter d'alcool. En revanche, on
peut aller se bourrer la gueule dans un bar. Pardon de parler trivialement, mais c'est un peu ça. On peut aller boire autant de bière et de vin qu'on veut dans un bar. Toujours avec modération. Ou à la maison.
Ou à la
maison.
qui est plus triste. C
'est un peu étonnant. Donc, vente d'alcool interdite à Paris, et le préfet, pardon, pas le préfet, il est devenu ministre de l'Intérieur, recommande au préfet d'interdire la vente et la consommation de cet alcool dans l'espace public, comme partout, comme à Paris. Donc, il voudrait que ce soit le cas, comme partout en France. Il faut aller dans
les bars et les terrasses, puisque ce n'est pas un espace public. Ce qu'on appelle les espaces publics, c'est les trottoirs, les parcs. les bords de la Seine, dans le bord des différents fleuves.
30 degrés la boisson et 40 degrés la température, je peux vous dire que... Mais on peut aller
en acheter son pack de bière dans un magasin. Oui,
absolument. Interdire, est-ce que vous l'avez entendu, de solidaise et de la marche des fiertés ? Alors, ce n'est pas l'interdiction. Le ministre de l'Intérieur demande à ce que les organisateurs annulent festivals, mais s'ils ne le font pas, ils l'interdiront.
Voilà où on en est en France. Ils interdissent si les organisateurs n'annulent pas. C'est-à-dire qu'ils veulent interdire, mais ils ne veulent pas prendre la responsabilité d'interdire. Parce qu'on va dire qu'en Comdeb, ils interdisent tout. C'est pas une interdiction. Bah si, de fait, si. Si vous n'annulez pas un interdit, bah si, de fait, c'est une interdiction. Mais il peut y avoir un recours,
non ? Oui, bien sûr, contre les décisions administratives devant le tribunal administratif par voie de référé. Moi, je voudrais juste te redire deux choses. On a beaucoup parlé de crise, la canicule comme étant une crise. Je me souviens qu'en 2023, on avait découvert, le ministre de la Santé d'époque avait découvert qu'il pouvait y avoir une crise caniculaire en France, et je m'interroge. quand c'est un phénomène qui est récurrent, parce que l'on sait qu'aujourd'hui, ce sont des phénomènes qui reviendront. Avec une intensité variable, avec une récurrence, en tout cas dans un même été, qui peut être variable, mais ça n'est plus une surprise. A partir du moment où ça n'est pas une surprise, ça ne peut pas être qualifié de crise, c'est un événement qu'on n'a pas anticipé. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, je pense que dans la réflexion, là encore, moi je ne suis pas d'accord que la France est en déclin, etc. Je pense qu'effectivement, on ne sait pas, attendez, je pense que ne fait pas ce qu'il faut pour pouvoir avoir quelques orientations claires et aller jusqu'au bout. On sait qu'il y a une crise caniculaire, en tout cas il y a un événement caniculaire qui est important. Il y a deux choses à faire. La première, c'est on fait quoi et on regarde ce qui se fait. Et vous avez raison de dire que dans les régions d'outre-mer, on est à 30 degrés très fréquemment, parfois un peu plus. Alors c'est vrai qu'il y a un peu de vent, c'est insulaire, etc. Mais, un, on adapte son mode de vie. Deux, il y a des protocoles qui sont devenus naturels. Et donc, avant d'aller chercher ce qui se fait aux Etats-Unis ou au bout du monde, regardons ce que nous-mêmes Français faisons et savons faire. Tournons-nous vers nos régions d'outre-mer et demandons-nous... Par exemple, j'ai vu, Valérie, par exemple, on se pose la question en plein air. Alors, comment est-ce que les enfants vont aller à l'école ? Quels vont être les horaires ? Hier, j'ai entendu qu'on se demandait même à partir de quel niveau de température le bus pouvait fonctionner ou pas. Pardonnez-moi, mais ça devrait être protocolarisé, ce type d'événement. On ne découvre pas, pas très loin de chez vous, ici, on fait pas très loin de Sud Radio, il y a eu cet accident à l'entrée du... à l'entrée de la station. Voilà. Mais, mais, mais, mais attendez. Donc, c'est en fait, c'est au droit mouillé. Vous trouvez que tout
va bien ?
Non, mais ça ne va pas. Mais ce que je veux vous dire, quand je parle de déclin, ce n'est pas une fatalité. Ce que je veux dire, arrêtons de ne pas faire les choses correctement et de faire de la gestion au droit mouillé, c'est-à-dire qu'on découvre cet été, le 25 juin, on découvre, on se dit, patatras, qu'est-ce qu'on fait ? Ben non, ayons la capacité d'aller jusqu'au bout de notre réflexion.
C'est quand même le signe d'un pays en déclin.
C'est nous qui sommes en déclin. On a des
dirigeants... On a des dirigeants normalement qui sont censés... On est pays le plus taxé au monde. On est pays le plus taxé au monde. L'éducation ne fonctionne pas. Les hôpitaux ne fonctionnent pas. La police ne fonctionne pas. Je précise
mon propos. Ce ne sont pas les Français qui sont en déclin. C'est ça que je veux dire. Non, parce que les Français sont pragmatiques et eux... Les Français subissent
le déclin, c'est différent. Laisse
-moi juste terminer mon propos. C'est pour qu'on puisse bien comprendre. C'est parce qu'au bout du compte... ça mine le moral d'hommes et de femmes qui font des choses extraordinaires parce qu'ils se disent « mais merde, alors on est vraiment des cons, on n'y arrive pas ». Ben non, c'est pas parce qu'ils n'y arrivent pas, parce qu'ils ont du talent, c'est parce qu'en bout de piste ou en début de piste, suffisamment n'est pas fait ou n'est pas fait correctement. On ne découvre pas la crise, on ne découvre pas qu'il peut y avoir 33 degrés au mois de juin. On va
écouter Christine, une auditrice qui voulait témoigner. Bonjour Christine, vous êtes agricultrice, ça témoigne presque de ce que vient dire Jean-Claude. Vous vous débrouillez toute seule contre la canicule avec vos animaux
ben bien sûr ! Bonjour ! Bonjour ! Alors voilà, quand vous êtes éleveur, moi je suis productrice d'œufs naturels. fermier naturel, je ne donne pas du tout d'aliment de pomme. Elles sont entièrement au maïs, elles sont dans une demi-fourée d'acacia et de chêne, et elles ont une cabane, on va dire un poulailler, sur terre, tout en bois. Là, en ce moment, depuis une semaine, je prends le jet d'eau, bien froid, qui sort du puits, et j'arrose toutes les parois. du poulailler. De haut, en bas. J'arrose au sol. Elles sont dehors quand je fais ça. Le soir, elles rentrent. Elles ont une grille. Comme ça, je ne ferme pas les portes. Elles sont au frais. Bon, la pente, il n'y en a pas. On n'arrasse pas dehors. Quand il fait chaud, elles ne pondent pas. Ah non, mais 300 poules, 2 poules. mais ça, on le sait tous. Les vaches, les pierres, c'est pareil. Au lieu de faire 30 litres par jour, elles en sont 15.
Et pardon de poser la question qui est peut-être idiote, mais un poulailler climatisé, ça existe ? C'est possible ? On pourrait peut-être, j'y ai
pensé, on pourrait peut-être y arriver. Peut-être. Alors, il ne ferait pas... Il ferait 30. Alors 30, elles sont très bien à 30, parce que la poule aime la chaleur, ça ne le dérange pas. Mais moi, c'est tout en boulige, côte à côte, donc je ne sais pas si ça serait rentable. Et vous, vous faites comment pour vous moi, vous savez, j'avais une maison en bois avant, et cette maison en bois, je l'ai reprise, qu'il y a très longtemps qu'on sait, depuis 1976, on sait qu'il va y avoir des périodes de 10 jours, 14 jours, où il fera 45. Je dis bien 1973, j'avais 20 ans.
Il y a 50 ans.
Est-ce que vous êtes dans quelle région, madame ? Je suis dans ma nouvelle incité, je suis à Saint-Laurent-du-Médoc. Et madame, est-ce que vous avez des poules tout de
même qui sont mortes ?
pas du tout. Ah non, non. Parce que moi, je
voyais hier au JT de M6 un éleveur de poules comme vous qui avait une quantité énorme de poules qui sont mortes et ça représentait pour lui une perte de 50 000 euros, me semble-t-il.
Et il
avait essayé de faire ce qu'il pouvait, il avait mis de la ventilation, etc. Mais voilà, ça n'a pas suffi.
Non, monsieur, je vais vous expliquer quelque chose. Il n'avait sûrement pas 300 poules. Il avait 2 ou 3 ou 4 ou 5 000 poules. Il avait l'air d'en
avoir beaucoup sur les images, en tout cas.
Il a monté un poulailler comme tout le monde conseille. Des poulaillers dans le ciment, c'est-à-dire avec des murs en ciment. Et ces murs en ciment, c'est un fait. Les poules, elles n'aiment pas ça. Elles sont entassées en plus. Elles ne sortent pas. Moi, les miennes, elles sont dehors. Elles sont sous les attacées. Bon, je peux en avoir jusqu'à 600. Mais ça sera pareil. Il y aura un poulet ou agrandi ou un second. Ça dépend comment vous faites vivre la vie mal. Là, c'est un supplice pour les poules. Bien sûr.
Merci de nous avoir appelés, Christine. Je vais prendre votre téléphone, je vais vous acheter des oeufs. Oui, on a envie de vous acheter des oeufs. On a envie de vous acheter des oeufs, Christine. Bon courage à vous, parce que c'est aussi une perte significative pour des producteurs comme ça. Mais bon courage à tous les agriculteurs. Mais elle évoquait 76. Alors il y a un témoignage qui circule, extrait d'un texte de Georges Sand en 1871, où elle disait, elle écrivait une grande fatigue, le travail en roi. retard, un effort désespéré pour reprendre ma tâche au milieu d'un été que je n'ai jamais vu, que je ne croyais pas possible dans nos climats tempérés, des journées où le thermomètre à l'ombre montait à 45 degrés, plus un brin d'herbe, plus une feuille, plus une fleur au 1er juillet, les arbres jaunis, etc. Et alors ? C'est ce qu'elle racontait à l'époque. Il y a eu des gros épisodes de chaleur. Là, ce qui est grave, c'est la répétition. C'est pour ça qu'on ne peut plus parler de
crise. Maintenant, c'est désormais quelque chose. Il faut avoir aussi un peu de courage de nous organiser en termes d'urbanisme. Effectivement, on n'est pas obligé de tout climatiser, mais c'est ce que je disais à la réponse d'une jeune femme qui est intervenue sur une chaîne de télévision, qui dit qu'il faut lutter, c'est la faute au grand capital. aux ultra-riches. Il faut arrêter de simplifier et que quand vous avez une situation immédiate, c'est-à-dire que concrètement, pour l'an prochain, on fait quoi ? C'est-à-dire, une fois qu'on aura passé l'étape de cette année, on fait quoi pour 2027 ? C'est concret. On fait des
hôpitaux à Nantes, son clim.
Mais c'est vrai que... J
'ai un auditeur
qui répond et qui dit le déclin du pays me paraît avant tout intellectuel. On élit ou on nomme beaucoup de gens qui à minima n'ont pas le niveau. Je me suis fait la même réflexion en voyant certaines de nos ministres dont on se demande ce qu'elles font là, qui ont l'air un peu comme une poule dans les phares ou un lapin dans les phares. Des gens qui n'ont pas le niveau, au pire qui sont de pur demeuré. Bon, il va un petit peu loin. Et en ces temps de crise, ça se voit quand les crises révèlent les gens, la compétence, le sang-froid, l'intégrité. la moralité. Là, on a au moins trois ministres qui sont dépassés. Lui, il cite, santé, éducation, travail, et qui sortent sans sourciller des âneries et des banalités hors sol, sans même s'en rendre compte. Effectivement. Parce
que vous voyez, sur des sujets complexes, on a fait beaucoup de communication sur des sujets complexes. On oublie qu'il faut prendre le temps de réfléchir et se donner le temps d'agir, et agir en profondeur. Mais non, tout ça n'a plus aucune espèce d'importance.
Tout le monde sait que Météo France ne peut pas préduire plus de 7 jours, voire 10 jours. On est d'accord.
Justement, on
est d'accord, mais c'est parce que précisément, je vais vous dire, par exemple, en Outre-mer français, vous savez que vous avez des périodes cycloniques, vous vous organisez, vous anticipez, ça ne veut pas dire, mais vous anticipez, vous construisez votre maison en fonction d'eux, et je sais que Valérie a eu une expérience Outre-mer, elle le sait, les gens s'organisent et vous ne découvrez pas qu'un cyclone peut vous tomber sur le bout d'unis. Mais là, c'est
relativement récent, malgré tout, ces épisodes. Oui, mais vous avez
raison, Valérie, mais récent. Attendez, 1976, OK, 76, etc. 2003, vous en souvenez ? 2003,
2026, c'est pas non plus tous les ans. Il y en a eu un autre, il y a eu 2017, il y a eu
2023. Il y en a eu de manière récurrente, et puis même, je veux dire, on a bien vu qu'il faut des hôpitaux adaptés à ce type de situation.
Effectivement, il faudrait voir un de ses ministres ou un de ses conseillers débarquer aux urgences et de voir la réalité des choses, attendre, faire le parcours réel que fait un patient lambda sans passer par les pistons et autres. C'est très populiste, peut-être ce que je dis, mais c'est quand même la réalité. Je pense que, et je recite encore cette ministre qui, à l'époque, était venue sur un plateau sur LCI confrontée à des parents d'enfants autistes et qui m'avait... demandé les coordonnées de ses parents et je lui ai demandé pourquoi elle m'avait dit pour me plonger dans la réalité. Je crois que jamais j'oublierai cette phrase. Allez, on se retrouve dans un instant. A tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Allez, on se retrouve sur Sud Radio avec vous pour ce 10h midi. Juste un mot, j'ai aussi une interview de la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, qui avait dit, mes parents m'ont dit, tu ne te rends pas compte de ce que ça représente pour nous de te voir au 20h avec de la housse.
C'était à propos de quoi ça ?
Elle a fait une intervention, elle a été interviewée après sur l'antavirus et elle a déclaré ça, je ne sais pas qui, c'était dans un article du Parisien. Comment on peut être déconnecté à ce point-là pour aller raconter ça dans une interview ? Pardon de dire ça, mais bon. Parlons de notre sondage IFOP fiducial pour Sud Radio et le Figaro avec Jordan Bardella qui est en tête des intentions de vote. Frédéric Dabille évoquait effectivement, enfin il n'a pas voulu nous le dire, c'était secret puisque le sondage était sous embargo, mais pas d'effet. Alors vous, vous aviez dit qu'il y aurait un effet Monaco, Arnaud Stéphan, c'est-à-dire qu'il risquait de perdre des points et en fait il devance largement quand même Marine Le Pen
les intentions de vote. Il se trouve que quand vous avez un sondage, quand il se passe quelque chose, un fait politique, vous avez toujours un temps d'infusion. ou une réaction de la part des électeurs au moment où les choses vont devenir sérieuses, où il y a une prise de parole, où il va falloir faire un choix. Pour l'instant, Jordan Bardella, il est dans une potentialité d'élection. Les Français ne sont pas vraiment dans l'élection présidentielle encore aujourd'hui. Il est à imaginer que l'élection présidentielle démarrera très tard cette fois-ci, même si vous avez des primo-candidats, beaucoup de primo-candidats sur cette élection, à part Jean-Luc Mélenchon, je crois, peut-être le candidat communiste s'il y est, mais vous allez quand même avoir beaucoup de primo-candidats, mais avec une expérience politique. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas besoin de faire beaucoup de notoriété. Il se trouve quand même que... Ce qui s'est passé à Monaco et les explications de Jordan Bardala, y compris lorsqu'il a été invité chez vos confrères de BFM, et son attitude, je pense, laisseront des traces. Quand vous vous retrouvez sur un plateau et qu'un journaliste vous dit quand même, vous étiez monologue, et vous, où étiez-vous ? Ne serait-ce que cette réaction, c'est complètement débile en fait. Et je ne sais pas qui a vendu cet élément de langage à Jordan Bardella, qui, on se souvient encore, il y a encore un an et demi, était le petit prince de la communication où tout le monde disait, il marchait sur l'eau, il est fantastique, il ne fait pas d'erreurs, il travaille beaucoup ses dossiers, etc. Mais il y a... Généralement, quand on se retrouve dans une situation comme ça, c'est qu'on s'est affranchi, soit des conseils de ses communicants, soit on s'est affranchi du sens commun. Et je pense qu'un potentiel candidat à l'élection présidentielle, de toute façon, n'a rien à faire. dans une tribune officielle du Grand Prix de Monaco. Sérieusement, sa place n'est pas là. Sa place n'est pas là, et particulièrement quand on se retrouvait où il y a un carambolage avec l'actualité de la petite Liana. Je pense que ce n'est pas bien. Et en plus, après, être obligé de revenir communiquer en disant « Attention, dans mon verre, c'était du Coca Zéro et pas du champagne », je veux dire, on est...
Alors, Lucas Planavergne. Alors
moi, je ne suis absolument pas d'accord. avec ton analyse, parce que j'avais dit, déjà, j'avais prédit, alors j'espère que nos prédictions sur le foot, que j'aurais aussi la bonne prédiction sur le foot, comme sur la politique, mais autant je suis sceptique sur les fourchettes, 37%, on est loin d'élection, autant sur la question de Monaco et des répercussions que cela aurait pu avoir, j'étais convaincu que ça n'en aurait pas, et que ça n'en aura pas, parce que l'électeur, l'électorat RN est un électorat très très très ancré, qu'il faut être clair, les lecteurs RN ne regardent pas l'interview de Jordan Bardella sur BFM le dimanche. Ils en ont, mais pardon de le dire qu'à ça, mais rien n'a secoué. En fait, ils votent RN, Bardella, il pourrait venir sur un monocycle, en jonglons, qu'il voterait quand même pour lui. C'est ça la vérité, c'est un vote, limite un vote de classe, c'est un vote qui est ancré depuis des années et des années, que ce soit Bardella, Marine Le Pen ou n'importe qui à la place, le vote se... serait en grande majorité quand même là et c'est pour ça que les questions de représentation etc de Jordan Bardella qui évoluerait dans un milieu beaucoup plus Juppé que son électorat, moi je pense que ça n'aura aucun impact.
Le socle électoral du RN aujourd'hui, c'est entre 21 et 25. Ça s'appelle ce que Frédéric Dhabi et nos amis sondeurs appellent le socle granitique. Cet électorat-là, pour l'instant, il met beaucoup de temps à se déterminer. Or, la communication de Jordan Bardella ces derniers temps n'est pas là-dessus. Elle est quasiment sur une communication d'une campagne de second tour. Il va voir les grands patrons, il va voir des créneaux de gens qui ne sont à la base pas des électeurs du RN. Je pense, encore une fois, qu'il fait une erreur de stratégie. D'abord on s'intéresse à sa sociologie électorale et on rassemble son camp. Je pense que les messages successifs envoyés par Jordan Bardella aujourd'hui sont des messages qui finiront par troubler son électorat. On se souvient que lors de l'élection présidentielle précédente, Marine Le Pen et ses équipes avaient commencé la campagne en troublant complètement le jeu, en changeant les codes couleurs des affiches, en parlant de liberté alors que tout le monde était passé sur complètement autre chose. On se rappelle Liberté Chérie, etc. Ce qui fait que la campagne ne crante pas du tout au début et elle va se retrouver pendant quasiment six mois avec Éric Zemmour dans les pattes. Il faudra attendre février pour que vraiment la différence se fasse et qu'à ce moment-là, elle monte. Les messages mettent un certain temps et je pense que les mauvais messages s'accumulent et au bout d'un moment, on paye cash.
A savoir que les meilleurs scores sont chez les 50-64 ans, 51% pour Bardella. en dessous de la moyenne chez les moins de 25 ans et les plus de 65 ans. Et puis, ils sont tous les deux archi-dominants chez les ouvriers. 66% pour Bardella, 63% pour Le Pen et très faible chez les cadres supérieurs. 11%, mais l'information de ce sondage, c'est 4 à 5 points de plus pour Jordan Bardella. Par rapport à Marine Le Pen, je vous donne la parole dans un instant, puis on aura Cédric au 0826 300 300. A tout de suite.
Sous-titrage Société Radio -Canada Valérie Expert. Allez,
on est avec vous sur Sud Radio. On continue de parler de ce sondage IFOP fiducial pour Sud Radio. Et le Figaro, Jordan Bardella, qui est au-delà des intentions de vote de 4 à 5 points par rapport à Marine Le Pen. Théo Hamza a dit, donc pas d'effet à priori Monaco comme ça avait pu être imaginé.
Oui, c'est ce que disent les sondages. Mais je pense qu'effectivement, quand on sera au moment de la présidentielle et que les Français vont se concentrer sur les débats, à proposer les candidats, et ce qu'incarneront les candidats aussi, parce que la présidentielle, c'est ça. C'est évidemment un projet, des idées, mais il y a aussi, qu'on le veuille ou non, une question d'incarnation, d'image. Désolé, mais moi, Jordan Bardella, ce n'est pas du tout ce que j'ai envie pour le pays. Le français de droite, et moi, il y en a certainement beaucoup qui nous écoutent qui sont de droite et qui peuvent voter Jordan Bardella. Vous soutenez Bruno Retailleau ? Moi, je soutiens évidemment Bruno Retailleau. Moi, je les appelle vraiment à bien réfléchir, parce que Jordan Bardella, c'est quoi aujourd'hui ? C'est beaucoup d'imprécision, c'est beaucoup d'incompétence, c'est beaucoup d'amateurisme. Quand il dit, notamment la journaliste de BFM TV, il lui dit qu'il y avait quand même une marche blanche à ce moment-là. Pourquoi n'y êtes-vous pas allé ? Il dit qu'il y avait des marches blanches tous les jours dans ce pays. Ah non, il n'y en a pas tous les jours dans ce pays. Et puis quelle condescendance pour la famille. Donc moi, je n'ai pas envie de... La famille ne voulait pas de politique. Bien sûr, mais ce n'est pas pour autant que Jordan Bardella a le droit de jeter un revers de la main. C'est malheureux
comme expression. C'est malheureux.
Et en fait, c'est une sorte de macronisme, mais... du coup, à l'extrême droite, que les gens ne pourraient plus supporter. Donc moi, vraiment, les Français de droite... Un
macronisme à l'extrême droite ?
C'est-à-dire que l'arrogance qu'on a dénoncée chez Emmanuel Macron pendant 10 ans, on le retrouve totalement aujourd'hui chez Jordan Bardella. Je
pense que Frédéric Déby vous dirait que les Français s'en foutent. Aujourd'hui, ce qu'il ressent, lui, c'est la colère. C'est qu'on a tout essayé sauf eux, et c'est le principal argument. Non, on n'a pas tout essayé pour l'instant une droite courageuse. Bono Taillot, pardon, il a été au gouvernement. Edouard Philippe, il a été Premier ministre. Je ne suis pas d'accord. Ils sont tous marqués par la vie politique. Valérie,
pardonnez-moi. Non, mais j
'essaie de traduire un peu l'explication que nous donnait Frédéric hier.
Vous savez, j'ai envie de vous dire, on est d'autant plus en colère. que nous payons beaucoup d'impôts. Parce qu'on parle par exemple de politique de solidarité, mais nous sommes ceux qui payent et à maximum, et j'ai envie de payer pour qu'effectivement, le projet républicain fonctionne. Maintenant, ça n'est pas parce que le projet républicain tous beaucoup et qu'on n'a pas été assez courageux, on pourrait en reparler de la retraite, on pourrait en reparler de cette... Et sur votre plateau, merci à vous, vous avez eu l'occasion de me donner, de me faire parler des problèmes de justice. Et souvenez-vous, je vous ai toujours dit, il faut arrêter d'être hypocrite ce soir. ce sont des mesures, ce sont des politiques qui mettent 4-5 ans à se mettre en place parce qu'on ne fabrique pas un magistrat, parce que pendant trop longtemps, on n'a rien fait. Donc là où je suis d'accord, la colère, je la partage. Je suis aussi en colère que mes concitoyens. Le fait est que, et je partage ce qui vient d'être dit, c'est pas en nous racontant qu'en 2,3 mouvements, qu'une élection va changer la criminalité en France. C'est pas en nous racontant... Non, non, bien sûr. Il faut quand même qu'on se le dise, parce qu'essayer, et c'est la réponse aux gens qui disent, on va tout essayer. Non, moi, il y a des choses... que je ne veux pas essayer. En revanche, je dis, oui, il faut qu'on sache où on mette notre argent. Oui, on a raison que le budget, l'argent qu'on paye, il faut qu'on sache ce qu'on en fait et qu'on le dépense à bon escient. Moi, j'en ai assez de paie, des impôts et qu'on me dise, la santé ne fonctionne pas, la justice ne fonctionne pas. Et quand vous allez devant un juge et qu'il condamne et qu'il vous dise, mais maître, qu'est-ce que vous voulez que je fasse si on le condamne à la prison ? Il n'y a pas de place de prison. Dans le même temps, on ne fait pas de politique pour pouvoir prévenir. N'oublions pas aussi que la prévention, c'est une... une bonne chose. Moi, c'est bien de sanctionner, mais nous sommes tous parents, ou oncles, ou tantes. Moi, ce dont je n'ai pas envie, c'est qu'un gamin se fasse assassiner. Comment on prévient ? Comment on lutte contre la violence intrafamiliale ? Parce qu'on sait que c'est à l'origine. Moi, je ne suis pas neuneu. Je ne vais pas vous dire que simplement en rétablissant la peine de mort, ça va empêcher que des types assassinent. En revanche, il faut qu'on soit capable de détecter des gens qui, en termes de santé mentale, devraient être accompagnés. Mais ça, notre système de santé mentale est complètement dérivatif, pas simplement depuis quelques années, mais depuis 50 ans. Lisez le professeur Baudon. Donc là, oui, je suis en colère.
Mais on n'écoute pas les gens. Vous demandez qu'on vous passe. Vous avez raison, on comprend votre colère.
Ce qui est intéressant dans ce... Dans ce sondage, et ceux qui ont précédé, où on avait les personnalités préférées des Français, où on retrouvait quasiment la totalité de la famille Le Pen, plus Sarah Knafo, et il y avait le maire de Nice, Eric Ciotti, qui se retrouvait dans la liste. C'est qu'aujourd'hui, au moment précis où l'on parle, et cette étude a été réalisée, il y a un ras-le-bol généralisé, il y a une fin de pouvoir, on va dire, qui a été assez... décadentes sur le macronisme politique et qu'il y a une volonté réelle des gens de casser avec ce qui s'est passé sur les dix dernières années. On se rappellera quand même que les élections législatives anticipées, ce n'était pas il y a un siècle. Ce n'était pas Jules Grévy, le président du Conseil. On est d'accord que c'était il y a deux ans. Il y a une accélération des choses. Ok, très bien. Ça nous donne grosso modo une image des forces en présence aujourd'hui et de ce qui pourrait être exprimé au moment des élections présidentielles. Mais l'élection présidentielle, c'est toujours aussi une incarnation, c'est la rencontre du candidat avec le peuple et c'est aussi des dynamiques de campagne. Si on suit les sondages, et je les suis depuis assez longtemps, si on suivait la logique que vous exposez depuis tout à l'heure, Edouard Balladio aurait été président de la République. Lionel Jospin aurait été président de la République. Et Giscard a été réélu en janvier 81. Et Giscard a été réélu en 81. Et la gauche gagnait les élections législatives en 78. Calme-nous, on est à 8 mois, on ne sait pas ce qui va se passer, on ne sait pas si Marine Le Pen sera candidate, ce qui ne sera pas du tout la même incarnation d'une campagne que si c'était Jordan Bardella. On ne sait pas comment Jordan Bardella va lui-même accepter en tant que candidat son rôle de candidat et comment il va l'incarner.
Alors on a Cédric en ligne. Bonjour Cédric. Vous vouliez réagir à notre sondage ?
Alors, moi, je tiens à remercier vos invités parce qu'ils ont mis de l'eau à Montmoulin. Quand j'entends un spécialiste, M. Rotaillot, qui dit qu'en fait, ce serait M. Rotaillot qui devrait passer, je lui dis stop, c'est bon, cette droite-là, on l'a déjà eu au pouvoir, ils ont fait que de la merde, donc je suis désolé, on arrête ça tout de suite. Par contre, pour rebondir sur le sondage, les sondages, ils ont toujours été trompeurs et toujours en avance sur leur temps. Sauf que lorsque l'on met un bulletin dans l'urne, c'est parce que... Pour preuve, déjà, aujourd'hui, on ne sait pas si Marine Le Pen, comme a dit votre invité, on ne sait pas si Marine Le Pen sera connue ou pas. Donc déjà, pour l'instant, on ne peut rien dire. Et ensuite, après, à côté de ça, on ne sait pas si... on n'a toujours pas les dates des présidentielles. Ce qui, moi, me met un petit peu la puce à l'oreille en me disant la bouffe est bien bonne à l'Elysée et je pense que Macron va tout faire pour rester. Il ne
peut pas.
Alors moi, je vais vous dire comment il va faire. Là, pour l'instant, il y a le mondial. Il suffit qu'il y ait quelques émeutes. Il y a une guerrière urbaine qui se fait. c'est bon, guerre civile, pop-up. Non
mais il y a une constitution, il y a une constitution, il y a la constitution, je veux dire, il ne peut pas dire, on est en état de guerre, je ne convoque pas les élections, et ce n'est pas parce qu'il y aura une bombe, je vous rassure monsieur, voilà, à mon avis, ça ce n'est pas le gros enjeu, me semble-t-il.
Oui. La date des
élections, on parle bien de la date des
élections. Plusieurs choses.
D'abord, je vais commencer par la fin, pour rebondir sur ce que notre auditeur vient de dire. Je pense qu'on peut entendre sa colère. Et voyez comment finalement le macronisme finissant donne l'impression justement de ne pas vouloir finir et fait que les gens se posent des questions sur comment il va rester puisqu'il nous a habitués à faire tout son possible pour garder une forme de gouvernement qui lui ressemble, placer ses amis partout pour verrouiller. les postes de l'État avancent en départ, donc il y a ce ressentiment-là. Maintenant, je voulais revenir sur le Rassemblement National et sur le fait qu'on parle, qu'on laisse entendre depuis tout à l'heure que finalement, les hauts scores dans les sondages du Rassemblement National seraient le résultat de l'affaissement de l'autre partie de la classe politique. Moi, je pense tout de même que les hauts scores du Rassemblement National sont la conséquence d'un rat-de-bol généralisé des Français sur la sécurité, sur l'immigration, sur l'identité, et que c'est ça que ça traduit. On va en parler tout à l'heure avec le lâchage de ce pauvre garçon. On n'aura pas beaucoup de temps, mais vous pouvez en parler. Mais voilà, aujourd'hui c'est ça, et c'est pour ça aussi Théo, et d'ailleurs je te laisserai répondre ensuite, et c'est pour ça que c'est une inquiétude que les Français de manière générale, mais particulièrement les Français électeurs et sympathisants de droite, se posent quand ils voient les Républicains, pas Bruno Retailleau en personne, parce que Bruno Retailleau, on l'a vu quand il était au ministère de l'Intérieur, il a fait... ce qu'il pouvait, avec les âmes qu'il pouvait, sur ces sujets importants. Pour autant, dans ton parti, il y a des élus qui vont fricoter avec Edouard Philippe, il y en a qui sont au gouvernement de Macron, donc l'électeur de droite, il ne sait plus où il est. Et Bruno Retailleau va devoir, moi je pense que vous allez galérer dans la campagne avec ce sujet-là, vous allez traîner tout cela, combien même vous êtes honnête et que vous voulez mettre en place une vraie politique de droite. Et puis ça
peut vous amener sur votre coup de projecteur, sur Edouard Philippe et Bruno Retailleau qui s'accusent mutuellement de se piquer les idées.
Je voulais d'abord répondre à monsieur, notamment sur la droite qui déçoit. C'est un constat qu'on partage tous, nous, aujourd'hui. Notamment à droite, moi je le partage, Bruno Rotaillot est le premier à le partager. Avec 5-5
au dernier législatif, je comprends.
On peut reparler des scores, mais ça a fait passer le débat. Rotaillot est le seul qui, aujourd'hui, président d'un parti de droite, notamment depuis plusieurs décennies, revendique le fait et assume le fait que la droite a déçu réécouter le meeting au parc floral de samedi dernier. Il a dit devant tout le monde que quand la droite n'a pas respecté le référendum sur la... constitution européenne, elle a déçu. Quand la droite n'a pas répondu aux aspirations des Français sur le pouvoir d'achat, sur l'immigration, sur la sécurité, elle a déçu. Moi, je suis né en 2003, j'ai 23 ans. Je ne l'ai pas connu, je n'ai pas totalement connu cette droite de renoncement parce que je n'étais pas vraiment engagé à l'époque. Si je m'engage derrière Bruno Rotaio, c'est parce que je vois en lui une droite qui ne va pas décevoir, une droite qui n'a aucun tabou. Quand il dit l'immigration n'est pas une chance et ça me permet de revenir sur Edouard Philippe, désolé mais justement Edouard Philippe, c'est la droite qui va décevoir. fait la droite qui n'ose pas dire que l'immigration n'est plus une chance. quand il dit qu'il faut changer la constitution pour notamment adapter notre justice à l'état de la jeunesse de France aujourd'hui. Désolé, ce n'est pas la droite qui déçoit. Edouard Philippe, justement, ce sera la droite qui déçoit parce qu'il ne veut pas faire ce changement de constitution. Donc moi, ce que je dis, c'est qu'évidemment qu'il y a une droite qui a déçu, évidemment que l'UMP dans son passé a déçu, que le début de LR a déçu, mais il y a aujourd'hui un nouveau cycle qui s'ouvre. Et l'élection présidentielle, c'est bien plus qu'une question de parti, c'est une question d'un homme. Et Bruno Rotaillot, quand il était à Beauvau, désolé, il a fait le taf. Il a fait le taf sans majorité, il a fait le taf avec un président. qui ne l'aimait pas et il a fait le taf avec des petits moyens. Et aujourd'hui, ce qu'on retiendra de Bruno Rotaio, c'est notamment la circulaire Rotaio qui a durci comme jamais les conditions d'obtention de la nationalité française. Donc moi, c'est ça que je dis. Je comprends toutes les déceptions. Il n'y a aucun problème. Et on les assume. Mais écoutez le discours de Bruno Rotaio, c'est le premier à assumer qu'il y a eu des déceptions et c'est le premier à dire que... Ça va être quand même très compliqué pour lui
de faire oublier qu'il a été le ministre de l'Intérieur d'un gouvernement qui n'était pas un gouvernement de cohabitation, qui n'était pas un gouvernement de cohabitation. cohabitation, qui était un gouvernement de coalition, et une coalition qui s'appelait d'ailleurs... C'était quand même pas sur la même ligne que Macron, ils sont partis au bras de fer. Mais c'était pas une cohabitation, c'est pas Chirac-Mitterrand. Si on a l'excellent JDD
pendant la période Beauvau de Bruno Retailleau, désolé, vous le voyez notamment dénoncer le macronisme, annoncer que le macronisme est mort, il n'y a pas moins macroniste à droite que Bruno Retailleau aujourd'hui. Quel ministre d'Emmanuel Macron, pendant les dix dernières années, a osé dire à la presse que le macronisme est mort ? Encore une fois, sur
On est d'accord, mais il y a beaucoup de ministres, je veux dire, beaucoup de macronistes... au sein de LR. Il y a les historiques, il y a Xavier Bertrand, les Copé et compagnie. Qu'est-ce que vous allez faire de tout cela ? Demain, Bruno Rutailleau est président. Qui sera au gouvernement ? Est-ce que ce sera des gens de droite, de l'UDR, potentiellement du Rassemblement National ? Est-ce que ce sera les LR traditionnels ? Est-ce que ce sera tout le monde qui va avoir son petit poste ? On va parler
à une majorité nationale. Notamment, il y avait vos confrères qui me posaient la question du premier rang au meeting au parc floral. Le premier rang... On s'en fiche. Tu sais pas Xavier Bertrand, on s'en fiche. partage ses idées, grand bien lui fasse. Évidemment, il faut rassembler, c'est une présidentielle, mais on rassemble derrière notre projet. On lui a dit, notamment, c'est ce qui lui a été posé, il n'est pas question de négocier, notamment d'ajuster le programme, d'être moins ambitieux, de dire non, on ne touche plus la Constitution, non, ok, bon, l'immigration va voir ça. Il n'est pas question de faire ça dans le dos des Français, parce qu'aujourd'hui, les Français, ils attendent qu'on renverse la table, ils attendent que le pays enraye le déclin, ils attendent que la France redevienne un grand pays, et pour ça, ça ne se fera pas dans l'arrière-boutique d'un café parisien à négocier des plans de programme. Je vais vous donner
juste un truc, La dernière fois que j'ai vu Bruno Rentailleau, 'étais sur un plateau, c'était sur BFM TV, et c'était au moment où Eric Ciotti se maintenait comme président de LR. Je lui ai dit, les amis, le droit associatif, qui est géré par le tribunal d'instance, vous donnera tort. Ciotti restera président. Et Rotaillot me dit, j'attends de voir un juge. Trois jours plus tard, il prenait une raclée. Donc, attention, attention, non mais, je vais vous dire un truc. Attention de cette certitude toujours d'incarner l'autorité, d'être celui qui est capable de comprendre profondément ce qu'attend le peuple de droite. Parce que je vais vous dire un truc, la sociologie... de votre corps électoral, aujourd'hui, c'est 12%. 12% où vous allez avoir des gens, vous allez avoir des adversaires qui, en plus, vont essayer de bouffer dessus. 12%, ça va être extrêmement difficile, un, de les atteindre, et deux, d'élargir votre socle. Parce que l'offre politique aujourd'hui...
On
va le faire.
Je
peux rajouter un mot ? Moi, je suis quand même assez frappé de voir intellectuellement. Je suis impressionné par toute cette analyse politique que je ne maîtrise évidemment pas. Parce que j'entends, par exemple, les Français attendent qu'on renverse la table. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Et que le moment venu, la question va être de dire aux Français, est-ce que vous voulez véritablement, pour certains, vous serrer la ceinture, par exemple ? On fait du 64, du 62, du 67, du 70. Qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je pose la question à ceux qui me disent qu'on va renverser la table. Moi, par exemple, j'aimerais
qu'on fasse des référendums. Mais bon, le Conseil constitutionnel l'empêche à chaque sujet. Mais restons
là-dessus. Restons là-dessus. Est-ce que vous êtes sûr ? quel que soit le parti au pouvoir que les Français, et d'ailleurs, justement, ceux qui sont très haut placés, et notamment chez M. Bardet, puisqu'on me dit, on va renverser la table, est-ce qu'il est sûr de faire un référendum demain, en demandant aux Français, est-ce qu'il veut travailler jusqu'à 67, 68 ou 70 ans ? Est-ce qu'il va faire ça ? Parce que, expliquez-moi, comment est-ce qu'on maintient la retraite, le système en l'État, et qu'on le fasse perdurer avec une expérience de vie qui augmente ? mais qui a augmenté depuis la création du système, avec un système de soins qui est de plus en plus coûteux parce que les 15 dernières années de vie coûtent extrêmement cher. Et là, il y a un décalage social parce que ça fait la différence selon que vous ayez un petit bagelaine ou pas de retraite ou une petite retraite. Expliquez-moi concrètement comment vous faites cela.
On y revient dans un instant. A tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert. Et on
continue de débattre peut-être un mot effectivement aussi de Jean-Luc Mélenchon. Alors il a réagi à l'annulation de la marche des fiertés. Voilà où mène la casse méthodique de nos services publics et l'impréparation permanente de ce gouvernement. Ils ont rendu l'inacceptable inévitable. En accord avec le collectif, la marche est reportée. Cette décision est aujourd'hui la seule responsable face au chaos qu'il a laissé s'installer. C'est de la faute du gouvernement, la canicule.
C'est vrai qu'on parlait beaucoup de la droite, de la Macronie, et après sondage, je voulais tout de même placer un mot pour l'éléphant au milieu de la PSK, Jean-Luc Mélenchon, parce qu'il faut être honnête, et c'est un journal du dimanche qui le dit, la France Insoumise est sans doute le parti qui fait le meilleur début de campagne, d'abord d'un point de vue méta-métapolitique, avec ses maillots de foot pour la Coupe du Monde, avec ses jeux, le meeting de Saint-Denis, on voit... C'est aussi dans la ligne qu'après des mois et des mois de violence verbale à l'Assemblée nationale, de polémiques, de saillies à tout va, on voit un parti qui rentre doucement dans le rang, on voit un Mélenchon bien plus discret qu'avant, on voit la question de toutes les accusations d'antisémitisme à l'égard de la France insoumise, en fait qui... qui s'éteignent doucement parce qu'on voit bien qu'il y a sans doute des consignes qui ont été données au cadre de LFI pour lever un petit peu le pied. Et tout ça m'évoque une phrase de Benjamin Morel qui est un célèbre constitutionnaliste et qui disait récemment que le cerveau d'un électeur a six mois d'ancienneté. Et si le cerveau d'un électeur a effectivement, comme il le dit, six mois d'ancienneté, il oubliera toutes les polémiques dont LFI et Mélenchon nous ont garnies ces derniers temps. les derniers mois de campagne. Surtout, et je l'ajoute parce que c'est important, à chaque sondage, LFI est systématiquement sous-estimé à l'inverse du Rassemblement national qui, historiquement, est systématiquement surcoté. Aujourd'hui, on va très vite à gauche, étant donné qu'aucun candidat ne se démarque à part Jean-Luc Mélenchon. On voit Glucksmann, Boimbran, Valofort, Ruffin, on ne sait pas qui ira. La question du vote utile va très vite se poser sur Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, la multiplication des candidatures au sein du bloc central, au sein de la droite, vont faire que le niveau pour accéder au second tour va être très bas. Et ce sera sans doute Jean-Luc Mélenchon, peut-être, qu'on récoltera les lois.
Bien sûr. Je partage votre avis,
le risque
d'avoir un Jean-Luc Mélenchon au second tour, il est... Il est réel. Et il ne faut pas oublier les dernières polémiques de la France insoumise. Et puis, il y en a une qui est toute récente, d'un élu, d'un maire, qui a appelé à siffler la Marseillaise. En tout cas, qui disait que c'était tout à fait normal de siffler la Marseillaise. Donc, la France insoumise, c'est ça. Maintenant qu'on a dit ça, il se passe quoi ? C'est vrai, vous avez dit, il y a beaucoup de candidats, notamment, je n'aime pas l'expression bloc central, parce que moi, notamment, je n'ai pas du tout les idées de Gabriel Attal. Pour moi, Attal est un homme de gauche. Moi, je suis de droite. Rotaillot est un homme de droite. Donc pour moi, on n'appartient pas non plus au même espace politique. Notamment, ensuite, il y a d'autres questions, il y a vraiment des candidats qui sont entre guillemets LR compatibles. Typiquement, je parle de David Lissnard. Je pense qu'on a une seule vocation quand on voit le risque. qu'il y a aujourd'hui dans ce pays, avoir un second tour, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, c'est-à-dire la quintessence de la haine de la France d'un côté, puis de l'autre côté, le risque quand même d'une sorte d'incompétence, et puis d'une image qui est dégradée, de quelqu'un qui est arrogant, comme je l'ai dit tout à l'heure. En fait, face à ce risque-là, on n'a pas le luxe, nous, la droite, d'avoir plusieurs candidats. Donc ce qu'il faut, c'est que tous ceux qui se reconnaissent dans un projet qui est le nôtre, et qui est au final un projet de droite qui... qui correspondent aux aspirations des Français, c'est-à-dire quand on parle de liberté dans le travail, quand on dit qu'on veut supprimer progressivement les 35 heures pour que les Français puissent gagner un 12e voire un 13e mois, quand on parle notamment d'une immigration choisie, contrôlée, une baisse tant illégale que légale, il y a plein de gens qui peuvent se retrouver dans notre discours-là. Donc ceux qui se retrouvent dans ces discours-là, il faut qu'ils nous rejoignent, parce qu'on n'aura pas le luxe non plus. d'attendre des mois et de voir un Jean-Luc Mélenchon augmenter et le risque, au final, d'avoir la France sombrée entre soi, la haine d'elle-même, soit une sorte d'incompétence. Je crois que le
camarade du journal de dimanche, quand il parlait tout à l'heure de vote utile à gauche, la même chose peut exister à droite. Et à mon avis, le score de Jordan Bardella s'explique aussi aujourd'hui par une sorte de vote utile où, pour l'instant, il n'y a pas un candidat de droite qui a vraiment réussi à cranter. On verra ce que fera Rotaillot. je ne sais pas comment sera la campagne, je ne peux pas prévoir. J'imagine comment la pratique de certains candidats que je connais peut éventuellement être mauvaise ou bonne. Je ne sais pas ce que donnera la campagne Retaille, j'en sais rien. Mais en tout cas aujourd'hui, ça ne crampe pas. Et la possibilité d'avoir Jean-Luc Mélenchon au second tour... peut jouer aussi dans l'électorat de droite, et à mon avis c'est ce qu'on voit aujourd'hui dans les sondages, en faveur du candidat du bloc national, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, parce qu'on ne saura que le 7 juillet.
Marine Le Pen ou Jordan Bardella face à LFI, un auditeur me dit, les LR vont faire comme d'habitude, Barrage ou RN, et voter LFI ?
Je veux bien qu'on ait toujours cette image de, on appelle à faire un front républicain, tout ça pour RN, mais LFI, ils n'aiment pas la... France. Ils sifflent la Marseillaise, ils incitent le drapeau. Ce sera Nini ou
ce sera un soutien ? Mais moi,
en fait, je suis dans l'isoloir. Il y a d'un côté un bulletin de Jean-Luc Mélenchon, d'un côté un bulletin notamment du Rassemblement National, peu importe. Je n'hésite pas du tout. Évidemment que je voterai pour un candidat qui n'est pas Jean-Luc Mélenchon. Là, vous allez avoir la petite phrase, je vais dire, bon, moi, je préfère évidemment Le Pen ou Bardella que Jean-Luc Mélenchon. Je le pense intimement, mais ça, ça ne fait pas avancer les débats. Et ces phrases ne font pas avancer les débats. Non, mais c'est quand même intéressant, parce que c
'est clair et on verra si au sein du parti, ce sera aussi clair. Malheureusement, j'en doute.
Moi, je vous ai dit tout à l'heure ma position. Je pense que ce qui vraiment va intéresser nos concitoyens, c'est cela qui est ma préoccupation. Quel projet ? On fait quoi ? Comment est-ce qu'on met en œuvre des choses réalistes ? Et moi, je ne vais pas promettre... En tout cas, si j'étais dans une écurie, je ne me vois pas promettre des choses qui me sembleraient non faisables. C'est pour cela qu'on en est dans cette situation de colère. En revanche, je pense que nous avons un certain nombre de challenges à relever, je pense que nous avons un certain nombre de capacités, il faut simplement avoir la présence, le caractère pour dire maintenant on fait quoi ? Voyez par exemple comment est-ce qu'on aide nos entreprises à grossir différemment et ne pas être à la remorque, là pour le coup, à la remorque des Etats-Unis ? Est-ce que vous trouvez normal qu'on n'est pas face au gata ? On est complètement démuni. Est-ce que vous trouvez normal que nos chercheurs partent justement, partent aux Etats-Unis, partent ailleurs, ils partent en Asie et qu'on n'arrive pas à les utiliser ? Est-ce que vous trouvez normal que nous dépensons beaucoup plus que la Finlande en matière d'éducation ? Regardez les rapports PISA et que nous n'arrivons pas à faire une élite classe d'âge qui soit en phase pour pouvoir lutter contre, enfin, lutter, appréhender l'IA. Je suis désolé. C'est ça qui va être l'intérêt de nos concitoyens. Et en fonction de cela, on verra un petit peu, ça sera plus facile de voir qui propose quelque chose d'acceptable.
Et bien, ce sera le mot de la fin. Merci à tous les quatre. Et tout de suite, le journal sur Sud Radio. On se retrouve lundi. Très bon week-end à tous.
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