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Ce que vous êtes en train de dire, M. Mélenchon, au fond, revient à ça. Vous expliquez qu'on va brûler la dette et vous allez faire en sorte que la France finisse interdimentaire. Je ne veux pas de ça. De conquérir l'avenir. Nous devons revenir à un esprit de conquête. Pour revenir à cet esprit de conquête, il faut régler cette question du déficit et de la dette. Et je le dis comme je le pense.
aidez-moi à faire grandir la chaîne, abonnez-vous, ça ne coûte rien et ça m'aide énormément. Mélenchon et Edouard Philippe s'affrontent sur un sujet explosif. la dette française.
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Je vous fais
le petit point technique, vous rapprochez bien vos micros pour qu'on vous entende bien. Edouard Philippe, je vous voyais réagir et je me tourne vers vous parce que vous savez très bien que les derniers quinquennats du macronisme ont été souvent jugés, sont toujours jugés très responsables de la dégradation de la situation. Alors vous, que répondez-vous à Jules Mélenchon qui est juste ici ? Et surtout, qu'avez-vous à proposer ? Est-ce qu'il est toujours question d'un référendum, d'une règle d'or ?
'abord, un. que la question de la dette, c'est une question extrêmement sérieuse. Et je dois dire que ce que je viens d'entendre de la part de monsieur Mélenchon pourrait m'amuser si ce n'était pas aussi dangereux. Je pense que ce que vous venez de dire, monsieur Mélenchon, c'est extrêmement dangereux. Je pense très sincèrement. que expliquer à nos partenaires que nous n'allons pas respecter des règles dont nous sommes convenus en commun, que les Grecs ont respecté. D'ailleurs, j'observe que ceux qui ont mis en place les mesures très dures en Grèce, c'était des partis très à gauche qui n'ont pas eu le choix. Ce que vous êtes en train de dire, M. Mélenchon, au fond, revient à ça. Vous expliquez qu'on va brûler la dette et vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire. Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas de ça. La France, elle a une parole. elle la tient et elle remet en ordre ses comptes, comme tous les autres pays l'ont fait, y compris lorsqu'ils étaient gouvernés à gauche, avec du sérieux, c'est pas un gros mot, et en tenant les engagements qu'on a pris. Donc je pense que la dette c'est un sujet sérieux. La deuxième chose que je crois, c'est que le risque est élevé. Et je sais bien que quand en France on dit, attention, on est dans une passe qui est dangereuse, nos concitoyens même dans le débat public disent toujours, attendez, la France c'est pas la Grèce. Je me permets de vous faire observer, monsieur Mélenchon, que les Grecs, avant la crise financière, ils disaient « la Grèce, ce n'est pas l'Argentine ». Et à la fin, la crise est arrivée. L'effet de la dette sur notre économie, c'est un risque de choc extrêmement brutal qui serait terrible pour les plus fragiles, et deux, peut-être pire encore, un lent étranglement que nous sommes en train de vivre et qui nous interdit d'investir. de bouger, de conquérir l'avenir. Nous devons revenir à un esprit de conquête. Pour revenir à cet esprit de conquête, il faut régler cette question du déficit et de la dette. Et je le dis comme je le pense. Troisième
chose,
l'endroit... où nous dépensons beaucoup plus, non pas que les Chinois, non pas que des pays qui sont difficilement comparables par leur histoire, par leur identité, comme disait Madame Le Pen tout à l'heure, par rapport à nos voisins, l'endroit où nous consacrons beaucoup plus de richesse que nos voisins, c'est la dépense sociale. Nous avons une dépense sociale bien plus élevée, bien plus élevée, bien plus élevée. Vous n'entendez pas au micro, mais mon voisin de gauche m'interrompt.
Mélenchon explique sa proposition concernant la dette française détenue par la BCE et défend une solution européenne. S'il vous plaît, n'oubliez surtout pas de cliquer sur le bouton s'abonner. Ça aide énormément et c'est aussi une belle facon de montrer votre soutien si vous appréciez mon contenu.
est
doublement mon voisin de gauche du reste.
Allez-y. C'est
donc
dans
la maîtrise de la dépense sociale que nous devons faire des progrès, et notamment sur la question des retraites. Et je ne dis pas, et je ne dis pas qu'il faut tailler dans les retraites, j'observe qu'en France nous dépensons 3 points de PIB de plus que ce que les Allemands consacrent à leur retraite, je dis donc que nous devons faire s'agissant des retraites. Ce que tous les autres pays d'Europe, de droite ou de gauche, ont accepté de faire, travaillait plus longtemps.
Le
thème de cette université d'été,
c
'est le courage.
Votre idée, c'est la théorie du ruissellement. Si les riches sont très riches... Alors il va tomber des miettes de plus en plus gros sur la salle du pot. Si,
c'est ce qu'a dit M. Darmanin, pas plus tard que tout à l'heure. Et c'est ce qu'on entend tout le temps dire. Non ! Mélenchon répond et affirme que sa proposition est mal interprétée.
gens ne demandent pas l'aumône, ils veulent vivre dignement de leur salaire, et je vais vous dire, quand bien même le ruissellement serait-il une théorie qui fonctionne, ça n'a jamais marché nulle part, mais quand bien même ça serait le cas, et bien c'est indigne d'une république comme la nôtre, parce que nous sommes une république d'égo, et nous ne demandons pas l'aumône aux puissants, nous demandons notre dû tous autant que nous sommes. Ce que j'ai voulu dire, et que je répète, c'est que lorsque... On change un siècle et demi de lutte sociale et de compromis sociaux dans le pays, parce que c'est ça le coup du travail. Et qu'on s'adresse à des parlementaires en leur disant, de toute façon, vous avez prévenu, voilà, vous avez trois feuilles, avec sept chapitres, et c'est oui ou non, parce que c'est ça qu'on a fait, et qu'on ne peut pas toucher ni une virgule, ni un mot sur des choses aussi importantes que les régimes indemnitaires, le niveau de la paie, la durée des congés de maternité, rien, on ne peut parler de rien, sauf oui ou non. J'appelle ça... un coup de force et je dis un coup d'état social parce que c'est l'Etat qui assume ça et vous savez très bien que la partie n'est pas finie. Je ne crois pas
du tout à ce que vous dites sur le coup d'état social. Monsieur Mélenchon. Je ne le crois pas du tout. Vous renversez la hiérarchie des normes, mais ce n'est pas un coup. Pas du tout. Mais enfin, écoutez, non. Mais pas du tout, monsieur Mélenchon. Mais j'assume parfaitement. Vous savez depuis quand on peut faire des accords dérogatoires à la loi, monsieur Mélenchon ? Depuis toujours. Depuis 1982. Ce n'est pas moi qui les ai faits en 1982. Vous étiez plus proche de ceux qui les ont faits que moi. Non, monsieur Mélenchon, vous avez fait cette
grosse blague. Écoutez-moi. Mais ce n'est pas une grosse blague, c'est les normes et ça permet des accords dérogatoires. Écoutez-moi, monsieur Philippe. Nous pouvons déroger au texte de la loi depuis toujours. Simplement, pour déroger au texte de la loi, il faut que la dérogation soit meilleure que la loi. Ça s'appelle le principe de faveur. Je sais bien que ça s'appelle le principe de faveur, mais depuis 1982, on peut faire des accords différents. Vous ne pouvez pas toucher à l'ensemble des domaines que vous avez dorénavant. abandonner à l'encant de la négociation de la reprise. Vous avez renversé la hiérarchie des normes, et comme vous avez peur,
vous n'osez pas le reconnaître. Pardon, mais on a un vrai désaccord de fond. C'est pas un désaccord, c'est du fait. Mais pas du tout. La loi continue à fixer l'ordre public en matière de droit du travail. Et vous savez très bien que toute une série d'accords ne pourront pas aller contre ce qui est dans l'ordre public défini par la loi. Mais
vous le savez. Nous avions le régime du principe de faveur et d'extension à tous les salariés d'un accord le plus favorable d'Europe. C'est la raison pour laquelle... Quoique nous ayons moins de syndicés, nous avons plus de monde sous convention collective en France. C'est ça le régime de la République. Pourquoi est-ce que vous avez peur du dialogue social ? Pourquoi est-ce que vous avez peur du dialogue social dans la branche ou dans l'entreprise ? Mais personne n'a peur du dialogue social, qu'est-ce que vous racontez ? La branche, c'est la branche, elle n'a pas le dernier mot quand l'entreprise est contre l'accord de branche. C'est écrit dans le texte, vous n'avez qu'à le lire, c'est vous qui l'avez écrit.